GENE
GÉNO
Quand il y a prédisposition, la gaslrorrhée persistante produit souvent le cancer gastrique.
Thérapeutique. — Vomitus vomitu curatur, dit Hippocrate ; et en effet, dans certains cas de gastrorrhée glaireuse, il siiftil, chez les sujets jeunes, de donner un vomitif pour guérir le mal.
Chez les sujets jeunes, dont la gastrorrhée se complique d'anémie, l'hydrothérapie et les ferrugineux ou le quinquina guérissent le mal.
Dans la gastrorrhée essentielle, l'opium à doses fractionnées croissantes; la morphine, par la méthode endermique ; lajusquiame, de 2 à 5 centigrammes; la belladone à la même dose, peuvent rendre de grands services.
La gastrorrhée qui accompagne quelquefois la convalescence dos maladies aiguës doit être traitée par l'ingestion d'aliments solides remplaçant les aliments liquides jusqu'alors en usage.
Dajis la gastrorrhée de la grossesse assez grave pour entraîner l'inanition et pour faire craindre la mort, il faut provoquer l'avortement. V. Grossesse (Accidents de la).
La gastrorrhée exige l'usage d'aliments solides substantiels à l'exclusion des aliments liquides.
GjISTRotomie. V. Estomac, Œsophage (Rétrécissement DE l').
GlkHAC fV. G.\ÏAC).
GitZOST (Hautes -Pyrénées). Eau minérale sulfureuse sodique froide sortant par plusieurs sources, employée contre les maladies de la peau et les maladies de poitrine.
GÉLATIKE. Substance organique extraite des os, des cartilages, des matières animales, par l'action prolongée de l'eau bouillante, et qui fait la base de la coUe de Flandre, de la coUe forte, de la coUe de poisson.
Sa solubilité dans l'eau chaude permet de l'employer dans l'alimentation. Elle diffère de Vosséine, dont la composition est identique, parce que celle ci est insoluble dans l'eau et qu'on l'obtient en traitant les os par l'acide chlorhydrique.
On s'est servi de la gélatine pure pour faire du bouillon alimentaire capable de remplacer le bouillon de bœuf, ce qui est très-mauvais, car cette substance est peu nutritive.
En thérapeutique, elle n'est plus employée que pour préparer des lavements dans les entérites chroniques [3 ; des injections vésicales dans la cystite [3, et des bains; alors on en fait fondre 500 grammes dans un demi-litre d'eau chaude cjue l'on verse ensuite dans la baigoire [T]- Ces bains sont adoucissants dans les cas de prurit cutané et de dartres ; ils aident à la guérison des maladies de peau, mais ils n'ont aucune propriété nutritive.
GELÉES. Extraits sucrés ou non sucrés de matières végétales et animales ayant une consistance molle et tremblotante. 11 y a des gelées alimentaires de groseille, de pomme, de coing, etc.; mais il y a aussi des gelées médicamenteuses qui sont très-utiles aux malades : telles que la gelée d'amidon, contre les démangeaisons de la peaufT]; la r/e/ee de baume de Tolu, contre la bronchite [±] ; la gelée de Carraguheen, contre la bronchite ella phthisie Ë; la gelée de chou rouge, contre la bronchite Q; la gelée de coing, contre la diarrhée [+]; la gelée de corne de cerf, contre la dyspepsie ; la gelée d'huile de foie de morue Q ; la. gelée de lichen, contre la bronchite chronique [±] ; la gelée de m.ousse de Corse, contre les vers [T]; la gelée de reav, chez les convalescents; la gelée de viande, etc.
GEIVEPI (Absinthe suisse, Genipi blanc). Plante de la famille des synanthérées. Elle est très-aromatique et sert
à la préparation de la liqueur d'absinthe, et qu'on emploie comme stomachique ou fébrifuge [T] en infusion, à la dose de 10 grammes par litre d'eau.
