BIT
+ BIOMÉTRIQCE (bi-o-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à la biométrie.
t BIOSSOX (bi-o son), s. m. Sorte de poire sauvage. Tristan.... fait une ample moisson de cornouilles et de biossons, dont il savoure la chair âpre et aigrelette , a. tueuriet, Rev. des Deux- Mondes, \" nov. (876, p. )0i.
t 2. BIPENNE (bi-pè-n'), s. f. Terme d'antiquité. Hache à deux Iranchants. 11 [le Jupiter de la Carie] est représenté la bipenne sur l'épaule, fol'Card, Des Associations religieuses chei les Grecs, p. <U6. La bipenne caractérise particulièrement les Amazones dans l'art grec, F. delaunaï, Journ. o//io.
n juin. (876, p. 6032, ('• col.
— ETYM. Lat. bi'pcnnis, hache à deux tranchants, t BIPYKAMIUAL, ALE (bi-pi-ra-mi-dal , da-1'),
adj. Terme de cristallographie. Qui olïre deux pyramides. Cristaux très -nets, bipyramidaux , DAUBRÉE, Acad. des se. Compt. rend.l. Lxxx, p. 464.
+ BIQUOTIDIEN, lENNE (bi-ko-ti-diin, diè-n'), adj. Qui se fait deux fuis par jour. Que prescrire de mieux, en effet . sous le soleil ardent des tropiques, que les ablutions biquotidiennes, la circoncision, l'abstinence des liqueurs fortes, de la viande de porc, etc.? Journ. o//iciei (» févr. (876, p. (278, 2" col.
t BIRÉFRINGENCE (bi-ré-frin-jan-s'), s. f. Propriété des substances biréfringentes.
t BISAIGUË. Ajoute! : || 2° Outil de charpentier (voy. besaigue).
t BISCUITÉ, ÉE(bi-skui-té, tée), adj. Pain biscuité, pain préparé à la façon du biscuit. Le pain biscuité est en usage dans l'armée d'Afrique.
t BISCUITERIE (bi-skui-te-rie), s. f. Fabrication de biscuit. La meunerie, la boulangerie, la biscuiterie, la vermiccllerie, l'amidonnerie, la féculerie , etc. Catalogue de la librairie agricole Dusacq.
t BISCUTELLE (bi-sku-tè-l') , s. ff. Genre de la famille des crucifères, auquel appartient la lunetière.
— ETYM.Lat.M, deux, et scu(«m bouclier. Ce nom est dû à deux silicules rondes, tangentes l'une à l'autre, qui constituent le fruit et que l'on compare à deux petits boucliers ou à deux verres de besicles
+ BISEAUTER. Ajoutez : || 2° Faire le bi.seautage. Glace biseautée dans le couvercle, Journ. ojjic.
3 déc. (876, p. 8984, (" COl.
t BISEAUTEUR (bi-z6-teur), s. m. Ouvrier qui fait le biseautage des verres de montre.
•j- BISKRIT (bi-skri), s. m. Nom de Berbères de l'oasis de Biskra, qui, dans la ville d'Alger, constituent une corporation de portefaix, de porteurs d'eau.
t BISOUIÈRE(bi-skié-r'), s. f. Nom, en Bourgogne, des gardeuscs de chèvres. Quand j'entendais de loin le rustique refrain de la chanson des bisquières, j. J. Bouss. Confes. ix, 1" part. (J. J. Rousseau en parle à propos de son séjour à Montmorency, chez Mme d'Épinay.)
— ETYM. Bisquiêre est dans le Supplément du Dict. de l'Acad. franc, par Barré. Note de M. Gust. Revillioud, de Genève : » La chanson d«s bisquières se chante encore en Bourgogne aux fenaisons et aux moissons, surtout par les femmes. Ceci m'a fait penser qu'au temps de Mme d'Épinay il devait être de mode pour le beau monde de Paris d'aller prendre le lait de chèvre à Montmorency, que les troupeaux de ces animaux.y étaient nombreux et venaient avec leurs bergères jusqu'aux portes de Paris. C'est de celte façon que J. J. Rousseau aura entendu la chanson des bisquières. Le nom de la Chevrette donné par Mme d'Épinay à sa campagne semble être une confirmation de celte conjecture. » On dit aussi bisquier ou biquier, au masculin, pour gardeur de chèvres. Biquier, bisquier, bisquiêre se ratlachent à bique, nom familier de la chèvre, loutefois l'épenthèse d'une s dans bisquiêre est singulière.
t BISSECTEUR, TRICE (bi-sè-kleur, ktri-s'), adj. Terme de géométrie. Qui divise en deux parties égales. Plan bissecteur. Ligne bissectrice. || S. f. Bissectrice d'un angle, ligne qui le partage en deux parties égales.
