‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 407 sur 638 · PYG · texte numérisé non relu

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régiments d'infanterie. Message de M. Tliiers, dans Joum. offic. 8 déc. (871, p. 4835, 2' col.

t PUNTARELLE (pun-ta-rè-l"), s. m. Nom donné à de petits morceaux de corail. Les petits morceaux ou les puntarclles sont très-demandes dans tous les pays d'Orient, ainsi qu'en Afrique; enfilés en longs chapelets, ils servent à former ces longues filoches, ces sortes de ceintures nommées bayadères, H. lacaïk-duthiehs, Hist. nat. du corail, Paris, 1864, p. 338.

t PUPIFÈRE (pu-pi-fè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui porte une pupe ou chrysalide immobile. M. Balbiani ne conçoit pas pourquoi son contradicteur persiste à appeler les phylloxéras ailés des Insectes pupifères, Joum. oflic. io oct. 4870,

— ËTYM. Pupe, et lat. ferre, porter.

t PURAI\ (pu-rin), s. m. Nom donné autrefois aux ouvriers de Rouen. Je crois être obligé de vous avertir qu'on arrivant ici, je trouvai un grand nombre do pauvres purains travaillant à la draperie, gens séditieux, qui avaient environné la maison du sieur le Gendre, disant qu'ils voulaient la piller, boislislk, Corresp. contrôl. gén. des finances, f. 3co, 1694. || Langage purain, langage des ouvriers de Rouen.

t PURGEDR (pur-jour), s. m. Engin qui nettoie. Le mécanicien a d'ailleurs le soin d'ouvrir de temps en temps les purgeurs pour évacuer l'eau en excès s'il y a lieu, le chatelieb, Sur la marche à contre-vapeur des locomotives, Paris, (869, ins-, p. 20.

t PUUGEUSE (pur-jeû-z'), t. f. Ouvrière qui nettoie la soie. La semaine de l'ouvrière [ovaliste] sera payée H francs pour les banquetières et les purgeuses, il francs 50 pour les attacheuses, 12 l^rancs pour les doubleuses et plieuses, le National de IS69, t6 juillet 1869.

PURPURIN. — HIST. Ajoutes : || xvf s. La marguerite et purpurine et blanche, J. pelletier du MANS, la Savoije ((572), p. 256, Chambéry, (856.

t PUSÉYSME. Ajoutez : || On écrit aussi et mieux puséisme. Le puséisme, obéissant à son principe, est devenu ce qui s'appelle du nom trèssignificatif do ritualisme, a. héville, Rev. des Deux-Mondes, (5 mars (875, p. 286.

t PUSÉYSTF. Ajoutez -il On écrit aussi puséiste. Le parti puséiste vit bon nombre de ses adhérents les plus distingués passer avec armes et bagages dans l'Église catholique, a. réville, Rev. des Deux- Mondes, (5 mars (875, p. 286.

t PUTET (pu-tè), s. m. En plusieurs provinces, petite mare formée par le liquide écoulé du fumier, eioss. aunisien, p. (38, et delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. 270. || Dans d'autres parties de la Normandie, on dit putel.

— ÉTYM. Autre forme de l'anc. franc, pulel, fumier, bourbe, du lat. putere, puer.

PYGMÉE. — ÊTYM. Ajoutez : Tout autre serait l'origine de ce mot d'après M. Alb. Révillc. Pygmées est un mot qui trahit son origine phénicienne ; car pugm est le nom d'un dieu phénicien; mais en grec pygmé signifiait poing, et les Grecs en conclurent que les pygmées étaient des nains, gros comme le poing. Peut-être furent-ils fortifiés dans cette erreur par le pygmé que tout navire phénicien portait en guise de talisman sur son gaillard d'avant, Rev. des Deux-Mondes, (5 mai (873, p. 385.

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t PYI.ONIOUE (pi-lo-ni-k'), adj. Qui est relatif aux pylônes. Il (le temple phénicien] présentait un vcstllfule ouvert dans une façade de forme pylonique beaucoup plus élevée que le reste des construrlious..., F. LENORMANT, Resumé d'hist. ane. t. m, p. (42.

t PYRAI.fi, ÉE (pi-ra-lé, lée), ctdj. Qui est affecté do la pyrale. Vignes pyralées, Acad. des se. Comptes rend. t. Lxxvi, p. 21 (.

t PYRIlELICMÉTRigUE (pi-ré-li-o-mé-tri-k'), adj. Oui a rapport à l'emploi du pyrliélioinètre, à la chaleur du soleil. Les observations pyrhéliométriques, duponckel, Acad. des se. Comptes rend.

t. LXXVIII, p. (0(5.

t l'YltOBOLIQUE (pi-ro-bo-li-k'), adj. Qui lance du feu. Valet pyrobolique, voy. valet, n* (5.

