IVRE
JALÂ
I)>»CHÉIM1G. Trouble de circulation capillaire caracltisé par l'arrivée difficile du sang dans les tissus. L'ischémie résulte de l'état spasmodique des vaisseaux, une altération de leurs parois épaissies ; d'une obstrucon par thrombose ou embolie capillaire dans le voisinage, u d'une compression extérieure.
A l'ischémie du système nerveux se rattachent des oubles fonctionnels de l'innervation que l'on désigne pus le nom de névroses (V. ce mot) .
I^CHL'RIE. V. RÉTENTION d'uRINE.
ISOLEMENT. L'isolement est un moyen thérapeutique nployé dans la folie pour soustraire un individu aux luses morales qui troublent sa pensée et le rendent inca-
fible de se diriger dans le monde ou dangereux pour ceux -li l'entourent. A cet égard, l'isolement dans une petite aison de campagne, avec un jardin où le malade peut ccuper sous la surveillance de ses domestiques et de sa ille, est un des meilleurs remèdes à employer. En hygiène, l'isolement est un moyen qu'emploie la lice sanitaire pour arrêter les épidémies dans leur rche. On séquestre dans un lazaret ceux qui sont malaou qui viennent de pays dévastés [lar une maladie fit on redoute l'apparition (V. Lazaret) ; ou bien ce sont gens bien portants qui s'enferment et qui s'isolent pour ter la contagion. Ce moyen est bon pour les maladies ne sont que contagieuses, comme la rage, mais pour épidémies infecto-contagieuses, comme le choléra, la te et le typhus, dont le ferment se communique par itact direct, immédiat, ou va d'un individu à l'autre sur 1 le des vents, l'isolement est une mesure bien souvent soire. V. Contagion.
IVRAIE. Plante de la famille des graminées qui pousse c iC le blé et dont la graine, mêlée à celle du blé, fournit
m voi
Ivraie.
farine qui peut donner au pain des qualités malfai- Ainsi préparé, le pain occasionne des nausées, des ssements, des vertiges, du coma et des convulsions.
j 'RESîSEt Etat morbide passager produit par l'ingesde boissons fermentées, telles que le vin, l'alcool, la et les liqueurs. (V. Alcoolisme.)
La gaieté, la joie, les vertiges, le désordre de l'intelligence et des mouvements qui perdent toute coordination, les vomissements, le délire et le sommeil anestliésique profond pouvant entraîner la mort caractérisent l'ivresse.
Thérapeutique. — Un gramme d'ammoniaque dans un verre d'eau sucrée dissipe rapidement les effets de l'ivresse.
Potion antiébrieuse.
Eau distillée 150 grammes.
Eau de menthe 20 id.
Ammoniaque liquide 20 gouttes.
Mêlez. A prendre en deux fois, contre l'ivresse |+ -n. A cétate d'amm oniaq ue.
A l'intérieur. A la dose de 10 à 100 grammes dans une potion ou dans une tisane appropriée
IXODE. Arachnide vulgairement connu sous le nom de lique ou ricin. Cet animal s'attache sur l'honnne à l'aide de ses pattes munies de crochets. U vit pendant un certain temps jusqu'à ce qu'il soit entièrement gonflé de sang ; il tombe alors. Ouelquefois sa présence détermine une angioleucite. On arrive à faire tomber ces insectes en les touchant avec un pinceau imbibé de teinture d'iode et d'acide acétique. L'arrachement des tiques est une mauvaise pratique, les mâchoires de l'animal restent et causent quelquefois des lymphites. (Bull. Soc. de chir., 1867.)
JALAt* OFFIt'lXAL. Plante exotique du Mexique, de la famille des convolvulacées, dont la racine renferme de la résine, de la gomme, de V amidon, du sucre liquide et du ligneux. Elle est employée comme purgatif : en poudre,
Fi!r. sr.i.
-Talap.
à la dose de 1 gramme 50 centigrammes et de 3 grammes [+]; enteinture, faite avec 10 parties de jalap pulvérisé pour 80 parties d'alcool ordinaire ; en teinture as.sociée au turbith et à la scammonée pour former Veau-de-vie aUeniande ou teinture de jalap composée. On s'en sert
JUSO
pour la préparation de Vélixir antightireux de Gnillé et (le la médecine Leroy.
On extrait de cette racine la résine de jaJap, qui est beaucoup plus active et qu'on donne également, comme purgatif, soit en poudre, soit en émulsion, à. la dose de 30 à 60 et 80 centigrammes [+]•
Le jalap est un irritant de la muqueuse gastro-intestinale qui provoque des coliques, des nausées, quelquefois des vomissements, et qui agit comme drastique.
JjtmBUS ARTIFICIELLES. V. PROTHÈSE.
JOL^BARBE. Plante de la famille de crassulacées dont une variété, la grande joubarbe ou joubarbe des toits,
forme des feuilles remplies de suc astringent utilisé pour la préparation de cataplasmes maturatifs et de l'onguent populéum. Le suc peut servir de gargarisme et se donne à l'intérieur à la dose de 60 grammes dans la dysenterie. C'est une médication abandonnée.
JUJUBE. Arbrisseau de la famille des rliamnées, dont les fruits drupacés, mielleux, sont employés à titre de remède pectoral. On en fait une décoction, 50 grammes par litre, un sirop, et une pâte devenue très-populaire \+ +\.
JULEP. Potion composée d'eau, de sirop et de substances adoucissantes, comme la gomme, ou calmantes, comme l'opium.
JL'SÉE. Liqueur acide provenant de la macération, dans l'eau, de l'écorce de chêne qui a servi au tannage. Barruel l'a employée dans la plithisie □ : 1° sous forme d'extrait obtenu par l'évaporation, 5 à 10 centigrammes ; 2" sous forme de gouttes, en dissolvant 12 grammes d'extrait dans 15 grammes d'eau de laurier-cerise; 3» sous forme de sirop, 15 à 30 grammes; /i" sous forme de mixture, extrait de jusée, 12 grammes, eau de lauriercerise, 12 grammes, acétate de morphine, 10 centigrammes, sirop de violetle, 30 grammes, sirop de coquelicot, 50 grammes, une cuillerée à café par jour.
JUSQUIAME. Plante de la famille des solanées qui fournil deux espèces à la thérapeutique :