— ETYM. Bit, en deux, et secteur : qui coupe. BISTOQUET. A;ou(eî : || 3- Chez les cloulicrs,
instrument qui sert à couper à froid et au marteau les tringles, iOpiniunnationale, 30 mai (876, 3* page, 4' col.
t BIT (bi) , ,5. m. Terme de l'industrie diaman-
Inire. Couronne à diamant pour ijiriscr. I.c bit
l peut élu- l'iiiii cl user la roche sur toute la sri--
BLA
lion du trou, Journ. offic. 7 déc. 4876, p. (u093, ('• col.
— ETYM. Ce mol, appartenant à l'industrie do la taille des diamants, doit être cherché dans le hollandais : bit. mors, morsure, bijlen. mordre.
t lilTEMPORAL, ALE (bi-tan-po-ral, ra-l'), adj. Qui va d'une tempe à l'autre. Diamètre bilemporal.
BITUME. A;ou(ci :|| Bitume solide, voy, CÉRÉ- SINE au Supplément.
t BITUMIEU (l)i-tu-mié), s. m. Celui qui prépare ou emploie le bitume. Spécialité de matériel de bituniiers, Alm. Uidot-Botlin, (871-1872, p. 703, 3" col.
BIVALVE. Ajoutez : — REM. D'autres font bivalve féminin : Une bivalve très-jolie. Le Dict. de l'Académie fait multivalve féminin, et univalve masculin. Bivalve, en soi, est un adjectif; et, suivant qu'on sous-entendra mollusque ou coquille, le substantif bivalve sera masculin ou féminin.
t BIVEAU. Ajoutez :— ElYM. Par analogie ànifca», et comme pour dire double niveau, instrument pour prendre le niveau de deux plans, le rapport do deux plans.
t BIVOIE. Ajoutez : || 2° Terme de chemin de fer. Double route, l'endroit o& une route se bifurque.
+ BIVOLTAIN ou BIVOLTIN (bi-vol-lin), s. m. Nom donné aux vers à soie fournis.sant deux générations par an. || Adj. Races bivollincs.
— ETYM. Bi. deux, et ital. volta, fois.
t BIVOLTINITÉ (bi-vol-ti-ni-té), s. f Caractère bivoltin. Attendu que, si les échantillons de cocons.... peuvent, à première vue, être classés parmi les bivoltins, il n'en résulte pas cependant la certitude absbiue de leur bivollinilé.... Jugem. du Trib. de com. du 8 nov. (872, dans Gaz. des Trib.
("-2 sept. (873, p. 842, (■■• col.
t BIWITZ (bi-vits'), s. m. Plante oléagineuse importée de la Bohême.
BIZARRE. Ajoutez : || 3° Terme de vénerie. Tèle bizarre, celle d'un cerf dont les andouilicrs ne sont pas placés d'une manière régulière qui permette d'apprécier l'âge de la bêle.
t BIZARREMENT (bi-za-re-man), s. m. Action de rendre bizarre, bigarré (inusité). On voit tout à l'entour du soleil un cercle, avec le même bizarrement de couleurs que nous voyons ordinairement en l'arc-en-ciel, malh. Lexique, éd. L, Lalanne.
t BIZINGUE (DE) (bi-zin-gh'), Joe. adverb. (Irèsnsitée à Genève). De travers. Assis de bizingue sur le couvercle d'un bahut, R. tôpffer, A'ouo. Voyages en zigzag.
t BLACBOULER (bla-kbou-lé), v. a. Néologisme tiré de l'anglais. Donner à quelqu'un une boule noire, le rejeter, infliger un échec à ses prétentions,
— Étym. Angl, (0 blackball, rejeter un projet m mettant une boule noire dans l'u/ne, àeblnch, noir, et bail, boule, refuser l'entrée dans un club à une personne (on vote avec des boules blanches ou noires).
t BLACHE (bla-ch'), s.f.\\ l' Nom donné, dans l'Ain, aux herbes palustres qu'on utilise comme litière ou dans l'alimentation du bétail, les Primes d'honmur, Paris, (870, p. 364. || 2» Synonyme de blachère.
— ETYM. Peut-être l'anglais brake , fougère, allcm. Brach, friche.
t (. BLACHÈRE (bla-châ-r'), s. /". Nom donné, dans l'Ain, aux marais qui fournissent de lablache, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 364.
