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de l'Astrce ont un fondement véritable, mais l'auteur les a toutes romancées, si j'ose user de ce mol, pàthu. Œuvres diverses, t. Ji, dans ses hiclair-' cissèmeiUs sur l'mirrane de d'Ur[é (note communiquée par M. lior'houd, do Gint;ins).
f ROMAM). Ajoute: :\\0n dit aussi la Suisse romane. 11 est probable que le vrai mot était Suisse romane, et qu'on ne l'a assez géuéralomeutchangé en Suisse romande que pour l'opposer mieux à Suisse allemande. Il Celle addition lournit l'occasion de corriger au Supplément des fautes qui se sont glissées dans la noie communiquée par M. Bertlioud, et dont il m'adresse la reclilicalion. D'abord il est évident qu'on doit lire : jamais on ne dit chalet en pays romand (et non chdlel). Do plus il n'y a de chalets proprement dits que dans la partie alpestre de la Suisse romande et dans le Jura.
t KOMANESQUEUIE (ro-ma-ncske-rie), s. f. Mut de plaisanterie. Tendance à être romanesque, exailé, chimérique. Teinte plus ou moins foncée de romanesquerie, d. constant, Lei'.re à Mme de Charriére, dans ste-beuve, Portraits liltér. Henj. Constant et Unie de Charriére.
t ROMAN-FEUILLETON (ro-man-feu-Ue-lon , U mouillées), s. m. Roman qui se public en feuilleton, dans UQ journal. || Au, plur. Des romaus-feuillelons.
t RO.MANISANT, ANTE (ro-ma-ni-zan, zan-t'), adj. Se dit, dans l'Église anglicane, des tendances à se rapprocher de l'Église romaine, le Temps, 40 mars (875, 2* page, 2' col. || Substantivement. Les romanisanls.
t <. ROMANISER. Ajoute! : ||4° Y. a. Conduire aux dogmes de l'Église romaine. En laissant loucher à ses cérémonies traditionnelles, il [le peuple russe] pouvait craindre de se laisser romaniser, cl, comme les grecs-unis de Pologne, d'clre à son insu incorporé à l'empire spirituel des papes, A. LEHOï-BEAULiEU, Rcv. des Deux-Mondes, l" nov. <8"4, p. (3. Il 5° V. n. Être adonné à l'élude des langues romanes.
t 3. RO.MANISTE (ro-ma-ni-st'), s. m. Celui qui se livre à l'élude des langues romanes et de l'histoire des peuples rumans.
— ErYM. lioman 4.
t ROMANO.MAME (ro-ma-no-ma-nie), s. f. Manie d'attribuer aux Romains tous les monuments DU ouvrages anciens des pays qu'ils ont occupés. Celle romanomanie fut telle que l'on a Irèsrésoliiment soutenu que les pierres des célèbres alignements de Karnac avaient simplement servi à assujettir les tentes du camp de César, lorsque celui-ci se préparait à envahir la Grande-Bretagne, MAXIME DU CAMP, l' Empl-j,cement de l'Iliond'Uomére, p. 2:->, Paris, (87i>.
t UO.MANTIS.ME. Ajoutes : — REM. X l'origine, dans les luîtes littéraires de la restauration, ou disait souvent romanlicisme au lieu de romantisme. Romanticisme répondait bien, en effet, à classicisme. Henri Beyle disait presque indifféremment l'un pour l'autre : Sentez bien ce principe du romanticisme : là il n'y a pas d'académie de Turin entre vous cl moi, de Stendhal, Corresp. inédite, lettre du 21 dcc. <8io, 2* série (note communiquée par M. Berlhoud).
fROMANY ou ROMMANY(ro-ma-ni), .?. m.Nom anglais du langage des bohémiens ou gipsies.
— ETYM. Eu langage bohémien, romano, fém. romani, plur. romani, estl'adj. de mm, fera, rommi, plur. masc. roma, qui signilie bohémien, tsigane, paul bataillakd, Revue critique, <J sept. (876, p. (07.
ROMARIN. Ajoutez : \\ Romarin des marais, un des noms de la staticc.
t RO.MERET (ro-me-rè), s. m. Nom d'un cépage blanc, dans l'Aisne, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 82.
ROMPRE. Ajoutez .-Il 45" X bois rompre, lellement que le bois, les branches menacent de se rompre. Les arbres sont chargés de fruit à bois rompre. U pleut à bois rompre.