— f.TVM. IIOp, fou, et jîàXXttv, lancer. tPYR()GllAPIIIQL'E(piro-gra-fi-k'), adj. Imago

pyrngropbique, empreinte laissée sur un papier réactif par la combustion de la poudre. Si l'on ne veut pas attendre le développement spontané do l'imago pyrographiquo, on peut en provoquer la révélation immédiate en présentant la feuille d'épreuves au-dessus d'un verre d'eau tiède, Revue d'artillerie, iui\[. (874, p. 399.

— ÊTYM. Ilûp, feu, et Ypiçeiv, tracer.

t PYROPUONE (pi-ro-fo-n'i, ». m. Instrument des flammes chantantes, inventé par M. Kastner; c'est une espèce d'orgue dont les tuyaux sont des tubes de verre dans lesquels on introduit des flammes fournies par deux becs do gaz allumés; tant que ces becs sont assez rapprochés pour que les flammes se confondent, il ne se produit aucun son; dès qu'on les écarte, elles fournissent des sons plus ou moins graves ou aigus, suivant la longueur des tubes. M. Frédéric Kastner, auquel on doit ce curieux instrument appelé le pyroplione, dans lequel les sons musicaux sont produits par dos flammes chantantes..., H. de parville, Joum. offlC. (( nov. (875, p. 0207, 2» Col.

— ÊTYM. IIùp, feu, et iftùtn, voix.

PYROPUORE. Ajoutez : || 2° Terme d'entomologie. Coléoptère de la famille des élatères ou élatérides, qui a des ocellations lumineuses. Tout la monde connaît, de nom au moins, les cucuyns ou pyrophores, qui sont si répandus dans l'Amérique tropicale.... lesMexicaines s'en servent comme d'un objet d'ornement; elles les nourrissent soigneusement et les placent le soir dans leur chevelure, DE parville, Jouni.o//ic. 4aoilt (872, p. 537), 2* col.

t PYROSOME (pi-ro-so-m), s. m. Genre de mollusques de la classe des acéphales et de l'ordre des tuniciers, comprenant les animaux ainsi appelés à cause de l'éclat dont ils brillent. D'après M. le professeur Panceri, quia beaucoup étudié.... les noctiluques, les pyrosomes, les pholades, etc. la phosphorescence serait due à une matière morte rejetée par l'animal, u. de pahvii.le, Joum. offic.

4 août (872, p. 537(, ('• Col.

— ÊTYM. rijp, feu, et aM[i«, corps.

t PYTIIAGORIOUE. Ajoutez : — IIIST. xvi' s. Il avoit pareillement, ainsi qu'il est requis par les règles de l'art, jeune trois jours, sans manger rien que du pain et quelques racines et autres choses n'aians ame, à la pitagoriquo, jacq. tahureau, Dial. 2», p. 165.

t PYXIDE. Ajoutez :\\1' Terme d'antiquité. Boite. Pyxides pour l'Eucharistie, Rev. critique, 25 mars (876, n' (3, p. 208.

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+ Ol'AIiR ANS ou QUADRANT (ka-dran), s. m. Nom donné au quart de la circonférence.

— ETYM. Le même que cadran{vûy. ce mot).

tOOADRlGAMMÉ, ÉE(kouadri-ga-mmé,mmée), adj. Terme d'antiquité. Qui présente la forme de trois gammas réunis par les pieds. L'ornement appelé frelte trigammée ou quadrigammée, il |M. de Vesly] le retrouve chez les Chinois, les ( Égyptiens et les Étrusques, ainsi que sur la croix ' d'Abuleuino, Joum. ojjic. 22 avril (876, p. 2860, S* col.

— ÊTYM. Quaitn..., quatre, et YïpLiia.

t OUADRIMICSTRE (koua-dri-mè-str'), s. m. Espace de quatre mois. L'année se divise en trois quadrimestres

t QUADUUPLATEUR (koua-dru-pla-teur), i. m. Celui qui quadruple, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t QUADRUPLIQUE (koua-dru-pli-k'), s. f. Quatrième réplique dans un plaidoyer ou une discussion.

— HIST. XVI" s. Les parties ne peuvent, sur le

principal do la matière, plus avant escrire que jusqu'à tripliques pour le demandeur, et jusque» à qiiadrupliqucs pour le défendeur si les parties le débattent, Coust. gén. 1. 11, p. 86(.

— ETYM. Lat. quadruplicare, quadrupler.

QU.VI. — HIST. Il XVI' s. Ajoutez : X la charge que lesditz de Nantes feront faire à leurs despens et frais ledit quail do pierre de taille, garni de boucles et pillory, mantellier, Glossaire, Paris, (869, p. (5.

t QUAIRELLE ou QUERELLE (ké-rè 1'), s f. SUPPL. — 36

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Tenne d'exploitation houillère. Grès houiller formant le mur de la couche de houille, et sur lequel elle repose.

t QDAL (koualj, t. m. Frai des astéries ou étoiles de mer.

