YEN
des significations tel qu'il est donné dans le Dictionnaire doit être interverti.
— Ety.m. Ajoutez : On trouve aussi au xvi* siècle verge comme nom de la baguette dont on se servait pour mesurer les liquides en fût, d'oii vergier, jauger, et i-eryeur, jaugeur, manikllikr. Glossaire, Paris, (869, p. 67. Au lieu d'origine inconnue, M. Bugge, Romania, n* (0, p. (59, propose l'ail. Vrertel ou Yiert, holl. vicrtel, virlel, mesure de cap.Tcité, proprement quart, quartaut. Mais, comme, à cùté de velte, il y a verte ou verle et an.ssi vcrgtte, et comme velte a aussi le sens de jauge, lequel appartient semblablemeut à vergue, M. Bugge ajoute : « Trois mots différents sont peut-être ici confondus : (• verte ou velte, mesure de capacité, de l'ail. Vierter; 2' vciijue, jauge, du lat. virga; picard, rerçyiif, petite gaule; 3* vcrle, diminutif suivant Scheler et représentant le lat. virgula. • Mais il n'y a qu'un seul velte, la mesure de capacité n'étant qu'une dérivation de la jauge. Dès lors l'étymologio par verge, virga, devient trèspn.bable; et il faut écarter Viertel, Ce mot, qui présente tant do formes, en avait une de plus, c'est viote (voy. ce mot au Dictionnaire).
t VELVET. Ajoutes : — REM. Différence entre le velvet et la velvélinc : les velours façon soie, dits velvets, différent dos velours autres, dits velveteens (velvétinc), cords et moleskines, en ce que dans les premiers l'envers présente un tissu lisse où les fils do trame sont perpendiculaires à la chaîne, ce qui leur donne l'aspect d'un calicot, tandis que dans les autres velours l'enver."! est un tissu croisé; un des caractères des velours velvets est aussi d'être plus légers que les velours autres. Douanes, Tarif de (877, note 525.
VÉNAL. — HIST. XIII» s. Ajoute! : Sauf ce que del venel [choses à vendre] que li home achèteront dedenz la vile de Saint-Quentin à paier le jor de l'achat ou errant [aussitôt], li maires les en puet justicier et dcslraindre del paier. Charte du Vermandois, dans Bibl. des ch. (874, xxxv, p. 474.
VENDANGE. Ajoutez: Wi- Dans le langage administratif, vendange, le raisin simplement écrasé dans des cuves, par opposition à moût, qui est le jus du raisin sortant du pressoir. Douanes, Tarif de (877, note 475.
— ETYM. /)jou(ejr : On trouve dans une inscription de l'an 387 l'orthographe vendemia, mo.mmsen, Inscr. neap. 357 (.
t VENDELIN. Ajoutez : — ETYM. Ail. wendel, tournant, avec le suffixe m3,qui indique faculté, manière d'être : chose qui vire, tourne.
VENDREDI. Ajoutez : || Proverbe. Le vendredi fait le dimanche, dicton populaire d'après lequel le temps qu'il fait vendredi annonce le temps qu'il fera dimanche; ce dicton n'a aucun fondement.
t VÉNÉRANT, ANÏE(vé-né-ran, ran-t'), adj. Qui vénère. Une âme à la fois saintement pitoyable et magnifiquement vénérante, ste-ueuve, Porl-Royal. t. IV, p. 3(3, 3' éd.
t VENEREUM (vé-né-ré-om'), s. m. Terme d'antiquité. Local consacré dans les maisons à Vénus. Dans le venereum de la maison du faune à Pompéi, il y a une peinture du même genre et non moins remarquable, H. iioussaïe, Rev. des Deux- Mondes, ("sept. (874, p. 9(.
— ETYM. Lat. venereum ou venerium, de venereus, qui appartient à Vénus (voy. venus).
