‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 467 sur 638 · SER · texte numérisé non relu

SER

d'un séparateur qui donne le moyen de retenir les matières fermes dans une des parties du récipient, et d'éliminer par un tuyau les eaux vannes à l'égûul, LiGEH, Fosses d'aisance, p. 3, Paris, 1875.

SfiPARÉ. Ajoutes : \\ 5° Teint séparé, expression maintenant obscure pour nous, synonyme probablement de teint démêlé, qui se dit en Suisse pour teint débrouillé. Emilie a les yeux touchants, le teint séparé, délicat, uni, smnt-évbemond Idée de la femme qui ne se trouve pnint. |l Voy. à DÉ.MÊLÉ dans le Dictionnaire un exemple de Saint- Simon oii teint démêlé est expliqué autrement, probablement à tort.

SÉPARÉMENT. — REM. On dit séparément de, comme indépendamment de. Ces motifs considérés séparément l'un de l'autre.

t SEPTAÏKUL, EULE (sè-pta-ieul, ieu-1'), s. m. et f. Aïeul, aïeule qui est avant le sextaïeul, c'eslà dire le septième ascendant après le père, cha- TEAUBR. Mém. d'outre-tombe, t. xii, p. 95, 1850.

— ETY.M. Lat. septem, sept, et aieul.

I 3. SEPTAIN (sè-ptin), t. m. L'sité dans cette

locution : corde de septain, corde forte et trèsunie, formée de sept brins, servant spécialement à porter les poids des horloges et ceuxqui font fermer les portes. '\ Des ouvriers prononcent corde de setin et même de satin.

— Etvm. Dérivé de sept.

t SEPTEN.VALISME (sè-ptè-na-li-sm'), s. m. Mot

forgé pour désigner un pouvoir de sept ans qu'on voulait attribuer au maréchal de Mac-Mahon, sans dire que la France fût constituée eu république ou en monarchie. On allait jusqu'à soutenir que les étranges et inextricables conceptions du septennalisme répondaient aux vœux secrets et profonds du pays, le Temps, 25 août (876, )'• page, &• col. t SEPTENNAT (sè-ptèna), s. m. Durée de sept ans pour une fonction, une magistrature, une chambre législative.

— ETY.M. Lat. septem, sept, et onnus, an. SEPTENTRION. — HIST. Ajoutes : i| xiv° s. Sep-

temtrio, sietellons, lescallier, Vocabul. latinfranç. 2276.

t SEPTICÉ.in0UE (sè-pti-sé-mi-k'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport à la septicémie.

fSEPT-OEIL. yl;ou(eî.-— HlST.xm's. Larose [tu] lesses por l'ortie Et l'eglentier por leseiizjCbetis, tu es si deceiiz Que le fruit lesses por la fueille, La lamproie por la setueille, Gautier de coinsï, les Miracles de la sainte \ierge, p. 357, éd. abbé Poquet.

— ÉTYil. Ajoutez: Le normand nomme le poisson sepl-treus, c'est-à-dire sept-trous.

SEPICPLER. JjoKfer : || 2» V. n. Devenir septuple. Pendant la même période [1326-1866|, nos achats en bois d'oeuvre de toute nature à l'étranger ont triplé en quantité et septuplé en valeur, ch. BROiLLiARD, Rev. des Deux-ilondes, 4i sept. (87), p. 349. Dans les dix dernières années, la culture de la vigne a doublé; celle du houblon a septuplé, Jnurn. oljic. tl oct. 1872, p. 6437, 2" col.

t SfiPCLCROLOGIK(sé-pul-kro-lo-jie), î. f. Étude sur les sépulcres. Sépulcrologie française, par Caraven-Cochin, Castres, (873 (il s'agit d'un travail sur des sépultures gauloises, romaines, etc.).

t SEQUAYE (se-ké), s. f. Synonyme d'eiisèque (voy. ce mot au Supplément).

t SÉRAC. Il 2" Ajoutez .-Elle [la fonte à la surface de la neige] produit de singulières formations, celle entre autres qui doit son nom de sérac à une vague ressemblance avec une espèce de fromage qu'on fabrique dans les chalets des Alpes; les séracs sont des cristaux de glaces, E. hambert, Rev. des Deux-ilondes, a nov. (867, p. 384. Le sérac appartient à la zone supérieure, et n'a rien de commun avec les blocs qui naissent de la dislocation du glacier sur les pentes trop fortes, id. ib. p. 395, note.

t SÉIIAPUISME (sé-ra-fi-iîm'), .■!. m. || 1° Néologisme. Caractère ascétique imprimé par saint François d'Assise à sa fondation monastique. || Par extension. Séraphisme béat, cherbuuez. || 2" Caractère séraphique, élhéré. L'amour du poëlo [Lamartine] n'est que sentiment et séraphisme ; mais combien de rêves et d'idées le dédommagent de ces privations qu'il s'impose! H. blaze db bury, le Temps, 20 fév. (877, 3' page, 4" col.

t SÉRASQUIERAT (sé-ra-skié-ra), s. m. Fonction du sérasquier. || Demeure du sérasquier. L'archiduc Chairles-Louis a rendu visite hier au sénsquierat, et a été reçu aujourd'hui par le sultan, Journ. ofjic. 6 mai (872, p. 3029, ('• col.

t SERBE (scr-b'), adj. Qui appartient à la Serbie. Langue serbe.

