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ministre Cécil : « Que tout ce qu'il avait pro- « riait contre sa souveraine ne paraissait pas « suffire pour que Sa Majesté prît une opi- « -nion désavantageuse de sa bonne sœur, et « qu'apprenant les troubles et les désordres « qu'occasionnait en Ecosse l'absence de « Marie, elle jugeait convenable de ne pas « retenir cette princesse en Angleterre, mais «• de la renvoyer dans ses Etats. » Cet homme ambitieux, dur, méchant et hypocrite, fut la victime de ses violences. Se promenant à cheval par les rues de Linlithgow, l'an 1570 , il fut tué d'un coup d'arquebuse par Jacques HamiHon , dont il avait injustement confisqué les biens et maltraité l'épouse jusqu'à lui faire perdre la raison . Ce fut Murray qui bannit la religion catholique du royaume d'Ecosse; et il ne faut pas douter que sa haine extrême contre les catholiques n'ait eu beaucoup de part aux traitements atroces qu'il fit à la reine. Mlle Kéralio, dans son Histoire d'Elisabeth, le peint comme un monstre, tel qu'il était en effet.
MUSART (Nicolas), curé dans le diocèse de Châlons-sur-Marne, né le 15 avril 175i, montra dès sa jeunesse de pieuses dispositions et un désir ardent de se consacrer à Dieu. Ses parents contrarièrent longtemps ses vues ; il en obtint enfin la permission de commencer ses études, dont il abrégea la durée par l'activité de son travail. Ordonné prêtre à Châlons le 19 avril 1783, il fut envoyé à Somraevesle, pour gouverner cette paroisse et l'annexe de Poix. En 1791, l'abbé Musart refusa le serment. On alla jusqu'à brûler son effigie, et l'on vint à son presbytère pour le maltraiter; néanmoins il demeura à son poste jusques après la révol ution du 10 août 1792, qui le força de sortir de France. Après avoir passé quelque temps dans les Pays-Ras et en Allemagne, il revint, vers la fin de juin 1795, dans la paroisse de Sommevesle, et s'y livra à l'exercice du ministère évangélique. Arrêté le 22 février 1796, Musart fut conduit dans les prisons de Reims. On le traduisit devant le tribunal le 10 mars suivant, et le lendemain il eut la tête tranchée sur l'échafaud. Son nom est cité avec honneur dans les Confesseurs de la foi, par M. l'abbé Carron. M. l'abbé Loriquet, mort à Reims le 19 octobre 18il, qui avait été enfermé avec lui dans les prisons de cette ville, ïui a consacré une Notice assez étendue, sous le titre suivant : Le Modèle des pasteurs, ou Vie de M. Musart, Lyon et Paris, 1827, in-18.
MUSCULUS (Volfgang), dont le nom de famille était Mosel ou Moesel, qu'il latinisa, suivant l'usage des érudits de son temps, naquit à Dieuze en Lorraine, l'an 1497, d'un tonnelier, et se fit bénédictin dans le Palatinat, à l'âge de 15 ans; mais il quitta, en 1527, le cloître et la rigidité salutaire des orthodoxes, pour les erreurs indulgentes du luthéranisme, qui lui donnait une femme. Réduit à la mendicité, il se fit tisserand et ensuite manœuvre à Strasbourg, où il s'était réfugié. Bucer lui donna une retraite dans sa maison et la Dlace de catéchiste. Il devint ensuite
ministre de Strasbourg et eut une chaire de théologie à Berne, où il mourut en 1563, après avoir publié des Commentaires sur l'Ecriture sainte, in-folio; une compilation intitulée Loci communes , in-folio ; et des Traductions de plusieurs Traités de saint Athanase, de saint Basile, etc.
MUSCULUS (André), de Schneeberg en Misnie, professeur de théologie à Francfortsut-1'Oder, mourut en 1580. On a de lui un grand nombre d'ouvrages. Il était un des plus zélés défenseurs de Yubiquilé, et il donnait dans des rêveries qui diminuaient beaucoup le prix de ses livres, s'ils en avaient quelqu'un. 11 prétendit que Jésus-Christ n'avait été médiateur qu'en qualité de Dieu , et que la nature divine était morte comme la nature humaine. Il enseignait que le Sauveur n'était point effectivement monté au ciel , mais qu'il avait laissé son corps dans la nuée qui l'environnait. 11 avait imaginé ces erreurs pour combattre Stauler, qui prétendait que Jésus-Christ n'avait été médiateur qu'en qualité d'homme , et non pas en qualité d'Homme-Dieu. Musculus, pour le contredire, soutint que la divinité avait souffert, et qu'elle était morte. C'est ainsi qu'en fait de raisonnement, comme en fait de conduite, les insensés n'évitent une extrémité que pour donner dans une autre, et, comme dit un ancien, in contraria currunt.
