‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 64 sur 638 · BAN · texte numérisé non relu

BAN

hancoulier. Il Noix de bancoule, noix oléagineuse. Les noix de bancoule ont été l'objet d'expériences qui permettent de leur faire jouer un rôle important dans l'éclairage et la parfumerie; les îles de la Société et la Nouvelle-Calédonie les fournissent avec assez d'abondance , Jeurn. offic.

Î7 juin (874, p. 4100, l" col.

(. BANDE. Ajoues:\\9- Nom donné par quelques-uns au comma, papillon de jour, papilio comma, plus exactement hesperia comma.

2. BANDE. Ajoutes: \\ Bande noire s'est dit, pendant la période révolutionnaire , du parti contrcrévolutionnairo, des robins, des prêtres. Quelquesuns de ces cavaliers.... s'avisèrent de boire à la santé de messiro Condé et autres chefs do la bande noire, le p. duchéne, 263» lettre, p. 2.

t BANDINGUE. Ajoutes .— REM. Labandinguo qui sert à fixer le quart à poche sur le halin ou aussière, est un cordage de (6 millimitres de diamètre environ ; ce cordage est plus souvent nommé martingale. X Fécamp on dit badingue.

t BANDIOTE (ban-di-o-f), s. m. Nom , dans lo comté de Nice, des propriétaires des terrains dits bandites. Durante a proposé le rachat de la vainc pâture et des droits de bandite.... mais il faudrait des sommes considérables pour rembourser aux propriétaires ou bandiotes la valeur capitalisée do ces droits abusifs.... l.ouiot, ilém. Société centrale d'agricult. (874, p. 287.

t BANDITE (ban-di-f), s. f. Dans le comté de Nice, terrain réservé et grevé d'un droit d'usage spécial en pâterage, au profit d'un ou plusieurs particuliers, a. rousset, Dict. di'S fnréts. Un grand nombre de bois communaux [sur le littoral du comté de Nice] sont grevés de servitudes de piturage connues dans lo pays .sous le nom de droit de bandite, l. guiot, Mém. Société centrale d'agricult. (874, p. t82. L'usage s'est introduit.... de vendra par adjudication à des bergers étrangers, embarrassés, pendant l'hiver, de leurs nombreux troupeaux de menu bétail , ce droit de vairio pâture par grands lots ou bandites, mot qui vient de l'expression italienne bandita, laquelle veut dire : endroit clos, réservé, renfermé, expression juste, puisque le pâturage des bandites est réservé à un acquéreur déterminé.... ID. ib. p. 324. Le droit de bandite est un droit de copropriété créé du consentement des communes et des habitants, à prix d'argent, en faveur d'acquéreurs déterminés, de leurs héritiers.... id. ib. p. 346.

— ÊTYM. liai, bandita, de bandire, le même que notre mot bonnir.

t B,\NDITIS.ME (ban-di-ti-sm'), s. m. Néologisme. L'ensemble des bandits, leurs mœurs et leur organisation.

BANDOULIÈRE. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Et n'avions point encore de charges de bandollicres, mais de nos fournimens seulement, brant. tf.de Strosse.

BANG. Ajoutes : — ÊTYM. Portug. bango , de l'arabe bendj, ou plutôt du persan beng, prononcé bang par les Hindous, devic, Dict. etym.

tB.\NGAKD (ban-gar), s. m. Nom donné,- dans le nord et l'.est de la Franco, au territoire ou linage d'une commune quelconque.

BANIANS. Ajoutes : \\ Arhre des banians, le ficus bengalensis et plusieurs autres figuiers de l'Asie tropicale, bâillon, Dict. de bot. p. 247. || On dit aussi arbre banian.

t BANK (bank), adj. Papier bank , sorte de papier parchemin pour actions, obligations , mandats, factures, etc. Alm.Uidol'IloUin, (87(-(872, p. 1(77, 2' col.

