‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 12 sur 98 · Les femmes qui n ont pas la matrice trop · texte numérisé non relu

Les femmes qui n ont pas la matrice trop

Conception. 55

froide ni trop humide, ni trop épaisse , ni trop sèche, ni trop chaude , mais dans un état moyen entre ces extrêmes, sont d’une très-grande fécondité. Aph. v. 62. A. 96.

2. Un vomissement de sang rend fécondes les femmes stériles. Coac. iij. 460. a. 578.

3. Les femmes fécondes sont petites, minces , brunes, leurs veines sont visibles; leurs mamelles sont larges et saillantes. Elles ont la matrice saine, un peu sèche et flexible, ni contractée, ni trop basse : l’ouverture de cet organe ne doit pas être tournée de travers, ni resserrée , ni toujours dilatée. Les règles doivent couler chaque mois aux mêmes époques , en égale et assez grande quantité , et d’une belle couleur de sang pur. Prœdict. ij. xxæiij. 1 ad 18. a. 5 1 1 .

Temps propre à ta conception.

4. Le printemps est la saison la plus favorable à cette fonction. De superfœt. xviij. 2. b. 657.

5. Le temps le plus propre à la conception, est celui qui suit l’écoulement des règles. De nat. pueri. xxxix. 4 ad 6. a. 160.

Epreuve d'aptitude.

6. Pour savoir si une femme qui ne fait pas d’enfans , est réellement stérile , on l’enveloppe de ses habits, on fait une fumigation aromatique au dessous d’elle. Si l’odeur de cette fumigation paroît pénétrer à travers le corps , jusqu’au nez

54 Conception.

et à la bouche , on peut être assuré que sa

stérilité ne dépend pas d’elle. Aph. v. Sq. a. 96.

Femmes stériles.

7. Celles qui ont la matrice trop froide, trop compacte ou trop humide, de même que celles qui l’ont trop sèche et brûlante, ne sont pas propres à la conception. Aph. v. 62. a. 96.

8. Il en est de même aussi de celles qui ont cet organe trop resserré , incliné , le col en est diliorme , ou trop serré ou trop ouvert. Prœdict. ij. xxxiij. 16, 17. a. 5 12.

9. Les femmes stériles sont pâles ; elles n’ont ni fièvre, ni affection sensible des viscères; mais elles se plaignent de douleurs de tête ; elles sont mal réglées. Prœdict. ij. xxxiij. 19 ad 21. a. 5 1 2.

1 o. D’autres ont bonne couleur ; elles sont grasses , charnues , n’éprouvant aucune douleur; leurs veines ne sont pas sensibles à la vue; elles sont mal réglées, ou ne le sont pas du tout. Prœdictor. ij. xxxiij. 24 od 27. a. 5 12.

11. Les femmes qui ne sont pas réglées, sont stériles. De nat. pueri. vij. 2. a. i 38.

12. Après la guérison d’un ulcère à la matrice , cet organe reste atrophié avec induration, et peu propre à la conception. Prœdict. ij. xxxiv. 9. a. 5i3.

Voy. ci-dessus, n.° 2., Embonpoint, n.° 1.

Signes de conception.

1 3. Une femme grosse a du lait dans les mamelles. Prœdict. ij. xxxv. 9. a. 5i 5.

Conception. 55

1 4- Si on applique sur la vulve un topique qui ne soit pas trop fort et que la femme éprouve des douleurs aux articulations, un grincement de dents, des bâillemens et des pandiculations, on doit estimer quelle est grosse. De superfœtat . idc. 3. b. 65o.

V®y. Grossesse, n.° i. Inappétence, n.° i , Matrice, n.° i.

Signes de non conception.

15. Une femme soupçonnée de grossesse, qui auroit bu de l’eau mielée, en se couchant, sans avoir soupe, et qui n’éprouveroit pas des douleurs dans le ventre pendant la nuit, ne serait pas grosse. Aph. v. 4.1. a. 94.

16. Il est des femmes qui , pendant plusieurs mois se croient grosses et qui cependant ne le sont pas ; leurs règles ne coulent point, leur ventre prend du volume, elles y sentent des mouvemens ; elles éprouvent des douleurs à la tête, au cou et aux hypocondres; elles n'ont point de lait dans les seins, ou peu, alors il est très-séreux. Ces femmes ne peuvent concevoir que lorsque leur ventre aura repris son volume naturel. Prœdict. ij. xxxv. 1. ad 7. a. 5i4*

Signes d'un garçon ou d’une fdle.

17. S’il se forme un ulcère au côté gauche de la matrice, et que la femme conçoive avant ou après la guérison , il est à présumer quelle fera un garçon; mais si c’est le côté droit qui s’est ulcéré , il y a apparence que ce sera une hile. Prœdict. ij. scxxiv. 10 , u. a. 5i3.

Voy. Foetus, n.os 1 et 2.

Voyez Grossesse.

56 Connoissance. Contraires.

CONNOISSANCE (perte de). ( Ignorantia .)

La perte de connoissance est de mauvais augure dans les maladies aiguës , quand elle est accompagnée de rigueur. L oubli est aussi un mauvais signe. Prœdict. j. viij. 5 , 4-* A* 47^ et coac.j. 6, 7. a. S22.

CONSOMPTION. ( Analosis , consomptio , tabes. )

Voyez Exténuation , Phthisie.

CONSTITUTION ATMOSPHERIQUE.

( Constitutio ).

Voyez Saison.

CONSULTATION .(Consultatif), deliberatio.)

Au LIT DU MALADE.

