‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 259 sur 612 · V. FlÈVUE · texte numérisé non relu

V. FlÈVUE

Un seul frisson suivi de fièvre continue indique l invaion d'une maladie aiguë, et probablement d'une pneunonie.

Un frisson quotidien, accompagné de fièvre, d'amairissement et de toux sèche, annonce une lésion orgalique des poumons, probablement de nature ulcéreuse, inflammatoire ou tuberculeuse.

Chez un homme qui a subi le cathétérisme de l urètbre lU la litbotritie, un frisson suivi d'un accès de fièvre doit aire craindre la mort. V. Cathétérisme.

A la suite de grandes opérations chirurgicales, un risson suivi d'un accès de fièvre chaude indique la réorption purulente et presque certainement la mort,

Théi'apeutiqiKj. — Quand une personne est saisie de fisson, il faut lui prescrire le lit, sous des couvertures paisses, et des boissons chaudes aromatiques ou exciantes, telles que l'infusion de tilleul, de tlié, de bourache, de camomille, l'eau vineuse bouillie, etc. V. Fièvre

STERMITTENTE, PNEUMONIE, PhTHISIE, RÉSORPTION PdRU- ENTE, etc.

FROID. Le froid est un agent connu dont on a souent besoin comme remède contre-stimulant à la naissance .'une inflammation et dans les maladies chroniques (V. Iydrotherapie), ou comme anesthésique local, lorsqu'on eut ouvrir un abcès ou appliquer un cautère (V . Aneshésie).

L'irrigation d'eau froide par un filet d'eau mince con- |uit au moyen d'un fil sur une partie conluse suffit souent pour empêrher le développement de l'inflammation ; liais des compresses trempées dans l'eau froide et rolouvelées souvent produisent le même eff'et. V. Entorse, 'laie. Irrigation.

Du sel gris et de la glace pilée placés en parties égales dans une vessie ou dans un verre forment une masse réfrigérante dont le contact sur la peau produit rapidement la décoloration et l'anesthésie (Arnott)'. V. Anestiiésie.

Un mélange de parties égales de sel ammoniac et de nitrate d'anunoniaque dans une suffisante quantité d'eau donne un froid assez intense.

Un mélange d'hydrochlorate d'ammoniaque, 30 grammes , d'hydrochlorate de potasse, 50 grammes, et de nitrate de potasse, 10 grammes, dans de l'eau, ^00 grammes, fait baisser la température de 20" centigrailes.

Le sulfate de soude, 300 grammes, avec acide nitrique étendu d'eau, 200 grammes, fait baisser le thermomètre de 26", et en plein été permet de faire de la glace.

Froid (Effets du) sur les corps vivuuts.

Action locale du froid, ou froidures locales. — Le froid appliqué localement détermine d'abord une rubéfaction de la peau, puis son inflammation, et après des crevasses et la gangrène des tissus (Callisen).

La rubéfaction de la peau produite par le froid n'est qu'un premier degré de cutite ; sur la muqueuse, au contraire, ce phénomène manque, mais il est remplacé par une inflammation érythémateuse avec hypersécrétion des follicules muqueux.

Sur les extrémités des membres, l'action répétée du froid entretient une tuméfaction avec rougeur des tissus désignée sous le nom d'engelures (V. Engelures). Les crevasses de la peau sont un degré plus avancé de cette inflammation ; puis surviennent des épanchements séropurulents et même séro-sanguins (LegouestJ sous la peau, et ces variétés d'engelures se terminent par des petites ulcérations gangreneuses limitées.

Au troisième degré, l'action du froid cause la gangrène (V. Gangrène PAR le froid), véritable congélation dans laquelle les parties deviennent exsangues, blanches, dures et sèches, et ce n'est que plus tard qu'il survient, à la circonférence, de la rougeur et une tendance à l'élimination des eschares.

Dans la gangrène produite par le froid, il n'est pas rare de voir les individus succomber à la diarrhée et à la dysenterie (Legouest, Ha.'ipel), soit que la santé générale ait été fort affaiblie, soit que la gangrène et l'inflammation aient eu leur retentissement sur les fonctions digeslives.

