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SIMPLES

On donnera de la pepsine liquide (Corvisart), du vin et de l'élixir de pepsine de Mialhe, de la pepsine en poudre, et il sera bon quelquefois de la faire prendre avec un peu de viande crue, hachée, pilée et tamisée, ou bien avec quelques pastilles de musculine Guichon, pour soutenir les malades.

On donnera des boissons alcooliques (Mauriceau, Royer), du kirsch (Dumoulin), de l'eau-de-vie (Dubreuilh), le vin de Champagne (Moreau).

On laissera reposer l'estomac et l'on nourrira les malades par des lavements de bouillon et de lait (Tyler Smith, W. Vaugham).

Les morceaux de glace à sucer, les boissons glacées, les affusions froides sur l'estomac (Di-zon), sont souvent d'uu bon usage au début des vomissements.

Contre le vomissement incoercible, en l'absence de toute lésion évidente, on emploiera les moyens rationnels suivants, en considérant l'état des forces des malades.

Les petites saignées répétées □ (Dubois, Nonat).

Les sangsues à l'épigastreQ (Mauriceau).

Les ventouses sèches àrépigaslre[3 (A. Paré).

Les vésicatoires, — les frictions irritantes avec la pommade stibiée, — les vésicatoires à la région épigastrique, pansés avec de la morphine. — Emplâtre d'extrait de belladone sur la région de l'estomac [+]•

S'il y a de la constipation, on purgera avec le calomel cl l'aloès, ou le jalap, ou la scammonée, parties égales, de chaque, 50 centigrammes.

On administrera une bouteille d'eau de Sedlitz avec 10 centigrammes d'émétique (Fougeux, d'Etampes)

Le sulfate de quinine à la dose de 30 à 60 centigrammes a été donné comme antipériodique.

Les malades seront mises à l'usage dès eaux minérales alcalines, l'eau de Vichy, l'eau de A'als, l'eau d'Alet, l'eau de Bussang, Veau magnésienne :

Cai bonate de magnésie 4 à 24 grammes.

Eau 620 id.

Acide earboniijue 6 volumes.

(Mialhe.)

Le chloroforme en potion, à la dose de I gramme, ou le laudanum en fumigations et en mixture, à la dose de 1 gramme, sont, avec l'opium, des agents calmants qui peuvent être employés comme moyens adjuvants des autres médications.

Le chloral à dose de 1 à ti grammes dans du sirop de groseille, remplace bien le chloroforme.

On •j'ariera le traitement suivant la lésion qui cause réeJlement le vomissement incoercible en dehors de la grossesse. Contre les vomissements coïncidant avec l'albuminurie, les traitements médicaux sont souvent impuissants. Contre ceux qui sont liés à une lésion organique, on administrera les médicaments appropriés.

Accouchement prématuré artificiel. — Lorsque tous les moyens ont échoué après un usage bien réglé et prolongé, et quand la vie de la mère est compromise, on fera l'accouchement prématuré artificiel, et même l'avortement provoqué (Simpsons, R. Lee). Si l'on ne prend pas ce parti, on s'expose à voir périr la mère et souvent l'enfant. Les tentatives d'avortement même peuvent réussir à arrêter les vomissements (M'"'' Callé), mais l'avortement complet vaut mieux.

Dans la première période des vomissements incoercibles.

GROS

GROS

il n'est pas indiqué de^ provoquer l'avortement. Il y a des femme» qui vomissent tout le temps de leur grossesse, et même après, sans danger de mort.

Dans la dernière période, l'avortement est contreindiqué, s'il y a des tubercules ou un ramollissement de l'estomac.

L'accouchement prématuré est admissible pour sauver l'enfant, quoiqu'on ait la ressource de l'opération césarienne in extremis.

C'est dans la seconde période que les manœuvres d'avortement sont autorisées, surtout s'il n'y a pas de lésion organique démontrée. V. Avortement provoqué et Accouchement PROVOQUÉ.

Les vomissements incoercibles cessent d'ordinaire avec l'accouchement à terme, l'accouchement prématuré ou l'avortement. — S'ils continuaient ensuite, on devrait employer le traitement des lésions de l'estomac ou des autres organes par les moyens appropriés ; on traiterait l'hystérie à laquelle les vomissements peuvent souvent être rapportés en l'absence de lésions évidentes d'autres organes. V. Hystérie.

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