Dans toute pleurésie, les douleurs sont
3io Pleurésie.
ordinairement plus vives le jour que la nuit. De morb. iij. xxj. 35. b. i 12.
Voy. Hémorroïdes, n.° 9.
Pronostic. Bons signes. 6. Si les crachats se manifestent dès l’invasion de la pleurésie , la maladie sera courte; dans le cas contraire, elle sera longue. Aph, j. xij. 8,9 .a. 70.
7. La plupart des pleurésies qui sont tout-àla-fois bilieuses et sanguines se jugent le plus souvent au neuvième ou au onzième jour ; c’est principalement à cette époque qu’elles se guérissent. Coac. iij. 137. A. 667 et de morb. iij. xx. 5 , 6. b. 1 1 o.
8. Les crachats qui commencent à mûrir et à sortir le troisième jour , indiquent la brièveté de la maladie; mais si cela s’observe plus tard, la maladie sera plus longue. Coac. iij. i5a. A. 557.
9. La souplesse du ventre , des crachats bien colorés, une respiration sans bruit, des urines copieuses qui coulent librement , sont de bon augure dans la pleurésie. Coac. iij. i53, i34* a. 55 7.
i o. Dans la pleurésie , les urines qui font un léger dépôt rougeâtre indiquent une crise avantageuse. Cette crise se fera promptement, si l’urine est d’une couleur verdâtre, claire à sa surface , avec un sédiment blanc. Coac. V. 6ï , 62. A. 582.
Voy. Crachat, n.° 5. Langue, n.° 6.
Mauvais signes. 1 1. Lorsque , dès le commencement, on observe une vésicule un peu
Pleurésie. Su
livide sur la langue , comme celle qui se forme à la surface de l’huile dans laquelle on plonge un fer rouge, la guérison est difficile; les malades crachent ordinairement du sang. Coac. iij. 1 3o , i5i. A. 55 7 et de morb. iij. xxj. 26. B. ni.
1 2. Les pleurésies sèches et sans expectoration , sont les plus difficiles : celles où la douleur a son siège à la partie supérieure (de la poitrine) sont encore plus fâcheuses. Coac. iij. 126, 127. a. 55y.
13. Les pleurésies sans convulsions sont plus graves que celles dans lesquelles il y en a. Coac. iij. 128. a. 55y.
14. Les douleurs pleurétiques qui, étant d’abord légères , s’aggravent vers le cinquième ou le sixième jour , signifient que la maladie se prolongera jusqu’au douzième. Peu de malades guérissent. Le danger augmente vers le septième et le douzième jour; mais ceux qui passent le quatorzième, en réchappent. Çoac. iij. i38 ad 140. a. 558 et De morb. iij. xx. 7 et seq. B. 1 10.
15. Le sang qui coule goutte à goutte des narines, est de mauvais augure, dans la pleurésie. Coac. iij. 212. A. 502.
16. Ceux qui, dans la pleurésie, rendent des crachats puruiens , un peu bilieux et ronds , ou purulens. et mélangés d'un peu de sang, sont long-temps et dangereusement malades. Coac. iij. 214. A. 562.
17. L'urine très-rouge , qui présente une surface brillante, un sédiment verdâtre, léger
3l2 P LEVRES JE,
et sans mélange, dénote que la maladie sera ongue, orageuse et suivie dune autre, sans être mortelle. Coac. v. 63, a. 58a.
18. L’urine qui a une couleur verdâtre, et Jquifait un sédiment de matières rousses comme du son , désigne que la maladie sera longue et dangereuse, Coac , v. 65. A. 583,
19. L’urine aqueuse qui dépose des matières rousses, semblables à du son, annonce des douleurs et du danger. Coac. v. 64. A. 583,
Signes mortels. 20. Les crachats stertoreux, ( 1 ) la face livide , les yeux jaunes , la vue obscure, présagent la mort. Coac, iij. 1^1. a.
ai. Ceux qui ont les chairs fermes et qui prennent ( habituellement ) beaucoup d’exercice , meurent plus promptement de la pleurésie et de la péripneumonie que ceux qui vivent dans l’inaction. Coac’. iij. 173. a. 56o,
22. Les douleurs du cou présagent la mort chez ceux qui sont exténués par une expectoration de matières gluantes et salées, accompagnée d’enrouement. Coac, iij. 221 ad 223, A. 563,
Voy. EMPyÈME, n.os 3, i3, Crachat, n.* ï8, Récidive, n.° 2, Suppuration, n,° 6, Chine , n.os , 67*
Présages de suppuration. 25. Ceux (les
( 1 ) Ceux qui font du bruit dans la poitrine ou dans 1« gorge, ce qu’on nomme communément h 4fc,
Pleurésie, 3i3
pleurétiques) qui ont des frissonnemens fréquens, sont menacés de suppuration interne; la fièvre qui survient , détermine cette maladie. Coac. iij. a33. a. 564.
24. La douleur de côté , avec fièvre prolongée , annonce une évacuation de pus. Coac . iij. 23a. a. 363,
Voy, Empyème, n.° 1 . Suffocation, n.° 5.