La congélation des mains est quelquefois suivie de l'altération des tendons et des aponévroses, même sans qu'il y ait eu de gangrène.

Thérapeutique. — Au premier degré, il faut couvrir les parties avec de la ouate pour provoquer une diaphorèse abondante; — s'il y a des crevasses, on pansera avec le vin aromatique, l eau- de-vie camphée, ou l'eau blanche ; — lorsque la rubéfaction a pris les caractères d'une engelure, on traitera par les moyens appropriés (V. Engelures et Gerçup.es de la peau). — Dès que les crevasses et les gerçures sont en voie de réparation, on pansera avec les bandelettes de diachylon.

Comme la congélation peut n'être pas toujours suivie de gangrène, on tâchera de rétablir la circulation. On lavera les parties avec de la neige fondue ou de l'eau très-froide ; des frictions seront faites, et l'on augmentera la température de l'eau avec laquelle on fera les lotions à mesure que la réaction commencera; la chute des eschares qui se formeront consécutivement sera favorisée

FRON

FUL'I

par les iiioyeiis employés pour toutes les gangrènes par inflammation. V. Gangrène.

Action générale du froid, ou froidures générales. — • L'honnne exposé à une température très-froide, et qui se nourrit bien, résiste aisément. Celui qui ne se nourrit pas avec elcs aliments riches en graisse ou en alcool, meurt dès que la température moyenne de son corps est descendue au-dessous de 25° (Gurrie).

Le froid tue par asphyxie, et le sang se coagule dans les vaisseaux (Copland) ou dans le cœur (Ogston).

La tendance au sommeil, l'horreur du mouvement, mie sorte d'idiotie (Larrey), caractérisent l'asphyxie par refroidissement ; bientôt la respiration se ralentit, le pouls devient petit et disparaît ; il y a quelquefois, au moment de la mort, de la paralysie, une émission involontaire d'urine, des épistaxis, des convulsions épileptiformes et un coma de courte durée.

Sous l'influence de l'engourdissement d'un froid excessif, l'homme a de la tendance au repos et au sommeil ; mais quiconque s'assied s'endort, et qui s'endort ne se réveille plus.

Thérapeutique. — Quand un individu est engourdi par l'abaissement considérable de la température, il faut prescrire des frictions et le massage sur tout le corps; — des boissons alcooliques ; — des mouvements et de l'exercice forcé.

FR«>nE!^T. Céréale appartenant à la famille des graminées, dont la graine, connue sous le nom de blé, sert à préparer la farine. Celle-ci renferme de l'amidon et du gluten associés à une petite quantité de légunnne et de céréaline (Mége).

La fai ine de froment, unie à l'eau et à de la levûre de bière, sert à préparer une pâte qu'on met dans un four suffisamment chauffé pour en faire le pain.

Avec la farine de froment délayée dans du lait et bien cuite, se prépare la bouillie qu'on donne aux enfants à la mamelle vers leur cinquième mois, pour les habituer à la nourriture ordinaire.

La farine unie à du vinaigre sert à préparer une colle plus ou moins liquide qu'on peut confectionner partout et dont on se sert à l'occasion dans le traitement des fractures, si l'on veut faire un appareil inamovible. Pour cela, il suffit d'envelopper le membre fracturé avec des bandes et du linge trempés dans la colle de farine vinaigrée qu'on laisse sécher.

La farine sur la peau enflammée de l'érysipèle calme les démangeaisons et aide à le guérir; on la met 1 à 2 kilogrammes dans les bains pour les affections chroniques de la peau, et en la délayant dans l'eau ou du blanc d'œuf, on en fait des emplâtres assez bons coutie le rhumatisme chronique.

FKO\DE. On désigne sous le nom de fronde un bandage composé d'une partie pleine et de quatre ou six chefs obtenus en ajoutant des bandes à une pièce de linge, ou en coupant sur les côtés, en trois ou quatre chefs, une large pièce de linge.

