Les hémorroïdes font cesser la manie. Aph. vj. 21. a. 9g
Hémorroïdes. 189
8. Elles sont utiles aux frénétiques d’un tempérament atrabilaire. De judic. x. 9. a. 44-5*
9. Ceux qui ont des hémorroïdes, ne sont pas sujets à la pleurésie, ni à la péripneumonie, ni aux ulcères phagédéniques (rongeans), ni aux furoncles , ni aux pustules noires ; peutêtre même pas à la lèpre ni aux taches de la peau. De humor. xj. 1 , 2. A. 320.
Yoy. Apoplexie, n.° 6, Néphrite, n.° 7.
Mauvais signes. 10. Si les hémorroïdes sont peu sensibles et qu’il survienne des vertiges, on doit s’attendre à une légère paralysie qui durera peu de temps; la saignée la guérira. En général tout ce qui a lieu de cette manière est d’un mauvais augure. Coac. iij. 66 ad 68. A.
Thérapeutique, ii. Lorsqu’on guérit les hémorroïdes chroniques , il faut au moins en conserver une, sans quoi l’on exposerait le malade à la consomption ou k l’hydropisie. u4ph. vj. 12. a. 99.
HIVER. ( Hiberna tempestas , hiems , tempus hiemale. ) Voyez Saison.
HOMME. {Homo.)
Dès le moment de sa naissance, l’homme est dans un état constant de maladie. Epist. ad Dagmaget. ij. 279. B. 925.
HOQUET. ( Singultus . )
Diagnostic. Causes. 1. L'inflammation du foie produit le hoquet .JÎph. v. Lviij. 5. A. 96.
igo Hoquet.
2. Le hoquet peut être occasionné par plénitude ou par une trop forte évacuation. Aph. vj. 3g. a. ioi.
Signes précurseurs. 3. Ceux qui, dans les fièvres, éprouvent de fortes pulsations des artères temporales , avec un visage coloré et dureté des hypocondres , seront encore longtemps malades, et ils ne guériront qu’après une forte hémorragie nasale , ou le hoquet, ou une convulsion, ou une douleur de sciatique. Coac. j. 180 , 181. A. 53 1.
4» Dans une affection soporeuse avec délire * stupeur , variation dans l’état des hypocondres * tuméfaction de l’abdomen, répugnance pour les alimens , constipation et petites sueurs * observez bien si la difficulté de respirer et des urines qui prennent la couleur de la liqueur séminale, n’annoncent pas le hoquet J Prce i. j. xij. 2. A. 4 78 et Coac . if. 48 , 49‘
Voy. Asjrus, n.° 2.
Pronostic. Bon signe. 5. L’éternuement réh téré fait cesser le hoquet. Aph. vj. i5. a. 99.
Mauvais signes. 6. Le hoquet est de mauvais augure après une hémorragie. Aph. v. 5. A. 90.
7. Il est aussi trèsmiauvais chez les vieillards * après une purgation excessive. Aph. v. 4. a. 90 et vif. 41. a. io5.
8. Il en est de même de celui qui succède au vomissement. Aph. vif. 5. a. 10 5.
Hydropisie. igi
g. Le hoquet occasionné par l’hépatite, est de mauvais présage. Aph. vij. 17. a. 104.
10. Il est aussi très-fâcheux lorsqu’il se joint à l’aphonie. Prœd. j. iij. 8. A. \r]'5.
Voy. Passion iliaque , 11.0 3 , Stupeur, n.° 3.
Signes mortels. 11. Dans l’aliénation d’esprit , le hoquet avec oppression est mortel. Coac. j. i3i.-4.-52g.
12. Apres l’accouchement, les femmes tourmentées par l’acrimonie des pertes blanches , sont en danger de mort s’il leur survient un hoquet ( avec chûte de l’uterus ). Coac. iij. 422 et seq. A. 676.
HORRIPILATION. {Horripilatio. ) Voyez
Frisson.
HYDROPISIE. ( Aqua inter cutem, hy drops.)
Diagnostic. Causes. 1. La température de l’automne produit des hydropisies. Aph. iij. xx j. 1 , 6. a. 80.
2. La guérison des hémorroïdes invétérées* si l’on n’en conserve pas une, peut donner lieu à l’hydropisie. Aph. vj. xij. 12. a. gg.
3. L hydropisie succède à la leucophlegmatie. Aph. vij. 74. A. iog.
4* Elle est souvent la suite d’une maladie aiguë. Prcen. viij. 1. A. 453 et Coac. iij. 27$. a. 566.
