RAT
RASSEMBLÉ. Ajnulez : || 2" Où beaucoup d\\rnements se rassemblent, se pressent. Le trouble, l'agitation, la surprise, la foule, lo spectacle confus do cette nuit si rassemblée [la nuit de la mort du grand Dauphin], st-sim. Scènes et portraits choisis dans ks ilein. authentiques du duc de St-Simon, par Kug. Lanneau, Paris, (878, t. i, p. S46.
BASSEMBLEK. Ajoutes : || 7° Se rassembler à, se réunir avec. [L'Uomme qui meurtj doit se ré- .soudre ou qu'il s'en va recevoir une meilleure vie, ou pour le moins qu'il retournera se rassembler à sa nature et à ce tout duquel autrefois il était venu, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
RASSEOIR. — Hisr. ïiii" s. Ajoute! : Lors vint avant li rois de Saint Denis Vers l'apostolo [le pape], congé li a requis Moult humblement com sages et rassis, les Enfances Oyier, publiées par Scheler, Bruxelles, (874, v. 7381. .
t RASSÉRÈNEMENT. Ajoutes : La conversion [du cinq pour cent] n'est malheureusement pas prochaine; il faut, pour l'opérer, un rassérènement de l'horizon politique, paul leroy-beal'i.ieu, Jnurn. des Débats, (3 déc. (876, )" page, 5* col.
t RASSIETTE (ra-siè-f), s. m. Ancien ternie de droit. Action de rendre en terres une somme qu'on a reçue en argent et qu'on est obligé de rembourser. Vous savez que JIme de Sévigné m'a apporté en mariage deux cent mille francs; il serait dillicile, ma chère sœur, que, sans être entièrement ruinée, vous rendissiez en espèces une si grosse somme; mais la coutume de Bretagne y a pourvu; elle ordonne que l'on fasse une rassiette en terres, cil, DE sÉv. à Mme de Gngnan, dans sÉv. t. x, p. 4)4, éd. Régnier.
RASSIS. [| 5° Terre rassise, terre remuée qui a été laissée en repos assez longtemps pour que ses talus aient acquis toute leur solidité.
t RASTE (ra-sf), s. f. Mesure de longueur chez les anciens Germains, valant 4444 mètres; c'est la même chose que notre ancienne lieue géographique de 25 au degré.
— ETYM. Allem. Rast, repos, étape.
2. RAT. Ajoutes : || 14" Un rat se dit populairement et injurieusement pour désigner celui qui craint de faire la moindre dépense. || Adjectivement. 11 est trop rat pour payer sa part. || 15" Queue de rat, ou, plus ordinairement, un rat, synonyme de rat de cave (voy. rat, au n° 9), c'est-à-dire espèce de bougie mince, longue et enroulée sur eller même. Un témoin a vu un homme mettre le feu avec une queue de rat. Gaz. des Trib. 30 oct. (872, p. (063, 3' col. Il Proverbe. Ajoutez : ||De lamaison du cliat n'est jamais soûl le rat. || Beaucoup sait le rat, mais encore plus le chat. || Au paresseux laboureur les rats mangent le meilleur, eug. holland. Faune populaire, Paris, (877, p. 22. {| Gueux comme un rat d'église, très-gueux, très-pauvre, sans doute parce que, dans les églises, les rats trouvent peu à. manger.
R.\TAFIA. — ETYM. Ajoutes : D'après M. Pclilleau, ratafia est un mot oriental, formé de aracU ou rack, eau-de-vio de riz, et tafia, eau-de-vie de canne.
2. RATÉ. Ajoute! : || 4" S. m. Un raté, un homme qui n'a pas réussi en ses entreprises, un fruit sec. Jack [d'Alph. Daudet] nous promène ii travers des groupes sociaux plus divers et plus étendus : les ouvriers des brûlantes usines, les ratés — c'est le mot pittoresque de l'auteur — de la bohème lettrée..., e. mo.ntégut, Ueo. des Deux- Mondes, ("■ déc. (876, p. 62a. Et qu'est-ce que le père Chèbe lui-même, avec ses démangeaisons de négoce et ses locations de boutiques aux rayons destinés à rester vides, sinou un raté du commerce"? ib. p. 630.
t R.iTELAGE. Ajoutes :\\2° Anciennement, droit de râtelage, espèce de servitude imposée aux fonds de terre, au profit des pauvres des paroisses, qui allaient râteler le sol après la récolte faite.
RÂTELIEK. Il 1° Ajoutes: || Kig. Hausser le râtelier, couper les vivres, retrancher l'argent. La mauvaise prêtraille no mérite pas moins que les fermiers généraux que vous lui haussiez le râtelier. Cahier des plaintes des dames de la halle, p. (4, (780, dans eu. NiSAim, Parisianismes,
t RÂTELURES (râ-tc-lu-r'), s. f. pi. Ce qu'on ramasse avec le râteau. Kâtclures de blé, d'avoine, DELBOULLK, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. 284.
t RAriONALlSER (ra-sio-na-li-zé), V. «.Donner le caractère rationnel. Ce théisme [de l'abbé de baint-Pierre] doucement rationalisé, à ravir un
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liornardin de Saint-Pierre, SïE-iiEUVE, Causeries du lundi, I. XV (l'abbé de Saint-Pierre).
t RATIONNAIKE (ra-sio-nè-r'J, i. m. Terme militaire. Homme qui reçoit une ration. Les magasins de la place ne renferment plus, depuis ce matin, que 832 470 rations de pain; or, le nombre des rationnaires étant de (60000, nous n'avons plus de pain que pour 6 jours, Gaz. des Trib. Ooct. (873, p. 875, 3" col. || Par extension. La reine [de Nuhiva, une des Marquises] est rationnaire de l'État, et touche une solde de 600 francs, payable par mois, Jnurn. offic. 26 janv. (877, p. 565, ('•col.
