BAY
t BAVANG ou BAWANG (bavangh), s. »n. Grand arbre indéterminé de l'archipel iiidien. Les fruits du bawang ont tellement l'odeur d'ail qu'on s'en servait autrefois à Amboinc pour assaisonner les aliments, uosc, lUct. d'hist. nat. ui.
— ÊTYM. Malais, bduiong, ail, oignon, devic, Dict. élijm.
BAVARD. — iiiST. xvi- s. Il Ajoutez : Si je parle diversement de moy, c'est que je me regarde diversement ; toutes les contrariétés s'y trouvent selon quelque tour et en quoique façon : honteux, insolent, chaste , luxurieux, bavard, taciturne.... mont, ii, 7.
BAVARDER. Ajoutez: — KKM. Monlaigne-a dit bavasser : 11 semble que la coustume concède à cet aago (la vieillesse! plus de liberté do bavasser et d'indiscrétion à parler do soy, m, 258.
— lIlST. xvi" s. Quant est de co qu'ils [les astrologues) bcgiiyent et bavardent do l'origino et cause des foudres, baudon. Trois livres des charmes, Pans. (583, p. 39(.
t BAVARDIN (EN) (an-ba-var-din), locution particulière à Mme de Sévigné et qui signifie dans la maison des Lavardin oit l'on causait , bavardait beaucoup (la plaisanterie est facile à comprendre). J'ai dîné en Bavardin , sÉv. Lett. (0 avr. (67(. Il [Walter Scott] s'en va en Bavardin, comme paiio Mme de Sévigné, chateaubr. Mém. d'outre-lombe, éd. do Bruxelles, t. lu , Itinéraire de Napoléon à l'Ile d'Elbe (dernière page du chapitre).
t BAVAROIS, OISE (ba-va-roî, roî-z'), adj. Qui appartient à la Bavière. Les chambres bavaroises.
BAVE. — HIST. Ajoutes : || xvr s. Le peintre
Protogenes ne pouvant représenter à son gré
l'escurae et la bave [d'un chien], mont, i, 254.
t BAVIÈRE (ba-viè-r'), s./'. Il 1" Partie do l'armuro destinée à protéger le cou et lo menton. Quand l'armement de tête est 1 la salade , comme au XV* siècle, la bavière est fixée à la partie supérieure de la cuirasse. Quand il s'agit de l'armet, la bavière fait partie du casque et est mobile autour des mémos pivots que le mézail. On l'appelle aussi mentonnière. Il 2* Être en bavière (ou Bavière, par jeu de mots), se disait autrefois do la période do salivation qu'amenait le traitement employé alors contre la syphilis.
— ETYM. Baver, à cause do la place que cette pièce occupe.
t BAVOLER. Ajoutez ;— HIST. xvi" s. Un brave scadron l'accompagne D'autres freslons qui bavolant. Font en l'air comme un camp volant, de brach. Formes, f° 36 de l'édit. originale.
BAVOLET. Ajoutez : — HIST. xv s. Dame dont le chef estoit paré de ses cheveux beaux et blonds, ayant par dessus une tocque couverte d'un volot [en marge, al. bavolet] fort enrichi do pierreries, math, de coucy, Hist. de Charles Vil, p. 665, édit. Denys Godefroy, Paris, I66(.
BAVURE, /i joute: ; Il 2° Terme d'artillerie. Saillie de métal produite à la bouche d'une pièce d'artillerie en bronze par les chocs du projectile.
t B.WAD (ba-iad), s. m. Poisson du Nil , d'un blanc argenté, le silurus hayad (Sonnini écrit bayatte).
— ETYM. Arabe, hoi/ôd, même sens (le mot signifie blancheur), devic, Dict. clym.
BAVADÈRE. Ajoutes : || 2° Sorte de ceinture en corail, lacaze-dutiiieks , Hist. natur. du corail, Paris, (804, p. 338.
t BAVANANISMEou BAÏANISME (ba-ia-ni-sm'), s. m. Hérésie de Bains ou do Bay, né en (5(3 à Molin, territoire d'Ath en Hainaul; il enseigna, sur la grâce, lo libre aj'bilro, le péché originel, la charité, la mort de Jésus-Christ, soixante-seize propositions qui furent condamnées en (567 par la pape Pie V.
t BAVASSE (ba-ia-s'), s. f. Nom, en Dauphiné, do la lavande coupée et recueillie pour distillation d'huile do spic.
BAVER. — ÉTYM. Ajoutes : Saintong. badcr, ouvrir la bouche.
t BAYLE (bô-l'), s. m. Berger chef, en Pro-
vsnce les confient à un baylo ou berger chef,
qui, à SCS risques et périls, conduit les troupeaux, loue les pâturages, en un mot se charge do l'estivage moyennant une redevance, Rebois, des montagnes, Cotnpte rendu, t809-(87i, 7° fasc. p. (24. Lo baylo de chez nous est remplacé par le pastore [pour les troupeaux des Alpes suisses, qui apjiartiennent généralement à des Italiens], ib. ]>. (38.
— ÊTYM. Autre orthographe de baile (voy. ce mot).
t BAYOT, OTTE (ba-io, io-t'), adj. Qui a la robe rouge et blanche, en Normandie. Veau bayot, va-
BEA
che bayotte, delbollle, Gloss. de la valUe d'Téres, le Havre, 4 87», p. 37.
