Livre (ih) ou 16 onces 500 grammes
Demi-livre (ft> 6) 8 onces 250 idem.
Quarteron 4 onces 125 idem.
Once (5) 8 gros. 318%25
Demi-once (B (<) U gros ib^' ,60
Gros (5) 72 grains 3s^90
Demigros(3C) 36 grains 1B^95
Scrupule (.» 24 grains ^8^30
Crain (Gr.) 0fî%054
En pharmacie, ces rapports exacts ne sont pas usités, et l'on se contente des rapports approximatifs que voici :
1 grain (Cr.) 0g'-,0.)
2 grains 08^l0
18 grains ... 1 gramme.
24 grains ... ou 1 scrupule (.■>). . le^^so
1/2 gros (3 ù). ou 36 grains 2 grammes.
1 gros (3). . ou 72 grains 4 idem.
4 gros(3fi). ou demi-once 158'',60
1 once (5) 32 grammes.
4 onces 125 idem.
1/2 livre (ftti). ou 8 once? 250 idem.
1 livre (ft) 500 idem.
2 livres iOOO grammes (1 kilogramme).
DE
AAW£ (Portugal). Eau minérale sulfurousi' sodiqnc, à 25" : elle s'emploie conlre les maladies chroniques du poumon et des bronches [+]•
AARZILHE. Eau minérale sulfureuse sodique de la Suisse (caiilon de Berne), à 25° : on l'emploie contre les maladies des bronches et du poumon, et dans les maladies de la peau \±\.
AB/tCll. Eau minérale alcaline froide de la Bavière : elle s'emploie contre la dyspepsie \±i, la goutte et le rhumatisme i I.
ABAISSE.TIENT DE L'UTÉRUS. V. UxÉRUS.
jtB.iKO (Vénélie). Eau minérale chlorurée sodique et iodo-bromurée, thermale, 82" à Sk°. Cette eau se donne en boisson, en bains, sous forme de boues chaudes, et en cataplasmes : on l'emploie dans- la goutte et les rhumatismes goutteux dans certaines paralysies \±}, dans les tumeurs blanches elles maladies scrofuleuses \±\.
ABBECOUKir (arrond. de Versailles, Seine-et-Oise). Eau froide bicarbonatée, sidfatée magnésienne et ferrugineuse. Eau pour boisson, légèrement purgative : elle s'emploie contre les scrofules FH-
ABCÈS EI>I GÉNÉRAL. La collection d'un liquide anormal, appelé dans une cavité contre nature, au milieu de tissus diversement altérés, est un abcès.
L'inflammation aiguë franche, l'inflammation passée à l'état chronique, ou qui est chronique d'emblée, sont les causes de la formation des abcès. Ceux-ci résultent de l'accumulation du pus entre les tissus qui se recouvrent de granulations, formant alors une sorte de membrane, et ils dépendent d'un travail phlegmasique simple bu provoqué par des produits morbides ou des tissus dégénérés qui ne peuvent être repris par l'absorption.
Les abcès sont un des modes de la terminaison de l'inflammation aiguë et chronique.
11 y a trois sortes d'abcès : 1° les abcès inflammatoires francs, ou abcès chauds, ou abcès plilegmoneux ; 2" les abcès froids, mieux désignés sous le nom à'abcés chroniques, parce que le mot d'inflammation est encore exprimé dans ce terme ; 3° les abcès par congestion.
Le tissu cellulaire, les gaines celluleuses, le tissu cellu-
BOUCHUT ET UESPKÉS. — 2' édit.
laire des organes des glandes, sont le siège des abcès chauds, mais les parenchymes, les organes complexes conmie l'œil, les tissus vasculaires et celluleux sont aussi suscejitibles de s'abcéder. Partout oîi il peut exister un phlegmon, il se produit des abcès chauds.
Lors(|u'une séreuse est enflammée, lorsqu'elle se recouvi'e de fausses membranes, et que celles ci circonscrivent une cavité où le pus séjourne, la collection de pus est encore im abcès chaud, désignation à laquelle doit être ajoutée l'épillièle enkf/stè ; au nombre de ces abcès, il faut encore compter les suppurations des kystes hydaliques ou autres.