MUSIÛS (Corneille) , ou MUYS.né à Delft en 1503, se distingua dans les belles-lettres et les langues à Louvain, et les enseigna luimême à Gand. Il accompagna ensuite de jeunes seigneurs à Paris et à Poitiers. De retour dans sa patrie, il fut directeur des religieuses de Sainte-Agathe, emploi qu'il remplit avec beaucoup de zèle pendant trente-six ans. Dans ses moments de loisir, il cultivait les Muses, et se fit estimer par sa science, sa probité, son attachement à la foi de ses pères, et par sa charité. 11 eut le bonheur de recevoir la couronne du martyre le 10 décembre 1572. Le fanatique et cruel Guillaume de la Marck le fit arrêter à Leyde, et épuisa sur ce respectable vieillard tout ce que la rage peut inventer de plus atroce : il lui fît couper les oreilles, le nez, les doigts des mains et des pieds, et ce que la pudeur défend de nommer; après quoi l'illustre savant et chrétien fut attaché à la potence. Tels ont été les exploits des hommes qui prêchaient la tolérance et déclamaient contre la sévérité légale du duc d'Albe. Voy. Tolède, La. Marck, Pieck , Sonoi. Guillaume Estius , dans son Histoire des martyrs de Gorcum; les auteurs des Acta Sanctorum, au 10 juillet, et Pierre Opmeer, dans son Histoire des martyrs de Hollande, se sont étendus sur la vie et la mort de cet homme respectable. On a de lui divers poèmes : Institutio feminœ christianœ, tirée du dernier chapitre des Proverbes; Odes et quelques Psaumes en vers, Poitiers, 1536, in-i°; De temporum fugacitute, deque sacrorum poemalum immortalitate, ibid., 1536, in4°. Il y donue un abrégé de sa vie; Imago patientiœ ; Libellus tumulorum Desiderii Erasmi, Louvain, 1536, in-4°; Encomium solitu-
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dinis, Anvers, -1566, m-4°; des Hymnes; un MUSZKA (Nicolas), né à Schellitz dans le Livre de prières, publié par Luc Opmeer, comté de Neytra en Hongrie, le 28 octobre Leyde, 1582, in-10. Ses vers sont d'un stylé 1713, entra dans la société des jésuites en pur et clair. On voit dans le Theatrum enide- 1730, et y enseigna pendant plusieurs années . litatis hœreticorum, la représentation de son la rhétorique, la philosophie et la théologie cruel martyre, avec cette belle inscription en avec beaucoup de réputation, particulièreforme d'épitaphe : ment à Vienne en Autriche. Il était provincial
de la province d'Autriche et de Hongrie, lors
Necmaicpietas nec Apoiiinis infuia texit, (ie la suppression de la société. La ville do
Musarum, Musi, decus, in^enr.que |>er omnem tvt„„„„i A i j x • « ^ a<i<ii> m
Fromortalû. honôs qui le iiiusiraverat orbem. Neusol étant devenue épiscopale en 1776, il
Nunc major lausorta tii>i, mane.t altéra cœio fut nommé grand prévôt de la cathédrale, et
Laurea. quam leritas baiavaeque injuria gentis, mourut dans celte ville quelcfues années
Et.Dultopei.eritsudalumvuh.erelett.um. ap,.ès 0n a de lui : Vitœ Palatinorum sub
MUSSARD (Pierre), théologien protestant, regibus Hungariœ, réimprimées avec des ad-
né vers 1630, à Genève, fut d'abord pasteur ditions et corrections, à Tyrnau, 17G2, in-
de l'Eglise de Lyon, et fut appelé par le fol.; De legibus, earum transgressione , seu
conseil de Genève, en 1671, pour remplir les peccatis et peccatorum pœna libri III, Vienne,
fonctions de ministre dans cette ville; mais 1759, in-4°, suivis de plusieurs autres traités
il ne put les exercer par suite de son refus de théologie et de morale, imprimés dans la
de signer le formulaire de 1649 , que la môme ville. Ils réunissent à la fois l'ordre,
compagnie des pasteurs voulait lui imposer, la clarté et l'élégance.