VE.NGER. — ETYM. Ajoutez : L'orthographe vendicare se trouve dans un texte de l'an 670
(pardessus, CCCLXI, 6().
VENGEUR. — MIST. xif s. Ajoutez : Ke il en tant soit plus droiz 'altrui vengicres que il premiers est vcnqueres de soi, {t Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 368.
VEMN. — HIST. Ajoutez : \\ xiv s. Celle serpent Qui par lot souverain espanl, macé, Bible en vers, i' (9, 2" col.
VENT. Il 2' Ajoutez : || En coup do vent, signifie aussi : brusquement. .Sans vouloir en entendre dnvantage, madame de Vresles, indignée, a pris son chripeau et le reste, et est partie en coup de vent, Journ. amusant, lo août (872. || i' Ajoutez : || Fendre le vent, signifie aussi se sauver, s'enfuir. La nuit d'auparavant Vous sûtes faire Gille ctfsnditcs le vent, cohn. Suite du Menteur, i, i.\\ Proverbes, Ajoutez : || Vent du midi les chiens au chenil; vent du nord les chiens dehors.
VENTEUX. Ajoutez : || i' Fig. Qui n'a que du vent, qui est .sans réalité. Laissez l'ambiliuii, comme une chose bouffie, vaine, venteuse, malh. Lrtiquc, éd. L. Lalanne.
VENTOUSl':. Ajoutez : || 6" Creux ou vide qui se
VER
forme dans une chaussée ou une palissade. On rechausse la dernière rangée de brou.ssailles pour lui permettre de résister au vent.... et bien l'appliquer contre le sol, afin de ne donner aucune prisa aux ventouses; car, en une seule nuit, le travail do plusieurs jours peut être pi rdu [il s'agit de la fixation des dunes], o. baGiNehis, Jfan. de sylvic. p. 293, Nancy, (873.
VENTRE. Il 16" Ajoutez : || Ventre de moi, sorte de juron. Ventre de moi!quedeviendrai-je?sCARa Virg. IV.
t VENTURISER (SE) (van-tu-ri-zé') , v. réfl. Prendre les allures d'un certain Venlure de Villeneuve, aventurier qui joue un rôle dans le quatrième livre des Confessions de J. J. Rousseau. Pour comprendre à quel point la tête me tournait alors, à quel point je m'étais, pour ainsi dire, venlurisé, il ne faut que voir combien tout à la fois j'accumulai d'extravagances, .j. j. rousseau, Confess. iv.
VÉNUS. Ajoutez : \\ 8* La Vénus attrape-mouches, dionsea muscipula, Journ. offic. 26nov. (876, p. 8720, 2» col. Il 9- Populairement et fig. Coup de pied de Vénus, accident syphililiiiue. Avec une autre drogue, on chasse le mal occasionné par des coups de pieds do Vénus, L. du P. Duché ne , (6 lettre, p. 3.
t VÉNUSTÉ. Ajoutez : — REM. Le passage de Chateaubriand cité d'après le Dictionnaire de Dochez se trouve dans Mém, d'oulre-tombe, éd. de Bruxelles, t. I, Mon donjon.
t VENVOLE. Ajoutez : — REM. Le passage de Chateaubriand cité d'après le Dictionnaire de Dochez se trouve dans Mém. d'outre-tombe, éd. de Bruxelles, t. u, Ess. hist. sur les révol.
VER. Ajoutez : || 14" Ver do vase, larve d'un petit diptère, le chironome; elle est rougo et est employée par les pêcheurs comme appût, E. blan- CHABD, Uev. des Deux-Mondes, ("oct. (87'i, p.6U6. t VÉRAI.>^ON. Ajoutez : Dans la Côto-d'Or, aux environs de Beaune, la vigne est resplendissante de force.... dans les bons vins, les raisins .sont en pleine phase de véraison, Journ. des -Débats, 2( août 1877, 3" page, 2" col.
t VERBALISATEUR (vèr-ba-li-za-teur), s. m. Celui qui verbalise. 11 n'est pas nécessaire que le prévenu ait été vu mendiant par l'agent verbalisatenr, Gaz. des Trib. 2-3 août (875, p. 742, 2' col. t VERRA LISME(vèr-ba-li-sm'), i. m. Néologisme usité surtout en philosophie. Système, raisonnement fondé sur des mots. Le système de Hegel est un verbalisme.
