Aignil fataracte corps étr
- 1, 2, Elévateur écartant les [paupières. — 3. Pinco fixant l'œil. — le i paracentèse passée derrière le corps étranger. — 5. Coutean ù dc'gageant le corps étranger. — 6. Lance de l'aignille repoussant le anger, 7. — 8, 8. Arrêts de l'aiguille à paracentèse.
latéral, Laugicr), permettent de voir le corps étranger et les désordres qu'il a produits sur la cornée. En passant une aiguille à cataracte sur le point qui paraît être le corps étranger, on perçoit un petit choc caractéristique.
Certains corps étrangers laissent en passant sur la cornée
Fig. Hl. — Cancer de la cornée m de fac
Fig. 143. Aiguille introduite dans la cliambre antérieure; ollt étranger et le fait sortir en avant de la cornée, où il est
repousse la pointe du eoi'ps saisi par une pince.
r le ])ord de la cornée (S(elwag), se présentent avec les ractères du cancer de la conjonctive. V. Conjonctive. Thérapeutique. — On fera l'ablalion du cancer avec les nés superficielles de la cornée, lorsque le cancer sera u étendu; plus tard, il vaudra mieux enlever la moitié
l'œil ou même faire l'énucléation de l'œil.
Cornée (CoRPS ÉTRANGERS DANS LA). Des poussières
sable, des grains de poudre, des poussières métallies, des étincelles de fer rouge, arrivent parfois sur la rnée, s'y implantent et peuvent même s'y enkyster.
une marque qui peut être prise pour la présence du corps étranger lui-même, mais l'absence du choc sous l'instrument explorateur fait connaître cette disposition.
Les corps étrangers qui ont traversé la cornée peuvent causer des iritis, la fonte purulente de l'œil, et dans quelques circonstances les ulcères rebelles delà cornée.
Thérapeuticiue. — Il faut toujours enlever le plus tôt possible les corps étrangers de la cornée, surtout ceux qui ont brûlé cette membrane; il faut empêcher l'augmentation de l'ulcération.
CORN
CORN
On f-nlèvora le corps ('trangcr avec, nnc aiguille à cataracte ou la pointe d'un bistouri, et, à défaut de ces instruments, avec la pointe effilée d'une plume d'oie.
Si le corps étranger est entré profondément dans la cornée, on fera une ponction, on chassera le corps d'arrière en avant, et on l'extraira avec une pince lorsqu'il sera devenu saillant (fig. U2 et US).
L'œil sera lavé à grande eau avec une seringue; s'il y a eu brûlure, on lavera avec de l'eau et du lait, on placera des compresses d'eau fraîche sur l'œil, l^e traitement doit être continué plusieurs jours.
Cornée (OPACITÉ, OU T.iiES DE LA). Indépendamment des opacités intlammatoires qui donnent à la cornée l'aspect d'un verre dépoli, outre les taches produites par l'infdtration des collyres métalliques sur la substance intercellulaire de la cornée (His), il y a des opacités permanentes, sans altération des parties de la cornée qui sont recouvertes de l'épithélium normal et sont de véritables cicatrices centrales, périphériques, superficielles ou interstitielles, formées de tissu cellulaire, mêlé à du pigment dilué, plus des éléments accessoires, des sels calcaires quelquefois, et du tissu graisseux.
Il n'est pas rare de voir se former des vaisseaux, qui, de la conjonctive, se rendent aux taches delà cornée.
Une simple cicatrice peu épaisse est un mphélion ou nubecula; une tache circonscrite est un alhugo, et lorsque l'opacité est suffisante pour intercepter toute transparence on dit qu'il y a leucome. Le leucome adhérent est celui dans lequel l'iris adhère par une synéehie antérieure à la cornée.
On reconnaît l'étendue des taches par l'éclairage latéral, qui montre une couche luisante, formée par l'épithélium, au-dessous duquel existe un nuage; on devra employer les mydriatiques pour juger s'il y a adhérence de la cornée avec l'iris. Quoiqu'il n'y ait pas un large leucome et une perforation antérieure de la cornée, il peut y avoir adhérence de l'iris à la face profonde de cette membrane (Donders).
Les petites taches ne troublent pas sensiblement la vue, mais elles nuisent à la netteté de l'image perçue. Lorsque la tache est plus grande, ily aune grande gêne pour la distinction des petits objets ; et il se produit (pielquefois du strabisme occasionné par les efforts d'accommodation, ou un affaiblissement de la vue et des congestions de la conjonctive. Ce sont surtout les petites taches centrales qui produisent ces effets. Une grosse tache, au contraire, masque le champ visuel, et les malades ne se servent plus que d'un seul œil pour distinguer les objets.
