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de remplir lo vœu ae son ami. En 1793 il l'ut nommé censeur de livres. Il quitta sa patrie à l'époque de l'invasion française, habita successivement plusieurs villes et mourut à Bruxelles le 15 octobre 1809, léguant sa bibliothèque au séminaire de Bois-le-Duc, à Herl 'ar, et ses manuscrits au capucin Jacobs. On a de 1 ii, en latin : Instruction pratique du confesseur touchant les erreurs de ceux </ui se confessent, Bruxelles, 1780, in-8" ; Question théologico-pratique sur lu nécessité des fiançailles. Matines, 1781, in-12; Discussio, quo ordine in missa, coram SS. sacramento exposito . dicenda rit oratio propace, etc., Bruxelles, 178V, in-4° ; Continuutio historiée ducatus Geldriœ, Bruxelles, 1806, in-V° : celte continuation qui reprend l'histoire de laGucldre depuis 1701, est, comme le dit la pr face, de Jean Krippenberg, auteur de l'histoire dont il s'agit ; mais Goyers y lit des additions. La bibliothèque royale de Belgique conserve la correspondance et les notes de Goyers, rclaavcs à la Biblioth'quc Belgique, de Foppens. Eile conserve, en outre, ses manuscrits, ayant pour titres: Additamenta ad Comelii Van Gestel historiam sacram et profanant archiépiscopal us Mechliniensis ; Documents concernant l'histoire ecclésiastique des Pays-Bas; Clari Mechlinienses.
GRABE (Jean-Eunest), né à Kœnigsberg en Prusse l'an 1066, quitta sa patrie pour l'Anglelcrre, où il fut ordonné prêtre. Il reçut le bonnet de docteur à Oxford, et obtint une pension du roi Guillaume, qui lui fut continuée par la reine Anne. 11 mourut à Londres en 1711, au milieu de sa carrière. Ce savant s'est fait honneur par ses connaissances dans l'antiquité ecclésiastique. On a de lui : un Spicilèye des écrits des Pères et des hérétiques des trois premiers siècles, Oxford, 1700 et 1724. La dernière édition est la plus recherchée, 3 vol. in-8°; une Edition de l'Apologie de saint Justin, martyr, in-fol., 1700, en grec et en latin, avec des notes; une de la Bible des Septante, sur le manuscrit Alexandrin, Oxford, 1707 à 1720,4 vol. in-fol., réimprimée a Zurich en 17^0 même format ; celte édition est plus ample, et la première est plus belle. Dans cette Bibl • le manuscrit d'Aiexandrien'est pas imprimé tel qu'il était, mais tel qu'on a cru qu'il devait être. On y a changé les endroits qui ont pa. u être des fautes de copistes, et les mots qui étaient de différents dialectes. Quelques-uns ont applaudi à cette liberté, d'auires l'ont blâmée ; ds ont prétendu que le manuscrit était exact, que les conjectures ou les diverses leçons avaient été rejetées dans les notes dont il était accompagné. De forma consécrations Eucharistiœ , Londres, 1721, in-8°; une Edition de saint Irénée, etfacée par celle de D. Massuet, cjui lui leproche diverses infidélités. On l'accuse d'avoir quelquefois manqué de critique. Grabe était un petit homme, ardent, mélancolique, et ayant cette constance pour le travail que donne la mélancolie. Quoique prote>tant, il donnaitbeaucoup de poids à la tradition. Hickes a publié V Histoire abrégée du docteur Grabe et de ses ma-
nuscrits (en anglais) à la tête de son ouvrage intitulé : Exemples des fautes de M. Whiston, Lombes, 1712, in-8".
GRABËRG (Olof), théologien et philologue, né h Upsaf, l'an 1716, était fils et petit- Bis de pasteurs protestants. En 1742, au moment de quitter l'université d'Upsal, où il avait fait ses éludes, il publiaunethèse littéraire \\\\\[\\V'Q: De orthographia; li nguœsuccanœ usu simpliciorc in pracipuis de quibuscontrovertitur cusibus ; mais une fois entré dans la carrière ecclésiastique, il s'appliqua exclusivement h la théologie. En 1740, il fut nommé noiaire du clergé de Suède, et iJ assista, en cette qualité, à toutes les diètes ou assemblées nés étals du royaume jusqu'en 1761. Il devint pasteur de la paroisse d'Ulrique-Eléonore à Stockholm, fit partie du comité créé pour la .évision du livre des cantiques de l'église de Suède, et mourut en 1769. Ses principales productions, t mtes écrites en suédois, sont : Pensées sur l'Ancien et le Nouveau Testament, sans nom d'auteur, Stockholm, 175V, in-8°; Catéchisme des enfants, ibid., 1759, in-12, souvent réimprimé ; Instruction pour connaître les degrés prohibés, ibid., 17ël et 1794, in-8"; Pensées sur le divorce, ibid., 1761, in-8' ; Histoire de la passion de Jésus-Christ , ibid. , 1766 , in-8° ; Pensées sur la question : Si l'absolution peut avoir lieu avant que le pardon des péchés ait été obtenu, ibid., 17. ,7, in-8".
