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sauvage fait lui-même sa cabane et son vêtement : le comlile de la civilisation est que dix personnes concourent à faliriquer une épingle. (J.-J. Ampère.)
Dans presque toutes les industries, la main-d'œuvre est presque tout, et la matière presque rien. Deux kilos de poils de chèvre suffisent pour un cachemire français de 4 à 5.000 francs. Un bien moindre poids de cuivre et d'acier suffira pour fabriquer un chronomètre, une montre de Bréguet, qui vaudront de 2.000 à G. 000 francs. Tout le reste sera la main-d'œuvre. (Ch. Dupin.)
Inéluctable; in elnctabilem, contre quoi on ne peut lutter.
Néologisme de Ballanche ou de G. Delavigne, absent du Dictionnaire de l'Académie.
Nota. — Se trouve, au xvi^ siècle, chez 0. de Saint-Gelais. L'Académie l'a adopté en 1878.
Inévitable, qui ne peut s'éviter.
Synonyme : fatal.
Infanterie, l'ensemble des troupes à pied.
Vient de ce qu'une infante d'Espagne vainquit les Maures, en se mettant à la tète des troupes de pied.
Ou de fantassin (italien fantaccino), faute, jeune serviteur, valet de pied(?).
Infanticide, du latin infanticida. tueur d'enfants. Synonyme : faiseuse d'anges.
Infidélités conjugales.
Synonyme : duel à coups de canif.
On dit aussi : donner des coups de canif dans le contrat. Accommoder au safran.
Infinitif, latin inp.niti.vinn.
Mode cîu verbe indiquant l'action d'une manière indéterminée: aimer, partir.
Ingénieur, du verbe ingénier : vieux français ingegnière. Engeigner signifiait tromper, être habile. (Cf. engin.) Les injigiiiers qui ont leiigin basti.
(Roman de Gariii.)
Les maistres ingénieux. (Rabelais, IV, 40.)
Ingénu, du latin ingenuum, né libre.
S'opposait, chez les Romains^ à affranchi.
Au théâtre, ingénue désigne un rôle de fille naïve : Agnès,
IXJ o9l
Ingratitude, latin in, nrualif, yralHudineni, reconiuiissaïuc.
L'ingratitude est la llUe de l'orgueil.
L'orgueil ne veut pas devoir ; l'aniour-propre ne veut pas payer. (La Rochefoucauld.)
L'ingratitude est le seul vice dont on ne se vante pas. (G. de Nerval.)
Le cœur de l'ingrat ressemble à un désert, qui boit avidement la pluie tombée, l'engloutit et ne produit rien. (Maxime indienne.)
L'ingratitude est l'indépendance du cœur, ...la banqueroute du cœur.
On ne tro\ive guère d'ingrats, tant qu'on est en état de faire du bien. (La Rochefoucauld.)
Supprimez le bienfait, il n'y a plus d'ingratitude. (La Palisse.)
Il y a des reconnaissances pires que l'ingratitude : on voit souvent un grand service rendu recevoir une récompense ridicule et dérisoire.
Injure, latin injurlam, injustice.
Synonymes : compliments de la place Ma ubert : coups de l)Outoir ; gros mots ; st^le peu parlementaire.
Quand l'injure est sanglante, elle s'appelle sarcasme (qui brûle la chair).
Apostropher les gens : agonir (d'injures).
Dire ses patenôtres à l'envers.
Débagouler: « Elle vint à débagouler mille injures contre le Roy. » (Brant('>me.-)
Les injures sont les raisons de ceux qui n'en ont pas.
Ni les menaces ni l'injure n'allail)lissent un ennemi, mais les unes l'avertissent de se tenir en garde, l'autre ne fait qu'accroître sa haine, et le rend plus industrieux dans les moyens de nuire. (Machiavel.)
S'irriter des injures, c'est les reconnaître justes : les dédaigner, c'est les condamner à l'oubli.
Convicia^ si irascave, œqua vidcntur: sprola e.colescunt.(ï-Acite, Annales, IV, 34.)