Les abcès chauds existent autour d'un corps étranger, ou d'un épanchement sanguin transformé en caillots. Ils existent sous la peau au-dessous d'une ulcération enflammée, autour d'un vaisseau lymphatique ou d'une veine, après une angioleucile et une piiléi)ite. Ils apparaissent sous le périoste après une périostite ou une ostéite superficielle, dans le canal médullaire des os après une ostéomyélite. Le poumon, les intestins, la prostate, l'utérus, le;: glandes lymphatiques enflammées, sont le siège d'abcès de même origine que les abcès chauds, et suivent une évolution à peu près semblable; souvent aussi l'inflammation de ces organes détermine des abcès chauds dans le tissu cellulaire qui les entoure.
Les abcès qui se développent à la dernière période des maladies aiguës graves, avec phénomènes infectieux, ou pendant la convalescence et chez les individus très-affaiblis, sont encore des abcès de la nature des abcès chauds, bien qu'ils se développent vite et sans phénomènes phlegmasiques antérieurs. Il est bon de considérer néanmoins que, l'attention n'étant pas portée sur les points où ces abcès se développent, des phénomènes inflammatoires précurseurs de peu d'intensité ont pu passer inaperçus. Les abcès soudains (Delpecli) sont des abcès chauds chez des individus débilités.
Les abcès métastatiques sont des abcès chauds : parce qu'ils se développent chez des malades ayant d'autres foyers de suppuration, ils passent vite par leurs diverses périodes. Cette rapidité dans la marche est la loi des abcès qui se développent secondaireujent, tels que les fusées autour d'une plaie enflammée, les abcès dans les gaines des fléchisseurs après un panaris, comme les abcès coïQcidant avec les érysipèles.
AliCE
ABCE
Lors(|iruiie inllaiiiiimlioii passe à l'état clironi([nc, il se forme des abcès successifs, petits, anfractueux, ou régiiliei's, ne fusant généralement pas, à moins qu'ils n'occupent une région où il y a beaucoup de tissu cellulaire et de graisse. Ce sont là des abcès intermédiaires entre les abcès fioids et les abcès chauds.
Les inllanimalions chroniques d'emblée, comme les • scrofulides, les syphilides de la peau, des muscles et des os, les adénites lymphatiques, les tumeurs blanches, les nécroses, la carie et la dégénérescence tuberculeuse des os donnent lieu à des abcès froids, ou chroniques, ou symptomaticjues, qui se développent dans le tissu même de l'organe ou dans le voisinage. Ce sont les abcès froids ou abcès chro)nques. Les abcès par congestion ne sont qu'une espèce d'abcès chroniques.
Un abcès froid se produit au dedans ou autour d'un ganglion ramolli, par une dégénérescence strumeuse ou scrofuleuse. Lent à se former, il reste longtemps stationnaire et s'ouvre à la longue spontanément à l'extérieur. La suppuration dans les nécroses produit un abcès dans riiUérieur d'un os, puis le pus se fait jour à travers la substance de l'os et forme une seconde variété d'abcès dit de voisinage ou circonvoisin. Les tumeurs blanches après l'altéralion des os deviennent l'occasion de la formation d'abcès; ou bien le liquide contenu dans l'articulation s'échappe à travers une ouverture accidentelle de la synoviale, et engendre la suppuration dans le tissu cellulaire exlérieui', ou bien une inllannnation chronique développée d'emblée, dans le voisinage de l'articulation, détermine la formation d'un abcès froid.
Les parenchymes, comme le foie, le cerveau, la rate [Journal de Vundennonrle, t. LU), où le tissu cellulaire est peu abondant, sont quelquefois le siège d'abcès qui ont les caractères des abcès froids et comme eux marchent avec lenteur. Certains abcès périnéphrétiques se manifestent sous cette forme et sont des types d'abcès chronique.
Les abcès par congestion ne diffèrent des abcès froids et chroniques que parce qu'ils sont toujours le résultat d'une lésion du squelette, et qu'une dégénérescence incessante des os entretient une production de pus à laquelle les parois propres du foyer purulent ne concourent pour ainsi dire pas.
La cavité des abcès chauds et des abcès chroniques ou froids, est revêtue par une exsudation fîbrineuse des parties demeurées saines, à laquelle on donne le nom impropre de membrane pyogcniqne (Hunter, Home, Delpecli). Ce soni les capillaires qui versent directement les liquides dans les abcès. Plus un abcès est ancien, plus cette membrane adventice est épaisse, car elle s'organise, et les abcès par congestion présentent des parois d'une épaisseur entièrement en relation avec la date éloignée de l'apparition de la collection purulente.
