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Pour les lipomes non pédicules cl un peu volumineux, on fera deux incisions en croissant, réunies à leurs exlrémités. On disséqurra de chaque côléla tumeur saisie avec des pinces à griffes ; s'il y a plusieurs lobes, on les disséquei a successivement. La plaie sera pansée simplement, ou, si l'on réunit par première intention, le pansement à l'eau froide sera rigoureusement appliqué pendant cinq jours. Quand on enlève les lipomes sous-cutanés, la sensibilité étant généralement émoussée, il n'est pas indispensable de cliloroformiser les malades (Velpeau).

Pour conserver la peau sur les parties découvertes où un lipome petit est enlevé, on fait une incision droite, en T ou en croix.

Inciser par transfixion la tumeur avec la peau, et enlever successivement les deux moitiés par dissection et par arrachement (Gensoul, Jobert), est un mode opératoire compliijué qui ne vaut pas mieux que l'cNtirpation simple.

HPOTIITMÏE. V. SVNCOrE.

UQUEIJR. Médicament mal défini, où entre do l'caude-vie, de l'alcool, de Péther ou de l'eau. C'est une solution aqueuse, faiblement vineuse ou alcoolique, employée à l'intérieur ou à l'extérieur.

Liqueur antiscrofuJeuse de Ihifeland. Chlorure de baryum, 2 grammes; eau distillée, 30 grammes.

Faites dissoudre ; cinq à vingt gouttes : trois fois par jour aux enfants, et jusqu'à soixante gouttes pour les adultes [T].

Liqueur antisyphilitique de Chaussier. Cyanure de mercure, 20 centigrammes; eau, 250 grammes.

Faites dissoudre : 1 à 3 grammes, en potion [+1.

Liqueur arsenicale de Fowler. Acide arsénieux et carbonate de potasse, do chaque 1 gramme 60 centigrammes ; eau distillée, 250 grammes; alcoolat de lavande, 8 grammes.

Faites dissoudre ; deux à huit gouttes par jour dans les anciennes maladies de la peau \±\.

Liqueur arsenicnle de Pearson. Arséniate de soude, 5 centigrammes; eau distillée, 30 grammes.

Faites dissoudre ; deux à quarante gouttes dans les maladies de la peau.

Liqueur des Hollandais ou chlorure d'hydrogène hicarboné. Conseillée comme topique dans le traitement des névralgies et des douleurs rhumatismales [+]•

Liqueur de Labarraque. Liquide désinfectant formé de chlorure de soude liquide.

Liqueur de Van Swieten. Bicldorure de mercure , 1 gramme, dissous dans alcool, 100 grammes, et ajoutez eau distillée 900 grammes; — une cuillerée à bouche matin et soir, et après on fait boire un verre de thé, contre la syphilis [+]•

Liqueur de Villate.

Sous-acétate de plomb liqnidi' 30 s'rammos.

Sulfate {le cuivre cristallisé | 1^ j^l

Sulfate de zinc cristallisé i ' '

\'inaiG:re de vin blanc 200 id.

Recommandée pour le traitement des fistules anciennes ; on fait des injections comme avec la teinture d'iode (Notta, Nélaton).

Liqueur de goudron concentrée et titrée. Nous nous sommes fréquemment servis de ce produit, préparé par E. Guyot, pharmacien. Ne renfermant que les principes actifs du goudron, débarrassé des huiles acres et empy-

reumatiques, il n, sur Veau, de goudron ordinaire, l'avantage précieux d'un dosage exact. Mais ce n'est plus de l'eau de goudron.

Son mode de préparation est le suivant ;

Goudron de Norvésc 10 Uilomanuni'S.

Eau ■ • ■ 20 liticî.

Carbonale île sonile 1 kilogramme.

Faites chauffer au bain-marie, dans un appareil distillatoire, de manière à recueillir le principe volatil (la résinéone). Reprenez la partie non distillée, traitez-la par quantité suffisante d'.eau, de manière à obtenir quarante litres de liquide, laissez déposer la liqueur, décantez dans un tonneau. Réunissez la partie volatile obtenue dans la première période de l'opération, en ayant soin de brasser le tout pendant quelques instants et à plusieurs reprises; laissez déposer pendant quelques jours et filtrez.

On obtient une liqueur brune, foncée, d'un goù trèsaromatique, se mêlant parfaiteiucnt à l'eau, et donnant une eau goudronnée, ambrée, claire et limpide.

Voici les proportions dans lesquelles la liqueur de goudron est administrée pour les diverses indications :

Eau de goudron (pour boisson) : deux cuillerées à bouche de liqueur pour un litre d'eau, ou une cuillerée à café par verre.

Eau de goudron (pour injection) : une partie de liqueur pour quarante parties d'eau, soit un cinquième.

Eau de goudron (pour lotion) : parties égales de la liqueur et d'eau. La liqueur a môme été employée pure dans le traitement de la teigne.

lAS. Plante de la famille des liliacée?, dont l'huile, préparée avec les fleurs en macération , sert de calmant et dont les oignons cuits à la vapeur forment des cataplasmes résolutifs [3-

■JSRROX. Plante de la fiuuillc des convolvidacées

Fig'. 401. — Liseron tricolore.

qu'on trouve dans les haies et dont les feuilles en décoction sont légèrement piugatives

LOBÉ

lilT. Le lit est un appareil sur lequel l'iiommo se repose pour dormir ou pour se guérir quand il est malade.

