SCENE IV
NEMROD
Ici doit donc finir ma gloire t El j'ai perdu le fruit de vingt ans de victoire ! Oh ! de Tenfer jaloux sombre dérision ! Et d'un cœur trop royal cruelle illusion ! De ce peuple insolent, rebelle à ma justice. Moi-môme contre moi je me suis fait complice! Celle gu'un fol amour entraîne à me bmver. Je la frappais en Uclie et voulais la sauver. Et tandis aue ma fille, à mourir condamnée,' Spectacle aanger^ux pour la foule étonnée. Allait de mon pouvoir triompher par ses plenrs Et jusque dans la fange éveiller des sauveurs. Tremblant comme une femme, en proie aux rr^tt
[sombres, Caché dans ce palais J'interrogeais les ombres! Ah ! je me suis trahi , j*ai cessé d'être roi ! Pouvais-je êlre abailu par un autre que moi? De ma fausse pitié la terreur satisfaite Peut emporter du moins Torgueil de ma défaite. Et je puis mourir fier ainsi que j^ai vécu. Car l'enfer m'a trompé, mais ne m'a pas v^incn. De ce palais du moms l'enceinte inaccessible Protège de ma mort la majesté terrible; L'cliie des guerriers retranchés sous ses tottrs Prolonge en combattant le dernier de mes jonr^. Je ne veux pas mourir de la main de ces lniitn>; Un peuple ne doit pas pouvoir tuer ses maUrc». Mais le feu tarde bien a servir ma fureur. Suis -je désobéi? malheur alors, maUicur* Esclaves !.. où sont-ils ? non, pas vous! fns *^ ^f^
g(fï MYSTÈRES
Esclates! levez-vous, qu^on apporte des flammes ! lis ne répondent pas, sourds comme le tombeau?
{Il $êcaue Cesclave ani dort,) Lève-loi 1 m*entends-tu ? qo*on m apporte un flambeau ! £st-il donc mort d*eflroi? (// le rejette avec dégoût,)
Misérable ! il est Iwe.
L^BSCLAVE (rêvant)»
Flores, Nemrod est mort, et sa mort nous délivre I
IfEVROD.
Ab ! Je ne règne plus, et Je ne pois mourir !
(Poussant du pied Feiclave,) Brute Infime!