— ETYM. Blache.
t 2. BLACHÈRE (bla-chè-r'), s. f. Terre plantée de chênes ou de châtaigners assez distants les uns des autres pour qu'on y puisse labourer (Dauphiné, Franche-Comté).
t BLACt-ÏIAIL (blak-mél), s. m. Mot anglais signifiant redevance forcée, et se disant parliculièremenl de celle que les gens des basses terres en Ecosse payaient aux gens des hautes terres, pour être à l'abri de leurs déprédations. || Par extension. Quand le maitre avait payé.... son blackmail aux industries voisines qui avaient le droit de lui refuser ou des clous, ou des tubes de cuivre, ou tout autre élément indispensable à sa ]>ruduction,j. SIMON, la Liberté, l. il, p. 34, Paris, I8.M1.
— ETYM. Angl. black mail, proprement nuiille noire (maille, pièce de monnaie). Voy, maii.i-e 3.
t BLADEITE (bla-dè-f), S, f. Sorte de blé. Les agriculteurs de la verdoyante plaine de Tarbos et de la vaste plaine de Toulouse..,, cultivent le blé bladette, le blé du Rou.ssillon , le ni;iis et la luzerne. nv.viÉ.la France agricole, p, l.'i.
BLA
BLAFARD. — ÊTYM. AjoiUez .-Les orfèvres, pour donner à I ouvraKe d'or plus de beauté cl de fermeté et à uiuiudres frais, font l'alliage de cuivre pur, quand ils peuvent ; qui est beaucoup plus léger que l'argent, qui rend l'or blafe et pale de couleur, jeiian Eomjt , Discours sut le rehaussement et diminulion des monntiyes, Paris, (5"s, feuille 9 verso (il n'y a point de pagination), lilafe donne immédiatement le bas-lalin blavus, qui signifie bleu et blond. Dans Du Cange, à blavus, on trouve : blavus, blavius, blavidus , blawfarb. Bla fard est dune composé de blavus, qui est le blau des Allemands, et de l'ail. Farbe, couleur. Diez avait bien vu f orbe, dans blafard, mais ce n'est pas bleich, c'est blav qui forme la première partie du mot.
t BLAFFARl) (ba-flar), s. m. Nom donné par mépris, en Dauphiné, au.\ gros de vingt deniers tournais, mauvais de titre, que fit frapper Charles Dauphin (devenu roi sous le nom de Charles Vil), jusqu'au moment, 2) octobre 4422, où son père Charles VI mourut et eut pour successeur, en vertu du traité de Troyes, Henri VI d'Angleterre, à peine Igé d'un an.
— ETY.M. lias-lat. blcffardus, nom d'une monnaie dans un texte du xm* s.
t KLAGUEUR — ÊTYM. Ajoutez : L'anglais hlackguard (et non blaggard, comme le porte le Dictionnaire) n'a rien à faire ici; car il signifie proprement garde noir.
t BLAIN (blin), s. m. Nom donné, dans la Loire- Inlérieure, à des Dateaux plats très-allongés qui naviguent sur les tourbières et qui peuvent porter jusqu'à (5 000 mottes de tourbe.
BLAIREAU. — ETYM. Comme il est dit dans l'article, Diez voit dans blaireau le représentant d'une forme fictive bladarellus , le petit blalier; mais est-il vrai que le blaireau fasse provision de blé ou du moins qu'on croie populairement qu'il en fait provision'? M. Hcnsleigh Wedgwood, Transactions of the philological Society, (873- <»7t, 3" part. p. 329, cite à l'appui de la réalité de cette croyance populaire deux vers anglais : .... Some thin Chippings filcht from the bin Of the gray farrner. Le fermier gris est le blaireau (dit gray en anglais) ; et on n'aurait pas ainsi nommé cet animal si la croyance populaire n'avait pas été que le blaireau fait des provisions de blé. Dans les départements de l'Ouest, le blaireau se nomme bédouaud, et ce nom se trouve dans Cotgrave : Bedouau, a young brocke or badger. hedoue , a gray, brocfie, badger. Remarquez que l'angl. badger signifie à la fois blaireau et revendeur de grains, regrattier.
■ t BLAiHEACTf!, ÉE (biè-rô-lé, tée), adj. Terme de peinture. Traité avec le pinceau de blaireau. Voilà, certes, une peinture bien léchée, bien lustrée, bien blairautée, mais qui n'a de hollandais que celte propreté, E. bergerat, Journ offic. 2» juin 1874, p. 4304, 2* col. Le faire [du tableau] est. rapide, la pâte un peu grasse et lisse, de premier jet, sans reliefs inutiles, coulante , abondante , plulût écrasée et légèrement blaireautée par les bords, pbomeniin, les Ma'Ures d'autrefois,
BLÂMER. Ajoute: : || 4° Blâmer une chose, une personne à quelqu'un , la blâmer devant lui. Ne savez-vous pas que je brûle pour elle. Et que me la blâmer c'est me faire mourir? malh. Lexiijue, éd. L. Lalanne. 11 [.M. de Barcos] me blâma fort ceux qui parlent ou font des conférences [des cinq propositions de Janséniusl, M'°° de liancourt, dans sïE-DEUVE, Porl-Unyal, t. il, p. 2)8, 3' édit.
