TRÉPIDATION
OBSERVATIONS
En redressant fortement la pointe du pied, on détermine dans le membre inférieur une trépidation qui peut persister quand le pied, abandonné à luimême, a repris son attitude primitive.
Cette trépidation s'observe dans l'hystérie, la scle'rose des cordons latéraux, la sclérose en plaques, la sclérose descendante, etc.; elle a une réelle valeur diagnostique.
TRICHINOSE
La trichinose aiguë n'est pas compatible avec les assurances sur la vie.
La trichinose guérie depuis quelques années peut être acceptée, si la santé générale du sujet est irréprochable mais il est nécessaire que le médecin formule quelques réserves, en raison des accidents que peuvent faire naître les nombreux vers restés enkystés.
TROPHONÉVROSE
Voir l'article : Paralysies.
TUBERCULOSE
TUBERCULOSE
A recevoir. — Tout proposant issu de père phtisique et de mère saine, s'il est âgé au moins de 40 ans et vigoureux.
A recevoir avec réserves. — '1° Tout proposant issu de père ou de mère plitisiquet âgé de 20 à 23 ans s'il est vigoureux et au moins de 40 ans s'il est délicat.
2" Tout proposant issu de père et de mère phtisiques, s'il est âgé au moins de 40 ans et vigoureux.
3" Tout proposant âgé au moins de 40 ans, issu d'un mariage entre consanguins, si l'un de ses parents a été atteint d'une manifestation scrofulotuberculeuse quelconque.
4" Tout proposant sain, âgé au moins de 40 ans, issu de père et de mère non tuberculeux, mais entouré de parents (frères, sœurs, oncles, tantes ou enfants) atteints de phtisie.
8'' Tout proposant sain, mais prédisposé àlatuberculose par ses antécédents héréditaires (parents scrofuleux, diabétiques ou bronchitiques, etc.).
6° Tout proposant sain, mais prédisposé à la tuberculose par sa profession ou son entourage (cohabitation entre époux, etc.).
7** Tout proposant sain, mais prédisposé à latuberculose par misère physiologique, manque d'air ou de nourriture, par débilitation consécutive à des excès ou à des nnaladies chroniques (bronchites
TUBERCULOSE
répétées, scrofule, syphilis, grossesses fréquentes, allaitement prolongé, etc.). .'
8° Tout proposant sain ayant un périmètre thoracique trop faible ou une capacité respiratoire insuffisante.
A refuser. — 1" Tout proposant issu de mère phtisique et de père sain, s'il est âgé de moins de 40 ans et délicat.
2" Tout proposant issu de père et de mère phtisiques, s'il n'est âgé que de 20 à 35 ans.
3° Tout proposant, âgé seulement de 20 à 35 ans, issu d'un mariage entre consanguins, si l'un de ses parents a été atteint d'une manifestation scrofulotuberculeuse quelconque.
4° Tout proposant sain, âgé seulement de 20 à 35 ans, issu de père et de mère non tuberculeux, mais entouré de parents (frères, sœurs, oncles, tantes ou enfants) atteints de phtisie.
5" Toute femme délicate et maigre, non tuberculeuse, mais prédisposée aux bronchites et mariée à un phtisique ou vivant dans un appartement, atelier ou magasin habité par un phtisique.
6" Tout proposant sain paraissant pouvoir devenir tuberculeux.
70 Tout proposant atteint de tuberculose.
OBSERVATIONS
La tuberculose en général, et spécialem.ent la tuberculose pulmonaire, vient en première ligne
TUBERCULOSE
parmi les causes de mortalité ; elle figure au moias pour un quart ou un cinquième dans les décès généraux annuels.
L'hérédité joue un rôle considérable dans son développement; de même, la contagion.
Au point de vue des assurances sur la vie, le médecin doit donc rechercher méticuleusement les moindres traces de tuberculose chez les ascendants et les descendants des proposants qu'il est chargé d'examiner ; il doit les rechercher aussi chez les personnes deleur entourage, s'informer, par exemple, si l'un des époux est phtisique ou fréquente quotidiennement des phtisiques, etc..
