CONSÉCUTIF
Thérapeutique. — L'iritis séreuse exige un traitement immédiat et suivi avec soin. Les malades seront purgés avec les mêmes purgatifs que pour l'iritis plastique. Ils boiront tous les matins, pendant pk\sieurs jours, un verre d'eau de Pullna, de Friedrichshall ou de Kissingen. On leur donnera de la tisane chaude de salsepareille, de gaïac, de chiendent ou de douce-amère.
La décoction de Zittmann est un excellent sudorifique (Wecker) et est bonne surtout chez les individus soupçonnés de syphilis.
Décoction de Zittmann, n" 1.
Salscpaix'ille fontnse 375 grammes.
Eau.. 'JOOO id.
Faites infuser pendant vingt-quatre heures. Placer dans un nouet le mélange.
Sncre d'alun ovi sm-re et alun 1 jg g,ammes.
Calomel ) °
Ciunabre artificiel * 4 id.
Faites bouillir jusqu'à réduction de 3000 grammes, et ajoutez :
Anis
Fenouil
Feuilles de séné Réfflisse. . . .
I au IG grammes.
9C id.
48 id.
Filtrez.
Donnez 500 grammes par jour en tisane.
Décoction de Zittmann, n" 2.
SidsepareiUe contuse 192 grammes.
Eau 9000 id.
Écorce de citron. .
Ëcovce de cannelle.
Petite carilamome.
Réglisse
Faites bouillir, et, vers la fin de l'ébullition, ajoutez :
j aa lu grammes.
Passez : 500 grammes par jour.
Les potions avec acétate de potasse, à la dose de 8 à 10 grammes; les eaux minérales de Wildungen sont d'un très-bon usage.
Le tartre stibié, à petite dose, n'est pas d'une efficacité certaine. L'iodure de potassium ne convient que dans le cas de diathèse syphilitique confirmée.
Les dérivatifs, tels que les vésicatoires et le séton à la nuque, ne sont pas indispensables, mais peuvent être utiles alors que les autres moyens ont échoué.
Si rii'itis séreuse devient une iritis plastique, on traitera comme l'iritis plastique.
En cas d'hypersécrétion et d'augmentation de tension intra-oculaire, on fera la paracentèse de la cornée.
m. Iritis parenchymatense et suppurative. — Iritis traumatique. — Dans l'iritis tendant à la suppuration, à tous les signes de l'iritis simple viennent se joindre une déformation de l'iris constituée par des élevures et de petits mamelons présentant une coloration variable. La coniractilité de la pupille est absolument perdue, et des adhérences de l'iris existent de bonne heure. Un obscurcissement de la cornée et un hypopyon se montrent. Quelquefois les bourgeons développés sur l'iris fournissent du pus et se recouvrent d'une fausse membrane, et cet état a élé appelé alKés de l'iris.
Dans l'iritis suppurative il existe des douleurs circumorbitaires atroces, irradiées dans toutes les régions voisines, du côté des dents même, s'exaspérant le soir et la nuit; des frissons, des nausées, des vomissements, une
770 iniT
perle presque complète de la vision, une sensibilité vive du globe oculaire et de la fièvre.
L'irilis parenchymateuse avec hypopyon mène à l'atrophie de l'iris et à des synéchies étendues. Ce mode de guérison n'est pas ce qu'il y a de plus fâcheux, car l'œil suppure ordinairement dans les iritis parenchymateuses, excepté chez les vieillards où la suppuration de l'œil semble avoir quelque chose de moins grave.
Une plaie de l'iris cause l'iritis plastique, puis promplement une iritis parenchymateuse ; la propagation d'une inflammation aiguë de la cornée, de la conjonctive ou de la choroïde, quelquefois le glaucome aigu, entraînent l'inflammation parenchymateuse de l'iris. Les enfants, les adultes, les individus atteints de conjonctivite purulente en sont souvent atteints après que la cornée s'est ramollie ou perforée.
S'il y a une iritis parenchymateuse chronique, ce ne peut être qu'une iritis coïncidant avec la syphilis, et alors l'iritis ne suppure que très-rarement. V. Iridochoroï-