GRACIA N (Balthasak), jésuite espagnol, né à Calatayt.d, dans l'Aragon, en 1584, mort recteur du collège de Tarragone en 165S, se distingua dans sa société par ses sermons et par ses écrits. La plupart de ses ouvrages ont été recuedl.s en 2 vol. in-4°, et souvent réimprimés. Il y a d'exce, lentes choses, mais elles sont noyées dans trop de paroles. « Il « paraît ( dit l'abbé Desfonta nés ) que cet « écrivain avait plus de mémoire et d'imagi- « tion que de jugement. Il faut l.re quantité « de choses inutiles, et quelquefois singu- « lières, avant de trouver une réflexion sage « et solide. En cherchant toujours l'énergie « et le sublime, il devient outré et se perd « dans les nues ; mais, malgré une foule de « pensées décousues , obscures , impéné- « trahi, s, Gracian a des maximes rendues « avec vivacité, avec esprit, et qui renferment « un grand sens. » Ceux de ses ouvrages qui ontéié traduits d'espagnol en français, sont: LeHéros, traduit par le P. de Courbeville, jésuite, Paris, 1725, et Boterdam, 1729, in- 12 ; l'Homme universel, in-12, par le môme ; les Maximes de Balthasar Gracian, Paris, 1730, in-12, par le même. Amelot, qui se ci oyait un grand politique, avait traduit cet ouvrage sous le titre de \ Homme de cour ; mais celte ti aduclion est défectueuse : où Gracian est obscur, son inte; prête lest au moins autant. Réflexions politiques sur les plus grands princes, et particulièrement sur Ferdinand le Catholique, Amsterdam, 1731, in-12, traduites par M. de Silhouette, depuis contrôleui -général.. Un an après, le P. de Courbeville en publia une seconde version sous ce titre : La politique de don Ferdinand le Catholique,
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Paris, 1732, in-12; L'Homme détrompé, ou le Criticon , traduit par Maunoy, La Haye (Rouen), 1705-1717, 3 vol. in-12, moins célt-bre que V Homme de cour. « C'est, dit un biographe, un tableau allégorique et moral de la vie humaine, divisé en périodes que l'auteur appelle crises ou saisons , c'est-àdire le printemps, l'été, l'automne et l'hiver de l'homme. Indépendamment du style, parfois pur et élégant, mais qui fourmille de locutions affectées, ce livre est d'aiileurs recommandable par l'objet que l'auteur s'y propose, pu;squ'il y traite des rapports essentiels de l'homme avec son auteur. »
GRADENIGO (Jean-Augustin), d'abord religieux bénédictin , puis évoque de Chioggia en 1762, et de Ceneda en 1768, était né à Venise en 1720, et mourut en 1774. Indépendamment d'un grand nombre de Lettres et de Mémoires insérés dans les Mémorie de Valvasense et la Raccolta de Calogera, il laissa divers ouvrages qui furent imprimés de 1759 à 1770. Nous citerons : Vita del vcn. Scrvo di Dio d. Gio. Batlista Ram patritio veneto e monaco bened. Casin. di S. Giorgio maggiorc, Venise, 1761, in-fol. ; Epistolœ pastorales et sermones familiales ad clcrum et populum Clugicnsem, etc., Venise, 1770, in— 4° ; Rime di monsignor Gabrielc Fiamma, Trévise, 1771. 11 y a joint une Vie de l'auteur. Ce prélat vertueux s'était spécialement occupé des antiquités sacrées. Il avait formé en 1762 une Académie d'histoire ecclésiastique, composée des hommes les plus savants pris dans divers ordres religieux ; on attendait de cette institution un grand corpsd'antiquitéssacrées et d'histoire ecclésiastique, mais ces espérances ne tardèrent pas à s'évanouir.
GRADENIGO (Jean-Jérôme), savant prélat italien, né à Venise le 19 février 1708, entra fort jeune dans l'ordre des Théatins, dont il devint promptement procureur généra', fut nommé en janvier 1766 archevêque d'Udine, et mourut le 30 juin 1786, âgé de 78 ans. On a de lui : Raggionamenti intorno alla letleratura grcco-italiana, Rrescia, 1759, in-8°; Brixia sacra, Brescia, 1755, in-4°; Tiara et purpura veneta, ibid., 1761, in-4°. L'auteur y donne les Vies de cinq papes et de soixante cardinaux vénitiens. Pt venge la mémoire d^s pontifes Grégoire XII et Eugène IV contre les attaques de Fr. de Rruys. Deskto argenteo Hebrœorum, editio altéra correctior, Rome, 1766; Lettera istorica critica d'un sacerdote sopra tre punti concernenti la questione del probabilismo e probabiliorismo , Brescia, 1750, in-4°; Sanctus Gregorius M. Pontifex maximus a criminationibus Casimiri Oudini vindicatus, Rome, 1753; réimpr. dans lesOEuvres de saint Grégoire, tome XVI de l'édition de Venise; les Cure pastorali de Gioan Girolamo Gradenigo , Udine, 1756, 2 vol. in-fol., dont le premier contient ses sermons et ses homélies en italien et en latin, et le second ses décisions et ses circulaires administratives.
