‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 151 sur 233 · F.MR0D · texte numérisé non relu

F.MR0D

Grands dieux !

ZELPIIA.

A vos bourreaux je inc livre , mon porc.

.NEMROn.

Ma fille, juste Ciel! ma fille me trahir !

ZELPIIA.

S'il ne faut que mon sang, je vais vous obéir ; l*nissc-l-il assouvir l'ardeur qui vous dévore ; Mon père, à vos genoux j<î puis pleurer encore , l'ilic pour Ariel !

ARIEL

Que fais-tu? lève-loi , €ct homme est un bourreau! lu n'apparlicns qu'à

I moi.

NEMROD

0 malheur' ô lourmenls! supplice épouvantable.

ENOS

Ucconnais-lu le Dieu dont le courroux l'accihlc ?

NF.MROI).

Zclplia ! Zcipha ! c'est elle ! oh ! c'est elle , grands

|«ntux !

I. espoir de ma ronronne el l'orgneil de mes yeux , l.lle que je gardais aussi pure que l)elic Tour être p«'rc encore cl in'oubiier en elle. Malheureux insens*-, pour concpiérir son cdMir, i.ii trompé mes projets, j'ai trahi ma grandeur. Ah ! c'est trop! j'ai rêvé : je t myais èlre pi-re ! Je règne maintenant; soyons juste cl scvèra. Cherchez Tubalcain, qu'il vienne.

SCËNK Ml.

Les précédents, Tubalcai."*.

TUDALCAn.

J-'étais là.

A l'snlel de Baal qu'on emmène Zelpha ;

Qu'on « h«"rrhe une captive au supplice échappée ,

Ri snr r.iule,l en lieuil qu'on de|)0!,e une epec.

UBALCM>.

Tous S4ICZ ohvi.

.It.lIROlK

Venge mon amitié.

As-tu les yeux sans pleurs et la main safis pilié ?

TIBALCAIN.

Je n'eus jamais d'épouse, et n'ai point de famille..

NEÎIROD.

Ebbien, il faut toi-même immoler...

TVBAL6AÏN.

Qni?

>EMB0D.

Ma fille r \ moins q)ie son retour sincère et repentant N'expie aux yeux de tous un forfait éclatant. Klle a trahi mes dieux pour s'allier au crime. Prêtresse repenlanle, ou rebelle victime, Klle doit ou répandre ou racheter son sang, (Consacrer on subir le glaive obéiss;inl, Ordonner d" Ariel ou souffrir le supplice. Subir enfin sa peise mi remplir son olfice. Qu'on orne ces captifs de cyprès et de fleurs. Je consacre leur tète à tous les dieux vengeurs. Allez, que la trompetle annonce ma justice, El que le peuple accoure à ce grand sacrifice.

ZELPHA.

Adieu, je vais mourir; adieu, mon Ariel; 5ton père me condamne

ARIEL

Et Dieu t'ouvre le ciel.

(Ils sortent.)

SCfc^'E Mil.

Nemrod, les Fantôues.

>EHR0n.

Ma fille! fl est donc vrai, j'ai condamne ma fille.

Et je vais rester seul, sans appui, sans famille!

I,es ombres de la mort environnent mes yeux.

Mais que lui voulaient donc ces bourreaux furieux T

Où la eondiiisenl-ils? qu'a-l-elle fait? barbare!

(-'est moi : je me souviens... ah î mon espril s'égare.

-Ma Zelplia : qu'on l'arrèie. Ah! son sang >a jaillir.

Mais c'est le mien! je sens tout mon cœur défaillir.

Qu'on la sauve! courez!., personne! où sont mes

[armes?

Qu'on épargne mon sang et qu'on prenne mes lar-

[mes.

Quoi, lu pleures, Nemrod! qn'as-iu donc, insensé?

(// lowhe nssi».)

{Un fantàmc sort de dessous une dalle qui se soulh'e, et passe lentement devant Semrod, puis va se perdre entre les piliers massifs du souterrain),

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