‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 32 sur 612 · AGE · texte numérisé non relu

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mployer les collutoires avec le borax : 10 grammes pour ) grammes de miel ; ou les gargarismes avec un liire eau sucrée tenant en solution 10 ou 20 grammes de )rax ou de bicarbonate de soude. V. Dentifrices.

AGARICS, l'' V agaric blanc est un champignon paisite du mélèze, qu'on donne en poudre, de 50 cenli- ■ammes à 2 grammes, et en extrait, de 10 à 20 centi- -ammes, contre les sueurs des phthisiques [T]. Il passe 3ur drastique, mais ses effets sont peu marques.

2° L'agaric de chêne, ou amadou, est un champignon arasite, moelleux, le Polypo)us ignarius, qu'on prépare our le rendre spongieux, afin de l'employer en médeine. On s'en sert pour régulariser une compression, pour

Ianser des plaies et pour arrêter l'écoulement des piqûres es sangsues ou Fépistaxis l+ +|. Il sert aussi à faire des loxas.

3° L'agaric mouche, ou fausse oronge, rempli A'amaitine, est un poison violent. Sa décoction dans du lait ue les mouches; on l'emploie aussi contre la paralysie es membres, de la langue, dans l'épilepsie et dans la horée RI.

AGE. Si l'âge indique le temps écoulé depuis la naisance, il signifie également une constitution organique péciale qui prédis})ose à certaines maladies, et qui impose lu médecin l'adoption de certaines règles thérapeutiques.

La succession des âges suffit souvent pour amener la juérison de certaines maladies qui avaient résisté à tous es remèdes employés contre elles.

L'épilepsie infantile, les scrofulides cutanées, certaines maladies de la peau, la bronchite et l'entérite chroniques guérissent souvent, à la puberté, sous l'influence de la révolution organique du changement d'âge.

L'enfance, époque d'accroissement, de pléthore sanguine ou lymphatique, et d'excitabilité nerveuse, est plus sujette aux phlegmasies méningées, cérébrales, laryngées, gutturales, bronchiques, pulmonaires, intestinales, osseuses, glandulaires, que l'âge adulte, et en raison de son lymphatisme et de son état nerveux, elle a aussi en partage les convulsions, la chorée, le spasme de la glotte, la tuberculose, etc.

Aux enfants, les remèdes doivent être donnés à dose moitié moindre que chez l'adulte, et il y a même des substances, particulièrement les drastiques, qu'on ne doit jamais leur administrer.

Jusqu'à cinq ans, la saignée du bras est inutile chez les enfants, et il vaut mieux la remplacer par une application de deux à quatre sangsues dont on arrête l'écoulc' ment par l'application du perchlorure de fer.

Les enfants ne doivent jamais être mis à une diète trop rigoureuse, et dans leurs maladies aiguës, si l'on veut éviter l'asthénie, le passage à l'état chronique, ou la tuberculose, il faut toujours donner des boissons substantielles, vineuses, féculentes, lactées, ou légèrement animalisées.

La virilité est plus exposée que l'enfance aux hématuries, auxhémorrho'ides, aux productions fibro -plastiques, chondroïdi's, adipeuses, épithéliales el cancéreuses, aux affections gnuLtcuses etrhumastimales, enfin aux maladies mentales.

La i'iei//esse est l'âge des atrophies organiques d'où résultent la surdité, la cataracte, le ramollissement du cerveau, l'hémorrhagie cérébrale, la gangrène sénile des membres, l'emphysème pulmonaire, les altérations valvu-

laires du cœur, et cet affaiblissement de la sensibilité inconsciente dite impressibilité, d'où résultent la faiblesse des sympathies et l'absence presque complète de la lièvre dans les maladies aiguës. V. Vieillard et Vieillesse.

Aucun excès ne convient aux vieillards ; et, en ce qui concerne leur régime, ils feront bien de ne manger qu'une petite quantité de viande, associée à du poisson, à des légumes féculents ou herbacés bien cuits, à des fruits mtîrs et à une petite quantité de bon vin.

Sauf l'indication fournie par une phlegmasie aiguë intense, ou par une forte congestion cérébrale, il faut éviter de saigner les vieillards.

Les vieillards doivent éviter la constipation avec grand soin s'ils veulent prévenir les effets de cette disposition sur la congestion cérébrale.

Dans les maladies aiguës de la vieillesse, l'abstinence absolue est toujours nuisible, et il faut prescrire une alimentation légère sous forme de décoctions féculentes et de petits potages gras ou maigres.