GRADI (Jean), ou dcGradibus, professeur en droit civil et canonique de la fin du xv° et du commencement du xvr siècle, était
milanais suivant Argelati, mais plus probablement français, d'après Prosper Marchand et Tiraboschi. Lyon paraît avoir été sa résidence habituelle. Il n'est guère connu que par ses ouvrages dont les titres sont : Opus chronicarum D.Antonini, laboriosa limalione emendatum, necessariisque annotalionibus ac aliorum historiographorum concordantiis illustration, Baie, 1491, 3 vol. in-fol. ; IIlustrationes in J. Fabri dicti Fabri Gallici super librosinstitutionumeommentaria, Lyon, 1501 et 1543, in-fodo ; La somme rurale de J. Bout illier, avec des augment., Lyon, 1503, in-folio ; Biblia latina cum concordantiis Veteris et Novi Testamenti atque juris canonici, Lyon, 1515, in-fol. et in-8n, souvent réimpr. Les éditions auxquelles on a ajouté des concordances tirées des Antiquités de Josèphe, sont particulièrement recherchées; les Commentaires de Baîde sur le Digeste, revus et corrigés, 1517 et 1518, 2vol. in-fol.; les Consilia d'Alex. Tartagni, avec des additions et des notes marginales, ibid., 1517, 1518, 6 vol. in-fol.; une édition corrigée du Commentaire de Guy de Bays sur les Décrétâtes; des Additions aux notes de Jean de Platea sur les trois derniers livres du Code, ibid., 1528, in-folio ; d'autres Additions aux Coinmentain s de Jean d'Imola, à ceux du cardinal Zabarella,deDominiquedeSan-Gerniniano,etc., sur les Décrétâtes et sur les Clémentines.
GRADI (Etienne), prêtre, né à Raguse dans le wir siècle, devint, en 1661, conservateur de la bibliothèque du Vatican, après Ailacci. Le sénat de Raguse le députa en France pour demander du secours contre les Turcs ; mais Louis XIV, croyant que le but de son voyage était de s'aboucher avec les chefs du parti janséniste lui fit donner l'ordre de quitter Paris. Gradi mourut à Rome en 1683, après s'être fait une certaine réputation comme orateur et comme poëte. Nous citerons de lui : Oratio de eligmdo summo pontifice, qu'il prononça le 16 juin 1667 devant les cardinaux assemblés pour élire le successeur d'Alexandre VII; In funere Cœ saris Basponi cardinalis oratio, Rome, 1670, in-4°; De laudibus serenissimœ reipublicœ Ve— netœ et cladibus patriœ suce carmen, Venise, 1675, in-4" ; Disputatio de opinione probabili cum Hon. Fabro, Rome, 1678, in-4" ; une Vie d Ailacci, restée manuscrite.
GRALS. Voy. Gratius.
GRAFFIO, plus connu sous le nom de Jacobus de Graffiis, casuiste du xvr siècle, natif de Capoue, fut abbé du Mont-Cassin, et grand pénitencier de Naples. On a de lui en 2 volumes in-4°, divers ouvrages sur la morale et Jes cas de conscience.
GRAIN VILLE (Jean-Baptiste -François - Xavier Cousin de), littérateur, né au Havre le 3 avril 17V6, fit des études distinguées d'abord à Caen, puis au collège de Louis-le- Grand à Paris, et embrassa la carrière ecclésiastique. 11 composa un discours sur cette question : Quelle a été l'influence de la philosophie sur le xvni' siècle ? L académie de Besançon qui l'avait proposée couronna cet écrit. Les principes qu'il y avait manifestés lui
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attirèrent quelques contradictions de la part de plusieurs écrivains : il n'en continua pas moins h les développerdans ses sermons ;ivec une grande éloqueuoe. Grainville travailla aussi pour le théâtre; et, lors de la révolution, il avait-déà composé plusieurs pièce», entre autres le Jugement de l'<lris , qui avait été reçu au théAtre français, mais que le roues des événements politiques empêcha île représenter. 11 cessa ses fonctions eccl 5siasti- 3 ues, qu'il reprit toutefois à la sollicitation e révoque d Amiens, mais il prêta le serment exigé; s'ctant livré de nouveau a la prédication, il fut privé de sa pension et incarcéré. Alors il renonça pour toujours au saint ministère, et se créa des moyens d'existence en donnant des leçons a des enfants* Après avoir passé par tous les degrés de l'infortune* il fut atteint d'une maladie; mélancolique qui devint bientôt une lièvre de délire. Le 1" février 1805, étant dans un violent accès, il se lova «\ 2 heures du matin par un temps très-froid, et se précipita dans le canal de la Somme, qui ha gnait les murs de son jardin. C'est pendant qu'il était ainsi accablé par le malheur qu'il travaillât à son Dernier homme, espèce de poème en prose, d'une touche sombre, forte et originale, et qui sera t ujours considéré, malgré ses défauts, comme uned 's bonnes productions e ce genre. Bernardin de Saint-Pierre, dont le frère avait épousé une des sœu.s de Grainville, pu.ilia en 1805 cet ouvr., 2 vol. in-12, qui ne fut point remarqué. Un savait anglais éveiila le premier, en 1810, l'attention publique sur cette production, dont Charles Nodier a donné une seconde édit on enrichie d' observations préliminaires, Paris, 18il.
