FAUX COLOMBO
Forme générale. . . .
Épiderme.
Surfaces transversales.
Couleur.
Poudre.
Saveur.
Odeur. .
Eu rondelles assez régulièrement circulaires.
Gris jaune ou brunâtre; rugueux le plus souvent; rugosités irrégulières ne rappelant nullement i l’apparence de stries circulaires parallèles.
Rugueuses ; déprimées par suite de \ la dessiccation, ou bien réguliè- | rement de la périphérie vers [ le centre, ou bien en plusieurs 1 rainures concentriques, ou encore en stries rayonnantes.
Généralement jaune verdâtre, qui va en diminuant d’intensité de la circonférence vers le centre.
Un cercle plus foncé se montre / à la limite des couches ligneuses I et des couches corticales.
Gris verdâtre
Très-amère
Désagréable, mais ne devenant sensible que lorsque la racine est rassemblée en masses.
En rondelles assez irrégulières.
Gris fauve, très-souvent marqué de stries parallèles, circulaires et serrées.
Rugueuses, mais irrégulièrement déprimées, comme veloutées.
Jaune sale extérieurement; jaune orangé sur la surface transversale. La couleur est plus foncée aussi vers la zone génératrice.
Jaune pâle tirant sur le fauve.
Faiblement amère, puis sucrée.
A peu près nulle.
Les réactions suivantes sont encore caractéristiques.
Éther
Alcool
Teinture d'iode. . . .
Tournesol
Sulfate de fer
Acétate de plomb . . . .
Potasse caustique. . .
N’est pas coloré Est coloré en jaune.
Prend une teinte jaune verdâtre ) . .... ,,
foncee. j J
Coloration bleue Aucune coloration.
La macération n’a aucune action 1 r , . . .. , , ,
, , , ) La macération rougit le tournesol,
sur le tournesol. j D
Aucune action Coloration vert noirâtre.
Produit dans la macération un lé- I Produit dans la macération un préger trouble. ) cipité brun caséeux.
Ne produit aucune action Dégage de l’ammoniaque.
Analyse chimique du vrai Colombo. — Planche en a retiré: le tiers de son poids d’amidon, une matière azotée très-abondante; une matière jaune amère non précipitable par les sels métalliques; des traces d’huile volatile, du ligneux, des sels de chaux et de potasse, de l’oxyde de fer, et enfin delà silice. Wittstok en a de plus extrait une substance cristallisable particulière qu’il a appelée Colombine. Cette substance est inodore, fortement amère, ni acide ni alcaline, non azotée. Thomson croit qu’elle contient de la Cinchonine; d’autres y ont vu de la Berberine.
Propriétés thérapeutiques. — François Hedi est le premier qui, en
COLOQUINTE. — analyse chimique.
1677, ait vante la racine de Colombo. C’est on tonique amer qui peut être utilisé dans les dyspepsies où il est nécessaire de relever l’énergie de l’estomac; on l’a prescrit aussi dans l’atonie du tube intestinal et dans la diarrhée chronique, dans les dysenteries.
Doses, mode d’administration du Colombo. — Poudre : 5 centigrammes à 2 grammes. Extrait aqueux : 0gr,50 à 1 gramme. Teinture : 2 à 4 grammes. La macération a des propriétés plus énergiques que la décoction ; l’ébullition, en effet, entraîne l’amidon et atténue le principe amer et tonique. C’est pour cette raison que, dans certains cas, on emploie de préférence ce dernier mode de solution.
Incompatibles. — Acétate de plomb, eau de chaux, sublimé.
Léon Marchand.
CtOliOUT. Voy. Intestin.
COIiOQUOîTE. — La Coloquinte, Cucumis colocynthis Linn., est originaire de la Syrie, d’Alep et des îles de l’Archipel. Importée eu France, elle s’y est naturalisée, et on l’y cultive pour les besoins médicaux. Cette plante appartient à la famille des Cucurbitacées ; son fruit est la seule partie qui soit utilisée.
Description. — Racine cylindrique, à peine ramifiée. — Tige herbacée, couchée à terre d’abord, puis s’élevant, grâce à des vrilles nombreuses qui l’attachent aux corps voisins, cylindrique, cassante, couverte de poils très-rudes. — Feuilles alternes, réniformes, pubescentes, aiguës, quinquélobées, à lobes dentés; à nervures saillantes, se rejoignant en un pétiole arrondi couvert de poils rudes. — Fleurs monoïques, petites, solitaires, axillaires, jaunâtres. — Fleurs mâles présentant un calice campanulé à cinq divisions; une corolle campanulée à cinq lobes ovales-aigus, terminés par une petite pointe; et cinq étamines, dont quatre sont réunies deux à deux tandis que la cinquième est libre; leurs* anthères sont linéaires, uniloculaires, contournées sur elles-mêmes, rapprochées en une sorte de cône allongé qui occupe le centre de la fleur. — Fleurs femelles. Le réceptacle, creusé en une bourse, porte sur ses bords un calice et une corolle semblables à ceux de la fleur male, et au fond un ovaire conné avec celte bourse surmonté d’un style divisé en trois lobes stigmatifères à son sommet, et entouré à sa base d’un disque glanduleux jaunâtre. Le fruit atteint la grosseur d’une orange; il est jaune, globuleux, recouvert d'une écorce mince, coriace, dure, et renferme une pulpe blanche et spongieuse.
Analyse chimique — La coloquinte des pharmacies est ce fruit privé de son enveloppe coriace, qui est, à ce qu’il parait, dépourvue de toute propriété. Elle se présente sous la forme de masses blanches, légères, spongieuses, très-amères, contenant des graines ovales, luisantes, jaunes, qui ne possèdent pas, non plus, la saveur amère de la pulpe.
Vauquelin a découvert dans la coloquinte un principe particulier, qu’il a nommé Colocynthine Ce principe, auquel seraient dues toutes les propriétés de la plante, est très-soluble dans l’alcool, mais il l’est moins dans
COMA