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POULS

OBSERVATIONS

L'examen du pouls a une grande importance, car sa fréquence, sa régularité, son intensité et sa forme permettent souvent de diagnostiquer une maladie indéterminée.

POUMONS

Ainsi, le pouls inlermiltent et irrégulier se rattache presque toujours à une lésion organique du cœur ou à une nialailie nerveuse ; le pouls petit et non isochrone aux battements du cœur est l'indice d'un ancvrysme; le pouls bondissant de Corrigan est le signed'une insufQsance aortique, etc..

Quant au pouls veineux, caractérisé par des battements systoliques dans les veines jugulaires, il indique généralement une insuffisance de la valvule tricuspide. Il est facile d'en constater l'existence en pressant la jugulaire externe entre les deux index sur une étendue de deux ou trois centimètres, de façon à la vider le plus possible ; si eu laissant l'index supérieur en place et en enlevant l'index inférieur, la veine se remplit, on est certain que ses valvules sont insuffisantes puisque le sang peut refluer de l'oreillette droite dans la veine.

L'examen sphygmographique du pouls donne aussi de précieux renseignements. Chaque affection qui retentit sur le système cardio-artériel présente un tracé spécial.

— Voir les articles : Inlermillences, Lésions valvulaires et Sphy g mo graphie.

POUMONS

OBSERVATIONS

11 est rare que le médecin soit obligé de mesiirer la capacité pulmonaire; cependant, il importe d'y recourir dans certains cas.

POUMONS

La capacité pulmonaire, en effet, est diminuée dans un bon nombre de maladies des voies respiratoires, notamment dans la tuberculose, la pleurésie, l'emphysème, etc..

La capacité pulmonaire normale est de 4 à b litres lorsqu'on fait la plus grande inspiration possible ; mais comme pendant l'expiration, il reste toujours i litre à 1 litre et demi d'air dans les poumons, la capacité respiratoire n'est que de 3 litres et demi en réalité. Ces chifTres ne sont exacts que pour les grands efforts de respiration; dans les inspirations et expirations ordinaires, la quantité d'air introduite dans les poumons, puis expirée, n'est environ que d'un demi-litre.

D'ailleurs, le volume d'air expiré est en proportion régulière avec la stature; Hutchinson qui a fait des recherches sur 24,000 sujets, a trouvé que la capacité respiratoire pour un homme de l'",50 était égale à 2,033 centimètres cubes et que cette capacité augmentait pour l'homme de M centimètres cubes et pour la femme de 40 centimètres cubes par centimètre de taille.

Un grand nombre d'appareils ont été inventés pour mesurer la capacité pulmonaire ; les spiromètres d'Hutchinson, de Schneff et de Mathieu sont les plus connus.

Il est évident que la spirométrie peut permettre de diagnostiquer certaines maladies du poumon. Mais pour que l'abaissement de la capacité respiratoire ait une réelle valeur, il faut que sa mesure normale dans l'état de santé soit d'abord connue,

PROFESSIONS

La spiromélrie ne peut donc donner que des renseignements de probabilité. Toutefois, la constatation d'une diminution très notable de la capacité pulmonaire doit être considérée par le médecin, comme un motif suffisant pour ajourner le proposant ; dans ces conditions, en efTet, la tuberculose est à craindre.

— Voir les articles : Adénopalhie bronchique, Bronchectasie, Bronchites chroniques, Congestion pulmonaire, Dyspnée, Emphysème pulmonaire, Expiration prolongée, Hémoptysies, Hydropneumothorax, Phtisie pulmonaire, Pleurésies, Pneumokonioses, Pneumonie chronique, Pneumothorax, Poitrine et Tuberculose.

PROFESSIONS

OBSERVATIONS

L'influence des professions sur la santé humaine est très marquée ; toutefois, au point de vue des assurances sur la vie, cet élément ne peut fournir le plus souvent que des renseignements approximatifs.

Certaines professions sont particulièrement insalubres ; celles dans lesquelles on emploie le plomb, les sels arsenicaux, le mercure, etc..

Quelques-unes paraissent favoriser le développement de la tuberculose, etc..

Toutes ces considérations ont une réelle importance, mais elles sont subordonnées à trop d'excep-

PROFESSIONS

lions pour qu'on puisse établir une règle de conduite pour les compagnies.

Chaque cas doit être apprécié par le médecin.

Quelques ouvriers peintres restent toujours indemnes de saturnisme ; d'autres, au contraire, sont immédiatement intoxiqués. Certains marchands de vin ne sont pas alcooliques, etc.

Toutes les statistiques professionnelles sont à peu près sans valeur.