GRA. M (Jean), archiv sie, historiographe, bibliothécaire et conseiller du roi de Danemark, né dans un village du Jutland en 1085, mourut à Copenhague < n 17i8. Il laissa : un Corpus diplomatum ad res Danicas attinentium, resté manuscrit en plusieurs volumes in-folio ; YHistoria deorum ex Xenophonte, Copenhague, 1715, in-4° ; Castigationes ad scolia in Thucydidis libris, ibid., 1721, in-i°; Disputationes VI11 de Veteris Testament i t>crsionis grœcœ in ISovo Tcstamcnto allcyatione, ibid., 1722, 1733, in-i°, etc. Ce savant contribua beaucoup à l'établissement de l'académie de Copenhague. 11 a donné une édition de ce qui nous reste d'Archytas, avec la traduction latine et une dissertatio i sur ce philosophe, in-i°, Copenhague. Jean Moller, professeur de théologie, a lu à la société Scandinave de cette ville un mémoire sur la vie et les écrits de Gram, Copenhague, 1810,in-8°. GRAMdATICO (Nicaise), jésuite, astronome, né à Trente vers la lin du xvir siècle, mort à Ratisbonne en 1730. a publié : Methodus nova soiis et lunœ eclipsium in piano organice delincandarum, Fribourg, 1720, ink"; Problema geographicum, de longitudine locorum terrœ per acrm nauticam indaganda, Ingolstadt, 1723, in-4 ; De vera epocha condili et per Christum reparati orbis dissertatio, 173i, in-4° ; Dissertatio astronomica de conclu anwrum 1729 et 1730, Tyrnau, 1730,
in-12. On lui doit aussi une nouvelle Edition des Tables astronomiques de Lahire, avec des additions, Ingolstadt, 1722, in-l\
GRAMMONT -D'ASTÉ (révérende mère El <;î:mi:-S\imi: -CoiNÉl JE m:), née l'an 1788, était nièce de Mgr do Boisgcl n, archevêque d'Aix, rpii, lors de la révolution française, rédigea V Exposition des motifs contre la constitution civile du clergé. Elle entra en 1800 dans la société du Sacré-Cœur qui ne comptait encore que quelques années (f existence. Sa sœur, Antoinette de Grammont, embrassa comme elle la profession religieuse dans le même ordre, et, enfin, sa mère, la comtesse de Grammont d'Asté suivit l'exemple d ■ ses deux filles. La mère Eugénie était supérieure de la maison d'Amiens, lorsqu'elle fut appelée à la maison de Paris, où elle devint successivement directrice du pensionnat, supérieure, assistante do la supérieure gêné a'e , et dans ces diverses fonctions, elle s'acquit l'affection et la vénération universelles. Madame li Dauph ne et les autres princesses de la maison de Bourbon avaient pour elle une haute estime. Lorsqu'en 1830, la fur-'ur des révolutionnaires poursuivit l'archevêque do Paris, madame do Grammont offrit une retraite au prélat dans sa maison, et lorsque, plus tard, Mgr de Quelcn fonda l'œuvre des orphelins du choléra, ce fut à elle qu'il s'adressa, comme à la personne la plus capable de l'ai 1er dans cette entreprise : le succès de cette œuvre si éminemment chrétienne justifia pleinement sa confiance. Elle mourut à Paris, au milieu de ses saintes filles, le 19 décembre 18iG, dans sa 59* année, après 29 ans de profession religieuse.
GRANADO (Jacques), jésuite, né à Cadix en 1572, se distingua par sa piété, et par une charité active et infatigable ; sa mémoire est encore eu grande vénération en Fspagne, mais principalement a Séville, où il a introduit l'usage de célébrer très-solennellement l'octave du Saint-Sacrement, et à Grenade, où il mourut le 5 janvier 1632. On a de lui des commentaires sur la première partie de la Somme de saint Thomas.
