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MOYENNE

grammes.

RoisDORFF, village du ci-devant département de la Roèr et dans l'ancienne seigneurie d'AIfter, à une lieue du Rhin , une et demie de Bonn et quatre de Cologne. La source se trouve à l'entrée du village et dans une situation des plus agréables. L'eau, qui porte indifféremment le nom A'After ou de Roisdorff^ est très-froide et d'une densité de 1,0089. Il parait que , suivant une analyse de M. Vauquelin, cette eau contient un volume d'acide carbonique égal au sien, des carbonates de soude, de chaux et de magnésie; très-peu de carbonate de fer , du sulfade de soude , et du chlorure de sodium. Depuis , on a publié les résultats de deux autres analyses de l'eau de RoisdoriT; l'une, par M. Petazzi, dans les Annales de Chimie, t 87 , p. 109 ; et l'autre par M. Bischof, dans le Journal de chimie médicale , t. 3, p. 395 ; mais comme la première analyse préi sente-3 grammes , 1 76 pour le poids total des substances fiscs contenues dans, un kilogramme d'eau, et la seconde 4 giammes , 962 (dans la supposition que l'auteur de l'analyse s'est servi de la livre de 12 onces et du dragmedeGO grains) , dans l'impossibilité où nous sommes de donner la préférence à l'un ou à l'autre résultat , nous nous bornons à indiquer les recueils où ils se trouvent consignés. Nous remarquerons d'aillenrs que, suivant M. Petazzi, la source de Roisdorff se trouve entre deux autres , distantes seulement , l'une de vingt cinq mètres , qui n'offre qu'une eau commune , et l'autre de soixante-six mètres, qui est tellement ferrugineuse qu'elle ne sert à aucun usage.

Rouen. F'oyez La Maréquerie.

Saint-Alltre , nom d'une fontaine de la ville deClermont, en Auvergne, remarquable par une telle propriété' incrustante, que du dépôt calcaire formé dans le canal qui la reçoit est résulté une muraille énorme qui a reçu le nom dô Pont naturel de Saint- Allyre. On n'en connaît pas d'analyse exacte ; seulement M. Berzélius, ayant examiné un morceau de cette muraille naturelle, en a retiré de l'acide phosphorique , de la silice, de la chaux, de la magnésie, des oxides de fer et de manganèse; de sorte qtie, indépendamment des sels de soude et autres qui composent habituellement les eaux miuérales^ ces différen' tes substances doivent faire partie de celles de Saint-Allyre [Ann. chim. et ptij:, t. 28, p. 404).

Saint-Amand , ville du département du Nord , à trois lieues de Valenciennes. Ses eaux, faiblement sulfureuses , et d'une température de 18 à 28°, ont jouit d'une assez grande célébrité. Il y en a quatre sources , dont deux surtout, dites la fontaine du Bouillon et la fontaine moyenne , ont fixé , dans ces dernières années , l'attention du docteur Pallas. I/eau de la première est limpide et sans' oileiir ; celle de la seconde est légèrement opaque , comme le serait une eau sulfureuse décomposée, et laisse surnager des flocons blancs d'une odeur et d'une saveur très-prononcées d'œufs couvés. Cette odeur disparaît promptement a l'air ; voici du reste les résultats de l'analyse faite par le docteur Palias [Journ. pharm:\ t. 9, p. 101 ).

EAUX MINERALES.

EAUX MINERALES.

M. P illas a aussi déterminé la nature du dépôt boueux des eaux de Saint- .mand , dont l'usage en bains est recouioiandé contre diverses maladies cliroiques. 11 en a retiré de la silice, de l'oxide de fer, des carbonates de chaux et e magnésie , une matière exlractive d une odeur alliacée , et une assez forte roportion d'une matière végéto-animale. Quant au soufre qu'il pense devoir y sistcr à l'état de corps simple , il est possible qu'il s'y trouve , en effet , sous et état, en petite quantité; mais l'expérience sur laquelle M. Pailas se fonde our l'admettre n'est pas concluante, par la raison que l'eau de Saint-Amand Bntient une forte proportion de sulfates ; que ces sels doivent exister aussi dans

s boues , et que le résultat de leur calcination avec la matière organique a dii roduire des sulfures ilécomposables par les acides.

Saikt-M ART , nom d une cha pelle située à un quart de lieue de Clermont , déartement du Piiy-de-Uôuie. Ou y voit deux sources d'une eau légèrement therlale, gazeuse et faiblement ferrugineuse.

Saint-Nectaire, grand village situé au pied du Mont-Dorc , à c[ifatre eues du village du même nom , et à peu près à égale distance de Clermont et 'fssoire. Ses eaux minérales, situées à uue demi lieue du village , ont été conues des Romains ; mais elles étaient tout à-fait tombées dans l'oubli , lorsque , h 1812, on découvrit de nouveau la source principale qui s'était obsti uée elie- ,iême eu empâtant d'une croûte calcaire des débris qui la recouvraient. Dès )rs CCS eaux ont fixé l'attention du gouvernement, et il n'est pas douteux u'elles ne forment plus lard un établissement susccpliblc d'être visité par un rand nombre de malades.

Indépendamment de cette source, nommée lu grande source ou le gros bouilj)« , dont la température est de 4(30 centigrades , on en trouve d'autres qui ne élèvent qu'à 36, 34 et 24" , mais qui, d'après M. Berthier, contiennent les lièmes principes , au nombre desquels dominent l'acide carbonique et le cai bolate de soude ; ces eaux , supérieures à celles du Mont-Dore, et toul-à-fait anaigues à celles de Vicliy , peuvent donc être employées aux mêmes usages que L's dernières. Voici , au reste, les résultats de l'analyse qu'en a faite M. Beriicr [Ann. chim . et phj., t. 19, p. 132).

Acide carbonique libre.

Bi-caibonate de soude.

Chlorure de sodium. . .

Sulfate de soude. . . .

Carbonate de chaux. . .

— de magnésie.

Oxide de fer

SELS

SELS

AMHYDRES.

CRISTALLISÉS

grammes.

grammes.

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