Il est mort, en 4885, à Paris, 3,363 employés, 4,734 journaliers, 8 meuniers, 2 vétérinaires, 73 médecins, 43 magistrats, 88 savants, etc..

Que prouve cette statistique? Quelle est la proportion des journaliers, des meuniers, des savants ? De quelle maladie ces individus sont-ils morts ? En quoi leur profession a-t-elle été la cause du décès? etc. . . La réponse à ces questions fait toujours défaut.

Le médecin examinateur d'une compagnie d'assurances sur la vie doit constamment s'informer de la profession du proposant, car ce renseignement peut être précieux pour éclairer le diagnostic; mais ce renseignement, on le voit, n'a de valeur que s'il est corroboré par desphénomènesmorbidesconcordants. Certaines professions, cependant, doivent être toujours tenues en suspicion ; celles qui sont réputées insalubres et celles qui favorisent les excès.

— Voir les articles : Alcoolisme, Arsénicisme, Benzinisme, Hydrargyri&me, Phosphorisme et Saturnisme.

PROLAPSUS UTÉRIN

PROLAPSUS UTÉRIN

A recevoir avec réserves. — Toute femme atteinte d'un prolapsus utérin léger, réductible et non compliqué.

A refuser. — Toute femme atteinte de prolapsus complet.

OBSERVATIONS

Lorsqu'une femme est atteinte de prolapsus utérin, le médecin doit formuler les plus grandes réserves au sujet de l'assurance sur la vie qu'elle désire contracter.

Toutefois, si l'abaissement est peu accentué, l'acceptation doit être la règle.

On voit des femmes qui vivent avec un prolapsus complet sans en éprouver la moindre souffrance, mais comme il existe des cas qui se terminent mortellement, soit parurémie, soit par gangrène, soit par inflammation péritonéale, il faut toujours refuser de semblables malades.

D'ailleurs, le médecin doit conclure dans son rapport à la compagnie d'après l'âge et l'état général de la personne à assurer, puis d'après l'ancienneté du prolapsus et d'après son mode de production, sa réductibilité ou son irréductibilibé.

— Voir les articles : Cystocèle vaginale^ Métriles gt Rectocèle vaginale.

PROSTATITE

PROSTATITE

A recevoir. — Tout proposant guéri depuis longtemps d'une prostalite aiguë.

A recevoir avec réserves. — 1" Tout proposant non tuberculeux, mais prédisposé à la tuberculisation par ses antécédents héréditaires ou personnels, guéri depuis longtemps d'une prostatite aiguë.

2° Tout proposant jeune, atteint de prostatite chronique blennorrhagique, compliquée d'accidents sérieux et ne paraissant pas devoir s'aggraver.

A i-efaser. — 1° Tout proposant sujet à avoir des prostatites nombreuses ou récidivées.

2° Tout proposant âgé de plus de 45 ans et atteint de prostatite chronique.

3" Tout proposant non tuberculeux, mais prédisposé à la tuberculisation par ses antécédents héréditaires ou personnels, atteint de prostatite chronique.

OBSERVATIONS

La prostatite aiguë dans les antécédents pathologiques d'un proposant n'est pas un motif de refus, si elle est bien guérie. Elle peut même être acceptée lorsqu'elle a été compliquée d'un petit abcès qui s'est ouvert spontanément dans l'urèthre.

Mais les compagnies d'assurances sur la vie ne jioivent jamais recevoir les proposants qui sont atteints 4'a}?cès prostatiques chroniques.

PRURIGO

— C'est de 60 à 7o ans que s'observe le plus grand nombre de décès par maladie de la prostate.

Il meurt, en moyenne, par an, 2 prostatiques sur -100,000 habitants. Sur 100 hommes prostatiques, il en succombe environ 12 par an.

— Voir les articles: Ilijpertrophie de la prostate et Troubles de la miction.

PRURIGO

A recevoir avec réserves. — Tout proposant atteint de prurigo de Ilébra ou prurigo formicans.

A refuser. — Tout proposant atteint de prurigo complique de phénomènes nerveux ou cachectiques graves.

OBSERVATIONS

Le prurigo ne peut être considéré comme un motif de refus par les compagnies d'assurances sur la vie.

Cependant, le prurigo de Hébra doit n'être accepté qu'après une investigation minutieuse de la santé générale du proposant, car cette variété est souvent incurable. Elle finit par épuiser le malade qui est privé de sommeil, anémié etatteint dcphénomènes nerveux morbides ; la cachexie n'est pas rare, parfois même on observe des accès de délire compliqué d'hallucinations et d'idées de suicide.

PRURIT — PSORIASIS

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