GRANCOLAS (Jean), parisien, docteur de Sorbonne, chapela n de Monsieur, frère de Louis XIV, ensuite chapelain de Saint- Benoit, mourut en 1732 avfc la réputation d'un homme savant, mais rude, austère et singulier. 11 était la terreur des jeunes bacheliers qui voulaient prendre le bonnet de docteur. C'est le dernier, suivant le bénin auteur du Dictionnaire critique, qui ait su parler latin dans les assemblées de la faculté. S'il parlait bien latin, il a eu depuis de dignes imi;ateurs en Sorbonne; mais il écrivait assez mal en français. Quoique 'ses ouvrages ne soient qu'une compilation des passages des Pères, ues canons, d'extraits de liturgies et d'autres monuments ecclésiastiques, ils ne méritent pas moins d'être lus par ceux qui voudra. ent avoir des matériaux pour travailler. On a de lui : Traité des liturgies, in-12, 1097. L'auteur y décrit la manière dont on a dit la messe en chaque siècle, dans les Eglises d'Orient et d'Occi-
dont. L'Ancien Sacramentaire de l'Eglise, en 1699. Oii y trouve toutes 1 s ancienn s pratiques observées dans l'administration (!es sacrements, chez les Grecs et chez les Latins. Commentaire historique sur le bréviaire romain, 3 vol. in-12, 1727, un des me Heurs ouvrages de Grancolas. Il a été traduit en latin et imprimé à Venise, in-4°, 1734. Critique des auteurs ecclésiastiques, 2 vol. in-8°; De l'antiquité des cérémonies des sacrements ; Histoire abrégée de l'Eglise de Paris, 2 vol. in-12, Paris, 1728 : supprimée par le ministère public, à la prière du cardinal de Noailles, qui n'y était pas ménagé; des Traductions de quelques Pères, et des Traités sur des matières théologiques.
GRAND (Antoine Le), philosophe ca'rtésien, appelé par quelques-uns Yabréviateur de Descartes, était de Douai, et vivait dans le xvue siècle. Ses principaux ouvrages sont : Institutio philosophiœ secundum principia Cartesii, in-4°, ouvrage qui a eu le sort du système qu'il développe; Curiosus naturœ arcanorum pcrscrutator, ii-8°. Il y a des choses miles. Historia sacra amitndo condito ad Constantinum magnum, Londres, in-8°; c'est son mei.leur ouvrage.
GKAND (JoACHUi Le), né en 1653, à Saint- Lo, diocèse de Coutancs, entra (hez les Orato'iens en 1671, quitta celte congrégation 5 ans après, se chargea de quelques éducations, et devint secrétaire d'ambas ade de l'abbé d'Estrée en Portugal et en Espagne. Il n'y eut point d'affaires de conséquence auxquelles l'abbé Le Grand n'eût part. En 170 Y il fut secrétaire des ducs et pairs de France. Le marquis de Torcy lui donna des marques d'estime et de confiance ; il fut secrétaire du département des affaires étrangères, et mourut à Paris en 1733, à 8.) ans, laissant plusieurs ouvrages pleins de recherches : Mémoire touchant la succession à la couronne d'Espagne, 1711, in-8° ; L'Allemagne menacée d'être bientôt réduite en monarchie absolue, en llli, in-4°. Ces deux mémoires n'eurent pas l'approbation de l'empereur et de ses alliés : l'auteur n'y discute p is la matière en homme impartial. Traité de la succession à la couronne de France par les agnats, c'est-à-dire pour la succession masculine directe, 1728, in-12. Cet ouvrage savant et curieux, est très-utile pour connaître une partie du droit public de France. Ilistoire du divorce de Henri VI II, en 3 vol. in- 12 : ouvrage qui renferme des pièces curieuses, la défense de Sanderus et la réfutation de Burnet; la traduction du portugais en français de la Relation historique de l'Abyssinie du P. Jérôme Lobo, jésuite, qu'il a ornée de quinze dissertations savantes : les huit dernières regardent la religion des Ethiopiens, Paris, 1728, in-4°; Traduction de l'histoire de l'île de Ceylan, par Ribeyro, 1701, in-12. L'abbé Le Grand était un homme de bien, attaché aux bons principes; il écrivait d'une manière intéressante, quoique sans art et presque avec négligence.
GRAND (Louis Le), né l'an 1711 en Bourgogne, mort à Issy le 20 juillet 1780, entra
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dans la congrégation de Saint-Suipice et y professa avec succès. Après avoir pris ses grades en Sorbonne, il se fit remarquer par sa science théologique. !1 rédigea la plupart des censures portées, de son temps, pai la faculté de théologie contre différents livres, et notamment conlre Y Histoire du peuple de Dieu, par le P. Berruyer, contre YEmile de Rousseau et le Bélisaire de Marmontel. On lui doit divers traités latins : un Traité de l'incarnation du Verbe divin, 1*.50, 2 vol., sous le nom de Tournely, réimpr. en 1774, en 3 volumes; une nouvelle é iition des Leçons tltéologiques sur Dieu et ses attributs, composé s par Lafos-e, préfet des études à Saint-Supice et attribuées au môme Tournely. Le Grand les augmenta beaucoup, et les fit paiaître en 1751, 2 vol. in-12. Traité de l'Eglise, 1779, in-8° : il n'en a publié que le premier vo'ume; L'Existence de Dieu, ouvrage posthume, J812, in-8°. Ce traité comprend deux dissertations, la première sur l'athéisme en général, la seconde sur !a preuve de l'existence de Dieu. Ce devait être le (ommcnc<ment d'un (:rand ouvra r sur la religion, que l'aut ur n'eut pas le temps de ferm ner. Il fut chargé de revoir et d'enrichir de plusieu s additions le rituel du diocèse d'Auch, publié en 1751.
