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FAUSSE COUCHE. V. AVORTEMENT

FAUSSE ftîROSSESSE. L'hydromélrie, la pliysométrie (Hippocrate, Guillemeau), ne sont pas des fausses grossesses, ce sont des accumulations de liquide et de gaz dans l'utérus.

Une fausse grossesse et un germe avorté présentent une évolution incomplète : tantôt il y a un développement des villosités placentaires ; tantôt il y a eu une expulsion du fœtus et une organisation rudimentaire du placenta, puis consécutivement une végétation de la muqueuse utérine. On dit alors qu'il y a une môle vésiculaire, improprement appelée môle liydatique.

.lamais on n'a vu la fausse grossesse formée par une véritable tumeur bydatique contenant des échinocoqucs (Ixobin).

La môle hydatique embnjonnée (madame Boivin) est une masse de franges formées de vésicules blanches, analogues à des grains de grenade, contenant au milieu d'elles un fœtus ou des débris de fœtus. C'est un œuf altéré.

La môle hydatique creuse (madame Boivin) est une persistance de l'amnios avec quelques villosités placentaires.

La môle hydatique en masse (madame Boivin) est une organisation incomplète d'un placenta après destruction du fœtus.

Les môles produisent les mêmes signes que la grossesse, sauf qu'il y a quelquefois de temps en temps de petites pertes sanguines.

Les fausses grossesses se terminent ordinan'tmeat sans

FATJS

accidents par rexpulsioii des môles, el il csl rare qu'iuio hémorrhagie en soit la conséquence.

L'absence de bruits du cœur du fœtus au cinquième mois d'une grossesse supposée doit faire soupçonner mic môle ou la mort du fœtus.

Thérapeutique. — Quand on aura cru reconnaître une fausse grossesse, il faut attendre. Si une hémorrliagie apparaît, on devra hâter l'expulsion de la môle par l'administration de l'ergot, 2 grammes, et aller (.licrcher la môle avec la pince à faux germe de Levret, si le col est entr' ouvert et si la môle ne sort pas. — On fera ensuite des injections émoUientes dans l'utérus et le vagin.

FAUSSE MEMBRAXE. Les pellicules membraneuses qui se forment sur la iieau privée de son épidémie, sur les muqueuses sans épithélium, et sur les séreuses enllamniées, sont des fausses membranes ou 'pseudo-memhranes, ou bien des néo-membranes.

Toutes les fausses membranes sont formées de mucine et de fdjrine coagulée en fibrilles plus ou moins nombreuses, parsemées de granulations moléculaires, de corps granuleux d'inflammation, de cellules de mucus ou de pus, quelquefois de globules de sang et de sporules d'oïdium, avec ou sans tiges du végétal.

11 se développe des fausses membranes sur la surface des vésicatoires d'une personne bien portante d'ailleurs ; sur la surface des brûlures et des plaies ; sur la plèvre, sur le péritoine, sur le péricarde et sur les séreuses enflammées ; sur la muqueuse enflammée de l'œil, du nez, des lèvres, des gencives, du pharynx et du larynx; sur la muqueuse de l'intestin irritée par une constipation opiniâtre, et partout ces fausses membranes ofl'rent la même sti'iicture. (Laboulbène.)

Les fausses membranes des séreuses restant à l'abri de l'air sont vivantes, deviennent vasculaires et s'organisent pour disparaître par absorption, tandis que les fausses membranes des muqueuses et de la peau ayant subi l'action de l'atmosphère sont rejelées comme des coi'ps étrangers, ou se corrompent sur place et par leurs produits empoisonnent souvent l'organisme.

Bretonneau a fait de la production morbide des fausses memlwanes sur les mu([ueusês et sur la peau une maladie locale nouvelle, appelée diphthériie (V. ce mot), qu'il détruisait sur place par les caustiques, avant qu'elle ail infecté l'organisme, et il la considérait comme inflammation spécifique dont la nature était de produire la fausse membrane.

Les fausses membranes ne sont pas le caractère d'une classe morbide, car on les observe chez un grand nonibi e de sujets qui ont, par précaulion, un vésicaloire au bras; elles ne sont qu'un produit analomique, comme le pus, et selon les conditions de leur développement elles acquièrent une spécificité dilférente : altérées par l'air sur une nuiqueuse érodée, ulcérées ou gangrenées, leur putrilage absorbé empoisonne le sang et amène des embolies capillaires du poumon, des pneumonies lobulaires métastatiques, avec ou sans abcès au centre.

Ou les fausses membranes ne signifieoit rien, comme lorsqu'elles se développent sur une plaie sans produire aucun accident ; ou bien elles donnent lieu à des accidents de résoi'ption plus ou moins graves; ou bien enfin elles agissent connue obstacle mécanique en fermant des conduits indispensables à l'exercice de fonctions importantes, comme sont le larynx ou les bronches (V. Croui") : mais alors c'est moins la fausse membrane en elle-même qui

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