QfALIFIÉ. Ajoutez :\\i' Terme juridique. Vols qualifies, vols accompagnés de quaiilications aggravantes : effraction, escalade, etc. qui, pour les majeurs, déterminent la compétence delà cour d'assises. || Aveu qualifié, en matière civile, aveu qui n'est pas pur et simple, mais qui est restreint; en matière criminelle, celui qui s'explique sur les circonstances du fait imputé au prévenu et avoué par lui, BAUTEB, Courî de procédure civ. française, p. («0.

OPAUTÉ. — HIST. Ajoutes: ïu' s. Cil li monstra de l'air toutes les qualités, Et en quel manière est li solaus levés, li Romans d'Alixandre, p. 9.

QUAND. Il 8* Ajoute: : \\ La locution quand et a été employée sans et. Que l'on change de point de vue, cl la formule deviendra une loi, en venu de laquelle deux quantités ou doux grandeurs sont liées entre elles et changent l'une quand l'autre, cot;RNOT, Consid. sur la marche des idées, Paris, «872, 1. 1, p. 285. Il Cette locution n'est pas fautive; même on pourrait l'interpréter autrement que par la suppression de et, en y voyant une ellipse : et changent, l'une [changeant]quandrautre[cliange].

— RESi. Malherbe a employé quand bien au lieu de quand bien même, que nous disons aujourd'hui : Il y a longtf-mpsquc je ne puis plus ni perdre ni gagner; c'est une opinion que je devrais avoir, quand bien je ne serais pas vieil. Lexique, éd. L. Lalanne. Corneille aussi : Mais, quand bien vous auriez tout lieu de vous en plaindre, Sophonisbc après tout n'est point pour vous à craindre, Sophoniibe, il, 1.

t QUAXD-EST-CE (kan-tè-s'), s. m. Chez les clouliers, vin que doivent payer les nouveaux embauchés, l'Opinion nau'onole. 3«mai )8"6, alpage, 4' col. Il On écrit souvent quantès (voy. ce mot ci-dessous).

— ETYM. Cette locution signifie : quand est-ce qu'un tel paiera sa bienvenue?

t QCANOL'AM. Ajoute: .- — REM. D'Alembert écrivait quanquan (il prononçait probablement kankan) : Le long quanquan que je viens de faire à l'Académie pour la réception de lex-jésuiteMillot, d'alemb. Leit. à Volt. H janv. <7:s.

t OL'AXTÈS (kan-tés'), s. m. Lorsqu'un compositeur est nouvellement admis dans un atelier, on lui rappelle par celte interrogation qu'il doit payer son article * ; c'est pourquoi payer son quantès est devenu synonyme de payer son article 4 ; celte Jocntion est usitée dans d'autres professions, e. BOUTMY, Us Typogr. parisiens, Paris, <8"4.

— ETYM. Corruption de quand est-ce?

QUARANTE. Ajoutes : || 9° L'arbre aux quarante

écus, le gingko biloba, Chine, bâillon, Dict. de bot. p. 248 (ainsi nommé parce que le premier pied introduit en France fut payé cette somme).

t QUAHANTE-VAIRE. Ajoute: : || Substantivement. Celui qui e.st soumis i une quarantaine. Les malades doivent être isolés des quarantenaires.

I QU.\RANTIN (ka-ran-tin), s. m. Sorte de millet. [Dans la province de LodiJ en premier lieu, millet ou qnarantinà grains, ou avoine pour vert, etc.; en deuxième lieu, navette semée en juillet et août lors du sarclage du quaranlin et récoltée au printemps suivant, avant la scmaille du grand mais, tète de la rotation, Joum. offic. 28 sept.

(874, p. 8828, «"Cùl.

QUARRE. Ajoute: : \\ 8" Terme de forestier. Incision que l'on fait aux arbres résineux pour obtenir la résine. On ouvre dans l'écorce [du pin marilime] une première entaille ou quarre de to centimètres de large, n. fliche, Manuel de bot. forestière, p. 3i>7, Nancy, 1873. || 3" Nom, dans la Seine-Inférieure, d'uiic mesure contenant vingtdeux bottes de foin, de cinq kilogrammes. Ce fourrage ne dépassera pas le prix de cinq à six francs la quarre, chiffre minimum de bon marché..., Extrait du Nouvelliste de Rouen, du <3, dans Joum. offic. (4 juill. <877, p. 6209, 3« col.

2. QUART. Ajoute: : |{ 26* Terme de pêche du hareng. Quart de poche, b'^uée fixée par la martingale ou bassouin au halin ou haussière, cl servant à maintenir le filet. |] Î7" Dans les filatures, quart de pouce, instrument qui sert à évaluer le nombre de fils dans un espace donné. Est-ce avec l'instrumcnl dit quart de pouce que l'on peut découvrir le nombre des fils de la chaîne [du drap]? Enqufte, Traité de comm. arec l'Anglet. t. m, p. «o.

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