Les urines qui forment un sédiment
Urine . ^o3
bilieux , et qui sont délayées au dessus , indiquent une maladie aiguë. Aph. vij. 5a. a. 104.
54. L’urine, qui forme un dépôt de matières graisseuses , indique la fièvre. Coac. p. A3. A. 582.
55. L’urine dont le sédiment ressemble à des crachats ou à de la boue, désigne un état de rigueur; si eiie présente comme des toiles d’araignée, elle indique une colliquation. Coac.
Voy. Calcul , n.° 2.
Pronostic. Bons signes. 56. L’urine la plus avantageuse est celle qui , pendant toute la durée de la maladie , jusqu’après les crises , forme un dépôt blanc , léger et uniforme ; elle donne la certitude d’une prompte terminaison. Prcen. ocj. 1 ad a. 4^6.
57. L’urine un peu rouge avec un léger sédiment de même couleur , dénote que la maladie sera plus longue , mais non dangereuse. Prœn . xj> 6. a. 457.
58. L’urine purulente qui présente un sédiment blanc et léger, dissipe les douleurs de la vessie. Coac. iij. 5oy. a. 568.
59. Dans une fièvre, l’urine qui forme un dépôt léger, blanc et constant, présage une prompte guérison. Celle qui, de trouble quelle était en sortant , devient claire et présente Utte pellicule graisseuse à la surface , indique aussi une prochaine terniinaison. Coac • v. 1 , 2. a. 58o.
4o4 Urine.
60. Lurine qui est rougeâtre avant le septième jour, avec un léger dépôt de même couleur , annonce la terminaison de la maladie pour le septième jour. Si , au contraire , cela ne s’observe qu’après le septième , la maladie sera plus longue , peut-être même très-longue. Coaç. v. 3, 4* A* 58o.
61. L’urine qui, le quatrième jour , présente un nuage un peu rouge, promet la terminaison de la maladie pour le septième jour; si toutefois les autres signes sont favorables. €oac. v. 5. a. 58o.
Voy. Crise , n.° 5 f Eternuement , n.° 5, Pleurésie , n.° io.
Mauvais signes. Voy. plus haut , n.° 52. ( C’est ici la place de cet aphorisme ).
62. Si burine présente des variations, c’està-dire quelle sorte quelquefois pure et quelle fasse aussi quelquefois un sédiment blanc et léger, la maladie sera plus longue et la guérison moins assurée. Prœn. xj. 5. a. 456.
63. Les urines qui déposent une matière semblable à de la farine grossière , sont mauvaises. Celles dont le sédiment contient des écailles , le sont encore plus. Le dépôt blanc et délié est très -mauvais; mais le plus dangereux de tous est celui qui ressemble à du son. Prœn. xj. 7 ad 10. a. 457.
64. L’urine claire et bilieuse qui dépose difficilement une petite quantité de matières glaireuses , étant alternativement bonne ou mauvaise , dénote une prolongation de maladie.
Urine. ’4o5
Si elle subsiste long-temps dans cet état , il y aura du danger, surtout si la crise se trouve retardée. Conc. v. 6, 7. a. 58o.
65. Dans les maladies aiguës , l’urine bilieusa non rougeâtre , celle qui contient des matières semblables à de la farine grossière et qui formé un sédiment blanc , est dangereuse. Coac. v.
66. Si l’urine forme un bon dépôt qui disparaît tout à coup , on doit s’attendre à des douleurs et à des variations (dans les symptômes ). Ce dépôt qui se fke après avoir été agité, présage des frissons pour le temps de la crise. La maladie dégénérera peut-être en fièvre tierce ou quarte. Coac . v. 58 ad 60. a. 58a.
Voy. Pleurésie, n.° 18.
Signes mortels. 67. Les pleurétiques qui rendent des urines sanguinolentes, troubles, avec un sédiment de plusieurs matières confondues, meurent ordinairement dans les quatorze premiers jours. Coac. v. 37. A. 58 1.
Voy. plus haut, n.# 41 » page 4°°*
Présage d'autre maladie. Voy. Goutte , n.° 8.
Urines sanguinolentes.