— HIST. Il xiV s. Ajoute! : Quant vilaille fault, on ne poeut plus longuement durer; si vault mielx estendre que rompre, 1. le bel, Yrayes chroniques, t. I, p. ((«.
ROMPU. Il 14' Nombre rompu, ^joulcï ; || Substantivement. Le rompu, la fraction qui reste sur un compte. Art. (« : Pour toutes ces répartitions on négligera le rompu n'atteignant pas ( franc. Statuts de la Société coopérative de consommation des forges nationales de La, Chaussnde, du .'H déc. (87(. llya une manutention considérable [en vendant les alluiiRttes par fractions do kilogr.J;
et vous savez que, dans le commerce de détail, ce n'est pas le commerçant qui paye le rompu, Juum. offic. 28 janv. (876, p. 740, 2« col. 1118" Populairement, cul rompu, homme estropié des hanches, des jambes, et marchant en culde-jalle. Ou dit que cothumme-làa servi; c'est donc dans les culs rompus
t ROMPURE. Ajoutes ; || 2" Pâture rompure, voy. hâture au Supplément.
t RONCHONNER (ron-cho-né), v.n. Terme populaire. Grommeler. Il fumait sa pipe sur son siège, ronchonnant après les clients qui ne venaient pas, en attendant qu'il pût ronchonner après les clients qui viendraient, Gaz. des Trib. 28 nov. (875, p. ((47, ("col.
t RONCIER (ron-sié), s. m. et RONCIÈRE (ronsiè-r'), s. f. Touffe do ronces. Qu'il a négligé de faire arracher les roncières étendues cl presque impénétrables qui s'y trouvent et qui empèchenl la poursuite des lapins et favorisent leur multiplication. Arrêt de cassation, dans Gaz. des Trib. 23-24 juin (873, p. 695, 3" col. Ses regards se promènent.... sur les ronciers pleins de miires, A. theuhiet, Rev. des Deux-Mondes, (5 mai (874, p. 483.
(. ROND. Ajoutez :\\i6° Terme de meunerie. Farine ronde, farine dont le toucher est sec, et oii l'on sent celle granulation appelée gruau par les meuniers, gruau qui n'est pas, comme dans la farine du rayon de Paris, repassé sous les meules et bluté, ce qui donne à celle farine la douceur au toucber et la blancheur. La farine ronde est généralement faite et employée dans le Midi, elle est moins blanche cl plus difficilement panifiable; c'est un pétrissage tout autre que le noire, mais <'lle est de meilleur rendement pour le boulanger. Il 17" Une heure bien ronde, une heure au moins, une bonne heure. Cela (la prière cl la méditation] vous tiendra une heure bien ronde. Lettre de saint François de Sales, dans Histoire de sainte Chantai, Paris* (870, 7" éd. t. I, p. 25(.
— UEN. L'écriture rondo a été introduite dans l'imprimeris vers isui. Manuel de ttjpographie. Imprimerie, t" part. p. 65, Encyclopédie Uorcl.
2. ROND. Ajoutez : || 12° Rond des pinières, maladie des arbres résineux. Enquête sur les diverses maladies des arbres résineux et en particulier sur le rond des pinières. Société des agriculteurs de France, section de sylviculture, in-8". Paris, imp. Donnaud.
t 2. RONDKAU. Ajoutez : || 6" En Normandie, rouleau ou cylindre de bois, traversé par un axe de fer, auquel est assujetti un timon destiné à le mettre en mouvement; cet instrument agricole sert à briser les molles, après le hersage, H. moisy. Noms de famille normands, p. 4iil.
RONDELLE. — HIST. Ajoutez : xii" s. Il vil l'anrme [âme] de Germain lo vesque de Capue en une rondele de fou [feu] des angeles estre porteie cl ciel, li Dialoge Grégoire lo pape, Paris, (876, p. (04.