— ETYM. Verbal.
t VERBLED (vèr-blé), s. m. Nom, en Normandie, de la larve du hanneton ou ver blanc, delboulle, Gloss. de la vallée d'ïéres, p. 337.
— ETYM. Ver, et hté.
t VERBO (vèr-bo). Terme latin signifiant au
mot et employé pour les recherches et renvois dans les dictionnaires et répertoires alphabétiques; par exemple : voy. Je Répertoire de jurisprudence, verbo procédure.
t VERCIIÉRE (ver-chèr'), s. f. Ancien terme de droit. Part légitime daus une hoirie, Acte de (7(6 (Dauphiné).
— HIST. XV* s. Ledit roy dauphin prend de présent la charge de payer à l'ancienne comtesse de Valenlinois ce à quoy ledit comte peut cstre tenu à elle ou à aultre, à cause de la verchiere ou dot, dont ladicte comtesse ou aultre pourroit faire poursuite ou demande contre ledit comte, du cange, vcrcheria. Jchanne, femme de Jehan Furchcron, tient une autre terre ou verchiere contigue à ladite terre, m. t'b.
— ETYM. En Auvergne, valchcire; prov. vercayrar, doter, donner en dot une verchiere; baslat. vercheria, vercherium, bercheria, du bas lat. berbix, brebis (voy. iuieius). Yerqueria est proprement une bergerie, puis un fonds sur lequel on élève des brebis, et enfin un domaine, une dot.
t VERDEREAU (vèr-dc-rô), s. m. Nom, dans l'Yonne, du lézard vert, l'abbé coiinat, Dict. du patois usité dans le centre du départ, de l'Yonne.
— ÊTY.M. Diminutif de vert, anciennement verd. t VERI)ERI';T(vèr-dc-ri), s. m. Nom du lézard
vert, dans la Haute-Marne. Diantre, jeune homme, vous êtes vif comme un verderet, répondit le conducteur qui faisait le service de L.'ingros à Auberive, A. THiiUBiKT, Rev. des Dcux-MonJas, (6 avr. (870, p. 75(.
— ETYM. Diminutif de vert, anciennement verd. t VERDERON (ver-dc-ron), s. m. Terme runil.
l'ou.sscs mal venues des cértalts qui ont été mu-
VER
tUées par la dent des muloU, EUC. bollakd, Faune populaire, Paris, «877, p. 34.
ETYM. Dtrivé do vert, anciennement verd.
t 2. VERDIÈRE (vèr-diè-r'), s. f. Nom vulgaire de la zosière, plante marine. Les fucus de toute espèce, les zosiores appelées verdière ou herbe marine, font une véritable prairie des grèves que les grandes marées seules découvrent, Joum.
offiC. <8 déC. 1876, p. «0462, l" COl.
t VERUI.V. Ajoutez : \\ %' Nom, dans la Vienne, d'un cépage blanc, les Primes d'honneur, Paris, «872, p. 304. Il Gris verdin, nom d'un cépage de l'Orléanais, qui fournit de petites grappes à fruits noirs ou noir cendré, ^cod. des se. Comptes rend, t. Lxxnn, p. 728.
t VERDIOT (vèr-di-o), s. m. Nom donné, dans l'Ain; aui coqs mal chaponnés; ils perdent du quart au cinquième de leur valeur sur les marchés, les Primes d'honneur, Paris, «870, p. 375.
