‹ Dictionnaire de médecine dogmatique ou Recueil des principales maximes d'Hippocrate, rangées selon l'ordre alphabétique des matières auxquelles elles sont applicables, et présentant l'indication des causes, des symptômes, des présages et du traitement des maladiesChapitre 34 sur 98 · Dans les fièvres , les fortes pulsations dés · texte numérisé non relu

Dans les fièvres , les fortes pulsations dés

1 80 Hémorragie,

veines ( artères ) temporales , avec un visage coloré , sans molesse des hypocondres , annoncent une maladie longue qui ne cédera qu’à une abondante hémorragie nasale. Coac.j. 180, i8i. a. 53i.

7. Les hypocondres tuméfiés , durs et douloureux, avec fièvre, céphalalgie et vue trouble, chez les sujets âgés d’environ trente-cinq ans, annoncent une hémorragie nasale. Cela arrive moins souvent chez les vieillards. Coac. ij. 226, a3o, 23i. a. 547.

8. Les hémorragies occasionnées par la douleur des lombes , sont abondantes. Coac. iij . 3. a, 55o.

Voy. Délire , n.° 25, Frisson, n.° 5, Insomnie, n.° 10, Lombes, n.# 12, Oreilles, n.° 10, Sueur, n.° 33, Ulcèpjs, n.° i4> Veines, n.®, 3, Yeux, n.os 24) a5, 26.

Pronostic. Bons signes. 9. Une hémorragie appaise la douleur de la tête et celle du cou, elle guérit la faiblesse de tout le corps. Le temps seul suffit quelquefois pour faire cesser cet état. Praed. j. xxj. 12, i3, a. 485.

10. Une hémorragie guérit la difficulté de respirer et la courbure de la colonne vertébrale. Coac. iij. 8. a. 55o.

Yoy. Rigueur, n.# 8.

Mauvais signes. 1 1 . La convulsion , le hoquet, ou le délire qui surviennent après de grandes pertes de sang , sont des signes fâcheux. Aph. v. 3. a. 90. vij. 9. a. io3 et Coac, üj» 57. a. 553.

Hémorragie. i8i-

12. Après les fortes pulsations des artères, dans les plaies , les hémorragies qui surviennent, sont à craindre. Aph. vij. 21. a. 104.

13. Les grandes hémorragies qui ont lieu pendant les réfroidissemens critiques , sont trèsmauvaises. Prœd. j. æix. 5. ^.483.

Voy. Déjection. n.° 4*»

Signes mortels. \\. Ceux qui, le quatrième jour d’une maladie, ont une hémorragie et des déjections noires ou très-rouges ou érugineuses, tombent dans un état comateux et meurent dans les convulsions, après avoir rendu des matières noires, par le bas, le ventre étant tuméfié. Coac. iij. 36 et seq. A. 552. Confer. prœd. 1. xviij. 8 et seq. A. 482.

i5. L'hémorragie d’une plaie, avec rigueur (ou des petites sueurs), est très-mauvaise; le malade meurt, même en parlant , sans qu’on s’y attende. Coac. iij. 32, 33. A. 502.

Voy. Déjection, n.° 44» Gencives , n.# 2.

Présages d'autres maladies. 16. Ceux qui ont de fréquentes hémorragies , auront par la suite le ventre dérangé, à moins que les urines ne montrent des signes de coction. Prœd. j. xix. 4. A. 483 et Coac. iij. 42. A. 552.

17. Ceux qui, dans les fièvres, ont une grande hémorragie , de quelque partie que ce soit, auront la diarrhée pendant la convalescence ( 1 ). Aph. iv. 27. a. 84. Coac. j. 227. a. 534 et iij. 53. a. 553.

( 1 ) Cette maxime a beaucoup de rapport avec celle qui la précède.

i:8a Hémorragie.

ï8. Dans les fièvres , ceux qui ont une hémorragie deviennent frénétiques , quoiqu’ils ne soient pas brûlans au toucher. Coac. ij. 137.

ig. Ceux qui, le cinquième jour d’une maladie, ont une hémorragie copieuse , qui éprouvent une rigueur le sixième, un refroidissement le septième , et qui se réchauffent tout à coup, auront bientôt des déjections douloureuses. Coac. iij. 54* 4. 55a.

Vqj. Epilepsie, n.° 1 1 , Hydropisie , n.° 5, Riùueur, n.° 2.

Thérapeutique. 20. Réchauffez les parties qui ont perdu leur chaleur, excepté celles d’où le sang coule ou coulera bientôt. Aph . v. 19. A. 92.

ai. Dans les cas d’hémorragie, ou quand elle doit avoir lieu, il faut employer l’eau froide, non sur la partie même d’où le sang coule, mais dans son voisinage. Aph. y. .xxiij. 1 ad 4. A. 92.

22. Le lait est nuisible à ceux qui ont perdu beaucoup de sang par l’anus. Aph. u. ixiv ; 8. a. 97. • .

a5. La défaillance arrête l’hémorragie. Le changement de position, la ligature, la compression par des bandages , l’application de diverses substances , produisent le même effet. Epid. vj, vij. 49. a. 816.

Voyez Vomissement sanguinolent.

Hémorragie. i83

Hémorragie nasale.

Diagnostic . Causes. 24. C’est principalement à l’âge de puberté, à l’époque des premières jouissances (érotiques) , que l’on est sujet aux hémorragies nasales. Aph. iij. xxvij. 1 , \. a. 81 et Epid. vj. iij. 42. A. 8o5.

25. Les battemens dans la tête, avec bourdonnement des oreilles, sont suivis d’hémorragie nasale. Prœd. j. xx. 12. A. 484 et Coac. ij. i5. A. 556.