— KIYM. Angl. bank, banque.

f BANKOUL (ban-koul), s. m. Voy. bancoule au Supplément.

t BANKOULIER (ban-kou-lié), s. m. Voy. bancoulier au Dictionnaire.

t BANKS (bank'), s. m. Rosier banks, et, absolument, un banks, sorte de rosier. Au Japon, lo rosier banks escalade la cime des plu» grands arbres.... le troisième groupe se compose de rosiers multifiores, à la suite desquels il faut placer le rosier banks, Journ. offic. (3 janv. (873, p. 233, 2' et 3» co!.

BANLIEUE. i4;ou(eï : Il 2" Se dit, dans le nord et l'est de la France, du territoire, ou finage, ou district d'une commune quelconque.

BAN.NEAU (ba-no), s. m. En Normandie, tombereau.

— ÉTYM. Banne (voy. ce mot).

BANNERET. — IIIST. Ajoutes : || xvi* s.Ungban-

nuret (une bannicrc| paint aux armes de mondit SUI'I'L. — 5

BAP

sei:;ncur dDc, manteluer, Glossaire, Paris, )»69, p. H.

t BANME. Ajoutes : — HIST. XTi* s. Vignes qui sont sujettes à bannie ne peuvent estre vendangées avunt l'ouverture du ban, laquelle ouverture doit cstrc par autorité de justice, ouï coquille, Inl. au dr. fraïuyis, p. 65, éd. <666 de ses œuvres.

t B.V.VMSSECR (ba-ni-s€ur), s. m. Celui qui bannit.

— HIST. xvr S. On Terra défaillir.... Au soleil ses rayons bannisseurs do l'ombrage , desportes , Diane, u. 68.

B.WQl'E. Il t'Ajoules : || Banque d'émission, banque qui émet des billets. £n principe, les billets d'une banque d'émis.sion devraient être représentés par son stock métallique et par son portefeuille ciclusivemont composé de bonnes lettres de change, DE «ABU, Enquête sur la Banque,^. SUB.||9* Autrefois, lieu public oii se faisait le trafic d'argent, où s'a^emblaient les banquiers, les marchands. et oii il se débitait, comme maintenant à la bourse, furce nouvelles. Je serai curieux de vous mand«r des nouvelles..., et je sais bien que je suis la meilleure banque d'oii tous «d sauriaz avoir, UALH. Lexique, éd. L. Lalaune.

t BANQrEREAC. Ajoutez : Le grand banc de Terre-Neuve et les banquereaui environnants , HAiTEFEiiLLE, Code de la pèche marilime, p. 28. Le trùis-mits Rubens, de Fécamp, est arrivé samedi à Bordeaux avec tooouo morues du Gréuid- Banc et du bauquereau, extr. du Progrès de f<fcamp, dans Joum. offic. il sept. t872,p. 6))8, 3' col.

t B.\XOCETIÈRE (ban-ke-tiè-r'), s. f. Sorte d'ouvrière ovaliste. La semaine de l'ouvrière [ovaliste] sera payée 1 1 francs pour les banquetières et purgeuses, n fr. 5u pour les altacheuses, (2 fr. pour les doubleuses et plieuses, le Ifational de )869, te juin. <869.

BANQUETTE. Ajoutez : \\ 8* Terme da turf. Banquette irlandaise, obstacle usité dans les courses de st«eple-chase : c'est un talus gazonné dont le sommet présente une plate-forme destinée à servir de point d'appui au cheval sauteur ; cet obstacle se franchit en deux temps : du pied de la banquette au sommet d'abord, et de la plateforme au champ de course ensuite.

t BAXQCIËUE (ban-kiè-r'), adj. f. Qui a rapport aux banques. La république de Gènes est commeri;anto et banquière, d'argexson , Consid. sur le souvemem. de la fronce, Amsterdam, ("84, p. su. Maison banquière, maison de banque, Joum. offic. 28 déc. )87), p. 5295, ('• COl.