GRANDET (Joseph), pieux et savant curé de. Sainte-Croix d'Angers, naquit dans cette vilie en 1646. Sa mémoire est en bénédiction pour les biens spirituels et temporel- qu'il a procurés à sa paroisse, et môme dans tout le diocèse : il est mort en 1124, à 78 ans. Il est a leur : des Vies de M. Cretey, curé en Normandie; — de Mademoiselle de Melun , princesse d'Epinoy, institutrice des hospitalières de Baugé et de Beau fort en Anjou; — du comte de Moret, fils naturel de Henri IV ; — de M. Dubois de La Ferté, chevalier de, Malte ; — de M. Louis Grignonde Mont fort, missionnaire; d'une Dissertation sur l'apparition de Jésus-Christ au saint-sacrement, en la paroisse des Ulmes de Saint-Florent, près Saumur, le 2 juin 1638. Tous ces livres ont chacun 1 vol. in-12. Grandet a encore laissé : ui e Histoire ecclésiastique d'Angers, qu'on garde en manuscrit au séminairede cette ville.
GRANDI (François-Louis, et en religion Gcmo), relig. camaldule, mathématicien, antiquaire et biographe, né à Crémone le 1er oct. 1671, d'une famille distinguée, fut successivement prof sseur de philosophie à Florence et à Pise, puis abbé d ■ Saint-Michel de Pise, et intendant général des eaux en Toscane. Il mourut le 4 juillet 1742 après avoir publié les ouvrages suivants : Geometrica Demonstratio Vivianeorum problematum, Florence, 1699, in-'s° : ouvrage qui valut à son auteur la bienveillance du grau !-duc de Toscane; Geometrica descriplio theorematum Hugenianorum circa logisticam, cvm epistola adpat. Cœvam, Florence, 170î,in-4°, où l'on trouve beaucoup de considérations curieuses et nouvelles; réimprimé dans le recueil d'Huyghens ; Quadralura circuli et hyperbolœ, per infinitas hyperbolas geometrice exhibita, Pise, 1703, in-8°; 1710, in-4° : ce livre
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lui attira de vives discussions avec Marchetti, son censeur; Dissertationes Camaldulensu in quibus agitur de inttitutione Camaiduletuia ordinis, Lucques, 1707, in-V. Il y démontre la fausseté de la plupart des faits recueillis par les légendaires; des Recherches sur ht nature et les propriétés du son, insérées dans les Transactions philosophiques, année 1709, qui lui méritèrent une place à la société royale de Londres; De infinit is infini! or mit inhniteque parvorum ordinibus , Pise, 1720, in-V, où il prend la défense de Wallis, contre Varignon , mais avec trop d'aigreur; Sistema del mundo terraqueo geograncamentedescritto, Venise, 1710,2 tomes in-V ; Del movimento délie acque trattato geometrico; Epistola de pandectis, Pise, 172V, in-V; 2e édit. augm., Florence, 1727, in-V; Flores geometrici ex rhodonearum et Chvliarum curvarum descriptione résultantes, una cum novi expeditissimi Mesolabii auctario, 1728. in-V; Elément! geometrici piani c solidi, Venise, 1759, in-8°. Grandi a, en outre, laissé un grand nombre de biographies, de dissertations, etc., dans plusieurs recueils et principalement dans celui de Calogera. Ses œuvres forment V+ vol. que l'on conservait à Pise dans la bibliothèque des camaldulcs. Oii trouvera la li>te de ses ouvrages à la suite de son éloge par Bandini, dans les Memoriœ Italorum, tome IV, et dans les Vitœ Italorum de Fabbroni, tome VIII.
GRANDI (Antoine-Marie), barnabite, né en 1701, à Vicence, mort à Rome en 1822, fut vicaire général de son ordre, consulteur de l'inquisition des rites et pour la correction des livres orientaux. Il entra dans la maison de Saint-Chailesde Caltinari à Rome, et obtint de rester dans cette ville pour raison de santé, lorsque les étrangers en furent chassés pend mt la première révolution. Il fut un des premiers membres de l'académie de la religion catholique à laquelle il lut s x mémoires sur des matières d'érudition et d ■ critique sacrée, en réponse à plusieurs difficultés proposées par les incrédules. (Iran li avait entrepris une version lit érale des psaumes, mais il n'en a traduit que deux en vers. On a encore de lui une notice sur le P. Marcien Fontana, frère du cardinal de ce nom, sur lequel il avait également préparé une notice semblable qu'il devait placer à la tête des œuvres posthumes de ce savant religieux. Il a publie une oraison funèbre du cardinal Gerdd, Maceiata, 1802, in-V, et fut l'éditeur des vol. 10-19 de la 2e édition, in-V, de la collection des Œuvres de cet illustre cardinal, publiées en 18i9. On trouve dans les Mémoires de religion, de morale et de littérature de l'abbé Baraldi, une notice très-intéressante sur ce savant.