En un mot, le médecin expert doit s'efforcer de prévoir la tuberculose et d'en faire le diagnostic précoce ; s'il n'a, en effet, presque aucun mérite à reconnaître la tuberculose confirmée et à plus forte raison la phtisie, il est certain, au contraire, qu'il fait œuvre doublement méritoire s'il sait découvrir les candidats à la tuberculose et les tuberculeux encore sains en apparence. Il permet aux malades de pouvoir se guérir d'une affection à peine commencée et il évite à la compagnie un sinistre fatal.
D'après Louis, la tuberculose serait héréditaire 1 fois sur '10 ; d'après Cornil et Hérard, 1 fois sur 5 ; d'après Mill et Cotton, 1 fois sur 2, etc.. Pratiquement, il faut considérer que l'hérédité de la tubérculo-bacil'lose peut ètré invoquée dans la plus grande majorité des cas, à la condition qu'elle ne soit pas limitée à la forme pulmonaire.
L'hérédité maternelle est plus vivace que l'héré-
TUBERCULOSE
dité paternelle ; quelques auteurs pensent que celle-ci se manifeste surtout chez les lilles et celle-là chez les garçons. Lorsque l'hérédité relève à la fois du père et de la mère, elle est presque fatale; il en est de même lorsqu'un seul des époux présente des traces de scrofulo-tuberculose, s'il a fait un mariage consanguin.
L'enfant issu de parents phtisiques, ne naît pas tuberculeux, mais présente une prédisposition à la tuberculose. Enfin, lorsque dans un ménage il existe plusieurs enfants, tous peuvent devenir tuberculeux, mais il n'est pas rare de voir que ce sont les derniers nés qui succombent les premiers.
Chez l'enfant, la tuberculose héréditaire atteint les séreuses (méningite tuberculeuse, tuberculose abdominale) ou se manifeste sous la forme de scrofule.
Chez l'adolescent et l'adulte, elle s'observe presque exclusivement sur les organes respiratoires (tuberculose pulmonaire).
Chez le vieillard, elle devient assez rare.
L'hérédité de la tuberculose n'est donc à craindre, en ce qui concerne les assurances sur la vie, qu'entre 25 et 40 ans. Le sexe féminin y est bien plus exposé que le sexe masculin.
Dans la recherche de la tuberculose héréditaire il faut pousser les investigations non seulement du côté du père et de la mère, mais aussi du côté des grands parents, des frères et sœurs, des oncles et tantes, ainsi que des descendants. 11 faut, enfin, savoir la diagnostiquer dans ses manifestations les plus légères ou les plus éloignées : maladies du
TUBERCULOSE
larynx, rhumes (dits négligés) ayant déterminé à un moment donné une pleurésie ou une pneumonie ; ces maladies tuberculeuses ou préluberculeuses, se guérissent le plus souvent sans conséquences ultérieures pour les malodes, mais leur laissent une marque indélébile qui se transmet fatalement <à leurs descendants.
L'hérédité de la phtisie n'est pas toujours directe ; certaines maladies similaires ont, en effet, une influence phtisiogène considérable : la scrofule, considérée par bien des médecins comme une seule maladie avec la tuberculose, puis certaines lésions bronchopulmonaires prétuberculeuses et enfin le diabète.
Quinquaud a trouvé qu'il y avait 10 hommes scrofuleux sur 30 tuberculeux et 10 femmes scrofuleuses sur 17 tuberculeuses.
I,a scrofule conduit donc à la tuberculose et réciproquement. Le médecin expert ne doit jamais oublier de s'informer si les ascendants du proposant qu'il a à examiner n'ont pas présenté à une époque quelconque de leur existence des accidents scrofuleux, comme une altération des os, des adénites cervicales suppurées ou non, un lupus, etc..
Quant au diabète sucré, il se termine par la phtisie, 43 fois sur 100 environ. Il est certain aussi que les diabétiques engendrent fréquemment des phtisiques et réciproquement.
Après l'examen de l'hérédité, il convient de poursuivre l'enquête médicale par celui du milieu social, de la profession et du genre de vie de la personne à assurer.
TUBERCULOSE
S'il s'agit d'iine personne mariée, il faut s'enquérir de la sanLé du conjoint, car, en raison de sa nature parasitaire, la tuberculose peut se transmettre d'un époux à l'autre, surtout de l'homme à la femme. Les compagnies doivent se montrer très difficiles poui' l'acceptation d'une femme chétive, mariée à un phtisique.