Le pus est une exsudation séreuse mêlée à des globules granuleux d'inflammation, aux globules du sang altéré. Il est blanc, jaui\e, verdâtre, d'une épaisseur et d'une consistance variables, suivant que l'abcès est chaud ou froid, et suivant les matières organiques qu'il contient. Il est essentiellement composé de globules blancs altérés, leucocytes à l'état cadavérique (Robin), de matières grasses, de sels, de cristaux d'hémaloïdine et de cholestérine produits de décomposition des globules rouges. Il peut renfermer des infusoires du genre Vibrio.
Le pus d'un abcès chaud contient un cinquième de
matériaux solides, tandis que le pus des abcès froids n'en contient qu'un septième.
On trouve mêlé au pus, dans différentes sortes d'abcès, quelques-uns des éléments anatoniiques de la région malade : liquides normaux, sérosité, des tubercules ou des particules osseuses dans la carie et les tubercules des os, ou des portions de glandes.
Le pus renferme des gaz, qui sont le résultat d'une décomposition prématurée, due parfois à l'ouverture retardée, et souvent à une altération de la santé générale des malades. Au niveau des ouvertures naturelles, il se produit une endosmose gazeuse vers l'abcès, et des gaz existent avec le pus. L'odeur fétide de ce liquide dans les abcès de la bouche et dans ceux de l'anus démontre la vérité de cette proposition.
Lorsqu'un abcès se forme quelque part , les parties voisines subissent souvent des modifications dues à l'abcès lui-même. 11 y a œdème des parties environnantes, les points en contact avec l'abcès se tuméfient et le foyer purulent se trouve circonscrit ; les nerfs, les muscles et les tendons ne sont altérés qu'à la longue; ils peuvent se congestionner, se ramollir, se mortifier, mais ils ne' se convertissent pas en pus. Les vaisseaux sont dénudés, les veines, les artères mêmes peuvent être ouvertes par le travail inflannnatoire. Les abcès par congestion écartentles tissus, déplacent les organes et changent leurs rapports, mais ils ne produisent pas d'aussi graves désordres immédiats que les abcès phlegmoneux.
Les tissus voisins des abcès qui existent depuis longtemps s'épaississent, s'organisent même en tissus fibreux, comme dans les abcès par congestion.
Abandonnés à eux-mêmes, les abcès tendent sans cesse à s'ouvrir à l'extérieur, du côté de la peau ou dans les cavités muqueuses voisines, en cheminant à travers les tissus vers les points où ils trouvent le moins de résistance.
Dans les abcès chauds et froids de certaines régions, la migration du pus produit des fusées ou infiltrations purulentes, et des décollements plus ou moins considérables. La migration du pus des abcès par congestion n'est autre chose que l'augmentation de capacité de la poche purulente, son allongement et le transport progressif de l'extrémité libre de la poche vers l'extérieur.
La résorption du pus d'un abcès phlegmoneux n'est pas démontrée. Bien que le pus des abcès froids et des abcès par congestion puisse se dépouiller de ses matériaux solides par l'absorption interstitielle ; bien que le pus des abcès par congestion puisse se réduire à ses parties solides et prendre une consistance adipocyreuse (Dupuytren), ce n'est pas là une véritable résorption.
Les abcès s'ouvrent et se vident, soit à l'extérieur en perforant la peau sur laquelle la compression exercée de dedans en dehors détermine une gangrène limitée, soit dans une cavité ou un conduit naturel, soit même dans un vaisseau veineux ou artériel (Liston).
Le caractère diagnostique essentiel des abcès est la fluctuation. Elle est produite sous la main par une palpation méthodique dont l'effet est de transmettre au doigt les ondulations du liquide contenu dans le foyer purulent.
Là où il y a de la fluctuation il y a une tension rénitente, plus molle au point le plus saillant de la tuméfaction. Souvent dans les abcès chauds un peu profonds, il y a un œdème de la peau bien différent de l'œdème sous-cutané, ce qui est un indice de la présence du pus. Dans les abcès
ABCE
ABCE
suite d'inflammation ciironique, dans les abcès très-profonds, la fluctuation est le seul phénomène qui indique la présence du pus, à moins que l'abcès ne soit à une période oîi il tende à se faire jour au dehors, et alors il présente les caractères des abcès chauds.
