a. 452 et Coac. ij. $2.5 , 226. a
24. Le météorisme des hypocondres est dangereux dans les cas de constipation; il l’est sur-tout dans la phthisie chronique el le flux de ventre. Coac. ij. 2S2. a. 648 et iij. 260, 264. a. 565.
Voy Ictère, n.° 6.
Signes mortels. 26. Les tumeurs dures et douloureuses des hypocondres, qui paraissent au commencement d’une maladie , présagent une mort prochaine. Prœn. vj. 3. A. 452 et Coac. ij. 227. a. 547.
26, Ceux qui ont une inflammation des hypocondres , terminée par un empyéme , ont des déjections noires peu de temps avant la mort. Coac. ij. 254- a. 548.
Présages d'autres maladies. 27. Les sujets bilieux qui ont la respiration grande , avec fièvre aiguë , à la suite d’un météorisme des hypocondres , doivent s’attendre à des parotides. Coac. iij. 206. a. 548.
28. Les tumeurs dures et douloureuses des hypocondres se terminent par suppuration ( empyème ) , lorsqu’elles durent plus de vingt -quatre jours, avec continuation de fièvre. Prœn. vj. \. a. 45a et Coac. ij. 228 a. 547»
29. Les tumeurs molles et indolentes des hypocondres qui s’affaissent sous le doigt et qui passent le soixantième jour , avec continuation de fièvre , dégénèrent aussi en empyème. Prœn. vj. 10. a. 452 et Coac. ij. 233. A. 547*
Hystérie: 2o5
Thérapeutique. 5o. Le lait ne convient pas à ceux qui ont un gonflement des liypocondres , et des borborygmes. Aph. v. lxiv. i , 4. a. 97,
HYPOSTASE. ( Hjpostasis ). Yoy. Sédiment , à l’article Urine, n.os 5a et suiv.
HYSTERIE , Hystéricisme. Affection ou passion hystérique. ( Hjsteria , affectio seu passio hjsterica , strangulatio seu sufjocatio uterina).
Diagnostic, i. Les flatuosités occasionnent diverses affections de la matrice. Les femmes rendent des vents par le haut ; elles out les lombes tuméfiés; elles éprouvent des borborygmes , des douleurs aux reins et autour du coxis. Epid. vj. xxxiv. 12. a. 858.
Pronostic. Bons signes. 2. Les convulsions qui surviennent ( pour la première fois ) dans un accès d’hystéricisme , sans fièvre, ne sont pas redoutables. Prœd. j. xvij. 1. a. 481 et Coac. iij. 74. a. 554. üj' 463. A. 5y8.
Yoy. Eternuement , n.° 2.
Thérapeutique. 3. Le castoreum calme la céphalalgie hystérique. Epid. vij. xxxiv. 11. A. 858.
4- On fait souvent cesser les accès hystériques , en appliquant sur la partie douloureuse du ventre , un cataplasme composé d’une partie de poudre aromatique et de deux parties de farine , bouillies dans du vin blanc. Epid. vij. xxxiv . i3. A. 858.
ao4 Ictère.
5. Si l’affection hystérique se porte au cœur, au point d’en gêner les mouvemens , ainsi que ceux de la respiration , il faut employer les semences de vite oc ( agnus castus) et de pivoine, infusées dans du vin ; on emploie aussi les semences d’abrotanum ( aurone ) , de panais , avec la gomme ammoniac ; ou la rue , ou le suc de pavot somnifère. De morb. mul. ij . lxxx. i ad 5. b. 604*
ICTÈRE ou jaunisse. (Aurigo , icterus , morbus
regius ).
Diagnostic. Signes précurseurs, i. Ceux qui sentent de la douleur aux lombes ou au côté (droit) , sans cause apparente ; doivent craindre la jaunisse. Coac. iij. 28. a. 552.
2. Les déjections écumeuses , entourées de bile , sont mauvaises ; ceux qui les ont ainsi seront bientôt ictériques. Coac. vj.s i5, 16. a. 585.
3. Ceux qui ont souvent envie d’aller du ventre , qui ne rendent que quelques matières glaireuses , avec peu d’excrémens , qui éprouvent de la douleur dans le côté ( droit ) et aux bypocondres, doivent promptement se préserver de la jaunisse. Coac * vj. 64. a. 58y.
Signes présens. Voy. Flatuosité , n.° 1.
Pronostic. Bons signes. 4. Ceux qui deviennent ictériques le septième , le neuvième , ( le
Ictère. 2o5
onzième ) ou le quatorzième jour d une fièvre ( inflammatoire ) , s’en trouvent bien; à moins qu’il ne survienne de la dureté à l’hypocondre droit. Aph. iv. 64. a. 88 et Coac.j. 173. a. 53 1.
Mauvais signes. 5. L’ictère qui survient avant le septième jour d’une fièvre ( inflammatoire ) , est de mauvais augure ; à moins qu’il ne survienne une diarrhée , ou toute autre évacuation abdominale. Aph. iv. 62. a, 88 et Coac. j. 172. a. 53 1.
6. La dureté de l’hypocondre droit est de mauvais présage dans la jaunisse qui se joint à une fievre (inflammatoire ). Aph. iv. 64. a. 88 et Coac. j. 173. a. 53 1.
