III
— ETYM. Ital. fiasca, grand flacon.
FLAGRANT. Ajoutez :\\i' Qui est en feu. Et la
guerre civile est aujourd'hui fiagrante, bakthé- LE.VIY, Némésis, Lyon.
+ FLÂNE (flà-n'), s. f. L'habitude de flâner. Un décavé do la vie parisienne auquel le club, la flâne et les donzelles ont fait dégringoler quatre à quatre tous les degrés de l'échelle sociale, alph. DAUDET, Jnurn. oiJic. (6 avril (877, p. 29u6, 3° col.
f FLÂNEUSE (flâ-neù-z'), s. f. Espèce do siège. Chaises longues, flâneuses hêtre canné. Gaz. des Trib. 7-8 mai (877, p. ii6, Annonces.
FLEUR, il 1° Pa.ssor fleur. Ajoutez : || Passer fleur, .se dit d'autres végétaux que la vigne. Comme j'avais monté pour arriver au col, je retrouvais fleuris les arbres qui, dans le vallon, avaient passé fleur, M"° DE GASi'ARiN, dans sainte-beuve, Nouv. lundis, t. X [Mlle Eugi'nic de Gii^rin ft M°" de Gasparin, iij.
FHO
FLEURISTE. Ajoute: : || S' Un fleuriste, un jardin fleuriste. Nous citerons.... les bégonias nouveaux du fleuriste de la ville de Paris, Joum.offic. <3 ocl. (877, p. 6779, 4" col. Lo directeur du fleuriste de la ville do Paris, ib. 2° col.
t FLOUIMON'TANE (llo-ri-mon-ta-n') , adj. f. Acadiniie lloriniontane, académie fondée en Savoie. Vivant ensemble [Saint-Frani;ois de Sales et le président Favré, père de VaugclasJ dans cette ville [.Vnnecy), ils eurent l'idée, vers (6U7, d'y fonder une académie à l'instar de celles d'Italie.... ils l'établirent sous le nom d'Académie Florimontano; uiio devise ingénieuse et gracieuse se lisait audessous de l'image d'un oranger, portant fruits et Heurs : Flores fruciuxiiue perennes.... ce fut un dos premiers essais d'académie en décades monts.... ce prélude d'académie française et des sciences à Annecy, trente ans juste avant la fondation de notre Académie sous Richelieu, est à noter, sainte- BELVE, Porl-Royal, 2' éd. t. I, p.269, 270.
t FÔU.V au Supplément. Ajoutez : — REM. Le mot fôhn est en ellet usité dans la Suisse romande; mai: il est de forme allemande, comme \'h l'indique, et il vient de la Suisse allemande oit, partitnlièrcment dans la Suisse orientale, ce vent est tellement redouté que, quand il souffle très-fort, on ordonne d'éteindre tous les feux de peur des incendies.
t FOLKETHIXG (fol-ke-tin'gh), j. m. Nom de l'assemblée nationale en Danemark (voy. volk- STHING au Supplément, ce qui est une fausse orthographe).
— ETYM. Danois, folk, peuple, et t/iinj, assemblée.
t FORCIPRKSSURE ( for-si-prè-ssu-r') , s. f. Terme de chirurgie. L'un des modes désignés sous le nom d'aplatissement des artères. De la forci- ]>ressure ou de l'application des pinces à l'hémostasie chirurgicale, titre d'un ouvrage de M. Péan.
— Ktvm. Force, et presser.
t FOUMAISOX (for-mè-zon), s. f. Ancien terme de grammaire. Manier» de former les temps des verbes dans les conjugaisons. Nous avons cru devoir partager en leçons les dillércnts modes et temps de chaque conjugaison, afin d'empêcher les enfants de conjuguer par routine et sans aucune réflexion, comme il arrive presque toujours; cependant, après les avoir appris en détail et réfléchi sur les formaisons, il est bon qu'ils aient sous les yeux le verbe de suite dans toutes ses conjugaisons, le uoi. Principes généraux tirés des éléments de la langue grecque, ou précis de la grammaire simple, Paris, n":i, p. i d'une partie insérée entre la page 62 et la page 6:i.