— F.TïM. Diminuiifde l'adj. bai.
+ BAYOD (ba-iou). s. m. Nom, dans la Louisiane, des bras des rivières côlières, le Temps , 22 mars 4876, 2* page, ("col. Les bayous et rivières de LouisianecompriscntrerAlchafalaya, laTêche et le Mississipi, Joum. offic. 6 juin «874, p. 3788, »• col.
t BEAGLE (bi-gl'i, î. m. Chien basset, en anglais. Il nous est encore venu d'Anglrlerre une autre ' espèce de chiens ; ce sont les beaglos, jos. la vallée, la Chasse à courre, t. n, p. 60, Paris, 185».
t BÉAL (bc-al), s. m. Dans le Midi , nom d'un petit cours d'eau. X un certain moment, l'eau a manqué pour alimenter les pompes, et M. le maire de la Tille [Toulon] a dû faire détourner le béai communal et l'amener jusque sous les murs de l'arsenal, Cai. des J'nh.2 juill. (873, p. 723, 3» col. Uarie C... se serait trouvée.... sur le fossé de la grand'route de Riols, pendant qu'on aurait transporté le cadavre de Françoise R.... vers le bialdeGargne, Extr. de la Rev. de Sainl-Pons, Hérault, dans Coi. des Trib. 2 oct. <873, p. 8i6, 3' col.
— HIST. XV* s. Curer et nettoyer le bealaige de la rivière, do cange, beale.
— F.TYM. Bas-lat. beale, bedale, canal, de bedum
(VOy. DIEZ).
t BÉANCE (bé-an-s'), s. f. Terme didactique. État de ce qui est béant. La béance des voies respiratoires.
— ETYM. Béant.
t BÉATIFIANT, AXTE (bé-a-ti-fi-an, an-f), adj. Oui béatifie, qui donne la béatitude céleste. M. de Heaux, qui s'est attaché à montrer que l'amour qu'on avait pour Dieu comme objet béatifiant.... Boss. 2' écrit, 5.
BÉATIFIER. Il 3" Ajoute! : Le bonhomme [le père de Balzac] à qui vous avez écrit et que vous avez béatifié par votre lettre, Balzac, Lettres inéd. v, édit. Tamizey-Larroque. jj i' V. réfl. Se béatifier, se rendre heureux. C'est une absurdité de dire que ~ar la vertu seule un homme se puisse béatifier, I ULH. Lexique, éd. L. Lalanne.
BÉA TILLES. 3* Ajoutez : || Fig Enfin les béa-
illes De l'hyménée, ennuis, chagrins, dégoûts, .AMOTTE, Fabt. IV, (5.
t BÉATRIX (bé-a-triks), s. f. La 83" planète télescopique, découverte par M. de Gasparis.
BEAD. — REM. Ajoute: : \\ 3. 11 est rare que bel se dise autrement que devant un substantif commençant parune voyelle ou une h muette : un bel arbre, un bel homme. Pourtant on en trouve quelques exemples dans un autre emploi, mais toujoUiS devant une voyelle, bien entendu. S'il est vrai que l'homme laid de naissance soit plus bel encore que le plus beau des animaux, ch. lévèque. Science du beau, t. u,p. 338, Paris, <86l.Celan'esl point une faute, maLs maintenant c'est peu usité.
t BEADCE (bô-s'), s. f. Campagne plate (inusité aujourd'hui : écrit aussi beausse). L'affection qu'il avait pour la chasse l'emporta un peu trop.... d'où vient qu'il fut étonné quand il se vit dans les beausses et les plaines de la Champagne, qui, étant dépouillées de bois et de forets, ne nourrissent point de bttcs rousses, J. bocdonnet, les Vies des évêques du Mans, -p. 4)1, Paris, )66l.
BEAfCOUP. — REM. Ajoutes : || 6. Au xir* siècle on a dit grantcop ; un grant boais[bois]où il y a grant cop des larrons, lier, critique, 6* année, t' sem. p. 386. ' 7* Beaucoup pour beaucoup de gens a été employé par Corneille : Saint Polyeucte est un martyr dont, s'il m'est permis de parler ainsi, beaucoup ont plutàt appris le nom à la comédie qu'à l'église, Abrégé du mort, de S. Poly. Yaugelas dit que beaucoup ne doit pas être ainsi employé seul ; malgré eet arrêt, la tournure condamnée, qui est commode , est restée en usage.
— HIST. XIV* s. Ajoutez : Pluseurs princes el barons.... et biacop d'aultres que je ne scai nommer, j. LE BEL, Vrayes chroniques, t. i, p. «54.
t BEAUCL'IT. — ETYM. Ajoutez. Altération de l'anglais burkwheat, qu'on prononce beukwit ; il vicni de l'allem. Iluchtreizen, blé sarrasin, littéralement, faine-froment, à cause de la ressemblance du grain de sarmsin avec une petite faine, th. PAViE, Rev. des Deux-Mondet, is juin «864, p.8sn.
BEAUTÉ. Ajoutez: — REM. Faire beauté est une expression recherchée qu'on employait et dont le Sage se moque dans ce passage : Je veux par un .seul trait te faire sentir la diflcrence qu'il y a de la gentillesse de notre diction à la platitude de la leur '.ils diraient, par exemple, luul miinicnt : Us intermèdes embelli, ont une cumcili'.' ; cl