JAR
— Claude appelle les jansénistes gens sinistres, de même qu'on a\ ail fait contre les jésuites ce jeu de mots : Vos qui cum Jesu ilis, non ite cum Jesu if is.
Jante, de fjanib(la(l).
Pièce de bois recourbée en arc de cercle, qui t'oi'me une partie de la circonférence d'une roue.
Janus, personnage mythologique, à double visage. C'est une tète de Janus, qui ne lit rien dans le passé, et ne voit rien dans l'avenir.
Janvier, du latin januariuni. mois de Janus, divinité à deux faces.
Ce mois fut ajouté à l'année par Xuma Pompilius. L'année des Romains commençait au mois de mars. Soleil de janvier : qui n'a ni force ni vertu. Janvier d'eau chiciie fait le paysan riche.
Jaque, origine incertaine ; peut-être de Jacques ?
Casaque militaire qui se mettait sous le haubert et ne descendait pas au-dessous du genou. Elle était composée de plusieurs peaux de cerf cousues ensemble.
A donné 7«(/('/e//e, redingote courte.
Si a\oil un jakc par dessus son liaiiherl.
(Roman <!<• /Jiigiirsr/iii .)
Jaquemart, nom propre, dérivé de Jacques. Figure humaine eu fer, vêtue d'un jaque, et tenant un marteau pour frapper les heures s*ir le timbre d'un clocher. 3Jart semble un suffixe populaire, encore employé dans l'argot.
Jardin, de l'allemand garten.
Le jardin français fut créé par Le Nôtre pour Louis XIV. La nature asservie subit le despotisme du grand roi, à Marly et à Versailles, où les ormes et les charmes étaient taillés en colonnades, en galeries, et condamnés à la rigidité de la pierre, assujettis aux cfaprices de la mode, pour rejirésenter des vases, des boules et des animaux. L'if, le plus courtisan de tous les arbres, a servi à nonnner les supports des lampions dans les fêtes officielles.
Quant à l'art de dessiner un jardin auglais, il se borne à enivrer son jardinier et à suivre sa trace.
— Jeter une pien-e dans le jardin de quelqu'un, c'est l'attaquer indirectement.
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Jardinier, dérivé du précédent.
— C'est le chien dn jardinier, qui ne manue jtâs de clioiix. et ne \eiit pas que les anti'es en nianpent.
Jargon, origine inconnue. Langage corrompu. Peut-être de gi^œcus. On appelait jadis les Grecs r/régous. qui sest changé en rjergou, qu'on disait t^owy jargon (?).
Jarnac (coup de). Étvmologie historique.
Coup perfide, action déloyale et imprévue.
— Le 10 juillet 1347. eut lieu à Saint-Germain, en présence de la cour, un duel entre Guy Chahot de Jarnac et La Châtaigneraie. Jarnac tua son adversaire par un coup imprévu qui lui fendit le jarret.
Jarnicoton, origine anecdotiqiie.
Henri IV jurait souvent par cette expression : Jarnidieu ! (je renie Dieu). Son confesseur, le jésuite Coton, lui en fit des reproches, et le roi dit depuis : Jarnicoton !
On disait d'Henri IV, à cause de son confesseur : « Il aime la vérité ; c'est dommage qu'il a du colon dans les oreilles. »
Lors de l'assassinat d'Henri IV, les jésuites furent accusés d'avoir provoqué le crime. Le P. Coton puhlia une justification, qui fut suivie d'une réponse appelée \ Anti-Coton, où se trouvait l'anagramme de Pierre Coton : Perce ton roi.
— On trouve dans Rahelais7«rn«6/o?f (je renie Dieu).
Jarret, du celtique garr, jamhe.