AGE t'RITIQî'E (MALADIES DE l'). Il est bien rare que l'âge dans lequel cessent les règles chez la femme ne soit pas, au moment de cette disparition, et par cette circonstance, signalé par des troubles plus ou moins graves de la santé, tels que bouffées de chaleur au visage, névropathies, névralgies lombo-utérines, pertes de sang, etc. V. Ménopause.

Si les accidents qui accompagnent quelquefois la cessation des règles font de cette époque de la vie des femmes un âge critique, il faut savoir aussi que dans beaucoup de cas, non-seulement cette époque n'a rien de fâcheux, mais "encore qu'elle est très-favorable à certaines femmes qui, ayant souffert de l'utérus pendant toute leur jeunesse, ne se portent bien qu'après la disparition de leurs règles.

L'âge critique change complètement les rapports de la femme avec l'atmosphère, car à parth' de cette époque elle respire en consommant yfkis d'oxygène et en exhalant plus d'acide carbonique.

L'âge critique est souvent signalé par des liémorrhngies utérines excessives et }>rolongées, dues à une atonie de la matrice qui reste molle, spongieuse et fortement congestionnée, ce qui occasionne la pâleur du visage, la faiblesse des membres, les palpitations et tous les accidents de l'anémie la plus grave.

Les hémorrhagies essentielles de l'âge 'critique durent pendant un ou deux ans sous forme intermittente, et elles finissent par disparaître en permettant le retour à la santé.

On voit assez souvent la congestion utérine passive de l'âge critique donner lieu à la métrite chronique et au cancer de l'utérus.

Quand les règles disparaissent naturellement sans occasionner des pertes, il en résulte quelquefois une pléthore caractérisée par des bouffées de chaleur au visage, des élouffements et un sentiment de plénitude désagréable dans le petit bassin.

Certaines maladies de la jeunesse, notamment les maladies de peau, surtout la couperose et la bronchite, qui avaient cessé k l'apparition des règles, reparaissent lors de leur cessation, et forment des infirmités difficiles h guérir.

L'âge critique co'incide souvent avec l'apparition de cancers du sein et dans plusieurs autres organes, mais il n'est

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pas cerlain que la cessation des règles soit la cause de ces dégénérescences organiques qu'on observe également chez 'homme arrivé au même âge.

Pour les femmes qui ne savent pas vieillir, le retour d'âge, qui est le départ de toutes les illusions féminines, en même temps que la clôture des succès de coquetterie, est presque toujours l'origine d'une surexcitation nei vcuse et d'un état névropathicpie ou vaporeux extrêmement pénible.

Thércvpeulique. — La pléthore locale ou générale qui accompagne l'âge critique doit être 'r.iitée par la saignée du bras.

Lorsque l'âge critique s'accompagne d'une congestion passive de l'utérus et d'hémorrhagies utérines, il faut prescrire le repos sur une chaise longue, les préparations de fer, d'arsenic, de quinipiina, de seigle ergoté, 1 gramme par jour, et dans l'intervalle des hémorrhagies, les bains frais, les affusions froides et l'hydrothérapie. V. Métror-

RIIAGIE.

Dans lamétrite chronique qui accompagne l'âge critique, il faut employer l'infusion et le vin de safran; la poudre de seigle ergoté à petite dose[±]. t;t l'hydrothérapie.

11 faut avoir grand soin pendant l'âge critique d'éviter la constipation rjui produit toujours un degré plus ou moins considérable d'hypérémie utérine.

Les rapprochements sexuels doivent être interdits au moment de l'âge critique quand il y a des phénomènes de plénitude douloureuse vers le bassin, ou s'il existe de la métrite chronique et des hémorrhagies utérines.

AttÉ^'ÉSIE. Impossibilité d'engendrer. V. iMruissANCE.

ACftB.ïTî^^'AE'BFS. Les agglutinatifs sont des moyens, que la thérapeutique met en usage pour rapprocher les bords d'une plaie afin d'en favoriser la cicatrisation ; pour protéger les parties molles excoriées ou écorchées par le déculnlus dorsal dans les fièvres graves ; enfin pour maintenir en place les pansements, les emplâtres, les vésicaloires, et les appareils nécessaires à la guérison d'une maladie.

Parmi les agglutinatifs, il faut citer : le spanidrap de diachijlon (jommc en plaques ou en bandelettes; — lejxipier chimique ;—- le taffetas d' Angleterre, rose ou noir; — l'emplâtre d'André de la Croix ; — la baudruche gommée; —enfin, les bandes de mousseline enduite de collodion.

L'ensemble des phénomènes qui indiquent le combat de la vie et de la mort constitue l'agonie.

