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de Haimbhausen en Bavière, fut le fruit des amours illicites du maître de ce château avec la fille de son intendant, qui mourut des suites de ses couches. Il reçut une éducation très-distinguée, et au sortir de ses études, qu'il avait faites à Munich et à Ingolstadt, son père lui procura le titre de conseiller aulique. Il devint en 1780 censeur de la librairie, et en 1784 il fut nommé conservateur des archives de la maison électorale. Mais l'illégitimité de sa naissance le rempli-sait de tristesse , et il montra constamment beaucoup de répugnance pour le mon le ; les devoirs de ses emplois et la culture des lettres partage; ent tout son temps. On a de lui un grand nombre d'ouvrages sur diverses matières littéraires, politiques, philosophiques et religieuses. Dans cette dernière catégorie nous en citerons deux : Dieu est l 'amour le plus pur, 1790, qui, souvent réimprimé en Allemagne, a été traduit en français par M. de Stassart, et dans lequel on retrouve, assure-t-on, quelque chose du langage et de l'âme de Fénelon ; La nuée sur le sanctuaire, ou Quelque chose dont la philosophie orgueilleuse de ce siècle ne se doute pas, trad. en français, Paris, 1819, 1 vol. in- 16. Eckartshausen avait l'âme compatissante, et l'on cite de lui des traits nombreux de bienfaisance. 11 mourut à Munich, le 13 mai
ECKHARD (Tobie), philologue etlittérateur saxon, né l'an 1662 à Juterbock, fut recteur du gymnnse de Quedlimbomg, et mourut le 13 décembre 1737, laissant divers ouvrages, notamment ceux dont les titres suivent : De disputationibusacademicis,WitU>i)berg, 1691, in-4* ; Memoria Quedlinburgi docti renovata, Quedlinbourg, 1712, in-folio ; Notice des bibliothèques publiques de Quedlinbourg, ibid., 1715, in-4°, en allemand ; Codicesmss.Quedlinburgenses, ibid., 1723, in-4° ; Conjecturée decodice grœco quousus est Lutherus inconficienda germanica (Bibliorum) interpretatione, Halberstadt, 1722, in-8° ; De meritis comitum Stolbergensium in rem litterariam , Quedlinbourg, 1719, in-4° ; Non christianorum de Christo testimonia, ibid., 1725, in-4°. Quoiqu'il y ait beaucoup d'érudition dans cet ouvrage, il a été effacé par celui de Bullet. On trouve dans le livre d'Eckhard de curieux détails sur les sibylles et sur leurs oracles. — Sa Vie, composée par son fils Chr,stian-Henri, fut imprimée à Iéna , en 1739, in-4°.
ECKHARD (Paul-Jacques), neveu du précédent, né à Juierbock en Thuringe le 6 décembre 1693, étudia sous son oncle à Quodhmbourg, puis à l'université de Wittenberg, et tit d'abord quelques éducations particulières. 11 lut ensuite pasteur à Jutei bock, et mourut le 6 mars 1753. On a de lui : Duo perantiqua ex agro jutrebocensi eruta monumenta, Wittenberg, 1754, in-4° : cet ouvrage qui roule sur des armes antiques et des médadles sclavones, découvertes en 17£8 et 1732, fut publié d'abord en latm, puis en allemand-; Histoire ecclésiastique des Wendes,
ou Sclavons de Lusace, ibid., 1739, in-8% en allemand ; etc.
ECLUSE-DES-LOGES (Pierre - Mathurin
de l'), docteur de Sorbonne, abbé et curé de Saint-Nicolas-des-Champs de Paris, né à Falaise en 1716, remporta le prix d'éloquence à l'Académie française en 1741 par un discours Sur le hasard et la Providence, ou II n'y a point de hasardpour un chrétien. Trois ans après, il prononça le Panégyrique de saint Louis, en présence de cette compagnie, Paris, in-4°. Ce discours, dit le Journal des savants de 1744, p. 498, est dans le vrai goût de l'éloquence chrétienne, c'e^t-à-<lire rem- >li et souvent môme tissu de passages des ivres s dnls. On y remarque du nerf et de a chaleur, comme dans le morceau suivant, où l'auteur, faisant le récit du départ de saint Louis pour la croisade, s'exprime ainsi: « Déjà la croix arborée sur les ondes « a rassemblé autour de saint Louis ses nomce breux vaisseaux. Mer orgueilleuse, abaisse « tes flots sous l'étendard du roi des rois 1 « N'attends fias que sa voix impose silence « aux esprits des tempêtes 1 Ferme ces noirs « abîmes qui recèlent plus de riche.-ses que « le monde entier n'en saurait contenir ! « Ceux que tu portes sur ton sein, humbles « héritiers de la croix, n'ont ni or, ni pier- « res précieuses à te sacrifier, ils ne veulent »< que revoir la demeure, que baiser les tract ces de leur maîtie : toute leur ambition se ce borne à conquérir un sépulcre. » Cet orateur chrétien moinut à Paris vers 1783.
ECUY (Jean-Baptiste l'), abbé de Prémontré, et général de l'ordre de ce nom , docteur de Sorbonne, chanoine titulaire de l'église métropolitaine de Paris, et vicaire général de l'archevêque de cette ville, naquit à Yvoy- Carignan, déparlement des Ardennes, le 3 juillet 1740, et fit ses premières éludes dans le collège de sa ville nalale. Ayant achevé sa rhétorique à l'âge de 14 ans, il vint terminer ses études, en 1754, chez les jésuites de Charleville. Voué à l'état ecclésiastique, il fut envoyé , en 1758, au séminaire du Saint-Esprit, à Paris ; l'année suivante il prit l'habit de chanoine régulier à l'abbaye chefd'ordre de Prémontré, et il y fit profession en 1761. Envoyé, la même année, par ses supérieurs, au collège de l'ordre à Paris, pour y faire son cours de théologie, il fut appelé, en 1766, par M. de Vinay, abbé général de Prémontré, pour y tenir la chaire de philosophie et bientôt après celle de théologie. On l'envoya de nouveau à Paris pour y professer la théologie et se préparer à son cours de licence, et il obtint, vers la fin de l'année 1768, un des premiers rangs parmi des rivaux d'un mérite distingué. Il acquit, sur les bancs de la Sorbonne, cette puissance d'argumentation, qu'il appliqua plus tard à des matières d'une pratique usuelle et mieux appropriée aux besoins de la société. Dès l'année 1769, à l'avènement de M. Manoury à la dignité d'abbé général, l'abbé d'Ecuy fut désigné pour être son secrétaire. Reçu docteur de Sorbonne, en 1770, il fut nommé quelques années après (1775) principal et prieur du
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