RIEL
C'est ma sœur!
ADA
Oui, mon frère , Oui , mon père , c'est moi. Quoi 1 vous versez des
[pleurs!
Quel est dnnc cet objet de vos saintes douleurs? On m'a dit qu'en ce jour le peuple vous délivre; 3fc voici, je reviens, j'apporte le saint livre.
0! qu'as-tu fait? retourne, oh! retourne au désert! Ah ! c'est assez pour nous d'une erreur qui nous perd, Le ciel à notre foi ne doit pas de miracle ; ISous pouvons mourir , nous ! mais sauvons les ora-
[cles.
ADA
Qu'enlends-je? ain .i ce bruit me trompait. àriel.
11 en est temps encor...
Tu peux fuir,
ADA
Je reste pour mouiir.
E.NOS
Oui, reste maintr-nant, c'est fJieu (pii te renvoie;
Que le livre s'tcré (levant nous se déploie :
Le jugement de f)ieu provoqué par le roi
lieclaine pour témoin le livre de la loi;
Que Nemrod triomphant le regarde, et rpi'il tremble ;
Aujourd'hui nous vaincrons, ou nous mourrons en-
[seniblj !
Regarde' ce iKMirreaii prodigue de son sang Lit a déj;i versé ce qu'il eut d'innocent, Ce cadavre sanu'lanl hii-r était sa (ille !
Ma Zclpha méritait de changer de famille.
ADA
Les anges maintenant sont ses frères et sœurs. Oti î laisvZ'nioi sur elle épancher quelques pleurs. Kll»; a donc siic(omhé sous les coups de son p«Me?
ARir.i..
Ctic est morte pour moi.
ADA
S(i;iir digne de mon fr»'rc, Allcmls encore un peu, non> allmis le revoir. Mais re<;ois cep«.'nd:inl ce funèbre de\oir. {Elle » agenouille dun» le tombeau au pied du corp» de Zclpha.)