RATIO.NNER. Ajoutez : || 2° 11 so dit aussi de la chose mise en ration. Dans un grand nombre de localités les puits et les mares sont desséchés, et l'on est obligé de rationner l'eau, Journ. offic. 3 juin. (870, p. ((63, ('" col.
t RATTACHEMENT (ra-ta-che-man), s. m. Action de rattacher, état de ce qui est rattaché. Vous savez quelle extension ont prise, dans ces dernières années, les territoires civils de chacune des trois provinces [de l'Algérie] ; j'ai continué à faire étudier do nouveaux rattachements, ciianzy, Journ. offic. 19 déc. (876, p. O.'.uo, (" col.
RATTACHER. — HIST. Ajoutez : xii* s. Les blans haubers [ils] ont endossés. Et les cauces de lier lachics [lacées], Et les enarmes ratachies, Perceval le Gallois, v. 24390. || xiv" s. Li les vot Jhcsucris si dignement aidier, C'a cascun chisne [cygne] [un jeune prince] va sa kaine [chaîne] ratakier, le Chevalier au cygne, v. 2(48.
t RATTENDRE (ra-tandr'), v. a.Termepopulaire. Attendre quelqu'un avec une intention bonne ou mauvaise. Le jour même du crime, il avait dit qu'il s'attendait à être rattendu lo soir, Gaz. des Trib. 2( nov. («75, p. u-2>, 3" col. Le jour du crime vous avez fait personnellement des menaces à M...; celui-ci a exprimé la crainte que vous ne le rattendissiez le soir, ib. 4" col.
t RATTRAPAGE (ra-tra-pa-j'), s. m. Action de se rattraper, de regagner. Il serait peut-être prudent de ne pas quitter un ancien fournisseur, pour réaliser l'économie offerte, avant de s'assurer si elle existe bien et sans le rattrapage sur la quantité ou la qualité, Go;r. des Trib. 9 juin (875, p. 562, 3" col.
RATTRAPER. — IIIST. y) jouiez : xin's. Etcilseroit pendus ou ars. Se on le povoit ratraper; De cène porroit eschaper, adenes li rois, Cleomades, v. 4618, publié par Van Hasselt, Bruxelles, (865.
t RAUCUEUR (rô-cheur), s. m. Dans les mines, ouvrier occupé à élargir les galeries affaissées. Quand ils [les mineurs] sont encore capables de faire un travail à la tâche, ils gagnent alors comme raucheurs un salaire de 4 fr. par journée; sinon, ils sont occupés comme raccommodeurs..., la Rev. scientifique, 2( août (875, p. (86.
t RAUDANITE(rô-da-ni-t'), s. f. Silice d'Auvergne qu'on emploie dans les poudreries de l'Etat pour la fabrication de la dynamite, Journ. offic. 6 févr. (876, p. 1)93, ("col.
t RAUFFEUR (rêfeur), s. m. Terme allemand usité dans la Suisse française. Ferrailleur, brétailleur. L'avantgarde est menée par un vieux raufTeur i tous crins. M"" de gasparin. Voyages, Bande du Jura, les Prouesses de la bande du Jura,
— ETYM. AH. Raufer, querelleur,de raufen, proprement tirer, arracher.
RAVALÉ. Ajoutes : \\ 3' Terme de jardinage. Raccourci, rogné. Les treilles, moins ravalées par la taille que la vigne en souche, 11. de parville, Journ. offic. 3o déc. (873, p. 8259, ('" col. ||4° Sur les côtes de la Manche, saumon ravalé, saumon dont le ventre, après le frai, est tombé. Au milieu des beaux échantillons [de saumons] qui miroitaient do fraîcheur, il s'en trouvait deux qui étaient ravalés, Avranchin, a fév. (876.
RAVALEMENT. H 7" /Ijoufci;]] On désigne par ravalement lus touches d'un clavier qui sont ajoutées en dessous de son étendue ordinaire, et par analogie on l'a appliqué aussi aux notes qui excèdent les quatre octaves dans les dessus des claviers à la main, mais qui no complètent pas une cinquième octave. Aux pédales, le ravalement s'entend toujours des notes au-dessous du C, et l'on dit : un ravalement en A, en G, en F (ce qui est le plus grave), selon que le clavier descend en la, en sol ou en fa, ROBiiX, Manuel du facteur d'orgues, t. III.
11A"VALER. Ajoutez : — KEM. Ravaler, au sens de taire, ne pas énoncer ce qu'on voulait dire, se trouve dans Mme de Sévigné : Je vous exhorte