Un médecin embarrassé sur l’état d’un malade , et sur la nouveauté d’un cas qu’il n’a pas encore observé , ne doit pas -avoir honte de faire appeler d’autres médecins pour voir le malade , pour se concerter sur le caractère de la maladie et sur la méthode de traitement. Prœcept. vij. 1 ad 6. a. 64.

CONTRAIRES. ( Contraria. )

* 1. Les maladies occasionnées par réplétion,

cedent aux évacuans ; celles qui procèdent d évacuations trop abondantes, se guérissent par des restaurans. On doit aussi, dans toutes autres occasions, opposer les contraires aux contraires. Aph. ij , 32 , a, 7 3. Défiât, ij. 13 ad 14 a, 401 et de nçit. hum. xyij. 11. a. 273*

Convulsion.

3, Les lassitudes occasionnées par de trop grands mouvemens du corps , se guérissent parle repos. Aph. ij. 48. a. 76 et de nat. hum. xvij. 14. a. 275.

3. Réchauffez les parties refroidies, à l’exception de celles qui sont ou qui seront biehtôt prises d’hémorragie. Aph. v. 19. a. 92. !

4* Le médecin doit savoir préserver le corps des maladies dont il est menacé , â raison du tempérament, de la saison , de l’âge ; tendre ce qui est relâché, relâcher ce qui est tendu; c’est le vrai moyen de détruire le mal ; et toute la médecine se réduit, à mon avis, à la pratique de ce précepte. De nat. hum. ocviij. i ad 10. a. 273.

CONVULSION. ( Convulsio , spasmus. )

Diagnostic. Causes. 1. La dentition (difficile) occasionne des convulsions. Aph. iij. 25.

2. Les convulsions peuvent être occasionnées par le froid {Aph. v. 17, 2. a. 91, 92. Coac. j. 10. A. 523.), parla pléthore ou par des évacuations excessives {Aph. vj. 39. a. ioi.)> par la frénésie. Coac. j. 1 5g. A. 62g.

3. Les enfans sont pris de convulsions , dans les fièvres aiguës , si le ventre n’est pas libre , s’ils ne dorment pas , s’ils ont des frayeurs, s’ils poussent des cris de douleur , changent de couleur , deviennent pâles , verds , livides ou rouges. C’est ce qui arrive promptement depuis

58 Convulsion.

la naissance jusqu’à l’âge de sept ans. Prœnot.

XJCVJ. I ad 8. A. 470 et coac. j. iSj. a. 53o.

4. Mais les sujets plus âgés , ainsi que les hommes faits, h 'éprouvent pas des convulsions dans les fièvres, à moins qu’il n y ait des signes de l’état le plus violent et le plus dangereux, comme on l’observe dans la frénésie. Prœnot. xxvj. g, io. a. 47°*

5. Si les bords d’une plaie située sur quelque partie postérieure sont tuméfiés, et que cette tuméfaction disparoisse promptement , il survient des convulsions. Aph. v. 65. a. 97.

Voy. Céphalalgie. n.° ig, Ellébore, n,° 4 , Hémorragie , n.° 43, Tempes, n.os 2 , 3.

Signes précurseurs. 6. Les métastases, dans les maladies mélancoliques , présagent des convulsions. Aph. vj. 56. a. 102.

7. Les sensations de froid au cou , au dos et dans tout le corps, suivies d’une évacuation d’urines écumeuses , avec syncope et obscurcissement de la vue, annoncent une convulsion très-prochaine. Prœdict. j. xv. i3. a. 480.

8. Le réveil brusque , avec férocité et délire, est un mauvais état qui annonce des convulsions. Coac. j. 1 19. a. 528.

9. Le délire, avec assoupissement profond, annonce des spasmes. Coac. j. 123. a. 5a8.

10. Les délires furieux sont redoutables; ils présagent des convulsions. Coac. j. 1 24» a. 528.

1 1 . Les fréquens changemens d’état , dans la frénésie, présagent des convulsions. Prcedict. j. iv. a. 473 et coac. j. 146. a. 529»

Convulsion. 59

1 2. Si dans les fièvres , il y a de fortes pulsations des artères temporales, avec un visage sain , dureté de l’hypocondre , la maladie sera longue et ne se terminera que par des convulsions. Coac. j. 180. a. 53 1.

13. Dans les fièvres, si après quelque sentiment de douleur, il paraît des rougeurs autour des oreilles, on doit craindre des convulsions. Coac. ij. 79 , 8o. a. 539.

14. Les douleurs qui se portent des lombes à la tête et au cou, annoncent une résolution de l’un ou de l’autre côté du corps ( hémiphlégie), et sont suivies de convulsions. Prœdict. j. xvj.. ii. a. 481 et coae. iij. 10. A. 55o.

Voy. Agitation, n.° 6, Céphalalgie, n.°‘ 16, ix. Cou, n.° 8. Coude. Crainte, n.° 2, Engourdissement, n.® 10, Froid, n.® 14 5

Manie, n.° 20, Rigueur, n.° 25, Sommeil, n.° 19, Tremblement, n.° 10, Ventre, n.os 1,8, Voix, n.° 19, Yeux, n.os 27, 28.

Signes presens. 1 5. L’urine qui contient des pellicules , dénote la convulsion. Coac. v. 47 > 67 , A. 582. -

Voy. Respiration, n.os 2, 5.

Pronostic. Bons signes. 16. La fièvre qui se joint aux convulsions , même au tétanos , termine la maladie. Aph. iy. S'], a. 87 et coac. iij. 80, 84. a. 554.

1 7. La convulsion ne se joint pas à la fièvre quarte; mais celle-ci guérit la convulsion. Aph .

Page 1