Le lit ordinaire a été modifié en faveur de certains malades affaiblis, qu'on ne peut remuer, qui ont une fracture des membres ou qui ont une carie vertébrale. Ce sont les lits mécaniques. Ils consistent pour la plupart en une charpente qui entoure le lit du malade, et à cette charpente est suspendu un fond sanglé couvert d'un matelas percé au centre et qu'on peut lever à volonté au moyen de poulies et de machines. Ceux qu'on fait aujourd'hui sont très-commodes et très-utiles.

Le lit d'eau est un lit formé d'une caisse, au fond de laquelle se trouve un matelas d'eau très-utile dans les lièvres graves compliquées d'eschares au sacrum, et chez les blessés qui ont des ulcérations aux membres ou des douleurs causées par le contact prolongé du lit ordinaire. V. Blessés {Lit des).

11 y a enfin les lits orthoprdiques pour le traitement de la carie vertébrale ou de la scoliose (V. Rachis), et qui sont composés d'une machine à extension, fixée à la ceinture, à la tête et aux pieds du malade pour maintenir le corps immobile sur un sommier de crin.

LITHj%RCîE. Protoxyde de plomb qu'on fait, bouillir avec de l'huile de lin pour fabriquer les bougies et les sondes dites de gomme élastique.

I.ITHIASE. Maladie formée par la production de calculs dans les voies urinaires, de concrétions cutanées dans les jointures, dans les paupières, dans les oreilles, etc. V. Goutte, Calculs et Concrétions.

LITHODIi%LYSE. Dissolution des calculs dans la vessie (V. Calculs). On a essayé d'entourer les calculs de la vessie avec une poche de caoutchouc, afin d'y injecter un acide concentré nécessaire h leur solution, mais ces essais n'ont pas encore réussi.

LITIIOXrRlPTIQL'ES. 11 y a des médicaments qui ont, a-t-on dit, la propriété de dissoudre la pieri'e dans la vessie, et on les nomme Hthontriptiques; mais la plupart d'entre eux sont abandonnés depuis la découverte de la lithotritie.

VUva tirsi, donné en décoction, 10 grammes par litre d'eauQ; la saxifrage, 10 gram. par litre; V oignon, etc., sont regardés comme Hthontriptiques. — Le bicarbonate de soude, 8 à 10 grammes par litre d'eau et l'eau de chaux, donnés jusqu'à rendre constamment l'urine alcaline, remplissent mieux cette indication \±\ et doivent être administrés contre la gravelle. Les coquilles d'œufs calcinées oi\ remède Stephens, ■ — la poudre d'yeux d'écrevisso, • — la poudre de coquilles d'huîtres, de limaçons ou de cloportes, et le savon médicinal, ont été employés dans les mêmes circonstances. Ces remèdes, aidés de boissons diurétiques, méritent d'être conseillés tant que les pierres ne sont pas trop volumineuses, et qu'elles ne doivent pas être enlevées parle chirurgien au moyen de la taille ou de la lithotritie. V. Calculs et Gravelle.

LGTHOTRITIE. V. CALCULS.

LIVËCHE. Plante de la famille des ombellifères, appelée aussi ache, dont la racine en décoction passe pour diurétique

LOBÉLIE. Plante de la famille des lobéliacées (fig. ^02), dont une espèce, la lobélie syphilitique, fournit une racine employée en décoction, 30 grammes par litre d'eau, contre la syphilis Q, et dont l'autre, la lobélie enflée, en

LOOC 819

teinture, 1 à ,3 grammes, rst utile l'an? le Iraitemenl de l'asllime

LOCHIES (Vidanges). Les matières qui s'écoulent de la vulve après la délivrance, jusqu'à la fin du mois qui suit les couches, ont reçu le nom de lochies.

Les lochies sont d'abord sanguinolentes, puis séreuses, et enfin puriformes. Celles-ci continuent souvent pendant six semaines à deux mois, jusqu'au retour des couches, c'est-à-dire jusqu'au retour des règles.

Les lochies se suppriment souvent lorsqu'il se déclare une fièvre puerpérale ou une maladie aiguë après les couches, et quelques médecins ont considéré cette suppression comme la cause de la maladie, tandis qu'elle n'en est que la conséquence habituelle.

Thérapeutique. ■ — Contre les lochies il n'y a rien à faire qu'à employer des soins de propreté au moyen de lavages avec de l'eau tiède et du vin en parties égales, ou avec de l'eau tiède et des solutions légèrement astringentes. Si elles sont très-fétides, injections avec le permanganate de potasse, 5 grammes par litre d'eau, ou la solution de coaltar saponiné au cinquantième.

LOMBRIC ou ASCARIiiE LOINtRRICOIDE. En-

tozoaire qui se développe dans les intestins de l'homme. V. Ascaride.

LOOCH. Nom arabe d'un médicament liquide, sirupeux , formé par l'union de l'huile avec de l'eau, avec de la gomme ou avec un jaune d'œuf.

Il y a : 1° le looch blanc, avec dix- huit parties d'amandes douces mondées, deux parties d'amandes amères, seize d'huiles d'amandes douces, 50 centigrammes de gomme adragant, six d'eau de fleur d'oranger et cent vingt- cinq d'eau, employé seul comme béchique et expectorant dans les bronchites |4- h-l ou associé à l'oxyde blanc d'antimoine, au kermès, à la scille, au sirop diacode, à l'opium, etc. ; 2° le looch huileux ou anglais, fait avec de l'huile d'amandes douces, sans addition d'amandes [+1; '6° le looch vert, dans lec{uel des pistaches sont substituées aux amandes [3 douces; li° le looch jaune où la gomme adragant est remplacée par un jaune d'œuf [T] ; 5» les loochs médicampjxteux purgatifs, vermifuges et autres.

Ces médicaments sont d'un usage très-vulgaire.

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