La fluctuation dans un abcès doit être cherchée de deux manières.
Si les deux mains peuvent arriver sur la tumeur, on la presse avec les doigts d'une main, et l'on reçoit avec les doigts de l'autre main le flot ou le choc de l'ondulation du liquide. Aux membres, pour éviter toute erreur, on doit chercher la fluctuation parallèlement au sens longitudinal des muscles. Ceux-ci, à la cuisse en particulier, donnent la sensation d'une fausse fluctuation lorsqu'on explore perpendiculairement à l'axe du membre. Au dos des mains il y a toujours un œdème très-marqué, et la fluctuation ne se fait pas sentir toujours au moment où il convient d'ouvrir une voie au pus. Dans cette région il faut deviner le pus.
Si un seul doigt peut parvenir sur la tumeur, sur les abcès rétro-pharyngiens, sur les abcès des amygdales, sur les phlegmons péri-utérins, par exemple, on doit presser et cesser de presser alternativement ; pendant son repos le doigt reçoit le choc en retour du liquide qu'il a refoulé par son action (Lisfranc) .
Les abcès peuvent être confondus avec les anévrysmes, mais les battements dans les anévrysmes se traduisent au sphygmographe par des tracés ondulés très-étendus, tandis que les battements des abcès donnent des tracés qui sont à peine marqués (Marey). V. Anévrysmes.
Les accidents tenant aux abcès eux-mêmes sont : la stagnation du pus, son mélange avec de l'air, son altération putride prompte ou lente, enfin la récidive de la collection purulente par la cicatrisation prématurée de l'ouverture de l'abcès.
Les abcès phlegmoneux se compliquent de phlébite, d'angioleucite et d'infection purulente, tandis que les abcès froids n'ont d'autres accidents que l'inflammation du foyer et l'infection putride aiguë ou chronique.
Thércqoeutique. — Ouvrir les abcès dès que le pus est formé, inciser les abcès froids chroniques et symptomatiques dès qu'ils tendent à s'ouvrir, inciser sur des points qui favorisent l'écoulement du pus; prévenir le retour des inflammations, et l'altération du pus dans le premier cas; prévenir l'épuisement du malade, et tarir la source du pus dans le second, telles sont les indications thérapeutiques générales qui conviennent pour traiter les abcès.
l. Abcès chauds {phkgmoimix, aigus). Trois à cinq jours après le début d'une inflammation, si la tension des tissus diminue en même temps que la tuméfaction augmente, et si le malade éprouve une douleur lancinante et ressent des frissons erratiques, si au niveau du point tuméfié on constate de la rougeur et de la chaleur, et qu'on fasse naître de la douleur par la pression, l'inflammation s'est terminée par suppuration , il s'est formé un abcès.
Le diagnostic des abcès repose sur la constatation des signes de l'inflammation sur une fluctuation franche, et sur un œdème de la peau au point culminant de la tuméfaction. Dans les cas douteux une ponction exploratrice lèvera les incertitudes. V. les Abcès en particulier.
Thérapeutique. — Afin de prévenir les décollements et la difl"ormité due à l'ulcération qui résulte de l'ouverture spontanée des abcès chauds, il faut ouvrir le foyer du troi-
sième au cinquième jour après le début des inflammations. Au cou, aux doigts, où la tendance à l'ouverture à l'extérieur est empêchée par des aponévroses, et quelquefois un derme résistant, les ouvertures prématurées sont nécessaires.
Une incision doit être faite, avec le bistouri tenu comme une plume à écrire ou comme un archet renversé, parallèlement à l'axe du segment du corps où existe l'abcès ou
FiG. t. — Position (lu bistouri tenu comme une plume à écrire pour ouvrir les abci'S, de dehors en dedans, dans toutes les régions où il faut couper avec prceauliou.
de manière que l'ouverture ne constitue point une difformité, en évitant d'ouvrir de grosses veines, et en s'écartant autant que possible du trajet des artères. Chez les personnes pusillanimes, il vaut mieux avoir recours à
FiG. 2. — Position du bistouri tenu comme un arebet renversé pour ouvrir les abcès de dedans en dehors, après transiixion dans les abcès superficiels.
l'anesthésie locale, et même àTéthérisation, que d'ouvrir les abcès chauds avec les caustiques. Excepté ceux qui sont situés dans le voisinage d'une séreuse, comme ceux de la fosse iliaque, les abcès chauds doivent être ouverts avec le bistouri ; lorsque les premiers existent depuis un certain temps et qu'ils ont déterminé des adhérences, ce qui est indiqué par la tuméfaction et la rougeur du tégument de la région, le bistouri est préférable.