Tout le monde peut injurier; n'otfense pas qui veut.
Vos injures. Messieurs, n'arriveront jamais à la hauteur de mon dédain. (Guizot.)
On doit mépriser les injures des êtres vils.
— Une bordée d'injures. (Yoy. uoniir des injures.)
Les Latins disaient : y>/«i<i//Y/ injuriariun (des charretées d'iu-
S92 LVS
jures), par suite de l'usage de parcourir les rues peudant les saturnales, dans des chariots, et de chanter des chansons satiriques, censure des mœurs de l'époque.
— Une injustice faite à un seul, est une menace faite à tous. (Montesquieu.)
Innocent, du latin iii; nocentem, qui ne nuit pas. Dans le Midi de la France, innocent signifie idiot, imbécile. Dans le Berry, il a le sens d'ignorant. « J'en suis innocent » équivaut à « je n'en ai point connaissance ». L'innocence, c'est la vertu sans le savoir.
— Donner les innocents.
Au jeu des innocents, les jeunes tilles un peu novices qu'on surprend au lit, reçoivent des claques sur le derrière, et sont même exposées à quelque chose de plus.
. On appelait cela : donner les innocents.
Dans Rabelais (V, 12), on lit; « Y serez bien innocentez » et au chapitre suivant : « Veu qu'innocence n'y est poinct en seureté et que le diable y chante messe. ^)
Dans YHeptcunéron, la Nouvelle 4o est intitulée : « Un mari donnant les innocents à sa servante, trompe la simplicité de sa femme. » (Imité par La Fontaine.)
— Aux innocents les mains pleines. Le contraire serait plus vrai.
— Le massacre des Innocents. (Mathieu, II, IG.)
A l'avènement de Louis XVI, l'ahbé Terray et trois autres ministres impopulaires furent remplacés. On dit que c'était une Sainl-Barthélemy de ministres. « Dans tous les cas, répliqua l'ambassadeur d'Espagne, ce n'est pas le massacre des Innocents. »
(Yoy. jeux innocents.)
Inouï, du latin m, amlitiun.
On entend dire : une beauté inouïe: c'est attril)uer à la vue la faculté de l'ouïe, prétendre ciu'on voit par l'oreille. A la rigueur, on peut supposer que cela signifie une beauté dont on n'a pas entendu parler.
In pace, expression latine signifiant « en paix ».
Cachot oïl étaient abandonnés, dans les couvents, les moines condamnés à mort.
Avant de replacer sur eux la pierre sépulcrale, on prononçait la formule : Vade in pare : d'oïi le nom donné à ces oubliettes.
Inscription, du latin insoùptionem.
Les inscriptions latines sur des nioniiiiicnls Iranrais, inintelli^iMes pour le grand nombre, prêtent souvent au ridicule. Le peuple s'en moque, en traduisant / udovlco Magno par « Porte Saint-Denis ».
Au-dessus de la porte de la prison pour dettes, à Florence, on lisait cette inscription : Oporlet misererl (il faut avoir pitié), que le peuple traduisait « Porte des misères ».
Rlchelio sionitie « à Richelieu » ; Moliero, « à Molière ».
D'après ce principe, il faudrait écrire : Lannes, Asimis : Bellnne, pulrhra luna.
Napoléon est traduit Napollo sur la fontaine de l'école de Médecine ; Napoleo sur le tombeau de Richelieu ; Neopolio sur le socle de la colonne Vendôme.
insensé, de in, et de sens : à l'imitalion du latin insensalnm. Privé de sens, c'est-à-dire de raison.
C'est pour l'esprit l'état de maladie, comme le bon sens est l'état de santé : Sapœntia est sanitas nnimi. (Gicéron, Tasculanes.)
insolent, du latin inso/enfem, insolite.
Insolent comme un page, ...comme le valet du bourreau.
L'insolence et l'arrogance sont les marques de la bassesse.
instant (à 1") : illico, dare dare, tout de gô
Instar (à 1"), du latin ad instar, à la manière de.
Instinct, du latin insfinctum, impulsion.