RONDIN. Ajoutez : \\ 4° Sapin simplement écorcé et dégrossi, bhoillabd, Revue des Deux-Mondes, (5 avril (876, p. 921.
f RONFLON (ron-flon), s. m. Sorte d'instrument de musique. Le bal que les hommes de l'équipage organisent entre eux le dimanche sur le gaillard d'avant, au son du ronllon et de l'accordéon, G. Bou.syuET, Rev. des Deux-Mondes, i" iév. (877, p. 6(6.
t RONGERIK (ron-je-rie), s. f. Terme familier. Partie de viande oii il y a à ronger. Ne me donnez pas du blanc de cette volaille, donnez-moi do la rongeric.
t RONSARDISER (ron-sar-di-zé), v. n. Imiter les jirocédés poétiques de Ronsard. M. Paul Boiteau, qui, ronsardisanl alors comme tous les jeunes fabricateur» do sonnets..., Journ. des Débats, (" juill. (877, 3" page, 4" col. || Kig. La politique a ronsardisé, ciiateaubr. Mémoires, t. i, p. 36o.
t 4. ROQUET (ro-kè), s. m. Nom d'une espèce de pommier en Normandie, espèce tardive, uelboulle, Gloss. de la vallée d'ïéres, p. 299. || Les pommes qu'il produit so nomment aussi roquets.
t 4. ROQUETTE (ro-kè t'), s. f. Synonyme de roquellu (voy. ce mol au Dictionnaire). Les écheveaux sont placés sur un dévidoir très-léger appelé tavelle ; d'oii l'on dévide la soie pour l'enrouler sur des bobines nommées roquettes, lesquelles sont placées sur des broches; dans l'uitervallc qui sépare les roquettes de la tavelle, le dévidoir do la bobine, lo lil passe à Ira-
nos
vers plusieurs espèces de pinces...., Juurn. o//ic. 2( nov. (876, p. 8484, 3" Cûl.
t RORIQUE (ro-ri-k'), adj. Terme de physique. Kigures roriqucs, ligures qui sont dues à une alléralion du verre par l'éliclricilé, et qui deviennent visibles seulement par la buée résultant de l'insufllation, Journ. offic. 3 avr. (877, p. 323(, 3" col.
— ETYM. Lat. ros, roris, rosée, buée.
t IIORQUAL.— ETYM. M. Buggc, Romania, n" (0, p. ( 57, n'admet pas l'étymologie par le suédois rôr, tuyau ; car lo nom norois du rorqual est reydhr. Le primitif en est raudhr, rouge, cl qval, baleine; celle espèce de baleine a clé ainsi nommée à cause de sa couleur rougeàtre.
t ROUTE (ror-t), s. (. Nom, dans la Loire-Inférieure, d'un lien d'osier. J.... était occupé à disposer un lien d'osier vulgairement appelé rorle, pour cueillir des choux; sa belle-sœur lui ayant
dit : « Vous aurez de quoi faire un bon fagot »
« Oui, répondit-il, et j'ai aussi do quoi rorlcr les femmes et les filles. » Et en même temps, s'approcbant de sa femme, il lui porta deux vigoureux coups de la rorle qu'il avait à la main, puis lui enlagait le cou avec le nœud coulant qu'il avait forme. Gaz. des Trib. (8 juin (876, p. 5U6, 2" col.
— HIST. xiv s. Hars cl roertres pour porter lierre et houx, nu cange, roorta. Lesquelx avoieut mis au col du suppliant une rorte de bois, qui lui lioit le col et les jambes, lo.ib. || xv s. Des rcortes cl des perches pour tendre et pour lalter un lect à bestes, uu cange, reorla.
— ETYM. Aunis, riorfe; du lat. relorta, sousentendu virga, verge, branche retordue (voy. re-
TOBDRtv).
t RORTKR (ror-té), D. o. Lier avec une rorle (voy. iiouTi:).
t ROSALUIN (ro-zai-bin),s. m. Espèce de perroquet. La serre aux perroquets du Jardin d'acclimatation vient de recevoir une belle tollection do cacatois et de rosalbins d'Australie, Journ. offu. 8 nov. (875, p. uinu, ('• col.
ROSAT. Ajoutez : || 3° S. m. Nom, en raison de la couleur de ses liges, du carex sylvatica, Linné poussant dans les bois humides, et dont les feuilles et la tige sont utilisées comme paille à litière des bestiaux dans les départements de l'est de la France
t ROSÀTRE (ro-zâ-tr'), adj. Qui est d'un vilain rose. Le fond occupant loute la toile était un pan de mur rosaire, uuroes. Salons de (861 à (868 t. II, p. 247. Le maèrie, animal marin, blanc rosaire...., le Correspondant, 25 mars (869, p. (065.