GRAND1DILR (Philippe-André), hisiorien ecclésiastique, ne à Strasbourg le 9 novembre 1752, mort à l'abbaye de Lucelle au mois d'octobre 1787, d'une maladie inflammatoire causée par l'excès du travail. Il avait eu pour protecteur le cardinal de Rohan, et fut successivement chanoine du grand chœur de sa ville natale et historiographe de France. Il
a publié : Histoire de l'évéché et des évégués de Strasbourg, Strasbourg, 1777 et 1778, 2 vol. iu-V. Il devait y avoir 8 vol. Essais historiques et topographiques sur l'église cathédrale de Strasbourg, ib., 1782, in-8°; Vues pittoresques de l'Alsace, 1785, gravées par Waller, ibid., in-V, sept livraisons, avec planches; Histoire ecclésiastique, militaire, civile et littéraire de la province d'Alsace, ib., in-V,tom. I". Il n'a paru que ce volume; cet ouvrage lui ayant attiré des persécutions de la part de ses confrères, il y ren inça. Mémoires pour servir à l'histoire des poêles du xiii' siècle, connu sous le nom de Minnesingers; un grand nombre de Dissertations sur dos sujets curieux ou intéressants, dans les journaux de France et d'Allemagne. Il a fourni à l'abbé Godescard des notes pour une nouvelle édition des Vies des Saints. 11 était un des plus zélés collaborateurs de la Germania sacra. Dom Grappin, chanoine de Besançon, a publié son Eloge historique, Strasbourg, 1788, in-8°. Grandidicr faisait partie de 21 académies.
GRANDIER (Urbain), né à Rovère près de Sablé, avait été nommé curé et chanoine de Loudun. On croit que la réunion de ces deux bénéfices entre les mains d'un prêtre étranger au diocèse donna naissance à de cruelles inimiliés. Urbain Grandier, fameux par l'histoire de la possession vraie ou prétendue des ursullnes, avait plus d'esprit et de feu que de religion et de mœurs. M. de La Rochepo/ai, évoque de Poitiers, l'avait condamné le 2 de juin 1030, à jeûner au pain et à l'eau tous les vendredis pendant trois mois, interdit a divinis dans le diocèse pour cinq ans, et pour toujours dans la ville de Loudun, où il menait une vie scandaleuse. Il y avait quelques années qu'il entretenait une fille, assez heureuse encore dans ses dérèglements pour sentir les remor.ls de conscience. Ce fut pour calmer ses scrupules que Grandier composa un Traite' contre le célibat des prêtres, qu'on trouva parmi ses papiers, lorsqu'il fut arrêté, écrit de sa main, et qu'il avoua être de lui. Ses désordres avaient extrêmement prévenu contre lui, quand les nouvelles ursulines l'ayant renvoyé, furent assaillies par des spectres et dés fantômes qui apparaissaient dans leur couvent. Grandier ne put convaincre l'évoque de Poitiers de son innocence sur le nouveau crime dont on l'accusait. Le prélat fit faire des procédures à son officialité. Quelque temps après, M. de Laubar lemont, conseiller d'Etat, se trouvait à Loudun, dont il était venu faire démolir le chAteau, et Mignon, directeur des ursul.nes, l'entretint fort au long de la possession, en quoi il fut secondé par plusieurs des principaux habitants, qui avaient plus d'une raison de ne pas aimer le curé ; or, pour lui faire mieux comprendre jusqu'où allait la méchanceté de Grandier, ils dirent qu'd était l'auteur de la Cordonnière de Loudun (lib.vlle infâme contre le cardinal de Richelieu). M. de Laubardemont étant retourné à Paris, le cardinal lui fit expédier une ample commission, en
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date du dernier de novembre 1633, pour examiner la possession. Muni de ce pouvoir, il se rendit à Loudun le 6 décembre. Le lendemain, Grandier fut arrêté et conduit à Angers. Les possessions devinr nt plus violentes que jamais, et Grandier, sur le témoignage constant et uniforme des religieuses, fut condamné à être brûlé vif. La procédure avait duré sept mois. Le 18 octobre 1634-, on le conduisit au lieu du supplice, et il aima mieux mourir sans confession, que de se confesser à un des religieux de Saint-François, qu'on avait nommé pour l'assister, prétendant qu'il était dô ses ennemis. Ceux qui désirent de plus grands détails sur cette affaire, peuvent consulter deux ouvrages:
U Histoire des diables de Loudun, 1 vol. in-12, à Amsterdam, 1693, réimprimé plusieurs fois, et composé par Aubin , calviniste de Loudun, réfugié en Hollande ; cette qualité de l'auteur annonce assez de quelle manière cette affaire est traitée. L'Examen et discussion critique de l'Histoire des diables de Loudun, delà possession des religieuses ursulines, et de la condamnation d'Urbain Grandier, par M. de La Menardaye, prêtre, 1719, in-12 : c'est une réfutation du précédent. (Il ne faut pas confondre cette réfutation avec celle que Pilet de La Mesnardière a faite du livre de Duncan.) Quoiqu'elle marque un peu de crédulité, elle contient plusieurs faits avérés et difficiles à expliquer. Ce qui doit surtout engager les gens sages à suspendre leur jugement, c'est que, pour adopter entièrement le récit de l'auteur calviniste, il faudrait supposer que toutes ces religieuses, au nombre de plus de vingt, n'eurent ni conscience, ni religion, ni aucun genre de remords jusqu'au dernier soupir, puisque aucune n'a fait de réparation au malheureux Grandier, brûlé vif sur leur déposition. Voy. Goffkidy. Du reste, ceux qui ont prétendu qu'il n'était pas coupable de sortilège, ne l'ont pas legardé comme digne d'un meilleur sort; ils ont cru que la justice divine s'était servie des passions de ses ennemis, qui lui imposèrent un crime qu'il n'avait pas commis, jour lui en faire expier un grand nombre d'autres. On a de Grandier l'Oraison funèbre de Scévole de Sainte-Marthe, Paris, 1629 ; Factum de Grandier pour sa défense, etc.