— ËTYM. Ancienne forme pour formation (voy. ce mot). La finale latine alio se rendait régulièrement par aison (comparez oraison, conjugaison, ctc ), changé en oison dans le dialecte de l'Ile de France.
t FORMULABLE (for-mu-la-bP), adj. Qui peut être formule. Principes aisément formulables, MAURV, dans scholl, Programme, p. H 5.
f FOL'ILLEUSE au Supplément. Ajoutez : — lll.ST. xvi° s. Leurs bourses esloient vuides.... plus d'aubert n'estoit en la fouillouse,HAB. Pan/, m, 39.
FOURCHETTE au Supplément. Ajoutez :
Il 19° Lancer le coup de fourchette, en termes de savate, consiste à porter à son adversaire, dans la lutte, un coup dans les deux yeux à la fois, en y enfonçant, d'un mouvement rapide, l'index et le doigt majeur écartés, l'Événement du <9 juill.
FRAPPER. Il S" Ajoute: : \\ Frapper à glace, faire congeler. Le spectacle resté si longtemps inexpliqué de masses énormes d'eau subitement frappée à glace au sein des éclairs et tombant en grêle sur la teiTe, faïe, Journ. offie. 28 oct. <8"7,
p. 7932, 2" col.
FRELATER. Ajoutez : — REM. J. J. Rousseau a dit farlater : Tous les cabarcticrs falsifient et farlatent ici leurs vins avec de l'alun. Lettre à Lalliaud, <7 mars 476). Cela se rapproche beaucoup du genevois ferlater (voy. l'étymologie au Dictionnaire).
\ FRIEDELITF, (fri-de-li-t'), s. f. Terme de minéralogie. Silicate hydraté de protoxyde de man- Ljanèse.
— ETYM. Ainsi nommé par M. Bertrand du nom de M. Friedel.
t FROID FEU (froi-feu), s. m. Nom, dans le département du Nord, d'une maladie du lin. Le froid-feu, la brûlure du lin, selon l'expression généralement admise à la campagne, se produit par-
r.EN
fois sur un champ en pleine végétation, sans cause appréciable,Joiirn.o/(ic. 31 juill. l877,p.D0i;i,3'col.
ETYM. — Froid et feu : brûlure froide.
t FRÔI.EUR, Ki;SE (frô leur, leù-z'), adj. Qui frôle. De celte voix caressante et frôleuse qu'ont les mères, elle murmurait..., a. daudet, Jack, I, il.
t FU.'tlART (fu-mar), s. m. Un des noms vulgaires du putois, Iteo. britan. oct. («77, p. 371.
— ÊTYM. Fumer I , à cause do la mauvaise odeur que le putois exhalo, et qui est comparée à une fumée.
f G.VHET (ga-hè),s. m. Ancien nom, en Guyenne, Gascogne et Languedoc, des lépreux.
— ETYM. Anciennement, gafcl, ladre, du languedocien ja/ef, crochet, csp. gafete (voy. gaffe); ces lépreux étaient ainsi dits parce que la lèpre rend les mains crochues, par suite de la contracture ou rétraction des muscles fléchisseurs des doigts, de ROCHAS, les Parias de France et d'Espagne, Paris,
t GALANTISE (ga-lan-ti-z'), s. f. Acte de galant. Dans la suite de la fréquentation, vous pourrez leur imposer vos galantises; pour la première fois il fant de la gravité, st-évhemond, Sir Politick Wouldbe, III, 5.
t GAULÉISME (ga-li-lé-i-sm'), s. m. Nom donné par les païens au christianisme. Telle était en somme la conception [le système de l'émanation] que Julien prétendait opposer victorieusement au christianisme, ou, pour employer son langage, au g.ililéisme, Alfred gary, Courrier littéraire, 25
août 1877, p. 548.
— ETYM. Voy. GALiLÉEN au Dictionnaire.