ROSE. Il 4" Fig. Ajoutez ; || Tout n'est pas rose dans ce mélier-là, c'est un métier qui a des dcsagréiiienls, des déboires. || 23° Pâte de ruse, sorte dû pile où entre la rose. Fabricant de bijoux en pâle de rose. Tarif des patentes, (868.
ROSÉE. Ajoutez : || 7° Poire de rosée, variété de poire fondante et précoce; elle est ronde et de couleur verte.
t (. ROSELIER (roze-lié), adj. m. Marais rosclier, marais qui produit des roseaux. Ces plantes [roseaux] aquatiques sont fauchées veis la fin de l'été, lorsqu'elles sont encore vertes, dans les marais roseliers ou roselières, heuzé, la France agricole, carte n° 8.
— ErvM. Rosel, ancienne forme de roseau.
t 2. ROSKLIER (ro-ze-lié), s. m. Substance qui se trouve dans le minerai d'argent. Du roselier incarnat.... le roselier est un indice certain d'abondance d'argent , Fonderie de métaux précieux, Qidnquandon fils, Paris, (872, p. 7 et 8.
— ETYM. Dérivé de rose.
t ROSELIÈRE (ro-ze-liè-r'), s. f. Lieu planté de roseaux. L'accusé préféra le cacher [l'homme assassiné] dans le marais, dans l'eau au milieu des roseaux épais et élevés.... en conséquence, il traîna l'infortuné colporteur à travers la roselièro jusqu'à une distance de trente mètres environ. Gaz. des Trib. 23-24 nov. (874, p. ((26, 2" col. La Camargue.... dans laquelle on rencontre de belles cultures, des roselières, des montilles sablonneuses, des forêts de pin pignon..., UEUZÉ, la France agricole, p. 7.
— ETYM. Roseau, par l'iiilermédiaire de l'ancienne forme rosel (voy. la remarque à roseraie dans le Dictionnaire).
t UOSER. Il Se roser. Ajoutes : Ses épaules superbes [d'une jeune fille] se rosèrent toutà coup, iiENBY GRÉviLLE, Joum. des Débats, 4* août (877, Feuilleton, 4" page, 4° col.
ROSSER. Ajoutez : — HIST. xiif S. Mais cIo [la sainto Vierge] vint a moult bonne cure, Iriéemcnt
ROU
li [au diable) courul seure, D'une vergo tant le bâti, Que contre terre l'abati; Tant l'a batu, tant l'a roissi», Pour peu ne l'a tout defroissié, càu- TIEH DE coixsï, les Miraclss de la sainte Vierge, p. 329, éd. abbé Poquet.
ROSSOLIS. Ajoutez : || 3* Rossolis blanc, liqueur do table qui se fait avec la Heur de la rose musquée, de l'eau-de-vie et du sucre, du tour, Dictionnaire d'histoire naturelle, t. xxix, p. «70.
t. RÔTI. Ajoute: : || i' Exposé à une chaleur intense. Un tas de moissonneurs rôtis du soleil, RAC. Lexique, éd. P. Mesiiard.
ta.KÔTlK (riHlie), s. ^ Pile de bois de chauffage arrivé sur les ports, Jfem. de la Société centrale d'agriculture, tsT3, p. 255.
t ROTIXEl'R (roli-neur), s. m. Celui qui emploi le roiin. Chaisiers, rotineurs, empailleurs de chaises, vanniers, Décret 6 mars (875, dans Journ. o/yic. 10 mars (876, p. (802, i" col.
ROTO.NDE. Ajoutes : \\ 6* Terme de chemin de fer. Rotonde aux locomotives, remise circulaire pour les locomotives.
t ROCBL.\RD (rou-blar); s. m. Terme populaire. D'abord, richard, homme à roubles ; puis (Figaro, 27 nov. 1858) chevalier d'industrie extorquant des directeurs des jeux une somme qui lui permette de regagner son pays, après une perte dont il exagère l'importance ; enfin, aujourd'hui, il est très-usité dans l'argot des boursiers et des gens de lettres pour signifier un malin, habile en affaires, sachant tirer son épingle du jeu. Il va nous raconter comment il a mis tout juste la main sur B..., qui est ce qu'on appelle, en argot parisien, un vieux roublard, Gai. des Trib. 25 février 1875, p. )B7, 3' col.
|2. ROCCUE. Ajoutes : La ronche [département d'Eure-et-Loir] remplace souvent le chaume dans la couverture des habitations ou des constructions rurales, les Primes d'ftonneur, Paris, <872, p. U.