Diagnostic. 68. L’hématurie spontanée désigne la rupture d’un vaisseau des reins, uéph. iv. 78. a. 89.
Voy. Vessie , n.os 2,6, 7.
Pronostic. Mauvais signe. 69. L’urine san-
4o6 Urine. Varices.
guinolente évacuée dès le commencement d’une maladie , présage que celle-ci sera longue. Coac. v. 44* A* $82»
Signes mortels. 70. La suppression des urines sanguinolentes est très-funeste dans les cas de douleur au dos et à la poitrine. Coac. ij. 21 4* n. 546.
Voy. Céphalalgie, n.° n.
VARICES. ( Varices ).
Diagnostic, i. Les varices des chauves sont très-pénibles lorsqu’elles ne sont pas grosses. Epid. ij. v. 40. a. 708.
Voy. Chauves, n.° 2.
Pronostic. Bons signes. 2. Les varices font cesser la mïtnie. Aph. vj. 2 1 . a. 99.
3. Les varices qui surviennent à l’un ou à l’autre des testicules , rétablissent la liberté de la parole , chez ceux qui grassayent en parlant. Epid ij. p. 4. a. 706.
VEILLE. ( Pervigilium , vigilia ). Voyez Insomnie.
VEINES ( 1 ). ( Venœ ).
Pronostic. Signes mortels. 1. Les plaies les plus mortelles sont celles qui intéressent les
( 1 ) Hippocrate donnait le nom de veine à tout vaisseau sanguin.
Veines. Vent. 407
gros vaisseaux , tels que ceux du cou , des aines. Prœd. ij. xix. 1. a. 5oi.
2. Les palpitations violentes des veines (artères ) jugulaires sont funestes lorsqu’elles sont accompagnées d’une dureté douloureuse au cou , d’un serrement des mâchoires et de spasme des tendons. Coac. ij. 196. a. 545.
Présages d'autre maladie. 5. Ceux qui , dans les fièvres , ont le teint animé , avec une vive douleur de tête et de fortes pulsations des veines ( artères ) , sont ordinairement menacés d’une forte hémorragie ( nasale ). Coac. j. 199. a. 532.
Voy. Phthisie, n.° 10.
Voyez Angine, Cou, Fièvre.
VENT. ( Fiat us ). Voyez Flatuosité.
VENT, air agité. ( Ventus ).
1. Les vents qui viennent de la mer se dessèchent un peu à mesure qu’ils parcourent les pays. De diœt. ij. vj. 2 , 3 , a. 2 1 3.
2. Ceux qui viennent des pays couverts de neige , de glace et arrosés par des fleuves , des étangs , communiquent de l’humidité et de la frafcheur aux plantes , aux animaux. Ils sont très-salubres pour les corps qui n’ont pas une constitution trop froide. De diœt. ij. vj. 4 ad 6. a. 2 1 3.
3. Tous les vents de terre sont nécessairement plus secs ; car ils sont desséchés tant
4o$ Vent. Ventre .
par le soleil que par la terre. De diœt. ij , çj,
4- Les vents ne pouvant tirer leur nourriture que des corps vivans, ils en absorbent l’humidité et nuisent par ce moyen aux plantes et aux animaux. De diœt. ij. vj. 14, i5. a. 21 3.
5. Les vents qui viennent des montagnes dessèchent non seulement l’air que l’on respire dans les villes , mais encore l’altèrent tellement qu’ils occasionnent des maladies. De diœt. ij. vj. 16 ad 19. a. ai 3.
Voyéz Saison.
VENTOUSE. ( Cucurbitula ).
Thérapeutique. Voy. Menstrues , n.° 17, Oreilles , n.° 7.
CENTRE. ( Alvus , venter ).
Diagnostic, i. La tension du ventre qui se relâche par l’effet d’un remède et qui (ensuite) se météorise promptement, indique un état spasmodique. Prced. j. xiij. 4. a. 479*
2. Les jeunes gens qui vont librement du ventre , jouissent d’une meilleure santé que dans le cas contraire; niais en vieillisant ils se portent moins bien , car alors le ventre se dessèche pour l’ordinaire. Aph. ij. 53. a. 77.