On préviendra la récidive des abcès ou bien par l'introduction d'une mèche dans l'ouverture, et mieux d'un tube de caoutchouc perforé, ou bien par la cautérisation des bords de cette ouverture à l'aide d'un crayon de nitrate d'argent (Nonat).
Des cataplasmes seront appliqués pendant quatre ou cinq jours, puis vui pansement simple sera fait sur la plaie chirurgicale.
On traitera l'embarras gastrique qui a coïncidé avec le phlegmon par les purgatifs salins : eaux de Sedlitz ; sulfate de soude, k5 grammes ; un demi-cruchon d'eau de Pullna, les boissons délayantes etamères. Le malade sera mis aux soupes et aux potages et il ne lui sera point donné de vin (Hippocrate, Erasistrate, Celse, Galien).
Si une hémorrhagie survient, comprimez, tamponnez la plaie ; mais n'ayez jamais recours aux styptiques, car vous feriez naître une nouvelle inflammation ; si le pus a
u ABGE
une mauvaise odeur, injectez une solution alcoolique de quinquina :
Alcool 40 grammes.
Qiiiuqiiiua 20 iil.
Eau distillée 500 id.
OU
Eau 2 [lai tles.
Eati-de-vie camphrée i iJ.
OU simplement de l'eau tiède.
Lors(|u'un abcès, quel que soit son siège, est ouvert, qu'un stylet ou une sonde sont introduits dans sa cavité, le chirurgien constate des battements isocbrones à ceux du pouls etanqtlifiès par le levier que représente la sonde. Ce piiénomènc est normal, il ne faut pas s'en préoccuper, il est dû aux indurations périphériques de l'abcès sur lesquelles viennent se transmettre le choc du sang par l'intermédiaire des capillaires. C'est le même phénomène qui est observé dans le panaris, où les battements au bout du doigt sont facilement constatés. V. Inflammation et Phlegmon.
S'il arrive que l'abcès soit ouvert tard, il n'est pas rare de trouver deux cavités : une sous-épidermique, une souscutanée, ou une plus profonde sous l'aponévrose ou entre les muscles. Ces abcès en bouton de chemise (Velpeau) doivent mettre le chirurgien sur ses gardes ; il devra en ouvrant un abcès explorer sa cavité après l'avoir incisé ; il constatera encore cette disposition en chei'chant à faire sortir tout le pus, alors il verra sourdre du pus d'un point situé au fond de l'incision. En cas d'abcès en bouton de chemise, il convient de débrider l'ouverture qui fait communiquer les deux cavités de l'abcès.
FOKMULAmE.
On applique pendant quatre à six jours des cataplasmes émollients :
Farine de graine de lin. . 250 grammes. Eau cummilne q. s.
Délayez la farine dans l'eau, de manière à la réduire en une pâte très-claire ; faites cuire, en remuant avec une spatule de bois, jusqu'à consistance convenable (F. FI. P.).
Si la peau est excoriée et s'il y a des cuissons, on placera des cataplasmes de fécule :
Fécule de pomme de terre. . 00 grammes. Eau eommime COO id.
Mettez l'eau sur le feu, et quand elle entrera en ébullition, versez-y brusquenieiit la fécule que vous aurez délayée dans 60 à 100 grammes d'eau froide: faites jeter un ou deux bouillons, et retirez du feu (F. H. P.).
J.es cataplasmes résolutifs ne sont ])ons à employer que si les inflammations continuent malgré l'ouverture du foyer. V. Phlegmon.
(V. Pl.aie pour les formules du pansement de l'ouverture des abcès.)
Pour les purgatifs que l'on peut substituer à l'eau de Sedlitz et l'eau de Pullna, V. Constipation et Embarras