ROUET. Ajoutes :\]i' Rouet de mer, espèce de poisson. On a pris sur nos côtes deux énormes poissons, que les marins appellent rouets de mer, parce qu'en nageant ils tournent sur eux-mêmes, le Nouvelliste de l'arrondissement d'Avranches, 27 août 4876. Il 6* Être mis an rouet, se dit proprement du lièvre qui, épuisé par une longue course, ne fait que tourner autour des chiens voilà d'oîi vient la locution de Montaigne : mettre au rouet (TOT. l'historique).
■fROCETTES. ^;'ou(ejr : Il 2* Synonyme de hart. Ronettes ou harts pour lier les trains de bois, Tarif des patentes, <S58.
f ROfK. ^;ou(ei ; — REM. On trouve aussi roufle. L'équipage, réfugié autour du ronfle balayé par la mer, se trouvait dans une situation désespérée, Joum. offic. to oct. <87i, p. 3974, i" col. Il est parfaitement possible.... de construire en grosse chaudronnerie une dunette ou roufle aussi étanche qu'une chaudière à vapeur, ib.
13 féï. 1873, p. 1056, 2' COl.
t ROUFFLE (rou-fl'), s. m. Ancien terme populaire. Action de rudoyer. Au lieu do trouver des exploits à vanter, il n'a rencontré que des rouffles, que des coups de pieds à décrire, que des croquignole» à peindre, L. du P. Duchesne, 53* lettre, page 6.
— Etym. C'est l'angl. rufle, trouble, émoi.
1. ROUGE. Ajoutes :\\ 16» Rouge et blanc, s'est dit pour cuivre et argent, en termes de monnaie. Les carats, qui sont les degrés de la bonté [de l'or], diminuent à proportion de la quantité du blanc et du rouge qui y sont incorporés : ce sont les noms qu'on donne d'ordinaire à l'argent et au cuivre ; de sorte qu'un quart de blanc, un quart de rouge et deux quarts d'or alliés ensemble feraient de l'or à douze carats, eu. pàti.n, Introd. à la connais. des médailles, ch. vu. || 17° Terme de forestier. Le rouge, ou la pourriture rouge, maladie des bois qui les rend cassants, friables, ainsi dit de sa couleur brun-cannelle ; il est le développement de la cadranure, nanolette, Expl. débit et eslim. des bois, Nancy, is«s, p. 186. || 18* Le rouge, et, plus souvent, le rouge de rivière, nom d'une espèce de yibier à plume. Consommation en iHàS, gibier vendu sur le marché de la vallée, râles, rouges, sarcelles, a. hlsson, les Consommations de Paris, p. 246. Il 19« L'arbre rouge, Verylhruphlxum de Guinée, bah-lon, Dict. de bot. p. 24h.||20* Voir ronge, être saisi de fureur, du désir de nuire, de tner; expression mise en vogue par Eug. Sue, dans les Uystéres de Paris, personnage du Chourineur. Il plaisait à Palmerston de nourrir des
ROU
griefs contre nous, de nous représenter comme des alliés peu sûrs, des modèles de fourberie, des abîmes d'ambition ; il voit rouge quand il est question du roi dos Français, laugel, cité dans Hev. des Deui-Mondes, 15 mars 1877, p. 343.
— HIST. Il xv s. Ajoutes ; S'elo est fine [une dame], soyez songneux Que do ses fins tours vous gardez ; Car souvent les plus rouges gueux Y sont surprins, bien l'enlcnJez, Chaïuons du xv* siècle publiées par G. Paris, p. 129 (les plus rouges gueux, les gueux les plus rusés, nous dirions les plus roués; voy. un emploi semblable de rouge à l'historique dans le xiv siècle).
t ROLGKOr. .ijnules ; || 2» iMalodie de la vigne dite aussi rougeaud (voy. hougeaUd, n* 2, au Dictionnaire). Sur les hauteurs exposées aux froids [dans le Beaujolais], on constato beaucoup de rougeot et de coulure ; sur les coteaux à terrain sec, un grand nombre de vignobles sont atteints par la jaunisse, Journ. offic. t" août 1876, p. 6795, l" col.
t ROUGEOYER (rou-jo-ié), V. n. Présenter une teinte rougcltre. Sous le ciel qui rougeoie, v. hugo, Anrtée terrible, p. 226.
t ROUGEROX (rou-je-ron), s. m. Nom donné, dans l'Aisne, aux terres argilo-calcaires, colorées par l'oxyde de fer, les Primes d'honneur, Paris, 1873, p. 68.