5. Les vieillards sont sujets aux cours de Centre. Apk. iij. xxxj. 1 , i3. a. 82.
4. Les constitutions boréales journalières dessèchent le ventr e.Aph. iij. xvij. 1 , 7. a. 79*
Vextre. 4og
5. Ceux qui sont dans un état d’assoupissement ©t de torpeur , avec lièvre et déjections salsugineuses , ne sont pas si sujets aux troubles du ventre. Coac. vj. io3. a. 58g.
6. Les déjections brûlantes , avec tension du ventre , désignent un mauvais état des viscères. Coac. vj. 106. a. 589.
Voy. Abattement, n.° 6, Abcès, n.° i,Aine, n.8 1, Hémorragie, n.® 17 , Maigreur, n.c 1 , Peau , n.° 2 , Pustules , n.° 6 , Yeux , 11,0 i5.
Voyez DÉjection , Diarrhée.
Pronostic. Mauvais signes. 7. Ceux qui , dans la jeunesse, ont le ventre relâché, seront constipés dans leur vieillesse : ceuxau contraire qui ont le ventre sec , seront relâchés dans l’âge avancé. Aph. ij. 20. a. 73.
8. Dans les maladies longues , si le ventre s’élève , sans cause manifeste , il survient des convulsions. Coac. j. 126. a. 528.
Voy. Estomac, n.° 6, Flatuosité , n.° 4» Lochies, n.* 1 , Ulcère , n.° 10.
Signes mortels, g. La tuméfaction du ventre précédée d’autres mauvais signes présage la mort. Coac. iij. 58. a. 552.
10. Les cours de ventre chroniques, suivis de vomissemens , avec inappétence , des sueurs copieuses et prostration subite des forces , présagent une mort prochaine , chez les sujets bilieux. Coac. vj. 100. A. 588.
Thérapeutique. Voy. Eau , n.os 4 » 5*
j4*o Ventre. Vers.
Douleur de ventre.
Diagnostic. Voy. Cancer , n.° i , Déglutition , n.° 2 , Lit , n.# i .
Pronostic. Bons signes. 1 1 . Les douleurs du ventre sont plus supportables lorsqu’il y a météorisme que quand il n’y en a pas. Aph. Vj. 7. A. 98.
La douleur du ventre est moins pénible chez les femmes enceintes qui ont des déjections boueuses. Coac. iij. 418. A. 57 5.
Mauvais signes. Voy. Douleur, n.°,9, Froid , n.° 7 , Ombilic , n.° 2.
Signes mortels. i3. La fièvre ardente précédée d’une vive douleur du ventre est mortelle. Coac. j. i85. a. 53 1.
Voy. Matrice , n.° 4 ? Pustule , n.- 4*
Présages d’autres maladies. Voy. Intestins, n.* 5 , Lochies , n.* 2.
VENUS. ( Venus ). Voyez Coït.
VERRUE. ( Verruca ). Voyez Excroissance.
VERS. ( Lumbrici , Vermes ).
Diagnostic, i . Les enfans du deuxième âge sont sujets aux vers (longs, et ronds). Aph. iij. xxv f. 1 , 6. A. 81.
2. Les sujets qui ont une hémorragie nasale précédée de constipation et accompagnée de frisson , sont ensuite affectés de lienterie , avec dureté du ventre ; ou bien ils rendent des
Vers. 4**
ascarides. Ces deux cas sont quelquefois coïncidens Coac. iij. 63. A. 553.
5. Les douleurs de l’orifice supérieur de l’estomac et des intestins occasionnent des déjections vermineuses. Coac. ij. 25o. a. 548.
Pronostic. 4- Il est avantageux de rendre des vers par le bas , aux approches des crises. De judic. j. 7. a. 438. Prœn. oc. 1. a. 4^5 et Coac. pj. 5. a. 584- ' Voy. Parotides , n.° 8.
V ers plat. ( Tcenia ).
Diagnostic. 5. La génération des vers plats a Heu chez les enfans , même avant la naissance. De morb. iv. xxvij. 2. b. i 5o.
Signes présens. 6. On rend le ténia par les selles , en forme de semence de concombres. De morb. iv. çcxpij. 3g. b. i 5a.