Mussard accepta, en 1678, la place de prédi- MUYART de VOUGLANS (Pierre-Fran-
cateur de l'Eglise française a Londres, et y çois), le seul des anciens criminalistes fran-
mourut vers 1685, laissant : Les conformités çais dont on lise encore les ouvrages, né
des cérémonies modernes avec les anciennes, l'an 1713 à Moirans près St-Claude, d'une fa-
Leyde- (Genève), 1667, in-8°, rare ; réimprimé mille de robe, se lit recevoir avocat au parle-
avec les Lettres sur Borne, par Middleton, et ment de Paris et s'attacha spécialement aux
dans le huitième volume des Cérémonies reli- matières criminelles. En 1771, il entra au
gieuses , édition de Hollande; Jugement de parlement formé par le chancelier Maupeou,
MM. de la Propagation de la foi sur le traité devint conseiller au grand conseil, et mourut
du Purgatoire de M. A. Robye ; Sermons sur h. Paris le 14 mars 1791. On a de lui : Insti-
divers textes, 1674, in-8°; Ilistoria deorum fa- tûtes au droit criminel avec un Traité parti-
tidicorum,vatum,sibyllarum,phœbadum,cXc,., culier des crimes, Paris, 1757, in-4"; lnstruc-
Genève, 1675, ou Francfort, 1680, in-4°, fig. tion criminelle suivant les lois et ordonnances
On préfère à cet ouvrage le livre De divina- du royaume, 1762, in-4° , ouvrage qui fait
tione et magicis prœstigiis, par Roissard. suite au précédent; Réfutation des principes
MUSSET ( Louis-Alexandre-Marie de ) , hasardés dans le Traité des délits et des peines, marquis de Cogners, né l'an 1753, à la Rona- Paris, 1767, petit in-8°, Utrecht, 1768, in-12; venture, commune de Mazangé, dans le Ven- trad. en italien et en allemand; Motifs de ma domois, d'une ancienne famille, entra dans foi en Jésus-Christ ou Points fondamentaux la carrière militaire, et devint lieutenant des de la religion chrétienne, discutés suivant les maréchaux de France. Il fit partie de l'asscm- principes de V ordre judiciaire, Paris, 1776, blée provinciale du Maine en 1787, fut appelé, in-12, ouvrage qui valut à l'auteur une lettre en 1801 , au conseil général de la Sarthe, et de félicitation du pape Pie VI, et qui a été fut élu, en 1809, membre du corps législatif, trad. en espagnol; les Lois criminelles de la où il siégea jusqu'en 1814. 11 mourut vers France dans leur ordre naturel, Paris, 1783, 1838, dans sa terre de Cogners, laissant : in-fol., compilation rédigée sur le plan des Mémoire sur la confrérie de Saint-Georges en lois ecclésiastiques, par d'Héricourt, des lois Franche-Comté, 1773 ; Le Duel et l Amitié à civiles par Domat, et qui a coûté à l'auteur V épreuve de V amour-propre et de Vamour, 20 ans de travail; Preuves de l'authenticité de COn.tes moraux, 1774; Correspondance d'un nos évangiles contre les assertions de certains jeune militaire, ou Mémoires du marquis de critiques modernes, 1785, in-12; Lettre sur le Luzigny et d'Hortcnse de Saint-Just , Yverdun système de l'auteur de l'Esprit des lois touchant (Paris), 1778, 2 vol. in-12, plusieurs fois ré- la modération des peines, 1785, brochure inimprimés ; Lettre de Philobasileus, 1797; De 12 de 83 pages, contre Reccaria , principala religion et du clergé catholique en France, lement. 1797, in-8°. Comme membre de l'Académie MUYS. Voy. Musius. celtique, depuis Société royale des antiquai- MUZIO (Jérôme), littérateur et controverres de France, il a inséré dans les Mémoires siste italien, naquit à Padoue en 1496. Il ajouta de cette compagnie : d»uze Lettres critiques à son nom le surnom de Giustinopolitano, sur l'origine du christianisme, et Sur le calen- c'est-à-dire de Capo-dTstria, non qu'il fût drier de l'Eglise anglicane (Mém. de l'Acad. né dans cette ville, comme quelques-uns l'ont celt., tom. II-1V, 1808-1809) ; De VEpée consi- cru, mais parce que sa famille y était établie. dérée comme signe de religion, et en particu- Son vrai nom n'était pas Muzio, mais Nuzio lier de l'épée de Roland, ibid., tome III, 1809; dont il lui plut de changer la première lettre. Légende du bienheureux Roland, prince fran- Il fut secrétaire de Jean Casa, nonce apostoçais (Mém. de la Soc. des antiq., 1. 1", 1817); lique en Savoie et en Hongrie. Cet écrivain Mémoire sitr les Aulerces, anciens habitants du avait une plume féconde, et a laissé beaucoup Maine et du Perche, \h\d., tom. IV, 1823. d'ouvrages en divers genres. Les principaux