GALIPOT au Supplément. — ETYM. yljou(cï : Au
lieu des conjectures diverses que ce mot a suggérées, M. Néandre N. de Byzance, arménien, indique cette origine-ci : « Elle est arabe ou persane. Dans un traité de médecine arménien, rédigé en l'année )234 et qui est traduit sur les ouvrages de médecins arabes, al kalbouth est rendu en arménien par térébenthine. Dans un autre ouvrage de médecine publié en arménien par un médecin arménien, le docteur Rcstèn, je trouve le mot persan ilkilboulhnum rendu en latin par lerebinthus. » Ces citations paraissent décisives.
t GALVANKSATEUR (gal-va-ni-za-teur), s. m. Celui qui opère la galvanisation, c'est-à-dire qui recouvre les objets en fer d'une couche légère de zinc pour les préserver de l'oxydation. Art. i": Le conseil de prud'hommes établià Valencienncs sera désormais composé de la manière suivante : i'° catégorie: Mécaniciens..., fabricants do tissus métalliques, galvanisateurs.... Décret du il juill. IS77, Journ. ofpc. du I9, p. 5295, 2" col.
t GARMSSli.Ml':NT(gar-ni-se-man), s. m. Action de garnir. Le locataire qui ne détient les lieux qu'à titre Verbal est régulièrement expulsé en vertu d'une ordonnance de référé, faute do garnissement des lieux, Gaz. des Trib. 2 août (877, p. 747 4' col.
t 2. GARROTrER(ga-ro-té),«.o. Faire périr par la garrotte. Un jour que devait être garrotté un chef de bandits nommé Baldomero, edm. planchut, Rcv. des Ueux-il ondes, (5 avril 1877, p. 9U5.
GiTER. Ajoutez : || 15° Y. n. Dans le langage des hôpitaux, être glteux, lâcher involontairement les urines et les selles. Diminution des mouvements réflexes, anesthésie prononcée à droite; le soir, le malade gâte, le Progrés médical, (5 sept. (877, p. 7(2.
t GEIGNEUR (jè-gneur), s. m. Celui qui a l'habitude de geindre. Cet élernel goigneur, alph. DAUDET, Fromonl jeune et Hisler aine.
tGÉLATINÊau Supplément Ajoutez : || 2» Réduit en gélatine. Il Os gélatines, os dont la partie calcaire a été dissoute au moyen de l'acide chlorhydrlque, et qui, sans avoir perdu leur forme primitive, ne conservent plus que leur tissu cellulaire et leur gélatine. Douanes, Tarifée (877, note 44.
t GÊMINIDES (jé-mi-ni-d'), s. f. Terme d'astronomie. Nom donné (avec un grand 0) aux étoiles filantes qui paraissent partir du point du ciel occupé par la constellation des Gémeaux (en latin Gemini).
t GfiNOISE (jé-noi-z'), s. f. Nom, en Lorraine, d'un gâteau de biscuit, probablement imité d'un gitcau de Gènes. Un morceau de génoise.
( . GENS au Supplément. — REM. Ajoutez : || 13. X la remarque 8 et au n" 3 du l'aiiicle, il est dit
GLÂ
que gens suivi de la proposition de et d'un article, ou désignant une profession, est toujours masculin. Cependanton trouve le féminin dans cotte phrasedo Voltaire : Je vois toujours avec horreur de quoi certaines gens do lettres sont capables , Letl. à d'Argental, 25 février ("74. Le même Voltaire a rit au masculin : Les vrais gens de lettres, Letl. à Damilaville, 22 mai (765. Lequel des deux fautil croire? L'oreille a beaucoup d'influence on ces emplois; et, comme elle est accoutumée à certaines gens, on dira, malgré la règle, certaines gens de lettres. Mais, à part ce cas particulier, on dira comme Voltaire les vrais gens de lettres, et, à son imitation, les mauvais gens de lettres, et ainsi de suite.
t GÉOGRAPIIIER (jé-o-gra-fi-é), v. a. Marquer de points géographiques. Un ciel [plafond] passé de couleur, et géographie d'Iles inconnues par l'infiltration de ces eaux de la pluie, th. gal'tieh, dans SCHOLL, Arcliiefs de Ilerrig, XLU, (22.
