PHLEGMON PÉRI-UTÉRIN
A rece*'oir avec réserves. — Toute femme ayant dépassé 1 âge de la ménopause, radicalement guérie d'un phlegmon péri-utérin.
A refuser. — 1° Toute femme guérie d'un phlegmon péri-utérin a3'ant laissé des traces. 2° Toute femme atteinte de phlegmon péri-utérin.
OBSERVATIONS
En règle générale, le phlegmon péri-utérin ne doit jamais être admis par les compagnies d'assurances sur la vie.
Seules, les femmes radicalement guéries et non réglées depuis plusieurs années peuvent être acceptées, s'il ne reste aucune trace de la maladie passée.
— Voir l'article : Mélrites.
PHOSPnATURIE
PHOSPHATURIE
A refuser.
OBSERVATIONS
La phosphaturie ou le diabète phosphatique est un motif absolu de refus pour les proposants.
Un homme adulte, robuste et bien nourri, élimine environ 3?^19 d'acide phosphorique évalué à l'état anhydre, en vingt-quatre heures.
La quantité de phosphates éliminés est de 2g^50 à P.?'-,oO en vingt-quatre heures.
Pour rechercher si une urine renferme des phosphates, il suffit souvent de la chauffer sur la lampe à alcool ; il se forme aussitôt un précipité.
Mais il est préférable d'additionner l'urine avec un peu de lessive de potasse et, ensuite, de la chauffer; les phosphates terreux (phosphates de chaux et de magnésie) sont précipités. En ajoutant à l'urine une solution ammoniacale de magnésie, les phosphates alcalins (phosphates de potasse et de soude) sont précipités à leur tour.
Le dosage des phosphates éliminés se fait au moyen d'une solution titrée d'acétate d'uranium (1 centimètre cube = Or.OOo d'acide phosphorique).
On mélange l'urine avec une solution déterminée d'acétate de soude, puis on y ajoute la liqueur titrée, goutte à goutte, jusqu'à formation d'un précipité de coloration brun rougeâtre produit par l'oxyde
PIIOSPUORISME
d'urane libre au contact du ferrocyanure de potassium.
En multipliant le nombre de centimètres cubes d'urane employés par le titre de la solution, on obtient le poids des phosphates.
Enfin, on peut connaître la nature des phosphates par l'examen microscopique.
Le phosphate de chaux cristallisé a la forme de petites aiguilles, de flèches tranchantes incolores, disposées ou non en rosaces.
Le phosphate de magnésie est généralement amorphe; quand il est cristallisé, il a l'aspect de grands prismes ou de tablettes incolores.
Le phosphate ammoniaco-magnésien se présente sous les formes les plus variées du prisme rhomboëdriquc ; ses cristaux, parfois très grands, incolores et I)rillanLs, ont été comparés à un couvercle de cercueil.
PHOSPHORISME
A recevoir avec ré.sierves. — Tout proposant guéri d'une allcinlc bénigne et passagère de phosphorisme.
A refuser. —i° Tout proposant atteint de phosphorisme chronique.
2" Tout proposant guéri, ou paraissant l'être, d'une atteinte grave de phosphoi-ismc.
0BSERV.\TI0NS
Lo phosphorisme chronique ne s'observe guère que