‹ Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques [electronic resource]Chapitre 193 sur 234 · CARDINALE · texte numérisé non relu

CARDINALE

lilrc";.

liire.'i.

litres.

ranimes.

grammes.

grammes.

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Hyili ochlorate de magnésie.

O.OOOô

Sulfate de magiicsie. . . .

o,oo:>3

O.COSB

.Ces eaux, surtout la dcrnipie. paraissent assez cITicaces malgré la pclite l(uantilé de substances fixes qu'elles conliennetit. Il est h remarquer qu'elles \)nt une lemperature plus basse que la température moyenne de l'air et indéjendaule des variations de celle dernière ; ainsi , par le mois de juin, la tempélature de l'air ayant varié de 14 à 18 degrés centigratles , et s'étant reli ouvée le lendemain à 70,5, la température des sourdes s'est toujours maintenue à 7°, 5. Unn. chim. , t. 92, p. 172).

I II existe une autre eau ferrugineuse, du mênie nom, dans le dépaiteraent de ï Loire-Inférieure, dont l'analyse a été faite par MM. Prevel et Lésant, pharnaciens "a Nantes. (Journal de pharmacie , t. 7, p. 306.)

Gr.ÉouLx, village du département des Basses-Alpes, près duquel se Irouvent lies eaux sulfureuses , dont la température est de 30 à 36 degrés centigrades. Slles contiennent, d'après l'analyse de M. Laurent, une quantité inappréciable l'acide bydrosulfuriqne , de i'acitle carbonique , des hydrochlorates de soude »t de magnésie , du caibonate et du sulfate de chaux et une matière organique.

La MarÉ(.)derie, nom donné à deux fontaines ferrugineuses , froides, situées . l'est et dans la ville de Rotien. L'analyse qui en a été faite par M. Dubuc , et . [ne l'on trouve dans les Annales de chimie , t. 58 , p. 315 , ne parait pas exacte. , J'après quelques essais de M. Vogel , les eaux de la Maréquerie contien- Iraient , outre l'acide carbonique , le carbonate de chaux et le cai bonate de er, du sulfate de chaux , du sulfate et de riiydrochlorale de magnésie. ( Ànn. him. , t. 89, p. 104.)

Lamotté , petit village situé dans le département de l'Isère , à six lieues de irenoble. On y trouve , près du château du même nom, une source saline renarquable par sa haute température, qui est de 81 degrés centigrades. On l'en connaît pas d'analyse récente et précise.

La Rof.HE-PosAT , clans le déparlement de la Vienne. C'est du pied d'une olline calcaire, à cinq cents pas de la ville, que s'échappe une source d'eau laiblemcnt sulfureuse, froide. Elle a été analysée par M.Joslé, docteur en laédeciue. (Bulletin de pharm., t. 3, p. 518.)

L'Épinat, hameau situé auprès de Fécamp , département de la Seiue-Inféieure. Ou y trouve, de même qu'à Contre-Moulin et à Vulniont, autres lieux nvironnans , une eau ferrugineuse fioide qui a été analysée par M. Germain , harmacien à Fécamp ; cette analyse, qui ne peut être considérée que comme pproximative , se trouve dans le Journal de pharmacie , t. 10 , p. 105. LucQUEs , grande et belle ville d'J talie , qui possède un grand nombre de ources thermales dont la célébrité est fort ancienne ; telles sont entre autres \ source de la Ville , celle de Bei nabo , la Désespérée , qui a reçu ce nom à ïause des cures merveilleuses qu'on lui attribue , la Mariée, qu'on a regardée omme plus piopre à rétablir la vigueur de l'appareil génital, etc. De chacune e ces sources dépend un certain nombre d'établissemens de bains , construits a marbre, et réunissant l'élégance à la commodité. Leur températuie varie e 35 à 55 degrés centigrades. Suivant l'analyse du docteur Moscheni , elles jntiendraient de l'acide caibonique libre, des carbonates et des sulfates de laux et de magnésie , des liydrochlorates de magnésie et de soude , du surilfate d'alumine et de potasse, de l'alumine et de l'oxide de fer ; mais il est pident que l'existence de l'alun est incompatible avec celle des carbonates , le sorte que cette analyse est à refaire. LuxEuiL, petite ville du département de la Haute-Saône, à quatre lieues sud e Plombières et à quatre cents pieds au-dessous ; à pareille distance de Gains, t à douze lieues sud-est de Bourbonne. Ses eaux sont sans couleur, sans deur et peu sapides. La grande soui ce marque 52o4 , au thermomètre entigrade. M. Vauquelin , qui en a analysé l'eau , eu a retiré par litre :

grammes.

Chlorure de sodium mêlé d'un peu de sulfate de soude. 0,990

Carbonate de soude 0,030

Carbonate de chaux, mêlé d'un atome de magnésie. . . 0,090

Matière végétale bitumineuse »

^ottrn. unit', des Sciences méd. , sept. 1819. )

( Les eaux de Luxueil déposent une substance d'un brun noirâtre, quelquefois pctueuse , qui revêt le.'' parois des bassins et leur donne un aspect vernissé. i:elte substance a été analysée par M. Braconnot, qui l'a trouvée composée de :

ï DiCT. DE MÉDECINE ET DE ChIRDRGIK PRATIQUES.