L'instinct est commun à l'homme et à l'animal. Chez l'animal, il reste immuable : chez l'homme, il grandit et devient intelligence.
C'est une faculté native qui s'exerce sans le concours de la raison ou de la réflexion. L'intelligence est la facuhé d'une pensée libre, communiquée à l'animal par la volonté ou l'éducation. (Flourens.)
Instruction, du latin instruere, insti'uctionem.
L'instrurlion est un trésor dont le travail est la clef.
Il ne faut pas la confondre avec l'éducation ou civilisation.
La civilisation donne une certaine tendresse humaine, une amabilité générale, qui est un trait d'union entre les peuples, même ennemis, et ouvre les cœurs à tous les épanchements de l'attraction.
Toutes les institutions sociales doivent avoir pour but l'amélioration morale, intellectuelle et physique delà classe la plus nombreuse et la plus pauvre. (Condorcet.)
Il est donc permis d'instruire les ignorants malgré eux, et de répandre la civilisation à coups de canon.
594 IXT
- L'instruction première reste toujours dans la vie comme un fonds qui, tôt ou tard, produit un intérêt. (L. Bleinye. j
— L'instruction élémentaire, les quatre règles, dit-on, c'est assez pour vivre. C'est même trop à la rigueur, car on peut vivre sans savoir ni a ni h, comme ou peut manger sans fourchette. Mais ce n'est pas assez pour savoir vivre, c'est-à-dire pour aimer la vie. pour eu comprendre les merveilles et en bénir l'auteur.
— L'ouverture d'une école fait fermer une prison et dix cabarets (?).
— L'instruction supérieure des tilles, instituée à la Sorboune (vers 1867) par x\L Duruy, a mécontenté tous les J. Prudliommes et a fait pousser les hauts cris au clergé.
Quelle folie ! disait-on. Est-ce que nos llUes ont besoin tl'un enseignement si élevé l II suffit, comme au temps de Molière,
(Jue la capacité de /eu/- esprit se hausse
A connaître- un pourpoint d'avec un liaut-de-cliausse.
Ms' Dupanloup, évéque d'Orléans, laissa alors échapper un mot maladroit, qui eut un immense succès de rire : « Les filles doivent être élevées sur les genoux de l'Église. »
...Une instruction plus sévère relèvera la dignité de l'épouse, accroîtra l'autorité de la mère, et agrandira la légitime influence de l'honnête femme dans la société. (Duruy, 26 octobre 1868.)
La France a soif d'instruction ; mais l'instruction du peuple ne convient pas à l'Éghse (1872). Il faut à la France la séparation de l'Église et de l'État ; sinon elle descendra au niveau de la Pologne, de l'Irlande, de l'Espagne, ({ui ont subi le joug du clergé.
Insulter, du latin insuit are, faire assaut contre. Les lièvres mêmes insultent au lion mort : Mortuo leoni Icpores insultant.
Arlires, que dans nos jeux jinsultais autrefois.
(LAMAhTl.NE.)
Et les noyers souvent du passant insultés.
(Boil.KAU.)
Les deux poètes emploient le mot dans le sens de : assaillir à coups de pierres.
— L'insulte qui s'adresse à une honnête femme glisse sur elle, comme le lâche projectile, qui s'écrase en frappant le marbre d'une statue.
Intendant mihtaire : M'' Riz-pain-sel.
Intention, du latin intentionem.
INT o9o
— La bonne intention est réputée pour le fait.
Cette maxime n'est pas toujours juste, elle a son corrélatif dans re proverbe espagnol : « L'enfer est pavé de bonnes intentions. «
Bossuet, prècbaut contre toutes les vertus équivoques, dit : « Toutes ces vertus dont l'enfer est pavé. /
— Une bonne intention peut excuser, mais non justifier une mauvaise action... (Saint-Évremont.)
M. Yiennet a dit de ceux qui. au jugement dernier, n'auront ;'i faire valoir que de bonnes intentions, qu" « ils passeront une mauvaise éternité ».
Intercaler, du latin infercalare (calare, crier).