i VERDISS.\GE (vèr-di-sa-j'), s. m. Action de rendre vert. On ne s'est plus occupé h Marcnnes que de l'engraissage des huîtres et -le leur verdissage, Joum. offic. 25 mars «8'J, p. 2378, 2' col.
t VERDISSANT. Ajoutes : Leurs fruiU blonds et verdissants, bac. Lexique, éd. P. Mesnard.
t VERDISTE (vèr-di-st), s. m. Partisan de la musique de Verdi, compositeur italien. On n'aurait qu'à m'appeler rossiniste ou vcrdisle, H. blaze DE BUBY, Kev. des Deui-ilondes, «5 oct. «875.
t 2. VERDON. Ajoute: : — HIST. xvi* s. Verdon [cordeau servant au halage à col], manteluer, Glossaire, Paris, «869, p. 67.
VERGE. Ajoutez: \\iO' Verge de fléau, le long bdton auquel le fléau est attaché. Elle avait ouvert la porte à son père, qui, armé de sa verge de fléau, avait frappé la victime à coups redoublés, Gaz. des Trib. 28 oct. «875, p. «037, 4' col. Il 21" Verge graduée, jauge. Vous n'avez que deux moyens de procéder à cette vérification [des manquants] la jauge ou verge graduée, et le dépotage, Journ. offic. 31 juill. «872, p. 5248, «"col.
t VERGELET (vèr-je-lè), s. m. Calcaire grossier qui se rencontre dans les vallées de l'Oise et du Thérain (voy. vebgelé), les Primes d'honneur, Paris, «872, p. 64.
I VERGE.VNE (vèr-jè-n'), ». f. Sorte de pierre. L'ouverture d'un sarcophage antique en vergcnne, découvert à deux mètres et demi de profondeur, dans les fondations des nouvelles ca.sernes de la butte, Extr. de l'Union frane-eomtoise, à^ns Journ.
offic. «0 déc. «876, p. 8I«5, «"COl.
«. ATIRGER. — ETYM. Ajoutez : La forme veridiarium se trouve dans Muratori, «595, 3.
t VERGETURE. Ajoutez : || 2° Raie que présente la peau de certains animaux. Il existe des individus [chevaux] qui ofi'rent accidentellement une raie noire le long de l'épine dorsale ou des vcrgeturcs sur les flancs, indices de parente du cheval, de l'âne, du zèbre, de l'hémione et du daw, chez lesquels cette raie ou ces vergetures sont constantes, CK. martins, Rev. des Veux-Mondes,
«5 févr. «876, p. 757.
VERGXE. Ajoutez : \\ 2* Digue de rivière con- Btruilo artificiellement et à l'aide de pieux, fascines, etc. Il Ce sens est une extension de vergne, arbre qui se plante d'ordinaire le long des rivières.
t VERGNER (vcr-gné), V. o. Garnir une rivière d'une vcrgnc, d'une digue de pieux et de claies, DAViEL, Législation des cours d'eau.
■VERGtKlNE. — ETVM. Ajoutez: L'orthographe verecunnia se trouve dans les graffites de l'ompéi (GABBUcci, Graff. pomp. 28,52); et rergondus est dans MUBATOHi, «602, 3, à Vérone, en 720.
t VERGOGNEUX. Ajoutez : — RF.M. Voici le passage de Malhtrbo auquel Vaugclas fait allusion : La volupté, basse et c^ntcmplible, comme faite par le ministère des plus sales et plus vergogneuscs pattiosde notre eerps, ne peut être que sale et ïorgogneusc en son événement, Lexique, éd. L. Lalanne.
1 3. VERGUE (vèr-gh'), s. f. Nom provincial delà branche à fruit dans la vigne. Quel que soit l'état de la vergue ou branche à fVuit et du crochet de retour après la gelée, il ne faut pas songer à procéder à aucune section ni retranchement complet en cette saison, Extr. du Journ. d'agricul. pratique, dans Joum. offie. «6 juin «873, p. 3921, 2* col.