t GER.MAMSTE. Ajoutez : || 2° Celui qui fait son étude particulière du droit germanique, ou qui est incliné vers ce droit plutôt que vers le droit romain. Nous avens parmi nous un germaniste distingué, M. Paul Labaud, connu surtout par un ouvrage sur le droit public et l'empire allemand. Journal de Genève, (6 juillet (877.
f GHETTO au Supplément.— ÉTVM. Ajoutez : M. le grand rabbin Wertheimer, professeur de linguistique à l'université de Genève, nous transmet la note suivante : « Si le mot, comme o^i pourrait le supposer par son adoption en pays de langues difl'érentes, a une origine hébraïque, on no peut guère le dériver que de l'un des deux mots suivants de l'hébreuchaldéen, qui a été le langage habituel des rabbins et des Juifs depuis la dispersion : (° Goudda ou gouddah, séparation, haie, cloison, rive d'un fleuve, seuil. Cependant il faut remarquer que l'aspiration du g en h et le t dur ne se rencontrent pas dans le mot chaldéen, sans oublier d'autre part que, dans les langues sémitiques, les consonnes de môme organe alternent entre elles, et qu'on pouvait ne pas bien prononcer ou transcrire le mot. 2° Ghetta , troupeau , dont l'orthographe correspond mieux à notre mot, mais dont le sens s'en éloigne un peu. Quant à. l'étymologie ghet, lettre de divorce, il faut remarquer que ce mot n'a pas le sens de séparation, comme semble lindiquer l'usage auquel il sert; c'est une abréviation d'un mot originaire du latin, legatum, et le sens en est porté à la connaissance, écrit, acte par lequel on porte à la connaissance de quelqu'un. Il n'est pas absolument sûr que le mot ghetto se soit répandu partout; mais cela serait vrai,.quede cette circonstance on ne pourrait rien conclure contre l'étymologie borghetto (diminutif italien de borgo, bourg), attendu que, avec la dispersion, le mot et ■ la chose ont pu devenir communs à mes coreligionnaires de toutes contrées. » On di.sait en français guet avec le sens de langage des juifs: La petite histoire des Juifs composée par Léon de Modène, rabbin de Venise, n'est pas en pur italien, mais dans un italien dont les juifs de Venise se servent et qu'ils appellent guet, Biblioth. critique, Amsterdam, (7(ii, t. iv, p. (35.
t GIDERNEUR (ji-bèr-neur), s. m. Nom, dans les environs de Paris, d'in'dustriels qui achètent aux vignerons des feuilles de vignes qu'ils revendent aux halles centrales, la Petite république française, 9 août (877, 3' page, 2' col. — ' ÉTVM. — Giberne, au sens de sac.
t GIBUS (ji-bus'), s. m. Nom d'un chapeau à forme pliante, ainsi nommé de l'inventeur.
t GIRONDIN. Ajoutez : — KEM. On a dit girondiste. J'ai vu chez elle [M"" Roland] plusieurs comités de ministres et des principaux girondisles, ET. dumont, dansSAiNTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. vu (j/me Roland).
GIROUETTE au Supplément. — IlIST. xvi' s. Ajoutez: N'ayans de jeunesse apprins aultre chose que de danser et faire des girouettes des pieds comme du cerveau , marnix de stk-aluegondiî. Œuvres, éd.Quinet, t. iv, p. 82. (Girouette est pris icTdans son sens propre de tour sur soi-même.) • t GIROUETTER (ji-rou è-té), V. n. Tourner comme une girouette. La fragilité de certaines convictions politiques, girouettant au moindre souffle, A. DAUDET, Journ. o/'/ic. (6 août (R77,p.29(lS,("COl. GLACE. Ajoutez :\\i' La glace d'une nuit, la glace qui se forme pendant la gelée d'une nuit, et, figurément, chose de peu de solidité. Puisqu'ils (les huguenots] sont hors de l'Église, et que la pénitence qu'ils mettent en avant est plus faille