2. ROUGET. Ajoutes : || 6° Nom, en Normandie, d'un petit mammifère du genre des martres et des fouines, ainsi dit à cause de la couleur rousse de son poil, DELBOULLE, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. :!ou.
ROUGKTTE.^;'ou(e:: 112° Nom, dans l'Aisne, des terres argilo-siliceuses, les Primes d'honneur, Paris, 1873, p. 68. Il 3° Nom, dans le département des Ardennes, du mélampyre, les Primes d'hon neur, p. 174, Paris, 1874.
ROUGIR. Ajoutes: ||8° S. m. Le rougir, action da devenir rouge. La nature veut que les plus forts connaissent qu'ils ne le sont pas assez pour lui résister; le rougir est du nombre de ces iufir mités, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
ROUILLURE. — HIST. xvi° s. Ajoutes: Ne faictes point vos trésors en la terre, là où la rouillure et tigne corrompt.... mais faictes vos trésors au ciel, là où ne la rouillure ne la tigne ne corrompt riens, Matth. VI, 19, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 1525.
ROULAGE. Ajoutes : || 5° Le roulage de la mer, service de transports maritimes comparé au service des rouliers. Les Danois et les Suédois, depuis quelques années, ont des navires bien armés et faisant le roulage de la mer. Enquête, Traité de coinm. avec l'Anglet. t. vi, p. 886. |{ 6° Lettre de roulage, permission de rouler un tonneau dans les rues de Paris. Ils [les porteurs d'eau] devront représenter leur lettre de roulage, Ordon. de police, 28 juin 1874. Il 7° Action de mettre en rouleau. Nous n'avons vu employer dans les ateliers qu'un seul de ces appareils, la machine Reininger; encore est-elle exclusivement appliquée au roulage des cigares à B centimes, à bout coupé, Journ. offic. 29 nov. 1875, p. 98U2, 1" col. || 8° Nom, au xvii° siècle, de la pèche du hareng, sur les côtes de Normandie. Le projet d'arrêt et les mémoires que vous trouverez ci-joints vous feront connaître que les pêcheurs de Normandie demandent la liberté d'aller à la pècho du hareng, appelée roulage, comme ils faisaient avant l'arrêt du 24 mars 1CH7, qui ne leur permet de faire cette pêche que jusqu'au dernier décembre, boislisle, Corresp. contrôl. génér. 1690, p. 223.
ROULANT. Ajoutez : || iO° S. m. Un roulant, un homme qui parcourt les routes. Aucun de ces spectacles imprévus n'a le pouvoir de retarder un seul instant la marche do ces roulants [porlcballcs qui parcourent l'Algérie], arnaud, Journ.
offic. 26 févr. 1877, p. 1472, 3° Col.
ROULÉ." A;ou(ei; Il 6° Terme de marchand de bétail. Animal bien roulé, animal dont les formes sont d'une bonne rondeur. Celui do M. R..., bien roulé d'ailleurs, est un taureau croisé des races Durham et du Colentin, le Nouvelliste de l'arr. d'Atranches, 4 mars (877.
t 4. ROULÉE (rou-Ice), s. f. ||f Roulée do Piques, les œufs de Pâques. Le prix des œufs à la coque a beaucoup diminué, et les roulées do Piques figurent à la boutique de tous les épiciers, crémiers et marchands de vin à 40 centimes la pièce, le Rappel, (8 mars (874, p. 2, 2* col. Il 2° Nom d'un jeu d'enfant qui consiste à faire rouler sur une planche en pente un œuf teint et I
ROU
à gagner les œufs des camarades qu'il touche en roulant. Jouer aux roulées.
— ETYM. RouUr.
ROULER. Ajoutes : \\ 27° Opérer la roulaison des cannes à sucre. Les cannes à sucre sur les plantations noyées [de la Havane] se pourriront et no pourront être roulées.... sur plusieurs plantations on commencera ce mois-ci à rouler les cannes, et dans les environs de Matause la roulaison commencera le 15, Journ. offic. 30 nov. 1876, p. 8835, 3* col. Il 28° Populairement, rouler sa bosse, courir le pays, les pays. H a roulé sa bosse dans les quatre parties du monde.