— ETYM. Autre forme de verge.
t VÉRIFIABLE (ïé-ri-B-a-br>. adj. Qui peut être vérifié.
VER
— niST. XIV* s. Scel autentique et verefiablc, Rcc. des monum. inédits de l'hist. du tiers état,
t. IV, p. 783.
VÉRITABLEMENT. — IllST. Ajoutez : xii* S. Par tant ke il ne le [certaines choses] conut pas par esperiment, ne les croiet pas estre véritablement, ii Dialoge Grégoire In pape, «876, p. «94.
t VERITAS. Ajoute: : \\2° Le catalogue dressé et mis en vente par l'ofiice Veritas. Le Veritas, registre de l'état civil des navires de mer, distingue les navires neufs en trois classes. Enquête, Traité de comm. avec i'Anglet. t. vi, p. 852. Est-ce que l'assureur fait ces investigations? jamais; l'assureur consulte son Veritas, et voilà tout, Joum.
offic. «« déc. «874, p. 8189, 2« COl.
t VERMÉE (vèr-mée), s. f. Dans l'Aunis, paquet de vers de terre qu'on attache au bout d'une ligne sans hameçon pour prendre des anguilles. Pèche à la vermée, GÎoss. aunisien, p. «57.
— ETYM. Lat. rermis, ver.
t VERMICELLE, ÉE (vèr-mi-sèl-lé, lée), adj. Qui est en forme de vermicel. || Peaux vermicellées, peaux de raies, de soles, etc. desséchées et découpées, Douanes, Tarif de «877, ru>te 44.
VERMILLER. Ajoutez : || 2° Il se dit des oiseaux faisant la chasse aux vers. C'est un charmant oiseau que la gorge-bleue |M. Carteron dit avec un trait d'union le gorge-bleue] qui suit le cours des petites rivières en vermillant dans les buissons de saule marseau, cabteron. Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 79, Hetzel, «866.
t VERMI.MER(vèr-mi-nié), s. m. Dans Eure-et- Loir, l'ensemble de la vermine, y compris les rats et les souris, eug. bolland, foune populaire, Paris, «877, p. 27.
VERMISSEAU. — HlST. Ajoutez : \\xi\' s. Tcredo, uns vermissiaus, escallieh, Yocab. lat.-franç.
VERNIS. Ajoutex : || 6» Cuir verni. Cet habile escamoteur, chaussé de vernis, ganté de frais, était entré dans le débit de tabac situé..., Gaz. des Trib. 28 mars «875, p. 302, 4» col. ||6° Vernis Martin, sorte de vernis employé en peinture. Chardin en avait apporté de Perse les secrets, et c'est alors qu'apparut chez nous le vernis qu'on appela vernis Martin, du nom du peintre français qui en propagea l'usage, A. DE beaumo.nt, Rcv. des Deux-Mondes t" nov. «867, t. Lxxii.p. «47. On songe involontairement au fameux salon de Potsdam, en vernis Martin vert, B. Gautier, Journ. offic. 7 mars «876, p. «60U, «'• col.
VERKE. Il 10° Ajoutez : || Verre plat, verre qui n'a pas de pied. Dans le milieu du cercle de gauche, on voit un verre plat, dans l'autre, faisant pendant, un verre à pied, Gaz. des Trib. fi nov. (876, p. «076, «"■* col. Il En ce sons, on dit d'ordinaire verre gobelet. || 17° Verre étonné, verre précipité dans l'eau au moment de la fusion, Douanes, Tarif de «877, no(e 4i)C.
VERrIèRE. Ajoutez : \\ 4° Espèce de se»u ou bac en plaqué, qui sert à placer sur le comptoii\des marchands de vin, cafetiers, etc. les verres propres
VERRUE. — HIST. Ajoutes : xiil* s. Ou [au] col n'ot fronce ne berrue. Que ele avoit et lonc et droit, U Chevaliers as deus espées, publié par Fôrster, v. 4288.