B.\>'QUISE. Ajoutez .- 1| Banquise flottante, masse de t;lace qui flotte en haute mer.

t BANSE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Banse de Ijatterie [de cuisine], du poids d'un millier, man- TELLiEB, Glossaire, l'aris, (869, p. n-.

t BANTAM (ban-lam'), ad}. Poule bantam, et, substantivement, une bantam, sorte de poule. Nous avons les poules naines, très-agréables d'aspect ; la race bantam, q«e l'on attribue au goût et aux soins des Japonais,... e. Blanchard, Rev. des Deux- Mondes, B juin )874,p. 859.

t BA.NTKXG (ban-tingh'), s. m. Quadrupède appartenant à la famille des bovidés. Les grands quadrupèdes sauvages de la famille des taureaux sauvages de l'Inde cl des contrées indo-chinoises et de Malacca ont été aussi plus minutieusement classés j dans ce nombre, il faut citer le banteng, Juum. offic. t" janv. <8"3, p. 7, 2* col.

•f BANZO (ban-zo), s. m. Espèce de taon, dans la Guinée, dont la piqûre passe pour mortelle, cqr- TAMDEKT, C'jursde (jéogr. Uj' éj. 1873, p. 622.

t BAPHOMET (ba-fo-mè), i. m. || !• Un des noms donnés par les écrivains du moyen ige et de la Renaissance à Mahomet. || 2* Idole qu'on prétendait adorée par les musulmans et surtout par les templiers. Le baphomet des templiers, dont le nom (luit s'écrire cabalistiquemcnt en sens inverse, se Compose de trois abréviations: tem ohp ab, teinpli omnium hominum pacis abbas, le père du temple de paix de tous les hommes , eliphas levi (l'abbé Constant), Dogme et rit. de la haute magie, t. u, p.( 74.

— F.TVM. Autre forme de Mahomet.

t BAPHOMÉTIQUE (ba-fo-mé-ti-k') , adj. Qui a rapport au baphomet des templiers. Les idoles des templicFS, les figures baphométiques et les controverses qu'elles ont soulevées, hippeau, Joum.

offic 6 avr. (875, p. 2485, 2* col.

BAPTISER. — HIST. Il XVI' s. Ajoutel : Ils [les anciens] baptisoient le vin [y mêlaient de l'eau Ij

KONT. I, 374

BAR

t BAPTISME (ba-ti-sm'), s. m. Religion des baptêmes, oit l'on baptise. Le sabisme qu'était-il? ce que son étymologie indique : le baptisme luimême, c'est-à-dire la religion des baptêmes multipliés, la souche de la secte encore existante qu'on appelle chrétiens de Saint-Jean ou mendaltes, et que les Arabes appellent el mogtasila, les baptistes, renan. Vie de Jésus, p. 98.

BAQCEr. Ajou(ei :\\i' Fig Jeter dans le baquet, locution inusitée aujourd^ui, et qui parait vouloir dire : faire rire à outraBCC. II [M. du Coudray] me dit une chose qui me jeta dans mon baquet plus d'une heure ; il pâmait de rir«, sÉv. à Mme de Grignan, 19 avril (694.

— HIST. Ajoutez : \\ ivi* s. Les bœufs qui servoient aux jardins royaux de Suse, pour les arrouser et tourner sertaines grandes roues à puiser de l'eau ausquelles il y a des baquets attachés...,

MONT, u, 473.

t BAQCET.\GE (ba-ke-ta-j'), s. m. Épuisement des eaux qui noient des travaux de terrassement. Les planches, fouilles de terre, baquetago des eaux, gros fer et autres ouvrages , le tout montant, pour chacune écluse, à 37 878 livres, Lett. etc. de Colbert, iv, 308.

tBAQUETECSE(ba-ke-teù-z'),s./'. Ouvrière qui se sert des baquettes pour tirer le fil à la filière.

t 4. B.\R(bar), s. ro. Mot anglais, qui signifie lieu public oit l'on donne à boire. Il n'y a pas [à New-ïork] de cafés comme en France; mais les bars, les buvettes sont partout, L. Simonin, Rev. des Deux-Mondes, i" in-Dy. (875, p. 69.