En ce qui concerne la profession du proposant, il faiit d'abord savoir si elle est nuisible par ellemême (professions sédentaires, professions qui exposent aux poussières irritantes minérales, animales ou végétales), ensuite, si elle l'oblige à vivre en commun avec un certain nombre de personnes parmi lesquelles il peut y en avoir une ou plusieurs atteintes de tuberculose. Dans ces diverses circonstances, il est évident que le médecin doit toujours formuler -des réserves dans les conclusions de son rapport.
Les causes phtisiogènes individuelles doivent être également analysées avec le plus grand soin. Celles qui favorisent le plus facilement le développement de la tuberculose, sont la misère physiologique, l'insuffisance nutritive, l'insuffisance respiratoire (air confiné) et tous. les motifs de débilitation, soit par déperdition de forces, soitpar surmenage (excès de travail, chagrins, diarrhées prolongées, pertes séminales, grossesses répétées, lactation prolongée, alcoolisme, affections broncho-pulmonaires interminables, longues suppurations osseuses, cachexies diverses, diabètes, syphilis, scrofule, rougeole (1 cas sur 11), .coqueluche, rétrécissement de l'artère pulmonaire, anévrysmes de l'aorte, etc.).
TUBERCULOSE
Par contre, quelques alTectirtns passent pour être antagonistes de la tuberculose; dans certains cas, on peut en tenir compte, mais sans y attacher trop d'importance. La scarlatine, l'impaludisme, l'asthme proprement dit, la chlorose pure, le rachitisme, le rhumatisme, etc.. sont les principales de ces aiTeclions.
Le sexe n'a aucune influence sur la tuberculose ; si la femme paraît être frappée plus souvent que l'homme, cela tient uniquement à l'influence phtisiogène des grossesses répétées et de la lactation prolongée. Il n'est pas douteux, cependant, que la phtisie héréditaire est plus fréquente chez la femme que chez l'homme.
La race n'a point d'action.
Après avoir terminé ces diverses enquêtes , le médecin expert doit s'efforcer de faire le diagnostic précoce de la tuberculose.
La mensuration du thorax est uu bon moyen de diagnostic précoce : lorsquela distance d'un mamelon à l'autre n'atteint pas 17 à 19 centimètres chez l'adulte, et lorsque le périmètre du thorax ne mesure pas au moins 74 centimètres, il y a des probabilités de tuberculose (Espino y Capo, de Madrid). Le rétrécissement et l'affaissement du thorax {thorax paralytique), la saillie des omoplates, le relief des côtes et la brièveté excessive des trois premières côtes sont également de bons signes de tuberculose pulmonaire.
La spirométrie permet de compléter ces premièrs renseignements, caria capacité pulmonaire est toujours diminuée dans la tuberculose, La fixité des
TUBERCULOSE
côtes supérieures et l'impuissance des muscles inspirateurs (intercostaux et portion supérieure des petits et des grands pectoraux) amènent une grande diminution de l'ampliation de la partie supérieure du thorax, et surtout un airaiblissement de l'expiration.
Un troisième et excellent moyen de diagnostic précoce consiste à inoculer des crachats dans l'épiploon d'un cobaye ; le choix de l'épiploon est nécessaire, car sa vascularisation est très favorable au développement du bacille (Arloing, Leloir, Solles de Bordeaux).
En dernier lieu, il convient de faire l'analyse micrographique des crachats. Plusieurs procédés existent pour colorer le bacille de Koch ; le suivant a l'avantage d'être très rapide (M. Herman, prép.-adj. au laboratoire d'anatomie de Liège).
On commence par préparer les quatre bains suivants :
Bain 1 Bain n" 2 Bain 3 Bain n" 4
( Krystall violet
1 gr.
t Alcool absolu
( Carbonate d'amuioniaque.
1 gr.
l Eau distillée . . , . .
100 gr.
i gr.
( Acide nitrique . . .
1 part.
10 part.
Après avoir recouvert une lamelle de verre d'une mince couche de crachats séchés à l'air sur la lamelle et passés trois ou quatre fois dans la flamme d'une lampe à alcool :
TUBERCULOSE
1° On prend alors parties égales des bains n" 1 et n° 2 pour les mélanger dans un verre de montre, puis on chauire sur la lampe jusqu'à l'apparition des premières bulles ;
2" On plonge la lamelle préparée précédemment, pendant une minute environ, dans le mélange cidessus de couleur bleu-violet ;
. 3° On retire la lamelle, on l'essuie sur du papier buvard, puis on la passe très rapidement dans le bain décolorant n° 4 ; quand la décoloration du crachat est pres^'t^e complète, on lave vivement la lamelle à l'alcool, puis on la laisse sécher.