\ VERSADI (vèr-sa-di), s. m. Nom, en Auvergne, de la marcotte et du marcottage de la vigne, ja- LOL'STRE, Cours d'agricult. 3°éd.Clerraont-Fcrrand,
— ETYM. Lat. l'ersare, verser, renverser, coucher.
t VERSAINE (vèr-sè-n'), s. f. Nom, dans la Moselle, de la jachère, les Primes d'honneur, Paris, «869, p. «07.
— HIST. XIV" s. Lireligieus ont accordé que nous porrons charier par les terres de Halewarde, toutefois qu'elles seront vuides, excepté le temps qu'elles seront tiertiées pour la versainne ou aréos pour le mars, du cange, «crsana.
— ETYM. Bas-lat. ïcrsana, de versare, verser, parce que les terres, pendant l'année de j<ichèie, sont plusieurs fois versées ou labourées.
« . VERSANT, ANTE. Ajoutez :\]2° Qui se verse, en parlant de cours d'eau. La séparation des e;iux versantes du côté du nord et du midi de la chaîne des Pyrénées, bladé. Études géogr. sur la vallée d'Andorre, Paris, «875, p. 3.
VERSATILE. || 3° Ajoutez un exemple du x\ ii' siècle. Comme il a un esprit versatile et qui s'impose facilement à lui-même, Joumai de M. de Ponicliâteau, dans saintebeuve, Port-Royal, t. v, p. 3:);i, :i' uJ.
VER
t 3. VERSE (vèr-s'), s. f. Mesure du charbon de bois, sorte de corbeille contenant environ 37 litres, NANQUETTE, Exploitât, débit et estim. des bois, Nancy, «868, p. 39,
VERSE. Ajoutez : fl 4" Produit, en parlant de pièces de procédure. Attendu qu'il résulte de l'enquête et des documents versés aux débals, la preuve que.... Gaz. des Trib. «4-«5 sept. «874,
p. 883, 2" col.
VERSER. Il 12° Ajoutez : \\ Verser eu fraude des denrées, les introduire pour la consommation intérieure, au lieu de les consommer ou de les garder à bord. Le service doit veiller à ce que les vivres et provisions apportés de l'étranger no soient pas versés en fraude, Douanes, Tarif de «877, p. cxxi.
t VERSEUSE (vèr-se(i-z'), s. f. Vase, ordinairement en plaqué, dont on se sert, dans les établissements publics et les maisons particulières, pour verser le café préparé dans les cafetières ordinaires.
t VERSTIQUE (vèr-sti-k') , adj. Par verste, comme on dit kilométrique. Le trafic verstique a été en moyenne.... Extrait du Joum. de Saint- Pétersbourg, dans Journ. offic. du «9 mai «876, p. 3403, «'• col.
VERT. Ajoutes : \\ 20° Le vert de Chine, sorte de couleur verte. En «85« et «852 survint le fameux vert de Chine, appelé lo-kao ; peu de temps après, M. Charvet, de Lyon, parvint à tirer le principe colorant du !o-kao d'une plante indigène de l'Europe, le rhamnus catharlicus, Mém. d'agriculture de )870-7«, p. 336. Il Vert de Paris, l'arsénite de cuivre. Le vert de Paris a seul donné de bons résultats [contre le doryphore] le vert de Paris
est répandu sur les tiges et les feuilles des pommes de terre, soit à l'état sec, soit à l'état liquide, Journ. offic. 3« juill. «877, p. 65«4, 3" col. Il 21° Couper sur le vert, cueillir un fruit avant la maturité. L'expéditeur est obligé de les couper [les ananas exotiques] avant leur maturité, c'est-à-dire sur le vert, Journ. offic. «8 août «872, p 5577, 2° col.