La fronde de la tète, appelée quelquefois bandage des pauvres ou de Galicn, est une pièce de linge qui est divisée à trois chefs de chaque côté. Le plein bandage est placé au-dessus de la tête, les chefs moyens sont réunis sous la mâchoire, les chefs postérieurs sont ramenés sur le front, et les chefs antérieurs vont se réunir sur l'occiput. Le bandage de Galien est bien remplacé par un bandage de la tête fait avec un triangle.

Fronde des yeux. V. Bandage de la tète.

Fronde du merdon. On fait la fronde du menton avec une pièce de linge taillée des deux côtés, à deux chefs : les premiers chefs sont réunis sur le sommet du front, les seconds sont réunis sur le sommet de la tète. Un peut attacher les chefs avec des épingles à une calotte ou à un bonnet de coton. La fronde de Bouisson (V. Fractures du MAXILLAIRE INFÉRIEUR) est faite d'après le même principe que la fronde simple.

Les frondes de l'aisselle, du genou, sont des bandages inusités.

EKOXTEYIEIMT (Bruit de). L'auscultation de la ['oi' Irine permet souvent de découvrir un bruit de frottement ascendant et descendant, qui est l'indice d'une pleurésie qui commence, ou surtout d'une pleurésie qui finit. — Ce bruit s'observe aussi dans le début de lii phthisie, et dans la pneunumie chronique, s'il y a pleurésiie si'che (V. Pleurésie). Si le phénomène se passe à la région du cueur et que ce soit un frottement rude, râpeux ou iniilanl le bruit du cuir neuf, on peut être assuré qu'il s'agit d'une péricardite.

FUCliS, OU V,iREClljli, OU ALiiHES. Productions végétales des bords de la mer riches en gélatine et en matières salines, iodées ou broniurées, qu'on utilise en thérapeutique contre la scrofule, l'obésité, la phthisie, etc.

1" Fucus amylaceus, ou, Fucus lichénoide, ou Moum indienne de Jafna, de Cerjlan, etc. Ce fucus en décoction sert à préparer une gelée qu'on donne dans la phthisie pulmonaire [+].

2° Le Fucus vesiculosus, ou Varech vésiculeux, et Cliène marin. Ce fucus est composé de mucilage, de cellulose, de matière acre et amère, de sulfate de potasse, soude, d'iodure, sodium et potassium, oxyde de fer, de silice, etc. 11 a un goût acre et amer. Il irrita un peu l'estomac, agit comme altérant à cause du peu d'iode qu'il renferme. C'est un fondant. Son extrait à 2 ou ^1 grannues est vanté contre l'obésité □, contre le s({uirrhe E], contre la scrofule [+] et le goitre.

3" Fucus crispas, aussi appelé Mousse perlée. V. Carragaheen.

i° Fucus helminthocorton ou Mousse de Corse V. ce mot.

FULIGINEUX. Oui a l'aspect noir de la suie. V. FULI-

GINOSITÉS.

FllM«l\OStTɧ. Matière noirâtre qui se dépose sUr les lèvres, sur les dents et sur la langue des personnes atteintes de fièvre typhoïde ailynamique. — Elle est composée de mucus desséché, de cellules épithéliales et d'algues filifoi'mes de la bouche.

Thérapeutique. — Bien que les fuliginosités ne soient pas une maladie, elles gênent beaucoup les malades; elles les empêchent de boire et de parler, et il importe de les faire disparaître. Pour cela, avec une brosse douce trempée dans du jus de citron et de l'eau, il faut nettoyer les dents et les lèvres, puis on lave ensuite avec une solution alcaline de 3 grammes de bicarbonate de soude pour un litre d'eau.

Fl]|JGOK%LI. Médicament composé de suie et de potasse, employé contre les maladies de la peau.

Pi)hiss(^ ciuist'hiih' 20 gi;nnfin'<.

Suie lu'illanlo 100 iil.

F.au dislillée , 200O iJ.

Faites bouillir une heure, étendez d'eau, liltrez, évaporez à siccité, et conservez à l'abri de l'humidité.

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