— ETYM. Bar, au sens de comptoir, est le français barre, les comptoirs ayant des barres pour tenir éloigné le public.

t B.XU.VCON (bu-ra-kon), s. m. Nom des baraques élevées par les négriers sur la céte d'Afrique.

— KTYM. Dérivé de baraque.

t BARADEAC (ba-ra-dô), s. m. Fossé pour l'écoulement des eaux. La présence d'un fossé, d'im baradeau, d'un sentier suffisait, dans les circonstances ordinaires, pour rendre efficaces les efforts des travailleurs accourus pour combattre le sinistre, Ençue'fc sur les incendies des Landes, 'p. 54. Il On dit aussi baradine, s. f.

— ETYM. Bas-lat. baratum, fossé : ce qui barre, t BAUAGXO.V (ba-ra-gnon), s. in. Fossé latéral

d'un champ conduisant l'eau dans un bief. Les cbaintres se jettent dans des baragnons ou fossés latéraux qui conduisent l'eau dans le bief voisin, MANGINI. Rech. géolog. Paris, 4876, p. 27.

BARAGOUIN. —HIST. || xvi' s. Ajoutez : En ce genre d'estude des histoires, il fault feuilleter sans distinction toutes sortes d'aucteurs et vieils et nouveaux, et barragouins et françois....MONT. ii, 409.

— ETYM. Même origine que borodeou.

— ETYM. Ajoutez cette note de m. roulin : Composé, non de tara, pain, et guin, vin, mais de bara, pain, et gwenn, blanc, les miliciens de la Basse- Bretagne, qui arrivaient à Rennes ou à Laval, et qui étaient logés et nourris chez les bourgeois, témoignant leur surprise et leur satisfaction à la vue du pain blanc et répétant bara gwenn.

BARAQUE. — ÉTY.M. Ajoutez cette note : D'après M. Dozy, qui conteste l'étymologie de Diez (barra, barre), ce mot est africain ; et en preuve il apporte ce pa.ssage : « Us (les Arabes] demeurent sous dus tentes avec tout leur ménage, poules, chevaux, bifufs et autre bétail, ce qu'ils appellent en leur langue une barraque ; et toutes ces tentes ensemble un douar, » dan, Hist. de Barbarie, p. B». 11 ajoute que l'ancienne forme espagnole était barga, et croit le mot berbère, trouvant dans cette langue non pas barga précisément, mais des formes qui s'en rapprochent.

t B.ARAT (ba-ra), s. m. Patente de drogman délivrée par les consuls européens à des sujets du Grand Seigneur.

— ETYM. Turc, barof, lettre, diplôme, de l'arabe barda, immunité, devic, Dict. étym.

t BARATURO.MftTRE (ba-ra-tro-mè-tr'), s. m. Instrument destiné à constater l'existence et la direction des courants sous-marins.

— ETYM. Hip»8pov, abime, et (iSTpov, mesure.

+ BARATON (ba-ra-lon), s. m. Batte à beurre. Ce bâton, qu'on appelle baraton ou piston, p. poiRii, Notions de chimie, p. 298, Paris, 4869.

— EïYM. Baratte.