— HIST. Il xvi° s. Ajoutez: Dix-sept jeunes seigneurs de la cour à teste verte, à menton net de poil, défroqués d'entendement, la pise, Ilist. des princes et princip. de la maison d'Orange, iv" part, p. 629.
VERT-DE-GRIS. — ÉTVII. Ajoutex : Aux formes anciennes il faut joindre celle-ci : xiv" s. Asur et ver de Grèce, le Livre des mestiers, dans Journ. des Savants, oct. «875, p. 653.
t VERTICILLER (SE) (vèr-ti-si-lé), v.,réfl. Terme de botanique. Se former en verticille. Quand ils [les pins sylvestres] ont trois ans, qu'ils se sont verticillcs, le momeut est venu de faire la coupe secondaire, G. bagneris, Man. de sylvic. p. 07, Nancy, «873.
+ VERTIR (vèr-tir), v. n. Terme de pratique. Tourner, être appliqué à. Chaque fois que, sur l'une de ces feuilles, un nom aura été substitué à un autre, l'auteur de la substitution sera puni d'une amende de trois francs, qui vertira au profit des aides qui se seront montrés les plus exacts. Règlement de l'écnrage , «821, dans de- LAHAis, Kotice hist. sur l'écorage, Dieppe,- (873 p. 50.
— HIST. xu" S. Au ceval de Castiele li damage vierti [le dommage tomba sur le cheval], li Roman d'Alixandre, p. 465.
— ETYM. Lat. vertere, tourner.
t VERT-MOXNIER (vcr-mo-nié), s. m. Nom normand du pivert.
— ETVM. rer(, et monnier, meunier; l'oiseau est ainsi dit parce qu'il aime le voisinage des moulins, delboulle. Supplément au Gloss. de la vallée d'Yéres, p. 48.
VERVELLE. — HIST. Ajoutez : xii' s. Et les portes [sont] rices et bieles. Que tuit li gon et les vervieles [variante, reondeles] Sont do fin or..., Perceval le Gallois, v. 904«.
t 2. VERVECX, EUSE (vèr-veù, veù-z'), adj. Néologisme. Qui a de la verve. Diderot le fougueux, le verveux, qui a eu l'honneur de comprendre et de sentir dans Tércnce celui qui lui ressemblait le moins, saintebeuve, Noufeaux lundis, t. V {Térence traduit en vers par M. de Belloy, II). Une voix puissante, une parole verveusc m'emporta d'un autre coté; c'était Diderot que j'entendais, RUDE, l'Opinion nationale, «2 juin «876, 3° page, 4° col.
+ VERZELLE (vèr-zè-l'), s. f. Nom vulgaire du troène commun.
vin
VESCE. Ajoutes : \\ Vesce sauvage, nom vulgaire du la vesce à feuilles étroites. || Vesce des bergeries, nom vulgaire de la vesce des haies.
lllST. Ajoutes : XII* s. Ne li lairai de tiere
vallant un grain de vecce, li Romans d'Àlixandre, p. 112.
VESSIE. Ajoutes : |l 8» Arbre à vessie, le baguenaudier, colutea arborescens, L., bâillon, Dict. de bol. p. 218.
— lliST. xiir s. Ajoutes : Rcnars vessie pour lanlerne Fait à entendre à tous les siens, nenart le nouvel, p. 72, Paris, <874, éd. Jules Houdoy.
f VEST (vè) s. m. Terme d'ancien droit. Mise en possession. Décret du <9 septembre 1790 : Art. 3 : X dater du jour où les tribunaux de districts seront installés dans les pays do nantissement, les formalités de saisine, dessaisine, vest, divest, etc. demeureront abolies. Cas. desTrib. (Sjanv. t876, p. 12, 2* col.
— ËTYM. Lat. vestire, v6tir, et, dans le bas-latin, mettre en possession.