Sable quarlzcux 50

Peroxide de manganèse 35

Oxide de fer 6,5

Baryte. 4,5

Uluiine. . 4

Il n'est pas probable que les quatre premières substances aient été dissoutes dans l'eau minéi ale. 11 est plutôt présumable (Qu'elles sont simplement charriées par l'eau qui doit, dans son trajet souterrain , traverser une mine de manganèse. H serait cepemlant à désirer qu'une nouvelle analyse des eaux de Lu.\euil , dirigée spécialement vers cet objet, vint éclairer ce point important de leur composition.

Mer, enn de m"r. L'eau de mer peut être comptée au nombre des eaux minérales salines, quoiqu'elle appartienne à un ordre défaits fort éloignés de ceux qui donnent naissance à ces dernières. Elle est le résultat de l'équilibre qui s'est établi naturellement entre l'cvaporation produite par son immense surface, et l'afflux continuel des fleuves qui viennent lui rendre ce qu'elle a perdu). On conçoit, du reste, pourquoi elle est plus chargée de sels que la plupart des eaux terrestres ; c'est qu'elle ne perd que de l'eau par l'évaporatiou , et que celle qui lui revient de la terre rapporte toujours avec elle quelques substances en dissolution. Il semblerait d'un autre côté, en raison de celte cause permanente d'augmentation des principes fixes , que la proportion des sels contenus dans l'eau de la mer aurait dù s'accroitre justju'au point où elle en eut été saturée ; puisqu'il n'en est pas ainsi , il faut bien admettre qu'il existe des causes encore inconnues qui limitent la salure de la mer et la restituent au sol , bien avant qu'elle ait atteint le point de saturation.

Des chimistes d'un grand méi ite ont aussi pensé que l'eau île mer devait tenir en dissolution toutes les substances trouvées dans les eaux terrestres ; mais jusqu'ici l'expérience n'a pas confirmé colle vue qui semblait une conséquence nécessaii e de l'origine des eaux marines ; soit que leur degré de salure en exclue déjà un grand nombre île composés peu soiubles, ou que nos méthodes d'analyse n'aient pas encore acquis un assez grand degré de précision.

La salure de la mer est à peu près uniforme partout , ou , ])our parler plus exactement , elle tend sans cesse , par le mélange des eaux des différentes régions , à toucher ce point d'uniformité sans l'atteindre en réalité. La raison en est facile, les grands fleuves diminuent sensiblement la salure de la mer environnante, surtout s'ils se déchargent dans un golfe ou dans une mer inférieure qui n'ait qu'une communication médiocre avec l'Océan : telle est en Europe la Baltique. On peut ilire aussi que la salure vers les pôles ne doit pas être la même qu'à l'équateur, soit qu'elle augmente lorsque , par un hiver rigoureux , l'eau se congèle sur une grande étendue j soit qu'elle diminue quand, dans une auUe saison, la fonte des glices mêle de l'eau douce à l'eau salée; dans tous les cas, d'immenses courans d'eau , de température et de salure différentes, observés au sein de l'A tlantique , démontrent sultisamment que, si l'eau de l'Océan ne s'éloigne pas sensiblement d'une salure moyenne , il est difficile qu'elle se maintienne exactement la même partout.

L'eau de l'Océan est généralement inodore, transparente, légèrement colorée , ayant une saveur salée, acre et saumàtre. Sa pesanteur spécifique moyenne , déterminée par M. Guay-Lussac , est de 1,0286 ; et le résidu salin qu'elle produit, par une dessication parfaite au rouge obscur, est de 36,5 grammes par litre. (Jnn. cliim. et plijs., t. 6, p. 428.)

( Dans celle évaluation , le muriale de magnésie est compté comme chlorure de magnésium. Si on le supposait à l'élat d hydrochlorate de magnésie, comme on l'obtient par la seule dessication à 100 degrés, la quantité de résidu serait nécessairement plus considérable )

Quant à sa composition, elle a été l'objet des recherches d'un grand nombre d'habdes chimistes , et cependant on peut dire qu'elle n'est pas encore exactement connue. L'analyse de Lavoisier , f.dte en 1772, sur de l'eau puisée à Dieppe, doit être rejetee toute la première, la lotalité des sels déterminés par lui ne s'élevanl qu'à 19,67 grammes par litre, tandis que leur quantité moyenne est de 36j5 grammes, comme nous venons de le dire. Celle de Bergmann faite sur une eau puisée à la hauteur des Canaries , et à la profondeur de 60 brasses, pèche au contraire par un excès de sel marin ( Opuscules cliimicpies , tome l ) ; enfin , celle de MM. Bouillon-Lagrauge et Vogei^Ànii. chim. tom. 87, p. 190) est fautive, surtout par suite d'évaluations calculées sur la composition inexacte des sels. En y faisant les corrections nécessaires on est amené aux résultats suivans :

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