Signes de suppuration déjà existante.
26. Dès le commencement d’une suppuration interne, le malade a de la fièvre, des frissons; il éprouve une sensation gravative au lieu même où il souffrait précédemment. Prœn. ccvj. 1 ad 4. 4^9»
Voy, Empyème > n.os 6 , 7,8, Vomique, n.° 2.
Présages d’autres maladies. 26. La douleur de côté, qui disparait sans cause évidente y chez ceux qui rendent des crachats bilieux, présage un délire excessif, Coac. ij. 228. a.
Voy. Surdité, n.° 11.
Thérapeutique. 27. Dans le traitement de la pleurésie , il faut mettre en usage tout ce qui est capable d’éloigner de la plèvre , la pituite et la bile ; la douleur alors se calmera. Employez des lavemens laxatifs et rafraîchissans , car ils conviennent dans les maladies de ce genre. Donnez des boissons , des alimens liquides. Donnez aussi des potions acides (voyez oxymel)pour détacher la matière des crachats. Lorsque l’expectoration se manifeste, il con-
3i4 Pleurésie.
vient de l’aider par des fomentations (i) chaudes, appliquées sur la poitrine, afin d’attirer au dehors les humeurs qui embarrassent la plèvre. De affect, viij. 8 ad i\. b. i63.
28. Si la douleur se fait sentir à la clavicule, ou que le malade éprouve un sentiment de pesanteur dans les bras , ou à la mamelle , ou au dessus du diaphragme, il faut ouvrir la veine interne , au plis du bras. On ne doit pas craindre de tirer beaucoup de sang, jusqu’à ce que , au lieu d’être d’un rouge pur ou livide , il sorte d’une belle couleur rouge éclatante. De vida acut. xij. 5 ad 8. b. 277.
29. Si, au contraire , la douleur se fait sentir au dessous du diaphragme , et non à la clavicule , il faut relâcher le ventre. De victu acut. xij. 10 , 11, b. 277.
Voj. Côté , n.° 7 , Saignée , n.° 14.
Voyez Crachat, Empyème, Péripneumonie, Suppuration , Vomique.
POITRINE. ( Pectus ).
Diagnostic, i . Les substances froides , telles que la neige, la glace, nuisent à la poitrine. Elles excitent des toux, des hémopthysies et des catarrhes. Aph. v. 24. a. 92 et Epld. vj. iij. 22. a. 804.
Pronostic. Mauvais signe. Voy. Plaie , n*
CO Voyez Fomentation, n.°* 3 et suiv.
Poitrine. 3x5
Douleur de poitrine.
Diagnostic. Causes. 2. Les vents du nord occasionnent des douleurs à la poitrine. Aph. iij. v. 7-, i5, i4* A. 77.
3. Les constitutions journalières boréales aggravent les douleurs de poitrine Aph. iij. xvij. 1, 2 , 9. A. 79.
4. L’hiver donne lieu à des douleurs de poitrine. Aph. iij. jcociij. 1 , 8. a. 80.
5. Les vomissemens violens produisent des douleurs de poitrine. Coac. iv. 32. a. 579.
Pronostic. Bon signe. Voy. Manier.0 i3.
Signes mortels. 6. La douleur fixe delà poitrine, avec engourdissement, est de mauvais présage dans les fièvres. Si la fièvre devient plus forte et ardente, les malades meurent bientôt. Prœd.j. viij. i3, 14. a. 476 Coac. iij. i4> i5. a. 55i.
7. Les sujets pris de douleur au dos , à la poitrine , et qui éprouvent une suppression d’urines sanguinolentes, tombent dans un état pénible et meurent. Coac. ij. 214* a. 546.
Présages d’autres maladies. 8. La douleur de poitrine , avec fièvre, le ventre troublé et engourdi, annoncent des déjections noires. Coac. *)'. 2i 6. a. 546.
Voy. Phthisie , n.° 1 1.
Voyez Coté ( douleur de ) , Péripneumonie > Pleurésie.
5t6 Polype.
POLYPE ( Polypus .) du nez (i ).
Diagnostic, i. S’il se forme un polype dans le nez, on l’apperçoit pendant entre les cartilages, comme la luette (au fond de la bouche), chaque expiration le pousse au dehors; il paraît mou. Il rentre à chaque inspiration. La voix est nasale , et la respiration stertoreuse pendant le sommeil. De morb. ij . xxxiij. 2. ad 7. b. 59.
Thérapeutique. 2. Si un polype se forme dans une narine, chaque inspiration le fait sortir du nez. On l’extirpe au moyen d’un lacet qui passe dans la bouche. D’autres le détruisent par des moyens pharmaceutiques. De affect, vj. 1 ad 4* b. 164.
POLYSARCIE. ( Polysarcia .) Corpulence excessive.
Voyez Embonpoint.
POULS. ( Pulsus. ) (f . . :
Diagnostic. Le pouls est lent, tardif dans la léthargie. Coac.j. 192. a. 532.
POUMON. ( Pulmo .)