BARBACANE. — HIST. Ajoutez : \\\' s. Le fol ; Et ne m'en sçauroye-je mesler : J'ai gouverné la cour bacane Et sçay trop bien les aulx peler, Quant je suis à ma barbacane,. ilec. de Farces etc. P. L. Jacob, Paris, 4869, p. 4|

BAR

t BARBAXTANE (bar-ban-ta-n), s. m. Gro.sso barrique contenant 563 litres.

t 2. BARBARINE (bar-ba-ri-n"), odj. ^. Qui est de la Barbarie. La race barbarine [de moutons] a été importée d'Afrique.... elle est de forte taille; ses oreilles sont grandes et pendantes; la base de sa queue est développée et présente des plis nombreux, UEUZÉ, la France agricole, carte n" 32.

t BARBARISER. Ajoutez : || i' V. a. Rendre barbare. Anéantir tous les monuments qui honorent le génie français.... en un mot nous barbariscr.... Grégoire, Rapport, 44 fruct. an II. Barbariser les esprits, uichelet, Guerres de rel. iv.

— HIST. XVI' s. Le proverbe grec, que aussy bien barbarisoit Solon entre les Scythes que Anacharsis entre les Grecs, eonivabd, .Idi'i's et devis des langues, p. B4.

4. BARBE. Il i' Ajoutez : || Il se dit aussi de la toile ou dentelle qui occupe le bas d'un masque. La barbe d'un loup, d'un masque de femme.

2. B.ARBE. Ajoutez : — REM. On a dit aussi barba. Les chevaux barbas ou de Barbarie difl'èrent des arabes non par la taille, qui est à peu près la même, mais par. la croupe, qui est un peu plus longue.... on distingue facilement un cheval anglais d'un barba par les oreilles, qui sont plus longues, adanson. Cours d'hist. nat.t 772, éd. Payer, l'aris, 4 846, in-l2, t. i, p. 233.

4. BARBE (bar-b'j, s. m. Variété de pigeons Les Ixirbes ou pigeons polonais sont du même groupe ; un bec court et large les distingue, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, 46 juin 4874, p. 854.

t BARBELURE (bar-be-lu-r'), s. f. Étal de ce qui est barbelé. Les instruments en os les plus remarquables sont les pointes ou harpons à barbelures, Joum. offic. 34 OCt. 4873, p. 6641, 3' col.

B.^RBERIE. Ajoutez :\\%' Boutique de barbier (espagn. barberia).

BARBET. Aioxttez : Iji" Barbet blanc, voyez hé- EIS.SÛN. n° 2.

t BARBETS. Ajoutez: ~WST. xvi' s. L'usage fit que les pasteurs de ce peuple [Vaudois des Al])es] furent communément appelés barbes, nom piodmontois, signifiant en françois oncle; et leur doiuioient ce tiltre, pour ne descouvrir leur qualilts, temps et lieux dangereux; et de ce nom est venu qu'en Piedmont les papistes appeloyent communément barbets ceux qui reconnoissoyent les barbes pour pasteurs, Gilles, Hist. des églises vaudoises, Genève, 4 544, ch. li, p. 41.

BARBETTE. Ajoutez : || 4° En marine, on donne le nom de barbette à toute batterie qui n'est pas couverte. Le système des tours fixes à batterie barbette à plaque tournante semble aujourd'hui vouloir faire concurrence au système américain, A. DE kkhsiret , Rev. des Deux-Mondes, 4" déc. 4872, t. LXXII, p. 713.

I BAUBILLONSER. Ajoutez : \\ 2° Se. dit des faiseurs d'hameçons qui détachent la languette avec la plane.

t B.VRBIN (bai-bin), s. m. Nom d'un cépage de la Savoie, dit ausii roussanne de la Drùme, les Primes d'honneur, p. 660, Paris, 4874.

t BARBISTE (barbi-st'), s. m. Celui qui est ou qui a été élève de l'institution de Sainte-Barbe, à Paris. A l'occasion du 417" anniversaire de la fondation du collège Sainte-Barbe, les barbistes se réuniront.... Jourji. offic. 4" déc. 4876, p. 8886, 4" col.

t BARBOCHE (bar-bo-cb'), s. f. Sorte de lime. Limes plates à main, à coulisse, fendantes, à arrondir, à égaliser, 3/4 et rondes cylindriques, plates pointues , eûtes ronds , barboches, Enquête , Traité de comm. avec l'Anglet. t. i, p. 736.