7. Lorsque le malade est à jeun, le ténia se porte tantôt vers le foie, tantôt d’une autre coté et cause de la douleur. Le malade salive quelquefois lorsque le vers se porte du côté du foie. De morb. iv. xxvij. 40 » 41* B* I^2,
8. Lorsque le ténia se porte vers le foie il occasionne de temps en temps , chez quelques sujets , une salivation abondante , une extinction de voix, une vive douleur de l’estomac et du dos ; car il s’attache quelquefois à ces parties. De morb. iv. xxvij . 42 a{ * 4^* B*
VERTÈBRE. ( Vertebra ).
Diagnostic, i . Les enfans du deuxième âge
r4is Vertèbre. Vertige
sont sujets aux luxations des vertèbres cervi.
cales supérieures, Aph. iij.xxvj. r ad 3. a. 8i.
Pronostic. Bon signe. Voy. Hémorragie , n.° ig.
Mauvais signe. 2. L’inspiration difficile avec une voix entrecoupée comme |>ar suffocation , et luxation de la première vertebre (cervicale), finit par être convulsive ( et le malade meurt). Prce l. j. xj. 5. a. 477 Coac. ij. 203. a 545.
Signe mortel. 3. La courbure intérieure de la colonne vertébrale est mortelle, lorsqu’elle est suivie d'ischurie et de stupeur. V ectiar. XX j. I. B. 867.
.VERTIGE. ( Vertigo ).
Diagnostic. Causes, i. Les constitutions journalières australes causent des vertiges. Aph. v. xvij. 10, i5. a. 79.
2. La température de l’hiver donne lieu aux vertiges. Aph. iij. xxiij. 1 , 12. A. 80.
3. Les vieillards sont sujets à cette affection. Aph. iij. xxxj. 1 , 8. a. 82.
Pronostic. Bon signe. 4. Une hémorragie nasale fait cesser les vertiges ténébreux qui se manifestent à l’invasion des maladies. Coae. iij , 60. a. 553.
Mauvais signe. 5. Les vertiges ténébreux accompagnés de douleurs , se guérissent difficilement , ils dégénèrent en manie furieuse. Cette maladie attaque plus particulièrement les vieillards. Præd. ij. xxxviij. 1 , 2. A. 5 16.
Vertige. Vessie. 4^5
Signes mortels. 6. Les vertiges ténébreux et l’hémorragie nasale qui accompagnent les
Îiarotides sont mortels , dans les maladies prcongées. Coac.j. i5o, i5i. a. 529.
7. Les fièvres vertigineuses accompagnées ou non de volvulus , sont pernicieuses. Coac.j. i5a. a. 529.
Voy. Sommeil, n.° 17.
Présages d'autres maladies. 8. Les vertiges ténébreux précédés d’un flux hémorroïdal qui ne fait que paraître , annoncent une légère paralysie que l’on peut prévenir par le secours de la saignée. Coac. iij. 66 , 67. a. 553.
Voy, Stupeur , n.° 5.
Thérapeutique. 9. Les vertiges ténébreux accompagnés d’autres symptômes > sans fièvre, indiquent le besoin de faire vomir. Aph. iv„ xvij. 1 , 4 » 6. a. 83.
voy. Purgation, n.° 20.
VESSIE. ( Vesica ). . ^
Diagnostic, i . Les urines épaisses qui contiennent des matières semblables à du son, indiquent une affection psorique de la vessie. Aph. ij>. 77. a. 89.
2.Lastrangurieavec évacuation de sang pur, de caillots, par l’urètre , douleur du bas- vent r® et du périnée , indique une affection de la vessie. Aph. iv. 80. a. 89.
Voy. Abcès , n.° 22.
Pronostic. Bon signe. Voy* Urine , n.° 58.
4»4 Vessie.
Mauvais signe. Voy. Néphrite, n.°8.