Insinuer une cbose dans une autre.
Feuille intercalaire : celle que l'on place entre deux autres.
Cale de vaisseau, plan incliné placé entre le sol borizoutal et la quille du vaisseau, pour faciliter son lancement.
D'où calade, nom de trois rues de Marseille, en forte pente, comme la cale d'un vaisseau (?).
— Intercaler se dit, au propre, du jour ajouté, tous les quatre ans, au mois de février : jour intercalaire.
C'est par extension qu'on l'a appliqué à l'introduction d'une feuille dans un cahier, d'un mot dans une phrase, etc.
Intérêt, du latin Interest. il importe.
Le lien social, mais souvent aussi ce qui sépare.
C'est, en etïet, dans le sens de dommage, préjudice, qu'il était pris autrefois.
Quel interest encourez-vous ? (Rabelais, III. IG). c'est-à-dire quel risque ?
Au livre I, 8, en parlant de la braguette de Gargantua, il dit : « Elle ne ressembloyt pas à ces bypocriptiques braguettes d'ung tas de muguetz, qui ne sont pleines que de vent, au grand interest du sexe féminin. »
— Dans le sens le plus moral, l'intérêt est la part que Ion prend à ce qui touche son seniblal)le: c'est la charité. Mais l'acception la plus générale et la pbis pratique, c'est l'intérêt personnel, ou égoïsme. On consulte ordinairement son intérêt avant celui des autres.
L'intérêt met en œuvre toute sorte de vertus et de vices. i^La Rochefoucauld.) La conscience parle, mais l'intérêt crie.
o96 INT
Il est impossible de faire entendre raison à ceux qui ont adopté une façon de voir conforme à leurs intérêts. (Clément XIV.)
Dans tontes les affaires litigieuses, il faut élever les questions jusqu'aux principes, et non les ral)aisser jusqu'aux intérêts.
— Le haut intérêt de l'arûent est le signe infaillilde de la prospérité publique. (Voltaire.)
Interjection, du latin Inlcrjeçlumem.
Partie du discours qui est le plus souvent une exclamation monosyllabique isolée, un cri exprimant un sentiment, un désir, un ordre.
Les interjections tiennent à la langue primitive, cest-à-dire à ce langage que la nature inspire à tous les bommes, et qui est une action de Tàme sur les organes.
Ce ne sont point des mots proprement dits, mais, eu quelque sorte, des cris de l'âme, qui expriment spontanément une impre.ssion produite sur l'organisme.
— Nous avons une seule interjection de forme germanique: holà ! Les autres ont la forme latine.
— Les interjections sont ordinairement accompagnées dun mot qui en précise le sens et eu augmente l'énergie :
Ah ! Pieu. Fi donc !
Hé/ns ! est fait de cette façon, et s'écrivait autrefois hé! las, qu'on mettait même au féminin.
Quelquefois on mettait un pronom entre l'interjection et l'adjectif Ids : « Eb ! mi las! Eh ! moi malheureux! »
Les Italiens disent : Oii/u\ /as.so ! Les Provençaux : oifué !
— Les mots : bon ! paix ! chut! courage !.ne sont pas des interjections, mais des propositions elliptiques.
— yih ! et ha ! est la manifestation un peu théâtrale dune grande douleur : Ah ! suis-je assez malheureux ?
Ah ! marque aussi la joie et les affections vives.
La surprise, Tétonnement prennent de préférence ha !
Aïe. cri de soulîrance : Aïe ! vous me faites mal.
Aïe, aïe ! à l'aide ! (Molière, Étoui^di, II, 9.)
Semble une forme ancienne du verbe aider.
Alerte ! de l'italien all'erta : garde à vous !
Bast ! bah ! exprime l'étonnement, l'incréduhté.
Bou?7i ! cri du limonadier : Oui, bon !
B}'r...! exprime l'horreur... et le froid.
Chuf ! s'emploie pour imposer silence.
Da, souvent joint à oui : certainement.
Dame! marque la surprise ou raffirmation.