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sont : Délie Vergeriane libri IV, Venise, 1550, iti-8°, en réponse à P. Paul Vergero, qui avait abandonné l'évêciié de Capo-d'I4ria pour embrasser la doctrine de Luther; Lettere catoliche, libri IV, Venise, 1561, in-4". Ces lettres sont comme une continuation de l'ouvrage précédent ; Difesa délia messa, de Santi e delPapato, Pesai o, 1568, in-8°; Le Mentite ochiniane, Venise, 1551, in-8°, contre Ochin, capucin apostat. Il Duello, et La Faustina, deux traités contre le duel , le premier imprimé à Venise, 1558, in-8% le second à Venise, 1560, in-8°, peu commun ; Il Gentiluomo, Venise, 1565, in-4" : c'est un traité du devoir des nobles ; le Battaglie del Muzio per difesa delT italica lingua, etc., Venise, 1582, in-8°; Istoria de fatti di Federigo di Monte Feltro, daca d'Urbino, Venise, 1605, in-4°, des lettres, quelques Poésies, et des Notes sur Pétrarque, insérées dans l'édition de ce poëte, donnée par Muratori. Tous ces ouvrages, asseg estimés, n'enrichirent point l'auteur, qui vécut presque toujours dans l'indigence et qui se plaint amèrement de la fortune dans quelques-unes de ses lettres. Le pape Pie V lui avait accordé une pension; ce pontife étant mort, Muzio quittaRome, et alla mourir à la Paneretta, chez son ami Capponi, en 1576. MUZZARELLI (Alphonse), célèbre théologien romain , né à Ferrare, le 22 août 1749, de l'ancienne famille des comtes de Muzzarelli, entra chez les jésuites à l'Age de dix-huit ans. Après que son ordre eut été supprimé, ii obtint un bénéfice à Ferrare, où il fonda une association de jeunes gens qu'il dirigeait lui-même, et qu'il formait dans la pratique des vertus. 11 se délassait de ses travaux en composant des poésies sacrées qui eurent beaucoup de succès. La réputation qu'il s'était déjà acquise par son savoir, engagea le duc de Parme à lui confier la direction du collège des Nobles de cette ville. Il se livrait en même temps à des travaux théologiques et littéraires, mais sans négliger la prière et les bonnes œuvres, donnant beaucoup aux pauvres et rendant la religion aimable par sa douceur et sa charité. Cependant ses ouvrages l'avaient exposé au ressentiment des révolutionnaires; il se vit obligé de partir secrètement en 1810, et il alla occuper les fonctions de directeur spirituel du collège de Parme que le marquis Onuphre Bevilaqua lui avait offert, et où l'infant Ferdinand avait réuni plusieurs jésuites. Muzzarelli y passa deux ans, jusqu'à ce qu'il fût rappelé à Rome pour être théologien de la pénitenccrie, place qui équivaut à celle de théologien du pape. Ses fonctions ne l'empêchèrent pas de se livrer à son goût pour l'exercice du ministère. Il dirigea quelque temps l'oratoire de Caravita ; ensuite il institua avec un de ses confrères , dans l'église de Saint-Stanislas des Polonais, une congrégation pour l'instruction de la jeunesse. Les traverses qu'il essuya n'altérèrent jamais sa tranquillité, et sa soumission à la Providence fut toujours parfaite et entière, même au milieu des plus grands malbeurs de l'Eglise. Lorsque Pie VII fut arraché de Rome en 1809, il fut arrêté dans la