5. L’hydropisie peut être occasionnée par de fortes hémorragies. Epid. vj. iv*2ÿ.A. 808.
192 Hydropisié.
6. La fièvre ardente donne lieu à l’iiydropisie. Epid. vij. ociij. 9. a. 838.
Voy. Fluxion, n.° 9, Rate, n.° n.
Signes précurseurs . Voy. Intestins, n.9 5, Ombilk: , n.° 2, Urine, n.° 32.
Signes présens. 7. La plûpart des hydro-
{nsies se manifestent d’abord aux iles , aux ombes , et quelquefois au foie. Prœn. viij. 3. A. 453 et Coac. iij. 276. A. 566.
8. Celles qui se manifestent aux iles et aux lombes , sont acompagnées d’un gonflement œdémateux des malléoles , et d’une diarrhée prolongée qui ne termine pas les douleurs des iles ou des lombes , et qui ne rétablit pas la souplesse du ventre. Prœn. viij. 4, 5, A. 4^4 et Coac. iij. 277. a. 566.
9. Lorsque l’bydropisie est accompagnée d’une affection du foie , on observe bientôt de la toux, ou seulement des envies de tousser, sans crachats remarquables; les pieds s’engorgent ; les déjections sont dures et pénibles; il se forme autour du ventre , tantôt à droite , tantôt à gauche , des tumeurs qui s’élèvent et s’affaisent alternativement. Prært. viij. 6 ad io. A. 454 et Coac. iij . 278. A. 566.
io.Ceux qui deviennent hydropiques par suite de quelqu autre maladie , rendent des excrémens globuleux semblables à ceux des chèvres, mélangés de matières liquides muqueuses; leurs urines sont de mauvais caractère. Ils éprouvent une tension considérable Autour des hypocondres , des douleurs dans les flancs et aux
muscles
HyDROPISIE. ïg5
muscles de lepine, avec engorgement pénible aux environs du bas-ventre. Ces symptômes s’accompagnent de fièvre, de soif, aune toux sèche , d’une difficulté de respirer lors des moindrés mouvemens , d’un sentiment de pesanteur des extrémités abdominales : les malades ont de plus du dégoût pour les alimens; la moindre quantité qu’ils en prennent leur procure une grande réplétion. Coac. iij. 3a5 ad . 325. a. 56g.
Voy. Yeux, n.° 5.
Pronostic, Bons signes. 1 1. L’hydropisie (leucophlegmatie) est susceptible de guérison lorsque les eaux absorbées par les veines , sont évacuées par la voie intestinale. Aph% vj. 14. A. 99 et Coac. iij. 289. A . 667. Confer . Aph. vij. 29. A. 104.
12. Les déjections aqueuses, sans matières crues, qui ont lieu au commencement de l’hydropisie, terminent la maladie. Coac. iij. 285. A. 667.
1 3. Un hydropique peut espérer sa guérison,’ s’il a les viscères bien constitués; s’il est robuste et s’il digère bien; s’il a la respiration libre; s’il n’éprouve aucune douleur; si toutes les parties de son corps sont d’une chaleur égale, et si les extrémités, au lieu d’être amaigries, sont engorgées; il vaudrait pourtant mieux quelles ne fussent ni maigres ni enflées , quelles restassent dans leur souplesse naturelle. Il convient que le ventre paraisse mou au toucher; que le malade ne tousse pas et qu’il ne soit pas
194 Hydropisie.
altéré; que la langue ne soit sèche, ni après le sommeil, ni dans aucun autre temps, comme cela arrive assez souvent dans cette maladie. Il convient encore que l’hydropique ait bon appétit et que sa digestion soit facile ; que les médicamens purgatifs produisent promptement leur effet; que les matières f cales soient molles et bien moulées; que la quantité et la qualité des urines soient proportionnées à celles des boissons; qu’il supporte facilement le travail, sans en être fatigué. L’homme qui jouira des bonnes dispositions ci-dessus désignées, guérira bien sûrement. Prœd. ij. xj. 5 ad 25. a. 4q5.
Voy. Manie, n.° 1 1.
14. L’hiver est une mauvaise saison pour les hydropiques. Aph. viij. viij. /+. a. iio.
1 5. L’urine qui coule goutte à goutte est d’un mauvais présage dans la tympanite (hydropisie sèche) : celle qui ne forme qu’un léger dépôt, est aussi d’un mauvais augure. Coac. iij. 279, 280. A. 5 67.
16. Les tranchées que l’on éprouve dans les petits intestins, sont redoutables dans le commencement de la tympanite. Coac. iij. 286. a.
Voy. Ulcère, n.° i3.
Signes mortels. 17. Dans l’hydropisie du foie , si la membrane extérieure de ce viscère vient à se rompre , l’eau s’épanche dans le bas-ventre, et la mort s’en suit. Aph. vij. 55. A. 107.