B.VRBON. Ajoutez : \\ 3° Nom donné en Normandie au mulot. Le barbon est un animal très-préjudiciable aux récoltes en terre; aussi les tubercules sont-ils, les pommes de terre surtout, ravagés pour un dixième de la récolte, J'Jt)ranc/iin, 6 sept. 48C8.

t B.\RBOT ,(bar-bo) , s. m. Nom, dans l'Aunis, d'un scarabée noir bleuâtre, Gloss.auJiisien,f. 69.

— ETYM. Barbeau 2, plante à fleurs bleues.

t BARROTAGE. Ajoutes : || 3" Terme de chimie. Action d'un gaz qui agite un liquide et semble y barboter. Le barbotage ainsi produit est tellement énergique.... TH. schlœsing, Acad. des se. Comptes rendus. {. lxxx, p. 266.

BARBOTER. Ajoutez : || 3" Terme de chimie. Se dit d'un gaz qui en s'échappant agite un liquide. Je devais dépouiller l'air de toute trace d'ammoniaque, y introduire une quantité connue et trèspetite de cet alcali, puis le faire 'barboter dans l'appareil, et voir ce que je trouverais d'ammoniaque dans mon liquide, th. sciilœsing, Acad. det

BAR

se. Compter rendus, t. lxxx, p. 267. || 4» Prendre le barbotage, sorte d'aliment pour les chevaux (Voy. BARBOTAf.E au Dictionnaire). L'habitude de donner à barboter, une fois par semaine, aux chevaux échauffés et brûlés par l'avoine, l'Avranchin, 3 déc. <R7S.

— HiST. Ajoutez : Il ïiii* s. Clers qui en tel borbier s'enborbe, Ou puis d'enfer en l'ordo borbe riungiez et emborbez sera, Toz jorz cora boz (crapaud) borbetera, Chronique des ducs de Normandie, Appendice, m, t. m, p. i'M.

t BARBOTEITR (bar-bo-teur), s. m. Terme do chimie. Vase oii l'on fait barboter un gaz. La vapeur est lancée par un même tube.... dans un ajutage en vcnc qui est relié avec la douille du barbotour par un long boyau de caoutchouc, th. sciilcesing, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxx, p. 266.

B.\RBOTL\E. Il 1* Ajoutez : || Plus particulièrement, mélange do semen-contra avec les semonces de tanaisie, d'aurono et de santoline à feuilles de cyprès, qu'on donne contre les vers.

t BARBOTTE (bar-bo-f), s. f. Autre nom de la lote. La truite, le goujon, l'ombre-chevalicr, le barbeau, la barbette ou lote, la carpe.... a. husson, les Consommations de Paris, p. 2S4.

BARBOUILLER. — HIST. Ajoutez : XIV s. R. Berbouillé, couturiers de robe ()35l), varin. Archives administ. de la ville de Reims, t. m, p. (7 {Barbouillé est ici nom propre). || xvi' s. Ajoutez : Si tout le papier que j'ay autresfois barbouillé pour les dames.... mont, i, 293. Toute cette fricassée que je barbouille ici n'est qu'un registre des essais de ma vie, id. iv, 2.52.

t BARBODLER (bar-bou-lé), ». a. Terme rural du Puy-de-Dûme. Donner un premier labour sur les terres non infestées de chiendent à la fourche et à très-grosses mottes, les Primes d'honneur, p. ♦»), Paris, (874.

2. BARBUE (bar-bue), s. f. Dans le canton de Vand, nom du chapon de vigne ou branche qu'on détache du cep pour en faire une bouture.

t B.\RCELLE (bar-sè-l), s. f. Nom du tombereau, dans les plaines du Puy-de-Dôme , les Primes ^d'honneur, p. 436, Paris, (874.

j t 2. BARD (bar), j. m. Nom donné, dans les en- 'virons de Montpellier, aux pierres à daller. Scierie

(de bards (comparez bakdeau).