Pronostic. Signe mortel. Les grandes plaies de l’artère (2) et du poumon sont mortelles,
( 1 ) Le deuxième livre des maladies fait mention de cinq espèces de polypes du nez. Nous ne désignons ici que la première; on peut voir la description des autres espèces, dans la trente-quatrième division de ce même livre, n.0s 1 , 10, 20 et 5o, tom. 2 , pag. 60.
(2) C’est sans doute la trachée-artère.
Poumon. Promenade. Zij
lorsqu’il s’échappe une plus grande quantité d’air par la plaie que par la bouche. Coac. iij . 388. a. 573.
Inflammation du poumon.
Voyez Péripneumonie.
Suppuration du poumon.
Voyez Suppuration.
Tubercules du poumon.
Voyez Vomique.
PRÉPUCE. ( Preputium ).
Le prépuce coupé n’est pas susceptible de réunion ni d’accroissement. Aph. vj. xix. 1 , 5. a. 99.
PRINTEMPS. {Ver, verna seu vernalis t empestas, vernale seu vernum tempus ).
Voy. Saison, n.os 1 , 7, 8,21, 22.
PROMENADE. {Ambulatio , deambulatio , inambulatio. )
1. Les promenades du matin diminuent l’embonpoint , rendent la tête plus légère , disposent au travail et facilitent les fonctions du ventre. De dicet. ij. xl. 17 ad 19. a. 2 35.
2. La promenade après le repas dessèche le ventre et le corps; elle empêche la formation d’une trop grande quantité de bile. Le mouvement augmente la chaleur du corps et des alimens. De diœt. ij. xl. 4 ad 6 a. 234*
Pronostic. PürgatIon .
PRONOSTIC. ( Augurium. , prœnotio , pressa» gium , præsignificatio , prognosis , prognos ticum ).
1. J’estime qu’il est très-avantageux qu’un médecin s’attache au pronostic : car s’il fait l’exposition des signes précurseurs de la maladie, de l’état présent, même de ce que le malade ne déclare pas, et de ce qui doit arriver, il sera réputé bien connoître l’affection de celui qui s’abandonne avec confiance à ses soins. Prœn, j. i ad 5. a. 44 7*
2. Si, connaissant bien letat actuel de son malade, le médecin peut prédire ce qui arrivera , il établira plus justement la méthode curative qui convient, ibid. 6.
Voy. Médecin, n.° 5.
PRURIT. ( Prurigo , pruritus *) Voy. Démangeaison.
PURGATION. ( Purgatio. )
Purgation naturelle ou spontanée * i . Les troubles du ventre et les vomissemenS spontanés sont avantageux ; on les supporte facilement lorsque la nature n’évacue que ce qui est nuisible j sinon ils sont très-préjudiciables. Aph*. j. ij. i ad 7, a. 68.
Purgation artificielle .
En quelle saison / a. Les purgatifs supérieurs doivent être employés principalement en été et les inférieurs en hiver. Aph. iv. 4* A* &2‘
Purgation.
3. C’est surtout au printemps qu’il faut purger ceux qui en ont besoin. Aph. vj. 47. A. toi. et vij. 43. a. 106.
Quels sujets ! 4. Purgez les femmes grosses depuis le quatrième jusqu’au septième mois, si les humeurs sont surabondantes; purgez moins dans les autres mois ; car il faut ménager le jeune foetus comme celui qui doit bientôt naître. Aph . iv . 1. a. 82.
5. Purgez par les voies inférieures, non en été , les sujets médiocrement charnus , et ceux qui vomissent difficilement. Aph. iv. 7. à. 82.
Voy. Bile. n.° 9.
En quels cas ? 6. Il faut purger et mettre en mouvement les matières, après leur coction, non celles qui sont encore crues , ni au commencement, à moins quelles ne soient trop copieuses, ce qui arrive peu fréquemment Aph. j. 22. a. 71.
7. On doit rarement employer les purgatifs dans les maladies aiguës , même dans les commencemens ; leur usage exige la plus grande circonspection. Aph. j. 24. a. 72.
8. Purgez dans les maladies très-aigùës le jour même ou il paraîtra une grande abondance d humeurs en mouvement, car le moindre retard seroit très-préjudiciable dans les circonstances. Aph. iv. 10. a. 83.
9. Des sueurs abondantes et continuelles , chaudes ou froides , dénotent un excès d’humiôité qu’il faut détourner par des vomitifs , chez les sujets vigoureux, et par des évacuations
520 PuRGATtONi
inférieures, chez ceux qui sont faibles. Aph *
Aj. 61. a. 107,
10. Les déjections qu’on a laissées reposer Sans mouvement, qui déposent des matières semblables à des râclüres de chair , indiquent le besoin de purger par le bas. Aph. vij. 67. a. io8.
Voy. Diaphragmé, n.® 3 , Genoux, n,° 4, Menstrues, n.° 19, Vigueur, n.° 5.
Contr indications générales . 1 ï . Avant la canicule ( juillet et août ) , et pendant sa durée , les purgations sont pénibles* Aph . iv. 5* A. 82.