AVORTEMENT
A recevoir. — Toute femme qui a souvent avorté, si elle a dépassé l'âge de la ménopause.
A refuser. — Toute femme sujette aux avortements répétés, si elle est encore en âge de devenir enceinte.
OBSERVATIONS
Il est impossible de formuler des règles précises au sujet du pronostic d'un avortement, en ce qui concerne la mère.
Cependant, le médecin chargé d'examiner une femme sujette aux avortements, ne doit pas en con- : sciller l'acceptation si elle est encore réglée.
Dans les cas les plus favorables, il est même nécesssaire que le médecin formule des réserves.
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L'acceptation ne peut être absolue que si la femme a dépassé l'âge de la ménopause.
Pour une veuve, il faut encore formuler des réserves bien que les risques à courir soient théoriquement moins grands ; la veuve peut n'être pas inconsolable.
Quant au refus, il doit être d'autant plus net que la femme paraît plus prédisposée aux avortements, soit par nature, soit par profession : femmes pléthoriques, hémophiliques et surtout syphilitiques (lasyphihsdoit être mise en cause alors même qu'elle n'existe que chez le mari). Le saturnisme, les empoisonnements par le tabac, le sulfure de carbone (ouvrières en caoutchouc soufflé), l'oxyde de carbone (cuisinières) favorisent également les avortements.
— Voir les articles : Dyslocie et Grosses&e.
AZOTURIE
A refuser.
OBSERVATIONS
L'azoturic ou diabète azoturique est une des formes les plus graves du diabète insipide.
L'urine, on le sait, ne contient dans ce cas, ni sucre, ni albumine, mais renferme une grande quantité d'urée (jusqu'à iOO grammes et plus, au lieu de 23 grammes, chillrc normal) et beaucoup d'acide urique (8 et 10 grammes au lieu de 40 et 80 centigrammes, chillVc habituel).
AZOÏURIE
La recherche de l'ure'e peut se faire suivant un certain nombre de méthodes : les unes reposent sur la précipitation de l'urée au moyen de solutions titrées ; les autres, sur la décomposition de l'urée et la mesure d'un des produits de cette décomposition, l'azote. La dernière méthode est la plus facile à employer; elle se pratique au moyen d'un appareil spécial connu sous le nom à'uréomèlre. Il existe un grand nombre d'uréomètres : ceux d'Esbach, de Regnard, d'Yvon, de Maurice de Thierry, etc.; nous ne pouvons entrer dans le détail de l'emploi de ces appareils. On traite l'urine par une solution aqueuse d'hypobromite de soude, l'urée est décomposée en acide carbonique, eau et azote ; l'acide carbonique est absorbé par l'excès de soude, l'azote peut alors être recueilli et mesuré. Au moyen d'un petit calcul ou de tables qui se vendent avec l'appareil, on peut conclure du volume du gaz à la quantité d'urée.
Dans la pratique, le pioyen le plus simple est d'évaluer la quantité d'urée par le poids spécifique de l'urine. Cette évaluation n'est qu'approximative mais suffisante, surtout si le volume d'urine émis en 24 heures n'est pas considérable. Il suffit de se rappeler qu'une urine privée de sucre et d'albumine, contenant une proportion normale de chlorures, renferme la quantité normale d'urée (2 à 2,50 p. 100) si elle pèse 1,020 à 1,024. Si son poids spécifique est de 1,014, l'urée est diminuée (1 p. 100); si, au contraire, son poids spécifique est de 1,028 à 1,030, l'urée est iiugmentée (3 p. 100).
Pour doser la quantité d'acide urique on prend
AZOTURIE
200 centimètres cubes d'urine et on y ajoute 12 centimètres cubes d'acide acétique cristallisablo. On laisse reposer 48 heures en un endroit aussi frais que possible, on recueille le tout sur un filtre taré, on lave l'acide urique resté sur le filtre avec oO centimètres cubes d'eau au plus, on dessèche au bainmarie et on pèse. Pour obtenir la proportion d'acide urique combiné ou non par litre d'urine, il faut alors ajouter 112 dix-milHgTammes au poids trouvé afin de remplacer la quantité d'acide urique qui s'est dissoute dans l'eau de l'urine et l'eau du lavage, puis multiplier par 5 le nombre ainsi obtenu.
Si l'urine à examiner contient des urates, il faut, avant toute opération, commencer par en faire chauffer 2o0 centimètres cubes environ afin de dissoudre le dépôt, puis ajouter quelques gouttes de lessive de soude pour dissoudre l'acide urique.
Pratiquement, on peut employer le procédé de $ Méhu, qui consiste à multiplier par 2 les deux derniers chifi^res du poids spécifique de l'urine; le résultat obtenu indique la quantité d'acide urique contenue dans 1000 centimètres cubes d'urine. Ce procédé n'est que très approximatif pour les urines pathologiques.
— Voir l'article : Diabètes.
BACILLOSE PULMONAIRE
Voir l'article : Tuberculose.
BASEDOW (Maladie de)
(goitre exophtalmique)
A recevoir. — Tout proposant issu de parents morts ou atteints de goitre exophtalmique, s'il est âgé de plus de 40 ans et absolument sain.
A recevoir avec réserves. — 1" Tout proposant, et principalement tout proposant du sexe féminin, au sujet duquel on peut avoir des soupçons, même peu fondés, de goitre exophtalmique.
"1" Toute femme issue de parents morts ou atteints de goitre exophtalmique, non goitreuse elle-même, mais âgée seulement de 20 à 30 ans et névropathe.
A refuser 1° Tout proposant issu de parents
morts ou atteints de goitre exophtalmique, s'il présente le moindre signe de cette maladie (palpitations,
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saillie des globes oculaires, développement du corps thyroïde).
2° Tout proposant atteint de goitre exophtalmique.
OBSERVATIONS
L'hérédité joue un grand rôle dans l'évolution du goitre exophtalmique ou maladie de Basedow.
Toutes lesnévroses, eten particulier l'hystérie, ont des liens de parenté profonds avec cette maladie ; l'hérédité peut donc être similaire ou dissemblable.
La maladie de Basedow est. exceptionnelle dans la jeunesse ; fréquente, au contraire, de 20 à 40 ans.
Sur 50 cas, il y en a 42 qui atteignent le sexe féminin ; il importe donc, toutes choses égales d'ailleurs, de se montrer beaucoup plus sévère pour l'acceptation d'un proposant femme que d'un proposant homme ; il importe également de tenir le plus grand compte de l'âge du sujet.
La guérison du goitre exophtalmique est exceptionnelle ; la mort a lieu dans le 1/5 ou J/4 des cas.
BENZINISME
A recevoir. — Tout proposant qui a subi quelques atteintes légères d'empoisonnement par la benzine.
A refuser. — Tout proposant atteint de benzinisaie chronique, invétéré.
BLENiNORRIlAGlE —
ISKOXCIIECTASIE
OBSERVATIONS
Ea géDéral, tous les ouvriers qui travaillent la benzine peuvent être admis.
Le refus ne s'impose que dans les cas graves, caractérisés par de l'ébriété et du tremblement chronique.
C'est dans le métier de dégraisseur que s'observe le plus grand nombre d'empoisonnements par la benzine; on sait, en effet, que le nettoyage dit « à sec » consiste à tremper les vêtements tachés dans d'immenses cuves tournantes, pleines de benzine.