). BARDE. — HIST. XVI' s. Ajoulex : Si vous marchandez un cheval, vous lui estez ses bardes, vous le voyez nud et à descouvert, mont, i, 324.

t 2. BARDEAU {bar-dô),s. m. Terme d'imprimerie. Réserve de caractères, distribuée comme la casse, dans laquelle on survide les sortes surabondantes (voy. casseau).

. ) . BARDELLE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Selon l«ur coustume [de certains Germains], il n'est rien si vilain et si lasche que d'user de selles et bardelles, et mesprisent ceulx qui en usent, mont.

i BARDENXES (bar-dè-n'), s. f. plur. Barres de bois, qui garnissent le banc sur lequel travaille l'ouvrier verrier.

B.VRÉGE. Ajoutez : Les Français, déjà habiles à façonner des gazes légères en soie, furent les premiers à fabriquer des baréges en (818, tissus où la trame est de laine et la chaîne de soie ; aussitôt, les Anglais imitèrent l'étofl'e ; seulement, au lieu de soie, ils mirent du coton dans la chaîne, Mém. d'agric. (870-7(, p. 326. || Barége de Virginie, sorte de tissu. On connaît ces étoffes tellement fines que 2 mètres tiendraient dans la main et que l'on appelle barége de Virginie ; la plus grande partie de ce barége est faite avec le duvet des plumes de ces ohcaixx [albatros lui ea], Journ. offic. (4 juill. 1876, p. .5)56, 3* col.

t 3. BARGE (bar-j'), s. f. Nom, dans Maine-et- Loire, de meules oblongues de foin, les Primes d'Iionneur, Paris, (872, p. <56.

BARGUIGNAGE. Ajoutei : — HIST. xvi' s. Il n'est rien que je haïsse comme à marchander ; c'est un pur commerce de trichoterie et d'impudence; aprez une heure de débat et barguignage, l'un et l'aultre abandonne sa parole et ses serments pour cinq sous d'amendement, mont, i, 3(3.

BARIL. Ajoutez : || S' Baril de galère, nom, sur les côtes du Morbihan , d'un mollusque, muni d'une vessie de couleur bleue, servant de flotteur et de voile; il passe pour être très-venimeux, C0LE7.EL, les Oiseaux demer, Nantes, (875, p. 21.

t BARILLAGE. Ajoutez : \\ 3* Approvisionnement en barils. Certains entrepôts devaient diriger leurs barillages [leurs barils vides] sur des poudreries, et les autres avaient à les expédier à

BAR

des raffineries de salpêtre, LctI. comm. des conirib. indir. 26 juin (874.

t BARJELADE (bar-j c-la-d'), s. f. Nom, dans le Midi, d'une plante fourragère. Culture des plantes fourragères : luzerne, sainfoin, barjelade, etc. Progr. de l'École d'agric. de Montpellier, dans Journ. ofjic. 6 mai <874, p. 3)24, )■• col.

BARNACHE. Ajoutez : || !• Nom, sur les côtes du Morbihan, d'une sorte de mollusque, l'anatifc. Quelques-uns, comme le taret, se nourrissent au détriment de la pièce do bois à laquelle ils se fixent; d'autres, comme la barnachc, se bornent à lui demander un point d'appui; bien des foi.s, j'ai vu des bouteilles chargées de harnaches, qui accusaient un long séjour dans l'eau, gouezel, les Oiseaux de mer, Nantes, (875, p. 20.

t BAROGRAPHK (ba-ro-gra-F), s. m. Terme de physique. Appareil enregistreur à indications continues, qui note la pesanteur de l'air.

— ETYM. Bipoî, pesanteur, et YpiyEtv, noter.