Eh ! bien. Interjection interroga'tive, négative ou approbative : Eh ! bien, qu'a-t-il répondu ? Eh ! bien, non. Eh ! bien, soit.
^'rr>//^'.' interjection de joie, employée chez les Latins dans les Bacchanales.
Fi ! exclamation de dégoût.
Foin ! la répulsion.
Gare ! prenez garde ! cri pour avertir.
Ha! exprime la surprise, l'étounement, l'admiration.
Heu ! son produit par le gémissement ; onomatopée du cri de la douleur humaine, exprimant l'abattement ou la pitié.
Heu ! heu ! réponse évasive.
Ho ! sert à appeler.
0, devant le vocatif, signe de l'apostropbe.
Oh ! exprime joie, douleur ou surprise.
Ouais! exclamation de surprise fréquente chez Molière.
Ouf! exprime le soulagemeut.
Paix! impose silence.
Peu/i ! marque le dédain.
Pouah ! exprime le dégoût.
Sus ! (deliout;. latin sursu?/!.
Ut! hors d'ici, va-t'en! Se dit dans le Berry à uu chien, ou même à une personne en signe de mépris.
Ut vient du mot anglais out. sorte de cri de bataille que les habitants du centre de la France out dû entendre souvent avec terreur, et qui resta gravé dans leur mémoire, après les ravages que les Anglais exercèrent à plusieurs reprises dans leur pays.
Les deux vers suivant de Wace {Roman de Rou) aftirment l'origine de ce mot :
La gt'iiî Eaglesclio : l't ! s"écrie : Nurmaiiz escrieat : Diex aïe! (Dion aide!)
^7. précédé de r euphonique, a pu donner naissance à l'exclamation :ut ! (pii. dans l'argot populaire, sigiiilie : Tu m'euniiies, va te promener.
A moins qu'on ne tire ce mot de ces/e.
Zou ! interjection provençale : Allons ! vite 1
Les Latins avaient rinterjection Vœ ! malheur !
Interlope, de l'anglais to interlope, faire un métier furtif: de l'alleuiaud inier, sous, entre, laufen, courir.
598 INU
Se dit du rommerce maritime fait en fraude, dans un pays où il est interdit.
Signifie donc à peu près la même chose que contrebande, commerce illicite, tel que la traite des nègres.
Se dit, au figuré, des personnes de réputation douteuse qui se glissent en contreltande dans une société honnête. Le monde interlop{>' des déhanchés, chevaliers d'industrie, temmes galantes, etc. .
Intermède, de l'italien uilerinedio: latin inlcrmedlum.
— On disait autrefois « entremets ».
On lit dans les Mémoires de ranrienne checalerie, au mol entremets (t. ï, f° 246) :
« Le mot entremets s'est dit longtemps au lieu de celui d'intermède, dans une pièce de théâtre.
« Il signifiait une espèce de spectacle muet, où l'on voyait des hommes et des hètes exprimer une action ; quelquefois des bateleurs y faisaient des tours. Ces divertissements avaient été imaginés pour les convives dans l'intervalle des services d'un grand festin : d'où le mot entremets. L'usage de ces anciens plaisirs s'était conservé dans les cours, comme on le voit dans la description du banquet donné en IGOO à Florence, pour le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV. «
' Interpoler, du latin interpolare. entremêler.
Insérer, par ignorance ou par fraude, dans un texte, un acte ou un document, des mots ou des passages qui n'appartiennent pas à la pièce originale, soit pour compléter, soit pour dénaturer le texte.
Intervalle, du latin intervallum.
En roman entrerai.
Intolérance; in. négatif et tolérer, tolerare.
Le zèle ardent de Voltaire en faveur de la tolérance, a créé tard le mot intolérance, pour désigner un abus invétéré, que la philosophie du xviiie siècle avait à cœur de combattre.
— L'intolérance est la fille des faux dieux. Intolérants comme les Pharisiens.
Rome est la capitale de l'intolérance (1865).
Intrigue, de l'italien intrirjo.
Synonvmes : manigance, mic-mac.