Vus au microscope avec un objectif à immersion (n°*10 de Nachet,12 de Verick, de Zeiss), les microbes apparaissent alors colorés en bleu-violet sur un fond incolore.
Pour obtenir une double coloration, il faut plonger la lamelle, au sortir de l'alcool, dans le bain n° 3. La coloration se fait à froid au bout d'une demiminute environ. On enlève l'excès d'éosine avec du papier buvard, on lave à l'alcool comme précédemment et on sèche.
On aperçoit alors, sous le microscope, les bacilles colorés en bleu-violet et le fond de la préparation (bactéries vulgaires, leucocythes, etc..) teinté en rose vif.
La percussion et l'auscultation de la tuberculose donnent lieuà des signes trop connus, pour que nous insistions.
. L'inspiration et l'expiration, dèsles premiers débuts, sont rudes, rauqucs et saccadées ; un peu plus tard.
TCSERGULOSE
la percussion permet de constater de la submatité, avec un surcroît de vibrations locales.
Nous n'insistons pas non plus sur la tonalité spéciale des bases et des régions sous-axillaires du poumon, qui serait représentée par Vul de la quatrième octave, et celle des sommets par l'ut de la cinquième octave ; c'est l'épaisseur différente du parenchyme qui amènerait cette variation d'une octave dans la tonalité thoracique dos bases au sommet. Le professeur Grancher, qui a fait ces distinctions subtiles de percussion normale, n'ose trop les affirmer lui-même.
— C'est de 20 à 4S ans, et surtout de 30 à 40, que s'observe le plus grand nombre de décès par tuberculose pulmonaire.
La tuberculose des autres organes amène généralement la mort dans un âge moins avancé.
Il meurt, en moyenne, par année, 470 phtisiques sur 100,000 babitants. La mortalité moyenne annuelle de la tuberculose des méninges est égale à 27 décès pour 100,000 habitants; celle de la tuberculose du péritoine à 4 décès ; celle de la tuberculose des autres organes à 5 décès, et celle de la tuberculose généralisée, à 36 décès.
Sur 100 phtisiques adultes, des deux sexes, il en succombe environ 48 par an.
Le chiffre est à peu près le même pour l'homme et la femme ; il meurt cependant un peu plus de femmes que d'hommes.
, — Voir les articles : Abcès froids, Adénites chroniques, Adénopathie bronchique, Bronchectasie,
TUMEURS
Bronchites chroniques , Expiralion proloyigée , Phtisie, Pleurésies, Pnemiokonioses , Pneumonies chroniques, Poitrine, Poumons et Scrofulose.
TUMEURS
A recevoir. — 1° Tout proposant opéré sans complications du moment ou ultérieures, etradicalement guéri d'une tumeur bénigne non récidivante.
2" Tout proposant atteint d'une tumeur bénigne, ne pouvant ni se généraliser, ni récidiver, ni retentir sur la sauté générale, ni présenter un danger passager quelconque.
A recevoir avec réserves. — \° Tout proposant radicalement guéri d'une tumeur bénigne, non récidivante, ayant nécessité • une opération importante.
2° Tout proposant atteint d'une tumeur bénigne, ne pouvant ni sé généraliser, ni récidiver, mais susceptible de retentir passagèrement sur la santé générale.
3° Tout proposant atteint d'une tumeur bénigne, non récidivante, mais susceptible de présenter des complications légères, par voisinage.
4° Tout proposant atteint d'une tumeur à pronostic varial)le, si tout prouve qu'elle est destinée à rester toujours bénigne.
A refuser. — \° Tout proposant opéré et parais-
TUMEURS
sant radicalement guéri d'une tumeur maligne ou simplement récidivante.
2" Tout proposant guéri d'une tumeur de nature indéterminée mais ayant sie'gé à la langue, aux lèvres, au sein ou au testicule.
3*^ Tout proposant atteint d'une tumeur maligne ou à pronostic variable.
