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PALPITATIONS

palpitations, il faut savoir si elles sont organiques, c'cst-à-ilire dues à une lésion du poumon, du cœur ou des gros vaisseaux, ou inorganiques, c'est-à-dire nerveuses.

Les palpitations organiques sont une cause de refus absolue; les autres, au contraire, permettent l'acceptation dans tous les cas.

Il importe donc d'examiner le cœur afin de savoir s'il est atteint d'hypertrophie ou d'endocardite chronique, et de rechercher le plus léger symptôme d'angine de poitrine.

Toute trace de rhumatisme, d'œdème malléolaire ou de phénomènes syncopaux compliqués de palpitations, doit également faire considérer ces dernières comme organiques.

Le cœur est toujours intact dans les palpitations inorganiques, à moins qu'il ne soit un peu hypertrophié. Ces palpitations sont fréquentes chez les sujets nerveux ; les femmes y sont donc plus exposées que les hommes. Elles s'observent chez les hystériques, les chlorotiques, les gens qui font des excès de tabac, de café, de thé, de travail ou de coït, les dyspeptiques et en particuKer les dilatés de l'estomac, les spermatorrhéiques, les mastubateurs et les femmes atteintes de métrites.

Le goitre exophtalmique, la goutte peuvent également donner lieu à des palpitations nerveuses.

Comme on le comprend, les palpitations nerveuses ne peuvent impliquer le refus des proposants par elles-mêmes ; leurs causes seules doivent guider l'appréciation du médecin. Ainsi le goitre exophtalmique,

PAPILLOMES

la goutte, nécessitent généralement le refus ; de même les palpitations nerveuses simples, invétérées ou rebelles à tout traitement hygiénique bien ordonné ; l'hystérie légère ou moyenne, les excès, etc.. sont, au contraire, admisssibles par les compagnies.

■ — Voir l'article : Intermillences cardiaques.

PAPILLOMES

A recevoir. — Tout proposant atteint de verrues ou de végétations génitales.

A refuser. — Tout proposant atteint de papiliomes du larynx.

OBSERVATIONS

Les papillomes sont généralement très be'nins ; ils ne récidivent et ne se généralisent pas, à l'exception des verrues et des végétations. Mais ces deux variétés sont précisément les plus bénignes.

Certains papillomes peuvent produire des troubles graves, notamment ceux du larynx, qui déterminent parfois la mort subite.

Les papillomes, enfin, peuvent se transformer en épithéliomes ; mais cette transformation est exceptionnelle.

En résumé, il convient de n'accepter sans res-

PARALYSIES

Iriction que les proposants atteints de verrues ou de végétations génitales ; ceux qui présentent d'autres variétés papillomateuses doivent être refusés ou tout au moins admis avec réserves.

— Voir Tarticle : Tumeurs.

PARALYSIES

A recevoir. — Tout proposant guéri de paralysie périphérique a frigore ou rhumatismale.

A recevoir avec réserves. — ■ Tout proposant atteint de trophonévrose faciale.

A refuser. — 1" Tout proposant atteint d'hémiplégie.

2° Tout proposant atteint de paralysie labio-glossolaryngée.

3" Tout proposant atteint de paralysie toxique. 4° Tout proposant atteint de paralysie due à la pellagre.

o" Tout proposant atteint de paralysie faciale consécutive à une altération du l'ocher ou à une tumeur de la base du crâne.

OBSERVATIONS

Envisagées au point de vue des assurances sur la vie, les paralysies doivent être divisées en trois grandes classes : les paralysies organiques, dyscrasiques et fonctionnelles.

PARALYSIES

Les paralj'sies organiques comprennent : la paralysie par hémorrliagie cérébro-spinale ou par ramollisscmenlccrébral, la paralysie labio-glosso-laryngée* la trophonévrose faciale et la paralysie faciale dans certains cas.

Les paralysies dyscrasiques comprennent : les paralysiesqui résultent d'un empoisonnement chronique par l'arsenic, le mercure, le plomb, le tabac, etc..

