LIPOME
A reccA'OÎr.
OBSERVATIONS
Le lipome est le type de la tumeur bénigne.
Le médecin ne doit donc pas le considérer comme une cause de refus. Toutefois, son volume, son poids et sa situation peuvent amener des troubles dans les organes voisins, susceptibles d'en rendre le pronostic très sérieux.
— Voir l'article : Tumeurs.
LIPOTHYMIES
Voir l'article : Syncope.
LIPURIE
Voir l'article : Chylurie.
LITHIASE BILIAIRE
LITHIASE BILIAIRE
(colique hépatique)
A recevoir. — Tout proposant issu de parents atteints de coliques hépatiques, indemne de tout trouble pathologique du côté du foie.
A recevoir avec réserves. — Tout proposant issu de parents sains, ayant eu non pas des coliques hépatiques vraies, mais quelques crises d'hépatalgie, disparues depuis longtemps sous l'influence d'un traitement approprié.
A refuser. — 1" Tout proposant ayant eu des coliques hépatiques ;
Tout proposant issu de parents atteints de coliques hépatiques ou d'arthritisme grave, sujet à avoir des crises d'hépatalgie ou quelques troubles du foie pouvant faire craindre la lithiase biliaire.
OBSERVATIONS
La lithiase biliaire et les douleurs d'hépatalgie sont fréquentes ; les coliques hépatiques vraies sont, au contraire, peu communes.
La lithiase biliaire est une des manifestations les plus importantes de la nutrition retardée. Son hérédité est donc toute-puissante ; riicrédité directe ne
LTTHUSE BILIAIRE
s'observe que 5 fois sur 100, mais l'hérédité indirecte, qui comprend toutes les maladies par ralentissement (rhumatisme articulaire aigu, diabète, obésité, goutte, rhumatisme articulaire chronique, asthme, gravelle, névralgies, etc.), est presque la règle.. .
C'est surtout de 25 à 45 ans que se voit la lithiase biliaire.
Le sexe féminin est beaucoup plus exposé à la contracter que le sexe masculin. Sur 100 cas de coliques hépatiques, on compte 77 femmes et seulement 23 hommes.
On peut dire que la lithiase biliaire est à la femme ce que la goutte est à l'homme. Elle survient chez la femme dès le début de la vie génitale, par suite du ralentissement des oxydations dû à la menstruation; plus tard, elle se déclare sous l'influence du mariage, des grossesses, des accouchements, de la lactation prolongée et répétée, des maladies utérines, etc..
Cette prédisposition du sexe féminin pour la lithiase biliaire obhge, évidemment, le médecin à se montrer beaucoup plus sévère, toutes choses égales d'ailleurs, sur le pronostic d'avenir de la lithiase féminine que de la lithiase masculine.
A partir de la vieillesse, la lithiase biUaire devient à peu près égale dans les deux sexes. Elle est incompatible avec l'Assurance sur la vie.
La lithiase biliaire est loin d'avoir la même gravité que la colique hépatique; néanmoins, son pronostic doit être considéré comme très sérieux à cause des complications graves qu'elle peut déterminer. Parmi ces complications, il faut citer : l'occlu-
LITHIASE URINAI RE
sion intestinale, l'inflammation perforante du cœcum, si le calcul s'arrête dans l'intestin, l'hydropisie de la vésicule biliaire, la cholécyslite purulente, la rupture vésiculaire, si le calcul reste enclavé dans le canal cyslique, l'ictère et la congestion hépatique, si le calcul s'arrête dans le canal cholédoque. Tout calcul biliaire peut amener une inflammation ulcérative avec péritonite mortelle, une gangrène du canal avec collapsus subit, une communication fistuleuse avec la paroi extérieure, l'intestin, l'estomac, la vessie ou les vaisseaux du système porte. Enfin, il peut se produire une syncope, une mort subite, des vomissements incoercibles, de la congestion pulmonaire, de la dilatation du cœur droit, etc.. .
Ajoutons que la lithiase biliaire est une afl"ection très tenace et qui récidive avec la plus grande facilité.
— C'est de 45 à 70 ans que s'observe le plus grand nombre de décès par lithiase biliaire.