SÉR

t SERUAR (sèr-dar), jj. m. Chef militaire chez les Turcs et les Persans.

— ETY.M. Persan, serddr, formé do ser, tète, et dar, qui possède.

tSERDEAU. — HIST. || Ajoutes : xiv s. Jehan, sert de l'eau, géraud, Paris sous Philippe le Bel, p. 143.

t SEIÎÉE(se-rée), s. f. Ancienne forme de soirée. Les Serées de Guillaume Bouchot, titre d'un ouvrage du xvi" siècle, réimprimé de nos jours par Lemerre.

t SERÈNE (se-rè-n'), s. f. Nom, en Normandie et en Bretagne, de vases en poterie de grès, pouvant contenir une quinzaine de litres, dans lesquels est versé le lait de la traite et oii monte la crème destinée à faire le beurre, albert boussiLLE, le Phare de la Loire, 16 sept. (876, 3' page, ('• col.

— ËTYM. Bas-lat. serena, sorte de mesure de liquides, du lat. séria, jarre.

SERGENT. Ajoutez : || 11° Sergent goulu ou canac, nom, à Belle-Ile, Morbihan, du fou, oiseau de mer {sula brassanus), gouezel, les Oiseaux de mer, Nantes, (875, p. (2!

t SERGEON (ser-jon), s. m. Nom, dans l'Oise, des petites bottes qu'on fait avec le chanvre pour le sécher, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 65.

SERGERIE. Ajoutes: — HIST. xV s. Pour charge de sargerie sur lil [croisée laine et fil], mantel- LIER, Glossaire. Paris, (869. p. 68.

t SÉRICIFÈUE (sé-ri-si-fè-r'), adj. Qui porte, qui produit le lil de soie. Les tubes séricifères du ver à soie.

— ÉTV.M. Lat. sertcum, soie, et ferre, porter, t SÉRICOLE (sé-ri-ko-rj, adj. Qui a rapport à la

séricullure.

— ÊTVM. Voy. SÉRICULTURE.

t SÉUICULTKL'R (sé-ri-kul-teur), s. m. Celui

qui se livre à l'élève des vers à soie.

— Etym. Voy. sériculture.

t SÉKICULTURE (sé-ri-kul-tu-r'), s. f. L'élève

des vers à soie.

— ETYM. Stip, <r))po;, ver à soie, proprement l'animal du pays des Sêres. M. deDumast et, après lui, M.M. Luppi et Dupré de Loire ont condamné le mot séncicullure et ont démandé qu'on le remplaçât par sériculture. En effet, ce que l'on cultive ce n'est pas la soie, tropixov, sericuin ; c'est le ver à soie, OT,p. Sériciculture ne peut être considéré que comme un exemple d'une figure de mots où l'on prend le produit pour le produisant; c'est ainsi qu'on dit viniculture, moins bien il est vrai que viticulture. De cela il résulte que séricullure est plus exact que sériciculture et mérite la préférence. Cependant il faut remarquer qu'à un autre point de vue, le point de vue grammatical, séricullure serait reprochable {or,p faisant au génitif <rT;po;), et qu'il faut alors supposer que le grec est latinisé.

+ SÉRIEL, ELLE (sé-ri-èl, è-1'), adj. Qui forme série. Le Porcupine ne cessa de sonder, de draguer et de faire des observations sérielles de la température de la mer à différentes profondeurs, A. RECLUS, Rev. maritime et coloniale, juill. (874, p. (54.

SERINGUE. Ajoutes : \\ 4° Arbre à seringue, les hevea [siphonia) à caoutchouc, baillo.n, Uict. de bot. p. 248.

SEKMENT. Ajoutes : || 3» Nom donné jadis à des confréries. D'après cet auteur [E. Cachet], en creusant les fondations d'un mur de clôture, Kubens aurait anticipé sur le terrain du serment ou confrérie des arquebusiers ses voisins, J. dumesnil. Histoire drs amateurs étrangers.

SERMONNAIRE. Ajoutes : — mST. xu' s. Oiiqes nus clers iisans, sermouniers ne prophète..., iluinet, dans Romania, juillet-octobre (875, p. 3:10.

t SERPEAU (sèr-p6), s. m. Sorte de serpe employée à la culture de la vigne. On nous écrit de Blaye (Gironde) : il apportait près de son lit un instrument appelé serpeau, qui sert à cultiver la vigne et qui forme une véritable arme à double tranchant, très-lourde, très-large, recourbée à .son extrémité et munie d'une arête très-forte, également tranchante. Gaz. des Trib. 4-5 mai (874, p. 433, 2' col.

— Etvm. Dérivé de serpe.

t SERPENTÉ, ÉE (sèr-pan-té, tée), adj. Disposé en forme de serpent. Saint Pierre avertit principalement les jeunes femmes do ne porter point les cheveux tant crêpés, frisés, annelés et serpentes, saint FRANÇOIS DE SALES, InlroducUon à la\ lvie décote, m, 25.

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