1. ROULETTE. Ajoute: : || 15° Nom, à Paris, du bureau d'octroi, qui, bien que construit en pierre, a gardé le nom d'autrefuis lorsque les commis de la ferme générale se tenaient, aux portes de Paris, dans des baraques de bois peintes en rouge, montées sur roues, que l'on transportait facilement d'un point à un autre, maxime du camp, llev. des Deux-Mondes, l°'févr. lê74, p. 521.
ROULEUR. Ajoutez : || 7° Rouleur, ouvrier qui, dans les ateliers de pyrotechnie, roule les étuis et les cartouches. Chaque rouleur de cartouches doit avoir devant lui un certain nombre de grands trapèzes..., des étuis roulés, des balles.... Encyclopédie Rorct, Manuel de l'artificier, p. 4(3.
t 2. HOULEUSE (rou-Ieû-z'), s. f. Terme populaire et grossier. Femme de mauvaise vie, prostituée. L'accusé : Quelle était votre opinion sur la femme G...? — Le témoin : Mon Dieu! l'opinion, au café, c'est que la maîtresse de M. R.... était une rouleuse. Gai. des Trib. (3 août 1875, p. 778, 1" col.
— ÈTVM. Rouler, au sens d'aller çà et là, de passer d'homme à homme.
t ROULOUL (rou-loul'), s. m. Genre d'oiseau, de l'ordre des gallinacés. Le rouloul de Malacca ressemble au faisan par l'éclat de son plumage.
f ROULURE. Ajoutes : || 4° Manière de réunir entre elles des pièces métalliques. L'ancienneté de la nécropole de Villanova [dans l'ancienne Étrurie] est prouvée par l'absence de vases peints, d'écriture et d'as signatum; en outre, les plaques de bronze, au lieu d'être soudées, sont assemblées par voie de rivure ou de roulure, a. mangin, Journ. offic. 14 sept. (876, p. 6976, ("col.
t ROUiMANCHE (rou-man-ch'), adj. Se dit d'un dialecte roman parlé chez les Grisons.
— ÉTYM. Autre forme de roman.
t ROUMI (rou-mi), s. m. Nom donné par les Arabes aux chrétiens. Avec ce régime [civil], prêchait-on, vous allez payer plus d'impôts, vos femmes seront appelées en justice, les Roumis prendront vos terres, Journ. offic. 3(" avril (875, p. 2882, 3° col.
— ÊTYiM. Rome. C'est de cette façon que les Grecs ont dit Roma'ites.
t ROUQUE. — ETYM. Ajoutez : L'anglais rook, au sens de fripon, provient 'de rnok, corbeau.
t ROUSSAILLIER (rou-sa-llé. Il mouillées), s. m. Espèce d'arbre à fruit de l'Algérie. Le roussaillier, aux jolies cerises cannelées, à la pulpe aigrelette et un peu térébenthinée, Joum. offic. 26 nov. (874, p. 78(3, 2« col.
t -■ ROUSSE (rou-s'), s. f. Nom, en Normandie, de vieux têtards, c'est-à-dire d'arbres étètés pour leur faire produire de menues branches. Vente d'arbres : un chêne, un hêtre , une rousse, l Nouvelliste de l'arrondissem. d'Avranches, (8 juin
t ROUSSELET. Ajoutes :\\i' Un des noms vulgaires de la fourmi rouge, qui pique, sans danger d'ailleurs.
t KOUSSET. Ajoutes : Il 2° Un des noms vulgaires de la fourmi rouge, dont la piqàre, sans danger d'ailleurs, est comme d'une pointe d'aiguille.
t ROUSSIER (rou-sié), s. m. Terme de minéralogie. Minerai de fer hydraté qu'on rencontre dans le bassin de la Seine, principalement aux environs do Pontoise.
t 2. ROUSSIN (rou-sin), s. m. Terme d'argot. Homme de la rousse, agent de police.
t UOUSSISSEMK.NT (rou-si-se-man).s. m. Action de roussir; état de ce qui est roussi. Voici l'explication classique adoptée pour rendre compte du roussissement des bourgeons à cette époque do l'année [lune rousse] ; la lune, dit-on, n'a rien à faire dans le phénomène, elle est simplement témoin cl non acteur dans le roussissement des végétaux, II. DE PARVILLE, Juum. offic. 10 avril (866, p. 2591, 2" col.
t ROUSSOLE (rou-so 1'), s. f. Nom dans l'Oise,