Signes mortels. 3. Une dureté douloureuse de la vessie est très-dangereuse. C’est encore pire lorsqu’il y a fièvre continue ; car les douleurs seules de la vessie suffisent pour donner la mort. Le malade est alors constipé , ou il ne rend qu’avec peine des matières dures; mais il se guérit par une évacuation d'urines purulentes qui forment un sédiment blanc et léger. Si cette évacuation n’appaise pas la douleur, si la vessie ne se ramollit pas et si la fièvre persiste , le malade peut mourir dans la première période de la maladie. Cela arrive principalement chez les sujets de sept à quinze ans. Prten. xi oc. 7 et seq. a. 4^4 Coac. iij. 3o4 ad 3og. A. 568.
Thérapeutique. tv La chaleur est avantageuse dans les maladies de la vessie ; le froid au contraire est très-nuisible; car il mortifie les parties affectées. Aph. v. ocxij. 1, ao, 22.
Calcul de la veSsie.
Voyez Calcul.
Plaie de la vessie.
Pronostic. Signes mortels. 5. Les grandes coupures (1) de là vessie sont mortelles. Aph. vj. acviif. 1 , 8. a. 99.
Voy. Plaie, n.° 9.
( 1 ) Voyez plaie , n.« 7 et la note.
Vessie. Vie. Vigueur . 41 5
Ulcère de la vessie.
Diagnostic. 6. Le pissement de sang ou de pus , indique un ulcéré de la vessie ou des reins. Aph. iv. 7 5. a. 89.
7. Celui qui pisse du sang , du pus , ou des matières écailleuses et fétides , a la vessie ulcérée. Aph. iv. 81. a. 90.
VIE. ( Vit a ).
1. La vie est courte, l’art ( de guérir) est long (à apprendre ) , le temps presse, l’expérience est dangereuse , le jugement est difficile. Aph. j. 1. a. 68.
2. La vie de l’homme est de sept jours; De aetate. j. 1. a. 3 12.
3. Ceux qui doivent parvenir à un âge trèsavancé conservent un plus grand nombre de dents. Epid. ij. vj. 2. A. 708.
VIEILLESSE. ( Senectus ). Voyez Age.
VIGUEUR ( état de ) d’une Maladie. ( Vigor morbi ).
Diagnostic, i. C’est au commencement et à la fin des maladies que les symptômes sont les plus faibles; mais ils sont très-violens lorsque le mal est parvenu à son état de vigueur. Aph. ij. 5o. a. 74*
Pronostic. Voy. Surdité, n.° 10.
Thérapeutique. 2. On doit user des alimens
4*6 Vigueur. Vin. Viscère.
les plus légers , tant qu’une maladie est dans
son état de vigueur. Aph. j. 8. a. 69.
5. Purgez , les premiers jours , seulement quand il est nécessaire ; car il ne faut pas le faire lorsque la maladie a atteint sou état de vigueur. Aph . ij. 29. a. 74.
Voy. Régime, n.os 28, 29.
VIN. ( Vinum ).
Bons effets, i. Le vin pur appaise la faim. Aph . ij. 21. A. 73.
2. Le vin pur calme les douleurs des yeux. Aph. vj. 3i. a. 100 et vïj. 46. a. 106.
5. Le vin guérit la dysurie et la strangurie. Aph. vij. 48. a. 106.
4. Le vin pur guérit les flatuosités, les chaleurs ( gastriques ) , les picotemens , la plénitude et les tranchées occasionnées par les alimens. De ajfect. Lij. 1 , b. 194*
Voy. Bâillement, n.° 3.
Mauvais effets. 5. Le vin est nuisible à ceux qui délirent , tant dans la frénésie que dans les autres maladies. De affect, oc. i3. b. 166.
VISAGE. ( Faciès , vulius ). Voyez Face.
VISCÈRE. ( Viscus ).
Pronostic, i. Les convulsions , les fortes douleurs des viscères sont de mauvais augure dans les fièvres aiguës. Aph. iv. 66. a. 88.
VïSCERÈ . VoiX> ^
2. La dysenterie supprimée à contre-temps donne lieu à des abcès dans les viscères» Coac. iij. 290. a. £>67»
VOIX. {Foæ).
Diagnostic. Voy» Chaleur i n*° 7»
Pronostic. Bons signes. 1. Le visage dé^ senflé , la voix devenue plus douce et plus faible , la respiration moins fréquente et plus facile, annoncent une rémission de symptômes pour le jour suivant. Coac » if. 10 4. a. 540.