GEIVÊrs. Arbrisseaux de la famille des légumineuses. 11 y a trois espèces de genêts : le genêt purgatif, le genêt lies teinturiers ou génestroUe et le genêt à balais. Le genêt purgatif est seul employé en médecine. Ses feuilles en décoction, 15 grammes par litre d'eau, sont réputées purgatives \±\. Les fleurs en infusion, 1 0 grammes par litre d'eau, sont employées contre la goutte et contre le rhiimatisme [+]•
GEIVÉVRIER (Juniperus communis). Arbrisseau de la famille des conifères, dont les fruits, ou baies de genièvre, infusés dans l'eau, y fermentent et forment le vin de gené-
Fig. 293. — Genévrier.
vrier, lequel, étant distillé, constitue l'eau-de-vie de genièvre, ou simplement le geniéore. — On se sert des baies de genièvre pour faire des fumigations, dans le rhumatisme [+] et dans l'anasarque occasionnée par la néphrite albumineuse \±].
C'est d"une espèce de genièvre brûlé, le Juniperus oxy cedrus, qu'on retire Vhuile de rade, très-employée en topique contre le psoriasis i-t- +u l'eczéma et l'impétigo de la tête \±\ ; en collyre dans l'ophthalmie scrofuleuse [+]•
GEi^lÈVRE. Liqueur faite avec les baies de genévrier et employée contre la dyspepsie après les repas. — Les baies de genièvre brûlées servent à faire des fumiga^ tiens. V. Genévrier.
GENIPI. V. GeNEPI.
GÉNOPLASTIE. Les plaies des joues avec perte de substance, la gangrène de la bouche (V. ce mol), entraînant après elles les mêmes inconvénients que les plaies des lèvres, on est toujours dans la nécessité de les réparer au moyen de l'autoplastie ; mais on ne doit opérer que longtemps après leur formation des cicatrices suite de gangrène (Denonvilliers).
Thérapeutique. — La réparation des plaies des joues se fait par la méthode indienne (Dupuytren, Lallemand). La plaie étant régularisée, un lambeau ayant une largeur de un tiers plus grande que la plaie à recouvrir, et un pédicule large de 3 centimètres, est taillé sur le cou au devant du muscle sterno-mastoïdien et sous la mâchoire ; on le conduit sous la plaie en tordant le moins possible le pédicule, on réunit le lambeau à la plaie et l'on réunit la plaie
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du cou. Ce procédé est bon dans les grandes pertes de substance des joues.
Pour les petites plaie?, on régularise les bords par deux incisions elliptiques, puis on dissèque ceux-ci par leur face profonde, d'une façon à pouvoir les rapprocher par suture sans tiraillements (Franco).
CiElMTlAKE. Genre ayant donné son nom à la famille des gentianées,
Kig-. 294. — Gentiane.
La racine de G. lutea est très-usitée, en raison du principe amer ou gentianin qu'elle renferme. Son amertume est très-grande. 11 y a plusieurs espèces de gentianes, maisla principale est la gentiane jaune. On l'emploie Comme tonique , stomachique et fébrifuge, dans la gastralgie [T], dans la scrofule [T] et dans les fièvres intermittentes [3- Elle se donne en macération et en décoction, 10 à 15 grammes par litre d'eau ; en sirop, 50 à 100 gr. ; en teinture, 30 à 50 grammes ; en vin, 60 à 200 grammes, pn extrait arrangé en pilules, etc.
GEOFFRÉE. Arbre exotique de la famille des légumineuses, dont l'écorce très-amère est employée comme vermifuge à la dose de 20 centigrammes k 1 gramme
GÉRAIVIura. Plante de la famille des géraniacées qui ournit deux espèces : le Géranium moschatum et le Geralium Robertianim , employés en médecine. On fait avec eurs feuilles des gargarismes astringents et des tisanes intispasmodiques [3-
GERÇURES. Les gerçures sont des fentes superfiîielles de l'épiderme et du derme. Elles se développent lux mains ou aux lèvres sous l'influence du froid et autour lu mamelon sous l'influence de l'allaitement.
En y regardant de près, beaucoup de gerçures ont pour )rigine un eczéma ou une irritation de la peau par des ubïtances irritantes (V. Fissures).
Autour des ouvertures naturelles, telles que la bouche !t l'anus, les gerçures ont souvent pour cause ime-diathèse ;yphililique.