VESTE. — ETYM. Ajoutes: Notre mot veste, qui n'a pas d'historique, vient directement de l'ital. vesta, habit, robe, habillement, lequel, à son tour, vient du lat. vestem, habit, par changement de déclinaison, diez, Gramm. des langues rom. t. ii, p. i:i, trad. franc.
VESTIGE. Il 1° Ajoutes : \\ Aller sur les mêmes vestiges, suivre la mémo doctrine, la même conduite. Les conciles allaient tous sur les mêmes vestiges, Boss. .4rfr(. t.
t VESTIMENTAL, ALE (vè-sti-man-tal, ta-l'), adj. Qui a rapport aux vêlements. Se montrer élégamment tenu suivant les lois vestimcntales qui régissent huit heures, midi, quatre heures et le soir, DE BALZAC, la Maison kucingen, 1856, p. 27.
— ÉTYM. Lat. vestimentum. vêtement.
VÉTILLEUX. Ajoutes : || 3° Ombrageux, en parlant d'animaux. Attendu que, d'un procès-verbal dressé sur les lieux de l'accident par un agent de police de Paris, il résulte que L.... avait été averti.... que cette vache était vétilleuse; que cette expression, bien qu'elle soit d'un français douteux, contenait un avertissement pour L.... de se tenir sur ses gardes, Gaz, des Trib. 2 mars
187r>, p. 209, 3" col.
t VÊTITIF, IVE (vé-ti-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Qui défend, interdit. Impératif vétitif. • — REM. M. Maspuro, Rev. crit. 4 8 sept. 1875, p. 178, écrit vétatif; mais les adjectifs de cette formation dérivent du supin ; or ici le supin est vetitum et non vetatum.
— ETYM. Lat. vetare, défendre, ancien français veer.
VÊrnUE. Ajoutes : || 3° Les vêtements euxmêmes que l'on fournit à des indigents. 11 est déposé dans les bureaux du secrétariat général de l'Assistance publique un échantillon-type de chacune des layettes et vêtures affectées au service des enfants assistés, Journ. offtc. i" nov. <876, p. 78r,6, f col.
t VEULERIE (veu-Ie-rie), s. f. État de qui est veule. Ils [.Manon et Desgrieuxj ont la même veulerie de sentiment, les mêmes bassesses, alph. DAUDET, Journ. olJic. 8 févr. <875, p. <05n, 3* col.
VEXATION. Ajoutes : — REM. Vexations, au pluriel, a été employé dans l'arrêt qui condamna Lally, comme désignant un crime ou un délit. Sur quoi Voltaire remarque : L'arrêt ne dit point qu'il [Lally] ait été concussionnaire; cet arrêt lui reproche vaguement des vexations, et ce mot de vexations est si vague qu'il ne se trouve chez aucun criminaliste. Lettre à d'Alemberl, 13 juin <766.
t VEYRADIER (vè-ra-dié), s. m. Nom, dans le quartier d'Agde, de filets flottants servant à la pêche du maquereau, Sta<i.î(t'7ue des pêches maritimes,
VIANDE.— REM. C'est vers la fin du xvi' siècle que viande a pris son sens spécial d'aujourd'hui : « En la cour il semble qu'on ait restreint le mot viande à la chair qui est servie à table; car on n'y appelle pas viande le dessert, et, si à un jour de poisson quelqu'un mange de la chair, on dit qu'il mange de la viande, » nicot.
t VIBILIA (vi-bili-a), s. f. La M4« planète télescopiquo, découverte en (875 par M. Pcters.
t VIBRANCE (vi-bran-s'), s. f. Néologisme. Qualité de ce qui est vibrant, de ce qui fait vibrer. Les fusains de M. Appian sont d'une couleur chaude et d'une grande vibranco de lumière
BERGERAT, JOUTUal Ofjic. 28 févr. (877, p < 643'
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VIBRATECR (vi-bra-teur), s. m. Terme de mCT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.