7. La jaunisse est un mauvais symptôme dans les maladies aiguës accompagnées de délire et d’urines très-rouges , sans sédiment , mais avec nuages suspendus. Prœd.j. iv. 7 , 8. a. 47 5 et Coac. ij. 73. a. 53g.
8. La fatuité qui résulte de l’ictère est de mauvais augure. Prœd.j. iv. 9. A. 47 3 et Coac. ij. 74. a. 539.
9. La diarrhée survient aux ictériques qui ont perdu de leur sensibilité et qui ont le hoquet; si cette diarrhée se supprime } leur peau prend une couleur verdâtre. Coac. iij. 339 ad 541.
Voy. Déjection , n.* 16, Foie, n.° 2.
Signes mortels. 1 o. Dans les maladies aiguës , ceux qui éprouvent des lassitudes , avec frissonnement , après avoir légèrement sué aux
206 Ictère. Inappétence.
jours critiques , et avoir été un peu réchauffévS, sont dans un funeste état ; sur-tout s’ils perdent du sang par le nez : car ils meurent avec une teinte ictérique très-foncée , précédée de déjections blanches. Coac. j. 55 ad 58. a. 525.
ii. Ceux qui ont la respiration forte et pénible , qui ont les membres comme brisés , les yeux un peu ouverts et les paupières recourbées en dedans , pendant le sommeil , rendent des matières blanches par les selles et meurent ictériques , ayant la peau très-jaune. Coac. j.
Thérapeutique. 12. C’est ainsi qu’il faut traiter l’ictère. On relâchera le corps par des bains chauds ; on humectera le ventre et la vessie par des boissons qui favorisent l'évacuation des urines. Si la maladie est grave on purge la tête et ensuite on prescrit une potion capable d’evacuer la bile par le bas : puis on donne des remèdes qui provoquent les urines. Cette maladie a lieu lorsque la bile en mouvement s’épanche dans le tissu cellulaire de la peau. De ajfect. xxxiij. 1 ad 7. js. 181.
INAPPÉTENCE. ( Anorexia , appeti tus prostratus , cibi fastidium , inappetentia ).
Diagnostic, i. Si une femme perd l’appétit, si le flux menstruel est supprimé, sans fièvre et sans frisson , on peut soupçonner un état de grossesse. Aph. <\ 61. a. 96.
Voy. Estomac, n.® 4*
Pronostic. 2. La plûpart des malades qui
JnNAPÉTENCE. INFLAMMATION. 20J prennent beaucoup d’alimens dans le commencement de leur convalescence, sans reprendre de forces, finissent par en être dégoûtés; ceux, au contraire, qui ont du dégoût et qui reprennent ensuite de l’appétit, se rétablissent plus promptement. Aph. ij. 32. a. 74.
Mauvais signes. 3. Dans les dysenteries invétérées, la répugnance pour les alimens est d’un mauvais présage; c’est encore pis s’il y a de la fièvre. Aph. vj. 3. a. 98.
4. La perte de l’appétit et les déjections non mélangées , sont de mauvais augure dans les maladies chroniques. Aph. vij. 6. a. io3.
Signes mortels. 5. Ceux qui, dans le cours d’une fièvre, éprouvent une douleur de côté, et rendent par les selles, des matières aqueuses, mélangées de beaucoup de bile, se sentent soulagés ; mais ensuite ils refusent les alimens , ils ont des sueurs , le teint animé, le ventre relâché ; ils souffrent un peu au dessus de l’estomac, et après avoir langui long - temps , ils meurent comme les pneumoniques. Coac. j. 98,99. a. 527.
Présages d’autres maladies. Voy. Sauve,
Thérapeutique. Voy. Estomac, n.° 11.
INFLAMMATION. ( Inflammatio , phleg-
masia. )
Diagnostic, i . La fièvre accompagne la plûpart des maladies , principalement l’inflammation. De Jlat. vij. 2. a, ^o5.
2o8 Insomnie.
2. La respiration fréquente et courte dénote l’inflammation èt l’état douloureux des organes pulmonaires. Coac. ij. 189. A. 545.
Pronostic. Signes mortels. 3. Ceux qui sont pris d’un vomissement de sang avec beaucoup de fièvre, douleur aux mamelles, à la poitrine et au dos, meurent bientôt; mais s’ils n’éprquvent qu’une partie de ces symptômes , et avec moins de violence, ils meurent plus tard. L’état inflammatoire dure quatorze jours , au plus. Coac. iij. 238. a. 564-
Thérapeutique. Voy. Froid, n.° 2.
INSOMNIE. ( Acrypnia , insomnia , pervigi-
lium , vigilia. )
Diagnostic. Causes. 1. Les enfans du premier âge sont sujets aux insomnies. Aph. iij. xxix. 2 , 5. A. 80.
2. La vieillesse occasionne des insomnies. Aph. iij. xxxj. 1 , 12. A. 82.
3. Les fièvres qui sont faibles dans leur commencement, et qui redoublent au temps de la crise , avec de fortes pulsations dans la tête , et des urines crues , donnent lieu à des insomnies et au délire. Coac. 7.116,117» A. 528.
4. Les déjections liquides, copieuses et fré“ quentes causent des insomnies. Coac. vj. 3o > 5i. a. 585.
Pronostic. Mauvais signes. 5. L’excès de sommeil, celui d’insoinnie, sont l’un et l'autre de fâcheux symptômes. Aph. ij. 3. a. 92.