chambre qu'il occupait au collège de Jésus, et conduit à Civita-Vecchia avec deux autres prélats, et on les jeta dans un cachot étroit et numide, où ils restèrent pendant six semaines ; ensuite on les amena à Reims, et, le 17 mai 1810, Muzzarelli, sur un nouvel ordre, parlit pour Paris et logea chez les dames de Saint-Michel, à l'ancien couvent de la rue St-.Tacques; il y mourut le 25 mai 1813. 11 a publié un grand nombre d'ouvrages en italien et en latin : Recherches sur les richesses du clergé, Ferrare, 1776, in-8°; Recueil de vers, Venise, 1780, in-4°; deux Opinions de Charles Bonnet (de Genève) sur la résurrection et les miracles, réfutées, Ferrare, 1781, in-8° ; Emile détrompé, Sienne, 1782, 2 vol. ; Suite au même ouvrage, en 2 vol.; du Bon usage de la logigue en matière de religion , Foligno, 1787, 3 vol. in-8° ; 3e édition, 1810, 10 vol. Ce recueil est composé de 37 opuscules différents, tous en italien. Les principaux ont été traduits en français; en voici les titres : Méthode à observer présentement dans les écrits de religion; Abus dans V Eglise; Discipline ecclésiastigue; Tolérance ; Remargues sur Vhistoire ecclésiastigue , spécialement contre les discours de Fleury; Richesses du clergé ; Inquisition ; Domaine temporel du pape; Religion du philosophe ; De l 'immunité ecclésiastique ; Origine de la juridiction des évéques dans leur propre diocèse : Un fait dogmatique décidé par l'Eglise est-il de foi catholique? Sur le mariage en tant que sacrement; valeur des indulgences ; Grégoire VII ; Sainteté et divinité de l'Eglise catholique, prouvée par la vertu héroïque de ses saints ; J.-J. Rousseau accusateur des prétendus philosophes et prophète de leur destruction, réimprimé à Ferrare sous le titre de Mémoires du jacobinisme, extraits des OEuvres de J.-J. Rousseau ; Liberté morale ; Réflexions sur les tribulations de V Eglise; des Obligations d'un pasteur dans les tribulations de V Eglise. Le Bon usage de la logique en matière de religion a aussi été traduit en latin, à l'exception des quatre ou cinq derniers opuscules, en 9 vol. in-8°; cette traduction a paru faible; Instruction pratique sur la dévotion au cœur de Jésus, Ferrare, 1788, in-12; le Mois de Marie, opuscule très -souvent réimprimé en Italie, et qui ne paraît pas être le même que celui qui a été tranduit en français; l'Année de Marie ou l'Année sanctifiée en l'honneur de la sainte Vierge, 1791, 2 vol. in-12; Lettre à Sophie sur la secte dominante de notre temps, 1791, in-4°; du Motif formel, spécifique et principal de l'acte de charité parfaite, Foligno, 1791, in-8°; écrit qu'il publia contre le théologien Bolgeni, qui soutenait que c'était une exagération de supposer que nous puissions aimer Dieu pour lui-même, et sans aucun rapport à notre bien particulier; Lettre amicale à Bolgeni, sur le même sujet; Réponse à quelques objections, encore sur le même sujet, 1792; des Causes des maux présents, et de la crainte des maux futurs et leurs remèdes, Foligno, 1792, in-8° ; Examen critique des principales fêtes de Marie, 1792; Dclavanitédu luxe dans les vêtements modernes, 1794, i v8"j Opuscules inédits composés dans
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le temps de la persécution, Foligno, 1800, in-8"; Qnestions proposées aux détenteurs (les hiens ccclv'siastit/ucs dans la Cisalpine, 2a édition, Ferrare, 1800; le Carnaval sanctifié, Parme, 1801 ; Observations latines sur les notes lu promoteur de lu foi, Rome, 1805, in-fol.; Le Trésor caché dons le cœur de Marie, 1806, in-12 ; Dissertation sur les règles à observer pour parler et écrire avec exactitude sur la dévotion au cieur de Jésus, Home, 1800, iu-12 ; Neuvaine pour se préparer aux fêles des cœurs de Jésus et de Marie, 1806 et 1807; Recueils des événements singuliers et de documents authentiques sur la vie de