Signes précurseurs. 26. Les grandes agitations, au commencement d’une maladie, avèc insomnie, déjections noires et compactes, annoncent quelquefois une hémorragie nasale. Coac. j. 1 58. a. 53o.

27. Les femmes qui, après un frissonne* ment rigoureux, ont la fièvre, avec lassitudes accablantes , verront bientôt paraître leurs règles; si elles éprouvent une douleur au cou, elles perdront du sang par le nez. Prœd. j. xx. 9 , 10. a. 484 et Coac. iij. 464^ 4^5. A. 5y8.

Voy. Céphalalgie, n.° 17, Fièvre, n.os 57, 38 , Hypocondres , n.° 20, Main, n.° 4> Veines , n.° 3, Vue, n.° 5.

Pronostic. Bons signes. 28. L’hémorragie nasale est d’un graud secours dans la suppression du flux menstruel. Aph. v. 33. a. g5.

29. Un écoulement de sang , de pus ou de sérosité, par le nez, par la bouche ou par les oreilles, fait cesser les vives douleurs internes

i84 Hémorragie.

et externes de la tête. Apli. vj. io. a. 98 et

de judicat. xij. 3. A. 44^*

3o. Si, des l’invasion d’une maladie, on observe des agitations pénibles, avec insomnies, quelque gouttes de sang qui sortent par les narines, du soulagement dans la nuit du sixième jour, un redoublement au septième, avec des petites sueurs pendant le sommeil, du délire; on doit espérer que la maladie se terminera par une hémorragie copieuse du nez, précédée d’une évacuation d’urines aqueuses. Coac.j. 127. a- 528.

5i, Les maladies aiguës se terminent par l’hémorragie nasale qui a lieu un jour de crise, Coac, j. 21 4- a. 533.

3a. L’hémorragie du nez peut faire cesser une douleur intense d’oreilles , accompagnée de fièvre aiguë. Coac. ij. 58, 59, a. 538.

33. La dureté dps'iiypocondres , chez ceux qui ont le visage haut en couleur , ne se guérit point sans une abondante hémorragie nasale. Coac. ij. 2 66. a. 549.

34. Le sang qui coule du nez fait cesser les vertiges ténébreux qui se manifestent au commencement des maladies. Coac. iij. 60. a. 553.

Voy. Abcès , n.° 24 , Douleur , n.° 7 , Eternuement, n.° 5, Narines, n.° 3, Rougeurs, n.° 3 , Surdité, n.* 2, Voix, n.° 10.

Mauvais signes. 35. Ceux qui, dans une maladie aiguë, éprouvent des lassitudes et des

Hémorragie. i85

frissons, après de légères sueurs critiques , et qui se réchauffent ensuite , sont dans un étal inquiétant, surtout si, outre cela, ils perdent goutte-à-goutte du sang par le nez. Coac. j. 55, 56. a. 5a5.

36. L’hémorragie nasale , avec des petites sueurs partielles , est de mauvais présage , lorsqu’elle précède un réfroidissement. Prœd. j. xviij. 5. A. 482 et Coac. iij. 61. A, 553.

57. Perdre goutte-à-goutte du sang par le nez, est un mauvais signe. Goac.j. 86. a. 526.

38. Le sang qui coule du nez, au quatrième jour d’une fièvre ardente, est de mauvais augure si l’on n’observe pas quelqu autre bon signe; mais cette hémorragie est moins dangereuse, lorsqu’elle paraît le cinquième jour. Coac. j. 186. A. 532.

39. L’hémorragie nasale qui a lieu du côté opposé à celui du mal , est d’un mauvais présage ; par exemple , celle de la narine droite, dans les engorgemens de la rate ou de l’hypocondre gauche. Prœd. j. xviij. 2 , 3. a. 482 , Coac. iij. 3o, 3î. a. 55a.

40. Si , le onzième jour d’une maladie , l’on voit sortir du nez quelques gouttes de sang, c’est mauvais signe , surtout si cette légère évacuation est répétée. Prœd. j. xxj. 8. a. 485 et Coac. iij. 56. a. 553.

Voy. Coté, n.° 4 » Fièvre, n.° 93, Péripneumonie, n.° 19.

Signes mortels. 41 • dans les maladies de

i8ô Hémorragie.

longue durée, les tumeurs autour des oreilles ne sont pas dangereuses ; mais si elles sont accompagnées de petites hémorragies nasales et de vertiges ténébreux , le malade meurt. C oac. j. l5o. A. 629.

42. Les petites hémorragies nasales qui ont lieu dans les maladies aiguës prolongées , présagent la mort. Coac. iij. 5g. a. 553.

Présages d'autres maladies. 43. Les copieuses hémorragies nasales arrêtées par force, (ou celles qui durent long-temps), occasionnent quelquefois des convulsions ; mais la saignée les fait cesser. Præd. j. xxj. 1. A. 4§4 et Coac. iij. 54? 55. a. 553.

Voy. VEas , n.® 2.

Hémorragies des plaies.

Voyez Plaie, surtout le n.° 10.

Hémorragies du ventre.

Voy. Déjection, n.os 34 et suiv.

Hémorragie utérine.

Diagnostic. Causes. 44* Cette maladie a lieu principalement après l’avortement , et aussi lorsque le flux menstruel reparaît subitement et copieusement, après avoir été interrompu pendant long-temps. De morb. mul. ij. v. 1 1 , 12, B. 532.

45. Elle est aussi occasionnée , après l’accouchement , par le séjour de quelque portion du placenta, qui irrite la matrice et qui s’y pour-

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