4" Tout proposant atteint d'une tumeur bénigne en elle-même, mais susceptible de déterminer de graves accidents, soit par voisinage, soit par complication opératoire.
OBSERVATIONS
Le pronostic des tumeurs doit généralement être considéré comme très sérieux. Tout proposant qui désire s'assurer sur la vie, doit donc être le plus souvent ajourné ou refusé.
Si le proposant déclare qu'il a été atteint d'une tumeur opérée et guérie, il faut s'enquérir de l'époque à laquelle existait cette tumeur, de sa nature, de son siège, de son volume, de samarchc, delà gène locale qu'elle apportait, du retentissement qu'elle avait sur la santé, du genre d'opération subie et du résultai obtenu; en outre, il est souvent nécessaire de demander l'avis du chirurgien afin d'être renseigné exactement sur la gravité de la tumeur et de l'opération, et surtout sur le pronostic d'avenir de l'opéré.
Lorsque les renseignements sur la nature du mal sont incertains ou bien lorsque la tumeur a siégé sur
TUMEURS
les lèvres, la langue, le sein, l'utérus, l'ovaire ou le lesUcule, le médecin ne doit pas accepter l'assurance proposée. On connaît la fréquence du cancroïde de la lèvre et de la langue, du cancer du sein et de l'utérus, du testicule tuberculeux, et des kystes de l'ovaire compliqués d'adhérences viscérales.
Si le proposant déclare qu'il est actuellement atteint d'une tumeur, il faut avant tout diagnostiquer si elle est bénigne, maligne ou de nature variable.
La première espèce seule, peut permettre l'acceptation, si le siège de la tumeur, son volume et ses accidents propres ne présentent pas d'importance.
Toute tumeur bénigne peut être grave et même mortelle, soit par le trouble qu'elle peut apporter dans les fonctions d'un organe important, soit par son poids, soit par un accident propre, comme une hémorrhagie dans le cas d'angiome, une rupture dans le cas de kyste de l'ovaire, etc.. Toute tumeur peut, enfin, nécessiter à un moment donné une opération graye.
Les tumeurs bénignes, comprennent : les kystes, les lipomes, les fibromes, les ostéomes, les papillomes, les angiomes, lesmyomes, les névromes, les tubercules et les gommes.
Les tumeurs à pronostic variable : les chondromes, les adénomes, les myxomes, les sarcomes, les lymphadénomes et les lymphosarcomes.
Les tumeurs malignes : les épithéliomes et les carcinomes.
Cette division, excellente au point de vue clinique,
n'est évidemment qu'approximative, car, en réalité, il existe des cas intermédiaires qui ne peuvent être rattachés nettement, ni aux néoplasmes bénins, ni aux néoplasmes malins.
Gornil et Ranvier ont classé les tumeurs, d'après leur constitution histologique.
Il existe 10 groupes représentés : le premier, par du tissu analogue au tissu embryonnaire, comprenant les sarcomes et leurs variétés; le deuxième, par du tissu analogue au tissu conjonctif, comprenant les myxomes, les fibromes, les lipomes, les carcinomes, les tubercules et les gommes; le troisième, par du tissu analogue au tissu cartilagineux, comprenant les chondromes; le quatrième, par du tissu analogue au tissu osseux, comprenant les ostéomes; le cinquième, par du tissu analogue au tissu des muscles lisses et slriés, comprenant les myoïiies; le sixième, par du tissu analogue au tissu nerveux, comprenant les névromes ; le septième, par du tissu analogue au tissu des vaisseaux sanguins, comprenant les angiomes; le huitième, par du tissu analogue au tissu des vaisseaux et des ganglions lymphatiques, comprenant les lymphangiomes, les lymphadénomes et les Ijanphosarcomes ; le neuvième, par du tissu analogue au tissu des épithéliums, des papilles et des culs^de-sac glandulaires , comprenant les épithéliomes, les papillomes, les adénomes et certains kystes; et le dixième, par un grand nombre de tissus différents, comprenant les tumeurs mixtes.
— Voir les articles : Adénomes, Angiomes, Cancer, Chondromes, Epithéliomes, Fibromes, Kystes,
TUMEURS ULANCUES. — TYIMIUS 410
Lipomes, Lymp\adénomes, Lymphangiomes, Lymphosai'comeSyMyomes, Myxomes, Névromes, Ostéomes, Obaire, Papillomes et Sarcomes.