François de Girolamo, Rome, 1806, in-8u. Girolamo, jésuite et missionnaire napolitain, né Tan 16V2, mort le 11 mai 1716, a été béatifié en 1807. On peut voir sa Vie, par Oddi, Rome, 1806, in-i°. Muzzarelli contribua beaucoup à cette béatification; Dissertation sur l'embrasement des cinq villes dont il est parlé dans la Genèse , qu'il écrivit pour répondre aux objections des incrédules, et qu'il lut, en 1807, à l'académie de la religion catholique ; Douze faits de r histoire sainte, exprimés en vers, Ferrare, 1807, in-8°. Tous les écrits ci-dessus sont en italien, à l'exception des Observations sur les notes du promoteur, qui sont en latin; Dissertations choisies, en latin, Rome, 1807, in-8°. Il y en a quatre : sur la règle des opinions morales , sur l'origine et l'usage des offrandes, sur le règne de mille ans de Jésus- Christ, et sur le droit du pape de destituer un évéque malgré lui. Cette dernière a été traduite en français sous ce titre : Dissertation sur cette question : Le souverain pontife a-l-il le droit de priver un évéque de son siège dans un cas de nécessité pour l'Eglise ou de grande utilité? Paris, 1809, in-8"; L'Enfant Jésus y traduit en yers italiens, du latin de Ceva, Rome, 1808, in-12; du Droit de primauté du souveram pontife pour la confirmation de tous les évéques , in-8° , en français , sans date (1811), inséré dans le Complément de la correspondance de la cour de Rome ; Observations sur les élections capitulaires, traduites probablement de l'italien, et que l'on trouve à la suite de la Correspondance de la cour de Rome avec Buonaparte, Paris, 1814; Muzza-
relli s'est plaint que dans ses Observations on avait souvent mal rendu sa pensée; Traité de l'autorité du pontife romain dans les conciles généraux, en latin, imprimé depuis à Gand, 1815, 2 vol. in-8°. Il a aussi travaillé à un ouvrage où il prétendait prouver l'infaillibilité du pape par les écrits de Languet, et on a publié un extrait de son travail sous ce titre: Les gallicans ne peuvent s'accorder avec eux-mêmes dans leur système sur l'infaillibilité du pape , in-8°, sans date ni désignation de lieu. On a encore de lui : le Bon usage des vacances, proposé aux jeunes étudiants; La vocation de saint Louis de Gonzague, poëme, Ferrare, 1789; des Notes sur la seconde partie du rapport de M. de Choiseul-Praslin à l'assemblée de 1682, en latin, in-8", et un Sermon sur la fêle de saint Pierre, Foligno , 1803, qui a été traduit en français. Muzzarelli a laissé en outre beaucoup de manuscrits. Son oraison funèbre, prononcée par le chanoine Finetti, a été imprimée et traduite en français, ainsi qu'un autre éloge prononcé par Felisi, le 15 juillet, dans un service que l'association des jeunes gens fit célébrer pour lui. Ces deux discours sont suivis, dans l'original italien, d'inscriptions, notices et petites pièces de vers, où l'on célèbre les talents, les vertus et la piété de ce savant théologien.
MYER (Paul), écrivain du xvne siècle, dont nous avons des Mémoires curieux et rares touchant l'établissement d'une mission chré*tienne dans le troisième monde, appelé Terres australes, Paris, 1763, in-8°.
MYRTIUS (dom Chérubin), bénédictin de la congrégation du Mont-Cassin, né à Trêves, fit profession le 25 octobre 1592, à Subiaco , dans la campagne de Rome, et parvint à la dignité de doyen. On manque de renseignements sur l'époque de sa mort. Dom Myrtius avait composé les deux ouvrages suivants, dont les manuscrits se conservaient dans ce monastère : la Continuation de l'Histoiie de Sublac, écrite en 1573, par dom Guillaume Capisichi, religieux de cette maison. Myrtius la corrigea et l'enrichit de deux Index; Bullaire des privilèges accordés par les papes, les empereurs et les rois au sacré monastère de Sublac.