‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 61 sur 638 · BAI · texte numérisé non relu

BAI

pour les chevaux. Une compagnie de chemin de 1er est-elle tenue d'avoir dans chacune de ses gares et stations, à la disposition des expéditeurs de chevaux, des wagons-écuries, des wagons dit bagnoles et autres, au choix des expéditeurs? Ga:. des Trib. n-in août )87t, p. 787, l" col.

— ÊTYM. Une bagnole est, dit-on, dans les Ardennes, une mauvaise voiture. Bagnole se dit couramment en Normandie dans le même sens. C'est probablement un péjoratif do banni', banncau.

B.\GUE. Ajoutes : || 7° Terme do mécanique. Bague d'excentrique, cercle métallique qui enveloppe l'excentrique circulaire. || 8* Moulure au goulot d'une bouteille. Litres, l'orme française à deux bagues. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. VI. p. 6(0.

BAGUENAUDE. — HIST. XV» s. Ajoute: : Baguenaude [nom d'une combinaison do rimes], iienri de CROv, dans Uist. litt. de la Fr.t. xxiv, p. 451,

BAGUETTE, Ajoute: : || 13» Arbalète à baguette (voy. arbalète).

BAHUT. /iyo!i(ejr;||4° Dans l'argot des écoles, pensionnat, logement.

BAIIUTIER. Ajoute: : — REM. Le proverbe relatif aux bahutiers qui font plus do bruit que de besogne, a probablement donné origine au verbe populaire bahuter, faire tapage.

t BAHUTTE (ba-u-f) , s. m. Nom italien, inusité en français, du domino vêtement. J'ai un peu dérangé ma philosophie pour me mettre comme les autres [à Venise] ; de sorte que je cours la place et les spectacles en masque et en bahuttc, tout aussi fièrement que si j'avais passé toute ma vie dans cet équipage , J. J. nouss. Lclt. à Mme de Slonlaigu. 23 nov. (743.

t BA'fANISME (ba-ia-nt-sm'), s. m. Voy. plus loin BAYANis.ME. J. B. Duchesno : Histoire du baïanisme ou de l'hérésie de Michel Baïus, avec notes et pièces justificatives, Douai, (721, in-4°.

t BAIGNADE (bè-gna-d'), s. f. Action de prendre des bains en rivière ou en mer. La préfecture de police vient de faire afficher dans le département de la Seine une ordonnance concernant les baignades on pleine rivière, Journ. offic. 2 juin (876, p. .1787, 2» col.

t BAIGNAGE (bè-gna-j'), s. m. Nom donné, dans le Calvados, à l'irrigation des prés, les Primes d'honneur, Paris, (87o, p. (5,

t B.IIGNANT (bè-gnàn) , s. m. Se dit , dans les lieux où l'on prend les bains de mer, de celui qui prend les bains, quand on veut le distinguer de celui qui les fait prendre. Le baignant et le baigneur,

t BAIGNANTE (bè-gnan-f), adj. f. Prairies baignantes, nom, dans le Calvados, des prairies arrosées, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. (5,

BAIGNER 11 4- V. n. Ajoute: : \\ Kig, H se dit de la lune quand elle est entourée d'un cercle et que son contour est mal terminé, La couleur pâle de la lune, les cercles concentriques plus ou moins obscurs dont elle est lentourée, ses cornes mal terminées, l'auréole lumineuse qui s'étend autour d'elle el qui fait dire que la lune baigne, sont autant de signes de pluie ; les étoiles présentent des signes pareils : leur lumière perd de .sa vivacité et elles baignent aux approches de la pluie, Journ.

offic. 20 sept. (873, p. 5076, ( '" COl.

BAIGNEUR. Ajoute:: || 5° Baigneur, nom donné, dans le Calvados, à ceux qui opèrent l'irrigation des prés, (es i'rimes d'/io)wici(r, Paris, (870, p. (5.

— KEM. Au xvii°s. et même plus tard, les baigneurs étaient en même temps logeurs. J'avais logé au faubourg Saint-Germain chez un baigneur avec l'évêque de Limoges, tilly (né en (764), ilém. t. I, p. 20(.

t BAIGSOIR (bè-gnoir), s. m. Lieu où l'on se baigne, élahlissement de bains. On doit établir un baignoir dans le lac de Nantua, à l'usage de la population do cette ville. Courrier de l'Ain, juin (875.

— REM . Il n'est pas probable que ce néologisme, qui pourtant ne serait pas inutile, s'établisse, soit à cause de l'homophomie avec baignoire, soit parce que bains s'emploie déjà en un sens voisin.

BAIL. .4)oii(c2; 112° Ancien terme de droit en Bretagne. Bail à convenant, bail en premier détachement, dit aussi acconvenancement, bail fait pour un temps convenu, au bout duquel le propriétaire foncier pouvait déposséder le tenancier, moyennant remboursement de ses dépenses à dire d'experts, méiielst, dans ifémoires de la Société centrale d'agriculture, (873, p. 3U0.

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