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superficielle du doigt forme une rayure blanche persistante, est une miliaire scarlatineuse, V. Scarlatine.

La miliaire n'est pas une maladie, et n'est qu'un effet de transpiration qu'on peut produire à volonté chez une personne bien portante qu'on met au lit pour l'y faire suer pendant plusieurs jours. V. Suette.

Thérapeutique. — On guérit la miliaire en ne couvrant pas trop les malades et en modérant la transpiration. Y. Scarlatine et Suette,

11 faut ne laisser qu'une seule couverture aux malades, et conseiller des apphcations de poudre d'amidon et des bains tièdes de fécule ou de son

MHXEFEl]ILI.e. Plante indigène et aromatique, de la famille des synanthérées, dont les sommités sont considérées comme stimulantes , emménagogues et vulnéraires On l'emploie pour préparer l'eau vulnéraire, et son eau distillée, 60 à 100 grammes, ainsi que son huile essentielle, 15 à 20 gouttes en potion, sont administrées contre les maladies nerveuses [+]•

MILLEPERTï:is. Plante de la famille des hypérici-

Fig. i56. — Millepertuis.

l'ig. 457. — Millepertuis (roupe de la fleur).

nées, dont l'infusion, 10 à 20 grammes par litre d'eau, est employée comme vulnéraire

iriiLLET. V. Muguet.

MliN'E IIE PLOMB. V. GuAI'HITE.

MIXIUM. Deuloxyde de plomb, employé dans la fabrication de certains emplâtres.

MI\OKATir. Remède qui purge doucement, comme le lait d'ànesse, les pruneaux, la pulpe de tamarin, l'oseille, les épinards, etc.

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MIIVYAMTHE. V. MÉNYANTHE.

MISAIVTnROPIE. V. HypoCHONDRIE, FOLIE.

MITIIRIDATE. Élpctuaire analogue à la thériaque, employé comme antidote [3.

IWIXTliRE. Médicament liquide fait par mixtion, et qu'on fait prendre par gouttes ou par petites quantités dans une potion gommeuse.

MOELLE ÉPEVIÈRE. La moelle épinière peut être le siège d'un grand nombre de maladies, telles que les abcès, les inflammations aiguës et chroniques qui produisent Yataxie locomotrice ^ la paralysie agitante, la paralysie atrophique (V. ces mots), le cancer, les hémorrhagies , les plaies, les tubercules, donnant lieu à des phénomènes de paralysie et de paraplégie, d'incontinence, de con- .vulsions, de douleurs et d'anesthésie.

Moelle (Abcès de la). A la suite d'une inflammation spontanée , après une fracture du rachis (Velpeau) et une blessure de la moelle, il peut se former un abcès dans l'épaisseur de cet organe, mais il n'y a aucun symptôme qui puisse le faire reconnaître pendant la vie.

Thérapeutique. — Comme il y a impossibilité de reconnaître les abcès de la moelle, il n'y a pas lieu d'en indiquer le traitement.

Moelle épinière (COMMOTION DE LA). Une chute sur les pieds, un coup sur le raciiis, déterminent un ébranlement de la moelle ; il est rare que cette lésion existe sans commotion cérébrale. On peut la soupçonner par une incontinence d'urine et de matières fécales, une paralysie des quatre membres, une sueur froide et des irrégularités des battements du cœur.

On peut dire que la commotion de la moelle est une maladie problématique, parce que les symptômes appartiennent aussi bien à la commotion cérébrale, qui existe en même temps que la commotion de la rnoelle.

Une douleur siu' le trajet de la moelle, après l'existence de quelques symptômes de compression cérébrale, indique qu'il y a eu lésion de la moelle.

Thérapeutique. — Traiter la commotion cérébrale, placer dix ventouses de chaque côté de la colonne vertébrale, dans toute son étendue. Appliquer de petits cautères, faire de l'aquapuucture et de l'acupuncture.

Moelle (Compression de la). La compression de la moelle peut être produite par une lésion traumatique f un épanchement de sang, une esquille) ou une tumeur telle qu'un névrome de la moelle, un abcès par congestion, une tumeur fibro-plastique des méninges, une exostose, ou enfin une fracture consécutive à un mal de Pott. V. ce mot.

Même dans le cas de compression de la moelle, après un accident, on a vu les malades marcher. Mais il y a d'ordinaire de la paralysie du mouvement et du sentiment dans les membres inférieurs ou paraplégie, souvent des fourmillements et quelquefois des contractures.

Les compressions par des tumeurs ne produisent de paralysies que quand il y a un commencement d'altération de la moelle; les signes les plus ordinaires de la compression par une tumeur sont l'irrégularité des mouvements (V. Ataxie locomotuice) ; dans certains cas, comme lorsque la moelle est comprimée par un fragment osseux, les paralysies varient, elles augmentent et diminuent.

Une myélite est rare dans la compression traumatique de la moelle, à moins qu'il n'y ait contusion de la moelle.

Thérapeutique. — On extraira les corps étrangers et les

esquilles, s'il y a une plaie. Trépaner pour enlever un os qui comprime la moelle (Paul d'Égine) est une opération hasardée, le traumatisme qu'on fait subir au malade peut le tuer.

