SCÈNE IV
Ariel caclii , AdA| Zelpha.
ADA
De Nemrod en ces lieux ne vois-je pas la fllic ?
ZELPHA.
Non, je suis orpheline et n'ai plus de l;imille.
ADA
Trctresse de Baal, ici que chcrchcz-vuus ?
ZELPBA.
Je viens chercher b mort ou sauver mon époux»
ADA
Celui qui l'a jugé n'est-il pas votre père?
EELPHA.
Oh ! pitié, jeune fille, et parlons de ton frère : Que me font de Nemrod le titre et le courroux? Mon père, mon ami, mon Dieu, c'est mon époux ! Oh ! si tu comprenais les douleurs d'une amante , Tu prendrais en pitié l'horreur qui me tourmente. Sœur d'Ariel, pourquoi détournes-tu les yeux ? At-je donc pu choisir ma patrie et mes meux? Mais lui, je rai choisi, mon bonheur, mon beau songe. Mon amour seul est vrai ; le reste est un mensonge ; Et pour ce triste amour j'oublie en ce moment Mon père, mes grandeurs, mes trésors, mon serment. Oh ! laisso-moi baiser tes chaînes que fenvie , Car les dieux de mon père ont tant flétri ma \ie , Et m'ont fait près du tr6ne un destin si cruel , Que je veux dans les fers croire au Dieu d'Ariel: Jusqu'à la porte sombre échappée. en silence , J'ai de tes gardiens payé la complaisance ; Ceux de mon Ariel, plus nombreux et plus durs , N'offraient nulle espérance à mes efforts peu sûrs ; Mais on dit qu*en ces lieux une mine antique Avec son noir si^our dans l'ombre communique.
ADA la retenani.
Voulez-vous l'amollir par un coupable feu , Et le rendre infidèle a son père, à son Dieu !
ZELPDA.
Je connais Mesraîm, et jamais, je le jure » Jamais un Jkhe amour ne le rendra paijure. Biais puisque veut mourir, joyeuse en fréinissanl , Pour le confondre au sien j'apporte tout mon sang. Laisse-moi l'appeler, il saura me comprendre. Blesraim !... Ariel!... dieux !...
ARIEL, u jetant dan$ ses bras.
Il vient de l'entendre !
Oui, de ton saint amour j'accepte la grandeur , Ada ! viens embrasser mon épouse et ta sœur?