Sur 100 malades adultes, des deux sexes, atteints de lithiase biliaire, il en succombe environ S par an ; sur 100 hommes, on compte 6 décès annuels ; sur 100 femmes, 5 décès.
LITHIASE URINAIRE
(colique néphrétique)
A recevoir. — Tout proposant issu de parents
LITHIASli; URINAIRE
atteinls de coliques néphrétiques, indemme de tout trouble pathologique du côté de l'appareil urinaire.
A recevoir avec réserves. — Tout proposant issu de parents sains, ayant, à intervalles éloignés, un très léger dépôt de sable dans les urines.
A refuser. — 1° Tout proposant ayant eu des coliques néphrétiques ;
2° Tout proposant issu de [parents atteints de coliques néphrétiques ou d'arthritisme grave, sujet à avoir un peu de gravelle.
OBSERVATIONS
La lithiase urinaire est une affection fréquente.
L'hérédité a une influence incontestable sur son développement. Les parents peuvent transmettre directement la lithiase urinaire à leurs enfants, mais le plus souvent ils leur communiquent la diathèse urique qui se manifeste, on le sait, sous les formes variées de la nutrition ralentie : gravelle urique, goutte, névroses, migraines, asthme, éruptions cutanées psoriasiques, etc..
La lithiase urinaire s'observe à tous les âges, mais surtout entre 50 et 60 ans.
Elle est bien plus commune chez le sexe masculin que chez le sexe féminin ; on compte trois hommes pour une femme.
Enfin, certains pays semblent être favorables au développement de cette maladie, en particulier
LORDOSE
l'Angleterre et la Hollande. Les climats de France et d'Allemagne n'ont pas la même influence.
La lithiase urinaire est le point de départ des coliques néphrétiques et de la pierre.
Les coliques néphrétiques ne sont pas très graves par elles-mêmes, mais leurs conséquences peuvent être funestes; ce sont la néphro-pyélite, l'hydronéphrose, l'anurie et consécutivement l'urémie, les calculs vésicaux.
Lorsque le médecin peut acquérir la certitude que la lithiase urinaire est unilatérale, il doit considérer le pronostic comme moins mauvais, mais comme cette constatation est susceptible d'erreur, il est pru- • dent de ne pas en tenir compte au point de vue des Assurances sur la vie.
Le médecin doit surtout baser son appréciation sur le degré d'intégrité du rein.
— C'est de 50 à 70 ans que s'observe le plus grand nombre de décès par lithiase urinaire.
Sur 100 malades adultes, des deux sexes, atteints de lithiase urinaire, il en succombe environ 9 par an : sur 100 hommes, on compte 7 décès annuels; sur 100 femmes, 14 décès.
—Voir les articles : Gravelle, Néphrites et Pierre.
LORDOSE
A pecevoîp. — Tout proposant atteint de lordose non compliquée d'accidents viscéraux.
LORDOSE
A refuser. — 1" Tout proposant atteint de lordose compliquée de troubles graves dans les fonctions pulmonaires ou cardiaques;
2° Toute femme atteinte de lordose sacro-vertébrale, susceptible d'amener de sérieuses complications en cas d'accouchement.
OBSERVATIONS
La lordose, caractérisée par une courbure du rachis à convexité antérieure, est rare en tant que déviation primitive.
Les sujets qui en sont atteints se portent généralement bien ; mais dans certains cas de lordose dorsale, ils peuvent présenter des troubles pulmonaires et cardiaques suffisants pour les empêcher de contracter une Assurance sur la vie.
La lordose sacro-vertébrale peut également être une cause de refus pour les femmes, car elle détermine toujours un rétrécissement considérable du bassin.
La lordose momentanée qui s'observe parfois dans le lumbago n'a rien de grave, mais elle peut être due à une paralysie des muscles abdominaux (muscles fléchisseurs du rachis) ou des muscles spinaux postérieurs (muscles extenseurs du rachis). Le médecin doit alors songer à la possibilité d'une myélite, et ne pas prendre sur lui la responsabilité d'assurer un proposant dans de semblables conditions.
— Voir les articles : Cyphose, Rachitisme et Scoliose.