Les paralysies fonctionnelles comprennent : les paralysies hystériques, les paralysies a frigoreon rhumatismales du deltoïde, du nerf facial ou du nerf radial, et les paralysies cachectiques, notamment la paralysie de la pellagre.

Toutes les paralysies de la première classe, sauf la trophonévrose, doivent faire refuser les proposants.

La trophonévrose faciale, décrite par Romberg, et attribuée à une lésion du nerf trijumeau (B** paire), est une maladie tout à fait exceptionnelle. Elle consiste en une atrophie de la moitié de la face, de la langue et du voile du palais ; un côté de la figure semble normal, tandis que l'autre parait ridé, comme chez le vieillard.

Malgré son peu de gravité probable, il est prudent de n'accepter les proposants atteints de trophonévrose qu'avec réserves et d'exposer à la compagnie l'état encore incertain de la science sur cette affection.

C'est surtout à son début qu'il importe de reconnaître la paralysie labio-glosso-lanjngée , car cette maladie, due à l'atrophie des noyaux des nerfs

PARALYSIES

bulbaires, a une marche morlelle qui évolue entre six mois et trois ans. ^

Il faut rechercher si le proposant a de la gene <lc la prononciation et de la déglutition, s'il éprouve noUmment une véritable difliculté à avaler sa saUve, à siffler et à prononcer les voyelles o et t.

Les malades atteints de paralysie labio-glossolaryngée s'essuient constamment la bouche pour ne pas baver et ont un aspect pleureur qui ne trompe 2,uèreun œil exercé.

Le pronostic des paralysies de la deuxième classe est subordonné à leurs causes-, il varie suivant l'intensité de l'empoisonnement (arsenic, plomb, mercure, tabac). Toutefois le refus s'impose dans la plupart des cas, car ces paralysies sont toujours l'indice d'une intoxication profonde.

Quant aux paralysies de la troisième classe, elles sont généralement compatibles avec les assurances sur la vie ; ce sont les paralysies hystériques et les paralysies a frigore du deltoïde, des nerfs facial et radial. Mais les paralysies cachectiques, notamment la paralysie de la pellagre, ne peuvent être admises par les compagnies.

La paralysie faciale est presque toujours causée par le froid ou le rhumatisme. L'asymétrie du visage qu'elle détermine es-t bien connue de tous les médecins : la commissure labiale du côté sain est tirée en haut et en arrière, tandis que celle du côté malade est abaissée; l'œil est déformé dans son grand angle du côté de l'hémiplégie, etc..

Mais, ce qu'il faut surtout connaître, ce sont les

PARALYSIES

Signes différentiels de la paralysie faciale symptomatique d'une lésion enccpiialique ou crânienne (hémorrhagie cérébrale, sclérose sypliiliiique bulbaire, tumeurs, exsudais méningés, ostéite, carie et fracture du rocher ou du temporal, hémorrhagie dans l'aqueduc de Faliope, etc...).

La paralysie faciale par lésion encéphalique, est le plus souvent limitée au facial inférieur et accompagnée d'une hémiplégie des membres du même côté ; la conlractililé électrique persiste longtemps.

La paralysie faciale par lésion protubérantielle s'accompagne d'hémiplégie des membres du côté opposé et de paralysie des nerfs qui ont leurs noyaux au voisinage de celui du facial, sous le plancher du quatrième ventricule (nerfs oculo-moteurs, nerf trijumeau); la contractilitc électrique disparait rapidement.

La paralysie faciale, par compressiofi dans l'aqueduc de Faliope, coïncide généralementavec une lésion du rocher (carie, fracture), et des troubles variés de l'ouïe (surdité, otite).

La paral3'sie de l'épaule peut être limitée au deltoïde ou généralisée à toute la région. Le rhumatisme est sa cause habituelle, puis les contusions et les commotions. Il se produit parfois une déchirure des nerfs circonllexes qui sont enroulés autour de l'humérus, et consécutivement de l'atrophie musculaire. Dans ce dernier cas, l'assurance est encore admissible si le diagnostic est exact.

La paralysie du nerf radial dépend généralement d'un refroidissement ou d'une compressioiî.

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