Mauvais signes » 2. Une réponse faite d’une voix ( brusque et ) dure , par un malade ( qui était précédemment ) doux et tranquille , est un mauvais syptôme. Prœd. j. vj. 6. A. 475 et Coac.j, 79. a. 626.
3. La voix aiguë et glapissante est de mauvais augure. Prœd. j. vij. 10. a. 47 5.
4. La voix entrecoupée} après ün purgatif, n’est-elle pas de mauvais présage ? La piûpart de ceux qui sont ainsi affectés ont de légères sueurs et le cours de ventre. Coac. ij. 171, I72. A. 544*
Signes mortels. 5. Ceüx qui ont l’esprit frappé } la voix glapissante , un tremblement spasmodique de la langue et de la parole f tombent dans le délire. La sécheresse ( de la langue ) qui se joint à cet état , est ün symptôme pernicieux. Coac. j. i43> i44* A* £29.
6. Le cours de ventre qui survient * sacré cause manifeste , avec une voix tremblante #
4i8 Voix.
est mortel lorsqu’il dure long-temps. Coac ij
7. Après un vomissement accompagné d’anxiété , ceux qui ont ia voix aigre , les yeux ternes , deviennent maniaques ; dans cet état ils perdent ia parole et périssent. Præd. j. ij , 12, i3. a. 472 et Çoac. iv. i5, 16. a. 578.
Présage de spasmes. 8. Une voix aiguë , plaintive , avec obscurcissement de la vue , est un état convulsif ; les douleurs des parties inférieures sont utiles en pareil cas. Coac. ij.
Voyez Céphalalgie , Respiration.
Perte de la voix.
(Aphonia ; vocis defectio , dejectus , privatto ).
Pronostic. Bons signes. 9. Le tremblement rétablit la parole dont la perte était occasionnée par une rigueur. Coac. /. 3g. a. 524*
10. Dans une lièvre continue , ceux qui sont privés de la parole , avec un mouvement fréquent des paupières, seront bientôt en convalescence , s’ils recouvrent l’usage de la voix et s’ils reviennent à eux par l’effet d’une hémorragie nasale ou d’un vomissement. Coac. /. 11 o. a. 527.
Voy. Anüs, n.° 2, Urine, n.° 17.
Mauvais signes. 11. L’aphonie accompagnée
du hoquet est très - mauvaise. Præd. j. iij • 8. a. 47 3.
l es fièvres précédées de céphalalgie et
rotx. 4îg
accompagnées d aphonie, de sueurs, de déjections involontaires et d’une rémittence sensible, durent plus long-temps qu’à l’ordinaire. Les rigueurs qui surviennent ensuite ne sont pas d’un mauvais présage. Præd. j. xij. 8. A. 478 et Coac. ij. l'jS , 176. a. 544-
Voy. Abattement, n.° 3, Convulsion , n.° a5 , Fièvre, n.° 27.
Signes mortels. i5. L’aphonie qui se manifeste au commencement de l’opislhotonos , avec cris et badinages , présage la mort, pour le lendemain. Coac. iij. 94. a. 555,
14. La perte de la parole , accompagnée d’une orthopnée semblable à celle de l’étranglement } est mortelle. Præd. j. iij. 10. a. 47$ et Coac. ij. 173. A. 544*
i5i Dans une fièvre , l’aphonie précédée d’une espèce de convulsion et suivie d’uu délire taciturne , est mortelle. Præd. j. vij. 4. A. 47^5 et Coac. ij. 168. A. 544*
16. La perte delà parole, précédée d’un état pénible , présage une mort cruelle. Præd. j. vij. 5. A. 47 ^ et Coac ij. 169. A. 544*
16 bis. L’aphonie avec délire présage la mort. Coac. ij. 177. a. 544*
17. La perte de la parole avec prostration de forces, dans une fièvre aiguë , sans sueurs, est un signe mortel. La maladie est moins dangereuse avec des sueurs ; mais elle se prolonge. Ceux à qui cela arrive, dans une récidive, en réchapperont peut-être; mais ceux
420 Voix. Vomique.
qui ont, en pareil cas, une hémorragie nasale ou Une diarrhée , sont dans le plus grand danger. Code. ij. 180 ad i83. A. 544*
18. Les relâchemens subits du ventre qui surviennent , sans raison , dans les maladies chroniques , avec consomption , perte de la parole et tremblement, sont des symptômes funestes. Coac. vj. 93. a. 588.