Dans l'agonie, s'observent l'affaiblissement de toutes les facultés sensitivcs et motrices ; la paralysie de l'œsophage et de la vessie, caractérisée par la descente bruyante des boissons dans l'estomac et par la rétention d'urine ; la paralysie du pounmn indiquée par l'accumulation d'écume bronchique elles râles bronchiques; la paralysie du cœur et la petitesse du pouls, le refroidissement du nez, des lèvres et des doigts ; l'altération du visage ; le resserrement de la pupille et des sphincters ; enfin, l'altération plus ou moins prononcée des facultés intellectuelles.

Dans l'agonie, la température axillaire reste toujours Irès élevée, et après la mort elle s'élève souvent de 1 degré dans la première heure \)om descendre ensuite à 20 degrés centigrades au bout de vingt-ipiatre à trente heures (Piuucliiil).

Le hiMiMpu' relàcheiuent des s|)liinclcrs, la dilatation de la pupilh', l'alfaissemeiit du globe oculaire, et la cessation des battements du co'ur indi(pient la mort.

Thérapeutique. — Lorscjuc dans l'agonie il y a para-

lysie de l'œsophage et difficulté telle de la déglutition que les boissons tombent bruyamment dans l'estomac sans être conduites par la contraction œsophagienne, il faut donner à boire par petites quantités, si l'on ne veut s'exposer à faire tomber le liquide dans le larynx et à étouffer subitement les malades.

Il arrive quelquefois dans l'agonie que des intérêts de conscience ou d'affaires placent le médecin dans la situation de ranimer l'intelligence qui vient de s'éclipser; alors, dans ce cas, il suffit d'appliquer le marteau bouillant de Mayor sous chaque clavicule pour produire une sensation douloureuse de brûlure au premier degré, dont l'action réflexe ranime momentanément la lucidité de l'intelligence niayer).

AI. Crépitation douloureuse des tendons. V. Gaîni;s

TENDINEUSES.

AIDES. Dans la plupart des opérations un ou plusieurs aides sont toujours nécessaires.

11 est important que ceux-ci aient présent à l'esprit : qu'ils ne doivent pas s'occuper de l'opération; qu'ils sont, avant tout, destinés à accomplir une manœuvre à laquelle ils apporteront leur attention entière et qu'ils n'ont pas à s'incpiiéter des accidents qui se présentent. Le chirurgien doit avoir sa liberté d'action et il est inutile de lui donner des conseils au moment où il opère. Seuls, les aides qui n'ont pas un rôle important, tel que la compression d'un vaisseau, l'élévation d'une paupière, ou le maintien d'une tumeur par une érigne, pourront, sans demander avis à l'opérateur, a})pli(|uer un doigt, par exemple, sur une artèi e qui donnerait du sang, tendre la peau afin qu'elle ne soit point coupée pendant la dissection d'une tumeur.

Du l'esté, eu égard aux détails de ce genre, l'intelligence d'un aide est un véritable soulagement pour le ciiirurgien. Mais quel que soit le mérite du premier, il ne doit jamais aller au delà des instructions du second.

AI«KE.WOI\E. Plante de la famille des rosacées dont l'infusion, 20 grammes par litre d'eau bouillante, est employée extérieurement comme astringente eu fomentations ou en gargarisme [+}. Elle se donne aussi en boisson dans l'hématurie.

AIGREURS. De petites régurgitations liquides )>lus ou moins acides, ciuelquefois de nature à agacer les dents, constituent les aigreurs.

La gastralgie chlorotique ou hystérique, la grossesse, la dyspepsie acide, l'ulcère chronique simple de l'estomac et le cancer gastrique donnent souvent lieu à des aigreurs fort désagréables qui se montrent surtout après le repas.

Une forte odeur acide de l'haleine trahit souvent les personnes tourmentées par des aigreurs.

Thcrdpeuliijue.- — Les pastilles de carbonate de magnésie, les pastilles de A'ichy, quehjuefois les pastilles de sousnitrate de bisnmtlî, l'eau de chaux, 60 grammes; l'eau de Vichy, deCondillac, de Saint-Alban avec le vin en mangeant, suflisenl souvent pour guérir les aigreurs.

Aïsi'om soln'ï; loNoiifaiit.^. L'odeuraigrelelte du corps, les déjections vertes mélangées de lait non digéré, et des vomissements acides caractérisent les aigreurs chez le jeune enfant,.

De l'eau de \ ichy à la nourrice; de l'eau de chaux, Ll à 60 grammes par jour, à l'enfant ; du sous-nili'ale de bisnuith, ôO à 80 centigrammes par joiu"; du carbonate de magnésie à 25 ceuligranmu's ; l'allaitement plus rare toutes les deux heures, et en cas de persistaïuuï le changement de nourrice guérissent les aigreurs du nouveau-né.

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