BAROMÈTRE. Il î» Il Kig. Ajoutez : Toutes les conditions ont des baromètres ou des pierres de touche de leur aisance ou de leur incommodité, BOISGUILLEBERT, Traité des grains, ch. vi. Le change ne fait rien aux monnaies; mais il est le véritable baromètre du commerce, dutot, Réfl. sur le comm. et les finances, Plan, etc.

t B.\R0QUER1E (ba-rc-ke-rie), s. f. Caractère de ce qui est baroque, gotit du baroque, fromentin, les Maîtres d'autrefois, p. 3»7.

t BAROUCHE (ba-rouch'), s. m. Sorte de voiture. Là sont les diverses voitures offertes en location.... d'imposantes calèches de famille à huit ressorts, , barouches gracieux, lourds landaux, coupés coquets.... Jlei). Britan. sept. ) 874, p. 108.

t BARPOUR (bar-pour), s. m. Nom, chez les fabricants d'Amiens, d'une étoffe dont la chaîne est en soie et la trame en laine, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 615.

t BARRABAS (ba-ra-bâ), s. m. Nom d'homme dans l'Évangile. || Locution populaire. Connu comme Barrabas à la Passion, très-connu ; par allusion au Barrabas qui figure dans la Passion.

BARRAGE. Ajoutez: || 4* Sous l'ancienne monar- •hie, droit que payaient les charrettes, même vides, les harnais et les chevaux, boislisle, Corrcsp. eonirôl. gén. des finances, p. 343, 1693. || 5° Terme de facteur de piano. Barrage métallique, disposition due à Érard, qui permet, par sa fixité, d'augmenter le nombre des eordes et de leur donner une grosseur plus considérable et une tension plus forte, LÉON piLLAUT, Joum, ojfic. 6 juin 1876, p. 3882, 2* col.

t BARRAGISTE(ba-ra-ji-st'), s. m. Préposé qui est chargé de régler un barrage sur une rivière. Dans l'état actuel des choses, le barragiste ne peut être prévenu ni de la crue qui va se produire dans son bief, ni de l'importance de cette crue, Navigation intérieure, Rép. au questionnaire, Paris, 1873, p. 20. Fr. .., barragiste, 227 fr. de pension, Wcret 26 janv. 1874, Buliet. des Lois, partie suppl. xji* sér. I" sem. 1874, p; 3u6.

t BARRAL (ba-ral), s. m. Nom d'un tonneau usité en Bourgogne, dans le Beaujolais, dans l'Isère, etc. variant de capacité, 66 litres, 67 litres, etc. Il Au plur. Des barraux.

t BARRAS. Il 1* Ajoutez : On appelle résine molle la partie fluide réunie dans les augcts ; galipot, la portion solidifiée le long des quarres et pure des débris d'écorce ; barras, le galipot impur obtenu en raclant le» quarres, H. fliche, Manuel de bolan. forest. p. 308, Nancy, 1873.

BARRE. Ajoutez : || 16* Verge, insigne des alcades espagnols. En 1578, les officiers et alcades de Fontarabie vinrent avec- leurs barres au bord de la rivière, du côté d'Hendaye; les habitants rompirent leurs barres et les chassèrent, Leit. etc. de Colbert, vi, 217. || 17' Jeter la barre entre deux corps d'armée, intercepter leurs communications. L'armée allemande, après avoir canonné très-vigoureusement, a jeté la barre entre le Iroi.sième corps et le mien, m"' canrobert. Gaz. des Trib.

22 OCt. 1873, p. 1023, 3' col.

BARREAU. Ajoutez : || 4'" Fig. Tribunal de la conscience, for intérieur. 11 y a bien des mensonges de préface qui passent pour des péchés véniels non-seulement dans les barreaux de la république des lettres, mais aussi dans les barreaux de l'Église , BAYLE, art. d'Arnauld {le docteur), note 5. B\RR}iR. Ajoutez :l\ 10° Dans l'Aunis, barrer un champ, le planter en vigne, ainsi dit à cause

ne les Irons destinés à rerevoir le plant sont faits

vcc une barre, Closs. aunisicn, p. 70.

Page 1