‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 171 sur 233 · SG · texte numérisé non relu

SG

MYSTERES

J'allais mourir pour lui ! pour loi seul je veux vivre, Ariel; si lu fuis, perinels-inoi de le suivre!

NEMROD

tjne ceux qui sont à moi passent de mon côté !

E.NOS à Ariel.

Vois, la moitié du peuple a déjà déserté.

NEMROD

Que les dieux mainienanl jugent notre querelle. M;iis Zrlpha, quand le crime a combattu pour elle, ISe peut dans mon rival suivre encore un époux. Pérès qui m'écoutez, voyez et jugez-nous. Je ne puis accepter un horrible partage ; Jai rompu de Zelpha le sanglant mariage, II ne peut s'accomplir : je la reprends !

ZELPHA.

Et moi Puis-je reprendre un cœur dont je l'avais fait roi ? Croyez-vous que l'amour change comme les armes, Et que le saug du peuple ait épuisé mes larmes?

NF.MROD.

Eh bien ! qu'il vienne donc à moi te disputer !

ZEI.PilA.

Ah ! songez que mes pleurs avaient su l'arrêter. Voulez-vous de; nouveau ralliuuer le carnage ?

XEMROD.

Je veux faire cesser un amour qui m'oulrage.

zr.i.piiA.

Vous-même on l'approiivanl lavez rendu sacré.

M.MltOD.

Mais j'en lirisc à proscnl le nœud dctjhonoré.

ZEI-PHA.

Moi , je n'ai poinl deux cœurs , si l'on a deux pro-

[messes.

.NFMROD.

Sais-lu quel prix je garde à les lâches tendresses?

ZELPHA.

J)- sais que les scriucnls sont écrits dans le ciel.

NEMROn.

Sois nu tiik !..

ZEl.PIIA.

Je suis l'épous*; d'Ariel.

ARIRI..

Tu l'entends... rends-la-moi !...

^EIIROD.

Va,jc vais le la rendre, Piii^pie la lâche main n'ose venir la prendre, lue «krni/rre fois, ma (illf, renoticfz, \U-iutucr/. a ci-l hofnrnr: ; t^nfatil, oliciss<v. l)'lourMP/,-\oiis <li; lui, si vous m'ilfs n-iidue ; >»T» lui faite» un pas, si \oui: clcs perdue. Kli quoi ! vou» balance'/ '

Je ne hal.ince pa«i, Ji*. »ui» j lui, «ei'^netir... Aridl..

rtt.UHou (la retcnuni).

\a'. Irf'-pas V.*\ entre nw%, Zelpha ! va! fill« ahandonnée ; MjIh la vie est a moi qui U: lavais <lonnée. Pour la d<Tni<Te loi's j<; suis p«re, et je veux Anéantir l'aliront dr mon san;; malheureux. Iv Utn horili<:iir, v(»ivtti, ma leiirircsse chI j.ilouse, i'f.%\. (k; moi <jo Ariel doit lenn son cpoiiM'. M«;ur» (l'atMfd! (// /«

/> I.PIIA.

MYSTERES

NEMROD

tue.

ArR'l! j'i'xpirc.

Tiens! voilà Ton épouse, Ariel; elle est morte, prends-la!

ARIEL

Ah! monstre! peuple, à moi! punissez ce barbare ! Mais quel rempart s'oppose à ma main qui s'égare? Dieu ! le marbre s'agite et tremble sous mes pas ! N'importe! lu mourras, cruel...

Page 1