— RE-M. Corneille a donné deux régimes directs à blâmer. Tout ce qu'on le blâmait (mais c'étaient tours d'école). C'est qu'il faisait mal sûr de croire sa parole. Ment, it, i . Cela n'est pas correct.
). BLANC. 119» Ajoutez .-H Au lieu de : Se faire blanc de son épée, on dit aussi elliptiquomenl : Se faire blanc de, se prévaloir. Vous vous êtes fait tout blanc d'Aristote et d'autres auteurs que vous ne lûtes ou n'entendîtes peut-être jamais, et qui vous manquent tous de garantie, P. corneille. Lettre à Scudéri, dans Classiques français de G. Merlet, 1868, p. 27. || 11° Ajouter: || Petit blanc, se disait, dans les colonies à esclaves, d'hommes blancs mais de petite condition. Dans le Sud, audessous de la classe riche, mais fort au-dessus des noirs esclaves ou allranchis, existait une classe spéciale, les petits blancs ou blancs pauvres, qui avaient bien des points de ressemblance avec la picbs de l'ancienne Rome, edm. villetabd, Journ. o//ic.
9 aOÛt<874, p. 5728, i" COl.
BLA
a. BLANC. Ajoutez : || 17" Terme de commerce. Le blanc, l'ensemble des étofles blanches en toile, en calicot, etc. Spécialité de blanc, il 18" Écrire en blanc, écrire avec de l'encre de sympathie. Elle trouve aussi que notre manière d'écrire en blanc est très-mauvaise, étant très-connue, klinglin, Corresp. t. i, p. 4H5. || 19' Livre en blanc , livre
non relié ils se conserveraient beaucoup mieux
reliés qu'en blanc les livres en blanc qui
restent à relier.... Lettre de Baluze, du (4 avril 1671, dans Lettres , etc. de Colbert , t. vu, p. 376. Il 20* Blanc et rouge, s'est dit pour argent et cuivre, en termes de monnaie. Les carats qui sont les degrés de la bonté [de l'or] diminuent à proportion de la quantité du blanc ou du rouge qui y sont incorporés : ce sont les noms qu'on donne d'ordinaire à l'argent et au cuivre, d« sorte qu'un quart de blanc, un quart de rouge et deux quarts d'or alliés ensemble, feraient de l'or à douze carats, ch. patin, Introduct. à la connaissance des m'fdailles, ch. vn. |{ 21' Terme de fortification. Blanc d'eau, inondation qui n'a que peu de hauteur au-dessus du sol. |{ Terrain dans lequel on rencontre l'eau à une petite profondeur. || Proverbe. Il n'a pas de blanc dans les yeux, il est impudent.
t BLANCARD. Ajoutez : || Adjectivement. Toiles blaniards : ces toiles sont ainsi appelées parce que le fil qui sert à les fabriquer aétc àdemi blanchi avant que d'être mis en œuvre; elles se fabriquent aux environs de Rouen, et sont propres pour les Indes espagnoles, p. giraudeau, la Bajtque rendu» facile, p. 472.
) . BLANCHET. Ajoutez : \\ 4» Pièce de harnachement. Il 5' Jupe tricotée de coton ou de laine (Dauphiné, Savoie, Piémont).
t 2. BLANCHET. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Poitrines blanchettes. Plus claires et nettes Qu'en may les rosettes, j. marot, Pois. p. <85.
t BLANCllETTE. Ajoutez : || 2" Nom, dans le canton de Vaud, d'un cépage qui se couvre de grappes dans les premières années, mais vieillit rapidement et finit, selon l'expression des vignerons vaudois, par ruiner le fils après avoir enrichi le père, ch. vittel.
BLANCHIR. — HIST. iljou(eî:||xii' S. Dune il ve'jst le sanc el blanc cervel rogir, Le cervel ensement el vermeil sanc blanchir, St Thomas mart.
p. 196, édit. HIPPEAU.
t BLANC-RHASIS. Ajoutez : — REM. M. Devic, Dict. étym., montre que rhasis est une fausse orthographe, ce mot ne venant nullement du célèbre médecin arabe Rhazés; il faut écrire blancrasis; rasis de l'arabe rasas, rasasa, plomb.
t BLANDICES. — REM. Le passage de Chateaubriand cité d'après le Dictionnaire de Poitevin se trouve dans les.tf(;m. d'ou(re-(om6e (éd. de Bruxelles), t. I, Dernières lignes écrites à la Vallée-aux-loups , Révélât, sur le mystère de ma vie.
— HIST. Il XVI* s. Ajoutez : \ rencontre des immodérées et charmeresses blandices de la volupté,