GRANDIN (Martin), docteur et professeur de Sorbonne, né à Saint-Quentin en 1604, mort à Paris en 1691, à 87 ans. Nous avons de lui un Cours de théologie en 6 vol. in-4°, publié après sa mort par l'abbé d'Argentré en 1710 et 1712, et b.en reçu du public. Il est intitulé : Opéra theologica. L'abbé Grandin joignait à une grande piété, beaucoup d'esprit et de savoir. 11 parlait aisément, purement et écrivait de même.
GRANELL1 (Jean), jésuite et célèbre prédicateur italien, né à Gênes en 1703, fut Dominé professeur de théologie à Modène, et mourut le 3 mars 1770. 11 a laissé : Lezioni morali, historiche, critiche à cronologiche sul Genesi, etc., Parme, 1766; Modène, 1768 et 1770. Cette dernière édition est augmentée
de commentaires sur les autres livres de la Bible, qui en font un cours complet sur l'Ecriture sainte. Carême et panégyriques en italien, Modène, 1771, 2 vol. in-i° ; Discours et poésies modernes, 1772, in-V\ On y trouve quatre tragédies de 1 auteur, Sedecia, Manassé, Diane et Seila, qui avaient été imprimées séparément et traduites en diverses langues. — 11 ne faut pas le confondre avec Charles Graxelli , autre jésuite italien, mort à Vienne en 1740, auquel on doit : Appendicula ad nummos coloniarum,per A. Vaillanlium editos, etc. ; Appendicula ad nummos Augustorum et Cœsarum, ab urbibus grœce loquentibus cusos quos A. Vaillantius collegerat, etc.; Topographia Germaniœ austriacœ; livre estimé qui a eu plusieurs éditions. La plus complète est celle de Vienne, 1759
GRANGE (Charles de La), chanoine ié gulier de Saint-Victor, confesseur des reli-? gieuses de Port-Royal des Champs, ensuite prieur-curé de Villiers-le-Bel, où il mourut en 1709, avait exercé quelque temps le ministère de la prédication. On a de lui deux ouvrages auxquels il ne mit pas son nom : Réfutation d'un écrit favorable à la comédie, Paris, 169i, in-12; Les mystères sacrés de Notre-Seigneur Jésus-Christ , Paris , 1697 , 3 vol. in-8°, qui sont un recueil d'instructions. Son Panégyrique de saint Luc a été imprimé séparément.
GRANG1ER (Balthazar), évêque de Tréguier, était fils d'un président aux enquêtes; il fut d'abord aumônier de Louis XIII et abbé de Saint-Barthélémy de Noyon. Sacré évêque en 16i-6, il fut le père et l'exemple de son troupeau. Il se livrait continuellement à l'exercice de son ministère, faisait des fondations pieuses, et mourut le 2 février 1679, laissant la réputation d'un des plus saints évèques de son temps. On trouve sa Vie parmi celles des saints de Rretagne, par dom Lobineau.
GRAPPIN (dom Pierre-Philippe), ancien bénédictin, chanoine de Resançon, naquit le 1" février 1738 h Ainvelle, en Franche- Comté. A l'âge de 18 ans, il tit profession à l'abbaye de Luxeuil, où il fut chargé de la direction de l'enseignementdes novices. C'est pendant cette époque qu'il se perfectionna dans l'interprétation des langues anciennes, dans l'étude de la philosophie, de la théologie et île l'histoire. Peu de temps après il fut mis à la tète du grand collège que les bénédictins avaient à Saint-Ferjeux. En 1785 il devii.t membre de l'académie de Besançon. Le gouvernement chercha à l'atli er à Paris avec Perreciot. Dom Grappin préféra sa retraite, qu'il fut obligé de qu.tter en 1792; il avait prè é le serment. Pendaul la tourmente révolutionnaire il resta dans sa famille, jll assista au concile tenu par les constitutionnels à Paris, et en fut le secrétaire. A l'époque du concordat il revint à Besançon, et fut nommé secrétaire de M. Lecoz, uevenu archevêque de ce diocèse. Plus tar I il devint chanoine, et resta membre de ce chapitre jusqu'à sa mort sans avoir rétracté le ser ment. Il a contribué au rétablissement de