‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 538 sur 638 · WAS · texte numérisé non relu

WAS

t WAMPOUJI (onan-pnum'), s. m. Nom donné, parmi les tribus de l'Amérique du Nord, à des ceintures auxquelles étaient enfilés des coquillages de diverses formes et de diverses couleurs, et qui, par leurs combinaisons emblématiques, étaient destinées à éveiller dans l'esprit telle ou telle notion; c'est l'analogue des quipos, a. maury, De l'origine de l't'crilure, Journ. des savants, aoOt (875, p. 467. H. de Vesly passe en revue les images mémento : quipos des Chinois et des Péruviens, wampoums et tatouages des tribus de l'Aiiiérique, Jnurn. offic. 22 avril <87s, p. 2860, (™ col.

t WAPITI (oua-piti), s. m. Sorte de cerf de l'Amérique du Nord. Dans les nouveaux Etats et territoires de par delà le Mississipi,on parle de la disparition rapide non-seulomcnt de l'élan et du cerf, mais encore des moufllons et des wapitis, /tel), britan. août (876, p. 474.

t WARIE. Ajoutez : — REM. On le trouve aussi au masculin, sous la forme wary. On écrit de Saint-Pierre Miquelon : Les inquiétudes augmentent en ce qui concernait les sieurs.... pécheurs de l'Ile aux Chiens, partis à la chasse des oiseaux de mer, le 30 décembre dernier, dans un wary, Avntnchin, 6 févr. (876.

t WARNETTE. Ajoutez : On le trouve écrit aussi warnète. Les bateaux de dix tonneaux et au-dessous, qui se livrent à la pêche dite aux warnètes et qui no rapportent que du poisson frais, seront exemptés des conditions d'armement exigées..., Décret du 7 juin (852, pêche du hareng, art. (2.

t WARRANTER (oua-ran-té), ». o. Terme do commerce. Munir d'un warrant. Le règlement de l'indemnité pour les marchandises warrantées brûlées par la Commune est encore entravé, mais le résultat peut être apprécié, Journ. offic. 6 avril (874, p. 2598, 3° col. 11 [un négociant] peut hypothéquer ses magasins, warranter ses marchandises, donner en garantie son portefeuille, ib. 28 juin (874, p. 4413, 2" col. Objectera-t-on que le récépissé peut être négocié, peut être warranté ? Goz. des Trib. 8 avril (876, p. 346, ("col.

t WARROTS. Ajoutez ; 1| On trouve aussi warats. La vesce et les warats se sèment dans le courant de ventûse, J. F. iienrï. Essai sur l'arrondissement de Dnulogne-sur-ilcr, p. (7(, Boulogne, (Sic.

t WA.STE (oua-sf), s. f. Terrain nu et sans culture. Avant de pénétrer dans le village, j'ai traversé des wastes; ce mot s'est trouvé au bout de mon crayon; il appartenait à notre ancienne langue franquc; il peint mieux l'aspect d'un pays désolé que le mot lande, qui signifie terre, cuateaud. Mém. d'nuln tombe (éd. de Bruxelles), t. vi, Weissen.stadt, la Yoijageusc, etc.

— ETYJl. Angl. loaste, terre inculte, de l'anc. franc, guaste, écrit dans la région du nord waste (voy. gâter), et qui a des attaches au germanique ticslian. Notre ancienne langue frawjue, qui si-

woo

gnifio ici l'ancien français, montre que Chateaubriand ignorait complètement les origines de notre idiome. La langue franquc est un dialecte germanique qui fut parlé par les Flancs en Gaulo tant qu'ils ne furent pas assimilés par la population indigène; mais elle ne fut jamais la langue des Gaules, qui était lo latin au moment do l'invasion barbare, et qui devint peu à peu le français.

t WATERCLOSET (oua-tèr-klô-zèt'), s. m. Nom anglais des lieux d'aisance, qui est passé dans notre langue.

— ETYM. Angl. rcafcr, eau, et closet, cabinet; closel dérive du français clos, fermé.

t WATERIE (oua-te-ric), s. f. Nom, dans le Pasde-Calais, d'un mélange de fèves et de pois, les l'rimps il'honnrnr, Paris, (869, p. 81.

t WATKItINGI-E. Ajoutez : || 2" Se dit quelquefois pour désigner la direction qui administre une wateringue. ||Dans l'étymologie, au lieu de ivateringen, lisez walering.

t WP.GA. Ajoutez: — ÊTYM. Arabe, ownflt', lon:bant, l'oiseau tombant, par rapport à altair, situé non loin de là, qui est l'aigle volant.

t WEIIRGELD (vêr-glièld), s. m. Terme germanique appartenant à la période barbare. Prix qu'on payait pour le meurtre d'un homme. Ils [les antrustions] avaient droit au triple wehrgeld ; en d'autres termes, la liberté et la vie d'un antrustion étaient estimées au triple de celles d'un Franc de condition ordinaire, Y. rocquaIn, Uevue polit, et lut. 27 mai (875.