Y oy. Céphalalgie, n.° 12, Fièvre , n.°55, Palpitation, n.° 1 , Rigueur, n.° 23, Tremblement , n.° 9.
Présages d’autres maladies. 19. La perte delà parole, accompagnée d’assoupissement, n 'indique- t-e lie pas des convulsions ? Prced.j. xvij. i5. a. 482.
20. Les suspensions fréquentes et un peu soporeuses de la voix, présagent la phthisie. Çoac. ij. 188. a. 545.
Voy. Sciatique , n.° 6.
Thérapeutique. Voy. Apoplexie, n.# 12.
VOLVULUS. Voyez Passion iliaque.
VOMIQUE. ( Vomica ).
Diagnostic, i. La vomique a lieu principalement à la suite de la pleurésie et de la péripneumonie. On la reconnaît aux signes suivans : la. lièvre est continue, il y en a peu pendant le jour , mais elle redouble vers le soir. Le malade sue beaucoup ; il éprouve des irritations au gosier; il tousse sans cracher sensiblement ; il a les yeux enfoncés , le»
VoMlQVE. 421
pommettes rouges , les ongles recourbés , les extrémités des doigts brûlantes ; les pieds s’engorgent ; l’appétit manque ; on observe des pustules vésiculeuses à la surface du corps. ( Prœn . xvj. 11 ad ig. a. 461 et Coac. iij. 188 ad 197. a. 56i). Tels sont les signes des vomiques dont la suppuration est retardée. Celles , au contraire , qui doivent bientôt s’ouvrir , se reconnaissent par les signes présens et consécutifs , par les douleurs que le malade a éprouvées dés le commencement, et en même temps par une respiration un peu plus gênée. Prœn. xvij. 1 ad 4. a. 461 et Coac. i j. 198. a. 56 i.
2. La suppuration peut se fixer sur un côté seulement. Pour s’en assurer on fait tourner le malade sur l’un et l’autre côté , on lui demande s’il souffre plus d’un côté que de l’autre , s’il y éprouve une plus grande chaleur; et si , couché .sur le côté sain , il se plaint d’une sensation gravative dans le côté opposé, on ne peut plus douter que c’est de ce côtélà que la suppuration est établie. Prœn. xvj. 6 ad 10 a. 461 et Coac. iij. 24$. A. 564*
3. La plûpart des vomiques s’ouvrent le vingtième jour , d’autres le quarantième , quelques-unes vont jusqu’au soixantième. Elles s’ouvrent le vingtième jour, et même avant, lorsque le malade ressent une vive douleur avec difficulté de respirer , lorsqu’il tousse et qu’il crache souvent. L’ouverture de la vomique sera retardée en proportion de l’in-
423 Comique.
tensité des symptômes ci - dessus. Il faut compter le temps depuis lequel la douleur , la fièvre , la pesanteur ou les frissons se sont manifestés, coac. iij. j 99 ad 202. a. 56a et Prœn. xvij. 5 ad 8. a. 461.
Pronostic. Bons signes. /t. Les malades guérissent en peu de temps si la fièvre les quitte immédiatement après l’ouverture de la vomique ; s’ils reprennent de l’appétit ; s’ils expectorent facilement une matière purulente, blanche , inodore , légère , de couleur uniforme et sans pituite ; enfin s’ils rendent , par les selles, des matières épaisses. Coac. iij. 204 ad
206, a. 502 et Prœn. xvij. 9 ad 12. a. 462.
Signes mortels. S. La permanence de la fièvre , la soif continuelle , ie défaut d’appétit, les crachats purulens , livides ou d’un vert pâle , pituiteux ou écumeux , et les déjections liquides , présagent la mort, dans les vomiques' qui résultent de la péripneumonie. Coac. iij.