Thérapeutique. — Il n'y a rien à faire pour les taches profondes, pour le leucome et l'albugo étendus à toute la cornée et ol)lilérant le champ pupillaii'e.
Contrôles taches de la cornée, on emploiera :
Les insufflations de poudre de calomcl pur ou mêlé avec parties égales de poudre de sucre, une fois par jour.
On emploie, en Allemagne, la pommade suivante :
Axnnge 15 gi'urnines.
I'réiM]pit(' roiigp 5'J onnligramines.
Une fois par jour on placera sur la cornée gros comme une tète d'épingle de cette pommade. S'il y a adhérence de l'iris, on instillera tous les jours le collyre :
Enu (listilli'c
Sufate iieiitr • ii'.iti-u[tiiif.
60 grammes.
20 centigrammes.
L'application d'un courant électriipie continu sur la tache a été proposée, mais c'est là im moyen difficile à
mettre en usage, qui congestionne beaucoup l'œil et sans profit.
On tentera l'abrasion de la cornée pour les taches superficielles dues à une cicatrice de la cornée ou à une tache métallique; avec un bistouri scarificateur, on enlèvera une lamelle de la cornée où se trouve la tache, l'œil sera fermé, et l'on pansera à l'eau froide.
Il n'y a pas de traitement médical à faire pour les taches qui sont le résultat de l'infiltration des collyres métalliques.
Une dissolution de sucre est assez bonne pour faire disparaître les particules de chaux qui font tache sur la éornée qui vient d'être brûlée (Gosselin].
On aura recours, pour les taches étendues en profondeur, à des lunettes métalliques munies d'une très-pefiln ouverture ou d'une fente qui sera en rapport avec les piirties saines de la cornée (lunettes sténopéiques, Donders;. Les malades se serviront de ces appareils prothétiques pour lire.
Pour les opacités consécutives à des ophthalniies scrofuleuses, on emploiera le collyre :
Eau ilistillée 20 grammes.
lodure de potassium 1 id.
loile 1 il 3 centigrai
F. s. a. Contre les taches de la cornée, lorsqu'il ji'ja aucune trace d 'inflammation E] (Desmarres).
Le collyre d'Everman, semblable au précédent, ne contient pas d'iode [3-
Lorsqu'd y a des taches sur un œil et que l'auti'e œil est bon, il ne faut pas faire d'opération, pour rétablir li netteté de la Aision, car on ne peut toujours compter sm un succès. Néanmoins, lorsqu'il y a une diplopie gênante et un affaiblissement de la vue, on exécutera le déplacement pupillaire (V. Iridectomie, Déplacement de la •pupille) pour amener la pupille devant une portion transparente de la cornée, et l'on fera porter au malade des lunettes à verres prismatiques qui ramènent les rayons lumineux dans l'axe oculaire. Si l'iris adhère à la cicatrice, on fera l'iridectomie. V. Iridectomie, Pupille auti- >
FICIELLE.
Etablir une pupille artificielle aux dépens de la sclérotique, au voisinage de la cornée (Autenrieth), est une opération insuflisante.
Enlever la tache de la cornée et y transplanter un corps organique diaphane, la cornée d'un animal (Reisenger, Wurtzer), placer un corps diaphane, tel que du verre (Nussbaum), ne donnent pas de meilleurs résultats, et riquent de faire fondre l'œil par la suppuration.
€ora«»-c (TACHES SPONTANÉES DE LA) OU Cliorio-kér.r
tîtc. La compression intra-oculaii'e, le glaucome, la compression e\ercée d'arrière en avant sur la cornée aprè^ l'abaissement d'une cataracte (Desmarres), la cessation de fonction des nerfs de la cornée, la section des nerfs de la cinquième paire, ou l'inflammation de la sclérotique, une alimentation sucrée et le diabète, entraînent une opacil'' spontanée partielle ou totale delà cornée.
Ces opacités apparaissent lentement ou par poussn successives (Desmarres); lorsqu'elles guérissent, elli laissent après elles des cictariccs indélébiles ; mais le plusouvent la cornée se perfore et l'œil se vide.
Théra.iii-iiti(jae. — On traitera les maladies dont li'opacités da la cornée sont l'épipliériomène; mais en niêiii' temps on instillera du collyre à ratro))inc au centième,!" l'œil, sera maintenu toujours fermé, sauf les moment d : l'examen. On poiu'ra instiller le collyre à ratr(qiiiie san
CORN
CORN
uvrir entièrement les paupières. V. Conjonctive, Dia- ÈTE, Glaucome, Névralgie trifaciale, Sclérotite,
ÉROPUTHALMIE.