— KTYM. Ail. 'iVehr, défense, et Geld, argent.

t WlîTTEHLI (vè-tèr-li), s. m. Nouveau fusil perfectionné, ainsi dit du nom de son inventeur. La landwehr sera progressivement armée du wctterli, Journ. offic. 20 oct. (873, p. 6461, 3° col.

t WlLr.KI,.>ll|-[': (vil-lel-mi-f), s. f. Terme deminéraliit-'ie, silii-.iie i]r ziiir, incolore ou jaunâtre.

t WU.LKO.MM (vil ki.ni'), s. m. Sorte de verre à boire allemand. Willkomm en verre de Bohême.

— Rtvm. Ail. willkommen, bien venu.

f WINTER (ouin-tèr), s. m. Écorce de winter, écorce du wintera aromatica, qui est employée en pharmacie. Les écorccs.... de winter, d'yèble, etc. Tarif des douanes de (8»4, note (94.

— KTYM. Winter, marin anglais du xvi* siècle.

t WOHLERITE (veu-lé-ri-t'j, s. f. Terme de minéralogie. Minéral complexe, brun jaunâtre,

t WOLLASTONITE (ou-la-slo-ni-f), s. f. Terme de minéralogie. Silicate do chaux, incolore, translucide.

t WOOIIERA (ou-mè-ra), s. m. Chez les Australiens, bdion à lancer la zagaie. La .zagaie se lance avec une merveilleuse précision à cinquante pas avec la main, et jusqu'à cent cinquante avec le woomera, Journ. offic. 9 juill. (872, p. 49.15. I" col. Il C'est une autre forme de bomiuerang (voy. ce mot i.u Supiilénieiit).

XEN

t XAXTHIPPE igzan-ti-p), î. ^ La 1 56' planète telescopiquo, découverte en isTS par M. Palisa.

— ÊTYSI. ïavStnirr,, nom de femme, SivOinTco;, nom d'homme, de Eavîoi, jaune, et îkwoc, cheval.

t XCME (ksé-nie), s. m. Épigramme littéraire ou philosophique, ordinairement en deux, vers ; mot très-connu en Allemagne à cause du recueil de xénics qu'ont donné en commun Schiller et Gœlhe.

— ETVM. Lat. jrfni'o, titre du xtiu* livre d'épigrammes de Martial, ainsi nommé, parce qu'il y décrit en distiques les choses qu'on donne d'ordinaire à ses hôtes, du lat. xenium, présent fait à un hôte , de U'iov , même seus , de ii'o;, hôte, étranger.

tXfcVODOOl'E (ksé-no-dok'), s. m. Terme d'antiquité. Local destiné à recevoir et à loj-'er les étrangers. A coté [des ruines romaines de Mcrida]

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se trouvaient des atriums, des palais, des monastères, des hôpitaux, des xénodoques, des basiliques, des baptistères, toute sorte de constructions somptueuses, enrichies des produits les plus précieux de l'art et de l'iiulusirie wisigothe, Journ. des Débats, 7 août t8"6, 3" page, 5' col.

— ÊTYM. Eevo5oy EÎov, de îévo;, étranger, et îiyoïiii. recevoir.

t XfiROPHlLE (ksé-ro-fi-l'), adj. Qui aime les terrains compactes. Plantes xérophilcs, Bulletin de la société botiniqtie, (874, sessioQ extraordinaire, p. LI.

— ÊTYM. Eripoc, dur. et ç'.)o;, qui aime.

t XYLOCDLTURE (ksi-lo-kul-tu-r'), s. f. Culture des bois, et, en particulier, culture du coton.

— REM. On trouve xyliculture. Les hommes versés dans la xyiiculture, jugeant les choses d'après leur aspect actuel, prédisent une perte de

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sn 0(10 balles de coton dans le seul district do .Memphis, Journ. offic. 20 août (875, p. 700B, (" col. Mais xyiiculture est un barbarisme, tous les mots composés de SûXov ont un o.

— ETYM. Mot hybride fait do ÇùXov, bois, et cuUure.

t XYLOFER (ksi-lo-fèr), s. m. Terme de gymnastique. Instrument nouveau conseillé par le docteur Tissot en (870, pour ouvrir et développer la poitrine des enfants, composé par M. Laisné, en (87.1. Des xylofers: le fusil' avec sa bayonnetle garnie de son fourreau peut très-bien remplacer cet instrument pour les militaires, N. lajsné, Notions praliq. sur les exercices du corps, p. 28.

t XYLOMTE (ksi-lo-ni-f) , s. m. Synonyme d'ivoride (voy. ce mot au Supplément), Lettre commune des douanes, 20 déc. (876, n° 331.

— ETYM. Dérivé irrégulicr de ÇO)ov, bois

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