On traitera la myélite et le ramollissement consécutif aux tumeurs par des révulsifs placés autour de l'épine dorsale, au point où les paralysies font supposer qu'il existe une compression.

Moelle (Congestion de la). Il se fait dans la moelle des congestions qui peuvent rester à ce degré sans aller jusqu'à produire un véritable état phlegmasique (Ollivier), mais cela est rare, et, en tout cas, c'est une maladie trèsdifficile à distinguer.

La suppression des règles, des lochies, des hémorrhoïdes, de la sueur des pieds (Ollivier), certaines phlegmasics chroniques des voies digestives, la fièvre typhoïde, le rhumatisme, l'abus des plaisirs vénériens et la masturbation, sont les causes de la congestion de la moelle.

L'apparition subite, assez souvent nocturne, d'une difficulté de mouvoir les membres inférieurs, avec douleur vague à la région lombaire ou sacrée, ou d'une paralysie incomplète des muscles du bras ou des intercostaux, caractérise la congestion de la moelle.

La congestion de la moelle dure quelques jours, mais dans certaines maladies elle peut se prolonger davantage et donner lieu à une paralysie prolongée. 1

Thérapeutique. — Appliquer des sangsues ou des ventouses scarifiées le long du rachis, et revenir plusieurs fois sur ce moyen.

.Appliquer de fréquents vcsicatoires volants sur la colonne vertébrale [+], recourir à ^électricité □, donner des jw»'ijatifs salins tous les trois jours. Mettre de petits cautères ou des pointes de feu le long du dos; faire de l'aquapunclure et de l'acupuncture (V. ces mots).

Moelle (Contusion de la). Les signes de la contusion de la moelle sont les mêmes au début que ceux de la commotion ; l'existence d'une myélite du troisième au sixième jour, des paralysies plus ou moins immédiates et des contractures confirment le diagnostic que rien n'autorisait auparavant d'une manière absolue.

Thércqieutique. — Au début, on traitera comme la '!ommotion; plus tard, on instituera le traitement de la complication, c'est-à-dire le traitement de la myélite.

.tîoclle (HÉMORRIIAGIE DE L\), ou Ilcmato-my élite, ou jtpoplexie de la moelle. V. IIÉMORRHAGIE DE LA MOELLE.

Moelle (Hernie de la). Cela 's'observe dans le spina bijida ou hydroracihs. V. ce mot.

Moelle (Inflammation DE laj, ou Myélite. L'inflammation de la substance propre de la moelle constitue la myélite.

La myélite n'occupe jamais qu'une portion limitée de la moelle, tantôt la portion bulbaire et cervicale, tantôt la portion dorsale, et chez d'antres la partie lombaire. Elle affecte les cordons antérieurs ou postérieurs, ou seulement la substance grise; enfin, elle se montre à l'état aigu et à Vétat chronique. j

Très-rare chez les nouveau-nés et chez les enfants, la myélite s'observe surtout chez l'adulte sous l'influence du froid (Lacombe), du rhumatisme (Ollivier), de la syphilis (Housset), des coups ou des chutes sur le dos, des fractures ou des blessures du rachis, de la convalescence de la fièvre typhoïde ou d'une autre maladie aiguë, de la crois-

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^ance, des empoisonnements par le phosphore, l'arsenir, le tabac, etc.

Dans la myélite aiguë, il y a injection d'une partie de In substance, blanche ou grise, de la moelle, qui est plus ou moins ramollie, et la lésion occupe toute la circonférence de l'organe ou seulement un point assez circonscrit, tantôt une de ses moitiés, tantôt les cordons antérieurs, et tantôt les cordons postérieurs. On y trouve quelquefois une Aration purulente gris verdàtre plus ou moins étendue, un simple ramoUissement rougeâtre ou blanchâtre, enfui, chez quelques malades, un véritable abcès. ■ — Les éléments de la moelle sont dissociés, les tubes nerveux détruits, et, au milieu de la substance détruite, existent des granulations moléculaires, des corps granuleux, des corpuscules de pus et des globules de sang.

Dans la myélite chronique, la moelle est partiellement ramollie ou atrophiée et réiaile de volume, ou bien elle est indurée, d'un jaune rougeâtre, vitreux, transparent, par suite de la substitution du tissu cellulaire aux tubes nerveux, ce qui constitue la sclérose et ce qui existe surtout dans l'ataxie locomotrice (V. ce mot). Mais alors, là, la lésion est limitée aux cordons postérieurs.

De la fièvre avec engourdissement, faiblesse et froid dans les membres, s'élendant des jambes au tronc et au bras, ou du bras aux jambes pour amener la paralysie plus ou moins complète, caractérisent la myélite aiguë ; mais, s'il n'y a pas de fièvre, il s'agit d'une myélite débutant d'emblée par la forme chronique.

La paralysie produite par la myélite aiguë occupe toujours le côté correspondant à celui de la moelle qui est altéré, et elle a pour siège le mouvement ou la sensibilité, quelquefois même ces deux fonctions nerveuses, mais rarement il y a de l'hyperesthésie.