GERÇURES DU IMAItlELOIV. Les gerçures du majnelon sont extrèmementdouloureuses au moment de la sucj;ion, et elles sont quelquefois si étendues et si profondes, i[u'elles entourent le bout du sein et le font tomber. L Mamelles (Maladies de la).
Dans les gerçures du sein, l'allaitement produit les plus
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horribles douleurs, et donne quelquefois lieu à un écoulement de sang que les enfants avalent, puis rejettent sous forme d'hématémèse on de mélîena.
Thérapeutique. — Pour combattre les gerçures du sein il faut donner à teler avec un bout de sein artificiel de caoutchouc ou d'ivoire ramolli. On peut aussi coller sur le mamelon un morceau de baudruche percée de trous, que l'on maintient en place avec du collodion riciné, et chaque fois qu'on veut donner à teter, on mouille la baudruche avec un peu d'eau sucrée (Legroux).
Pommade contre les gerçures des mamelons.
Axonge 50 gi-ammes.
Baume du Pérou liquide . 5 id.
Mêlez. Ajoutez un décigramme d'opium brut si les douleurs sont très-vives. Dans ce dernier cas, l'enfant ne doit plus teter [+]• (Cruveilhier.)
Pommade astringente.
Oxyde de zinn ,5 prauioies.
Incorporez dans :
Cérat ou axonge . 40 grammes.
Contre les gerçures du mamelon.
Glycérolé de cade.
Glycérine, 3 grammes; huile d'amandes douces, 3 gr. ; huile de cade, 3 grammes. — A mettre sur le sein chaque fois que l'enfant vient de teter. (Van Holsbeek.)
Lotions astringentes.
On guérit les gerçures du sein avec une solution de sublimé au millième, — avec des lotions trés-pnbles d'acétate de plomb, — enfin avec de la pommade au calomel, 3 grammes pour 30 d'axonge, avec do la glyconine (V. ce mot), ou avec la pommade suivante :
Pommade au beurre de cacao.
Jieui re de cacao 10 grammes.
Huile d'amandes douces 2 id.
Extrait de ratanhia 1 i,],
Trois ou quatre applications dans les vingt-quatre heures amènent la guérison.
(Blacquière.)
Gerçures de la peau des extrémités. — Certaines gerçures de la peau ne sont autre chose que des engelures ulcérées. Aux mains , elles sont dues quelquefois à un eczéma fendillé de la peau, à un psoriasis palmaire, ou à un lichen (V. ces mots). Le plus souvent elles doivent être attribuées à une destruction de l'épiderme et à une petite déchirure qui se transforme en ulcération sous l'influence du froid ou du contact de la peau avec l'eau, et en particulier l'eau chargée de sels calcaires ou de substances irritantes. V. Crevasses.
Thérapeutique. — Laver les parties avec la glycérine coupée d'eau ou graisser avec l'axonge, la pommade de concombre et le cérat rosat. — Cesser d'exposer la peau
au contact des agents qui ont engendré les gerçures
protéger les mains par des gants, et traiter les maladies antérieures de la peau par des moyens appropriés.
On empêchera le retour des crevasses en appliquant une couche de collodion élastique sur la partie affectée, et c'est sur les mains et sur les pieds que le traitement doit être appliqué de préférence.
Applications de glyconine, mélange de jaunes d'œufs et et de glycérine fait à parties égales dans un mortier (V. Glyconine).
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Gerçures des lèvres. Soiis l'influence du froid, dans riiivei', les lèvres se sèchent, se gercent, se fendillent et saignent chaque fois que les malades rient, hâillent ou veulent manger quelque chose de solide.
Tliéra'peutique. — Bains locaux avec la décoction de gruau dans du lait, et applications de pommade rosat.
Si les gerçures sont aux lèvres ou à l'anus et dépendent d'une diathèse syphilitique, il faut y appliquer de la pommade au calomel, et administrer à l'intérieur 5 centigrammes de proto-iodure de mercure chez l'adulte et 1 ou 2 centigrammes chez l'enfant. Alors on peut remplacer le proto-iodure par 5 grammes de liqueur de van Swieten. — V. Fissure a l'anus.
Lorsque les gerçures dépendent d'une cause locale, on peut recourir aux formules suivantes :