On a vu la myélite accompagnée de contracture (Louis) ou de convulsions, mais cela est rare.

Dans la myélite, il existe presque toujours le long du rachis, au niveau du point de la moelle qui est malade, une douleur vague dite spinale, augmentée par la pression des apophyses épineuses (Calmeil, Ollivier) et surexcitée par le passage d'une éponge imbibée d'eau trèschaude.

La dyspepsie avec constipation, la rétention d'urine, plus tard suivie d'incontinence par regorgement, l'impuissance et rarément le satyriasis (Ségalas), accompagnent la myélite.

Quand la myélite occupe seulement les cordons antérieurs ou moteurs, il y a au-dessous de l'endroit enflammé une paralysie du mouvement des deux côtés du corps ou d'un seul côté s'il n'y a qu'un seul cordon ; mais si la lésion occupe les cordons postérieurs ou sensitifs, il n'y a au-dessous de la lésion qu'une paralysie de la sensibilité.

Quand la myélite occupe le bulbe, il y a du délire, de l'amaurose, de la surdité, du trismus, de la dyspnée, de l'embarras de la parole, de la dysphagie, des vomissements, quelquefois de l'bydrophobie et une paralysie générale progressive (Ollivier). V. Cérébroscopie.

La myélite et toutes les maladies de la moelle, y compris l'ataxie locomotrice, déterminent par action réflexe, au moyen du nerf grand sympathique, une hypérémie de la papille du nerf optique qui, en se prolongeant, produit une névrite souvent suivie d'atrophie papillaire et d'amaurose (Bouchut).

D'après le siège de la paralysie, on reconnaît celui de

la myélite ; car, lorsqu'elle occupe la région cervicale, il y a paralysie des deux bras, des intercostaux et du diaphragme avec roideur tétanique du cou. — Lorsqu'elle affecte la région dorsale, il y a paralysie des membres supérieurs et des intercostaux ou du diaphragme, ce qui gêne beaucoup la respiration et peut entraîner l'asphyxie. — Enfin, lorsqu'elle occupe la régio)i lombaire, elle paralyse seulement les membres inférieurs, la vessie, le rectum et les muscles abdominaux, ce qui donne aux malades la sensation d'une barre hypogastrique trèspénible.

Chez la femme atteinte de myélite, les règles continuent de paraître et la fécondation peut avoir lieu.

Dans la myélite aiguë ou chronique, il y a souvent alcalinité des urines.

11 ne faut pas confondre la myélite produisant la paralysie des membres avec l'ataxie locomotrice, où il n'y a que de l'incoordination des mouvements ; car, dans cette dernière maladie, la paralysie n'existe pas : il y a une force musculaire considérable, mais le malade ne peut plus diriger ses mouvements d'une façon normale, et il éprouve des douleurs dans les membres qui n'existent pas dans la myélite. V. Ataxie locomotrice.

La paraplégie qui vient sans fièvre chez une femme ou chez un sujet nerveux est souvent de nature essentielle ou hystérique.

La myélite aiguë dure de trois à quatre jours (Ollivier) à une ou deux septaines, et se termine par la guérison, ce qui est rare, par la mori, ce qui est plus commun, ou par le passage à Yétat chronique, alors les malades traînent pendant plusieurs années une misérable existence, marchant d'abord avec peine, puis ne pouvant plus bouger et gardant le lit où ils meurent dans un état de cachexie prononcée, avec des eschares que produit l'incontinence des urines et des matières fécales.

Thérapeutique. — Dans la myélite aiguë avec fièvre, la saignée du bras, les sangsiies et les ventouses scarifiées le long du rachis sont très-utiles. Il faut recourir aux ventouses sèches sur le dos, vingt à trente par jour ; aux cautérisations pointillées par le fer rouge, aux douches filiformes révulsives avec l'eau froide, à Vaquapuncture, et à V acupuncture, aux moxas, aux vésicatoires volants et aux applications de teinture d'iode.

S'il y a 'eu des maladies vénériennes antérieures, il faut administrer les pilules de Sédillot, — les pilules do protoiodure de fer, une ou deux fois par jour et plus tard l'iodure de potassium.

La diète, le repos au lit et l'immobilité sont très-nécessaires au début de la maladie ; mais lorsqu'il n'y a pas de fièvre, on doit faire manger les malades en ayant trèsgrand soin d'entretenir la liberté du ventre par des lavements simples et purgatifs. \ . Lavements.

En cas de constipation rebelle, il faudra donner tous les jours un ou deux grains de santé, une ou deux pilules d'Henderson, de Franck ou seulement 20 centigrammes d'aloès.

On peut employer aussi des douches d'eau chaude, des douches de vapeur, des frictions mercurielles et des bains prolongés.

Traitement de lamijélite chronique. — Dans la myélite chronique, il faut employer les révulsifs cutanés le long du rachis, notamment les ventouses sèches, tous les jours, en grand nombre; — la cautérisation épidermique au fer rouge r+1. les cautères et les moxas; — les vésicatoires

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