V. CrOUP, DiPHTHÉRITE
KÉPE:\'TBIÈS. Remède employé au temps d'Hippocrate comme très-utile dans la mélancolie. On en ignore la nature. Pour les uns c'est un extrait de chanvre deslndes^ et pour les autres c'est de l'opium.
1\ÉPHI5î:li®1\I. Tache blanchâtre des couches externes de la cornée, succédant à une ophthalmie chronique. V. Cornée (Opacités de la).
RIÉPHRALGIE. V. Colique néphrétique.
KÉPBiRÉTi^iJii;. V. Colique.
I\ÉPMRITE. V. Rein {Inflammation du).
l^'cphrîte alliuniinease. V. ALBUMINURIE , ŒdÈME AL-
nUMiNURiQUE ; Rein {Dégénérescence du).
I\ERFS (LÉSIONS TRAUMATIQUES DES).
l. Plaie par section. — Une douleur vive, l'abolition de la sensibilité et des mouvements dans une partie, ou l'abolition d'une seule de ces fonctions, suivant que le nerf est mixte, sensitif ou moteur, accompagnent toujours la section simple des nerfs.
Les nerfs divisés sont susceptibles de se cicatriser et de reprendre leurs propriétés (Cruikshanks, Meyer, Swan, Steinrueck), à moins qu'il n'y ait un écartement considérable (Vulpian) ou simplement une altération matérielle des bouts périphériques des nerfs moteurs en particulier (Veller).
Thérapeutique. — Pour ramener s'il est possible les nerfs au contact, on placera les parties dans une position qui favorise le rapprochement des lèvres de la plaie. — La suture du nerf (Laugier) est un moyen adjuvant que rationnellement on est admis à pratiquer, — on se servira de sutures métalliques et l'on tâchera de ne point traverser de faisceau nerveux en passant le fil entre eux dans le névrilème.
Si les fonctions des muscles tardaient à reparaître, et quand il y a tout lieu de supposer que le nerf est cicatrisé, on électrisera les parties, La contraclilité alors reparaît assez vite.
IL Piqûres des nerfs. — Les piqûres des troncs des nerfs se révèlent par une douleur extrêmement vive qui s'irradie aux parties voisines. Quelquefois elles sont suivies de névralgies, de névrites et entraînent des contractures partielles. A l'avant-bras les piqûres des nerfs brachial cutané interne et musculo-culané déterminent seulement une contracture des doigts, qui est une contracture des fléchisseurs. On la reconnaît à ce que les quatre ou les trois derniers doigts sont fermés, et à ce que la contracture cesse pendant le sommeil aneslhésique.
Thérapeutique. — Appliquer sur la partie blessée des cataplasmes arrosés de laudanum, ou la pommade suivante ;
Clilorofnrme 5 giMmmoa.
Pommade de concombre 40 id.
On donnera de grands bains.
On appliquera un large vésicatoire, ou mieux plusieurs vésicatoires de la largeur d'une pièce de cinq francs, qui seront pansés avec 2 centigrammes de chlorhydrate do morphine.
Contre les contractures avec névralgie on fera la cautérisation transcurrente sur le trajet du nerf, ou des cautérisations avec l'acide sulfurique. — La section du nerf blessé (R. Bell et llamilton) a réussi à faire disparaître plusieurs fois la névralgie et la contracture. — Si la section est insuffisante, on fera l'excision d'une portion du nerf (Malgaigne, Londe, Paulet).
Il est inutile de sectionner les nerfs qui se rendent aux muscles contracturés, si ce n'est ceux qui ont été piqués. En effet, la contracture est un acte réflexe et qui est presque toujours dû à un nerf de sentiment blessé. Si l'on guérit la plaie et l'inflammation du nerf de sentiment, le nerf moteur cesse d'entretenir la contracture musculaire.
IIL Contusions et plaies confuses des nerfs. — Les nerfs comprimés causent, pendant les mouvements, des phénomènes d'engourdissement, de fourmillement et de douleur que chacun connaît.
Dans la compression des nerfs, il y a d'abord hyperesthésie, puis paralysie, si la compression continue ; lorsque la compression cesse, il y a une invasion rapide et centrifuge de froid, suivie d'une sensation de pesanteur extrême qui immobilise le système musculaire du membre dont les mouvements sont très-douloureux (Bastien et Philippeaux).
Les nerfs contus occasionnent une vive douleur qui se propage aux parties voisines, sous forme de picotements et d'engourdissement; puis la douleur cesse, ou bien une névrite survient, ou bien il y a paralysie.
Les nerfs écrasés en partie causent des douleurs vives. Lorsque le nerf est écrasé en totalité, il n'y a plus de douleur; les muscles sont paralysés, et quelquefois les muscles, animés par un nerf voisin, présentent la même lésion.
Les écrasements des nerfs entraînent des paralysies traumatiques, l'atrophie des muscles, parce que les bouts des nerfs contus se cicatrisent isolément, et que le courant nerveux ne passe plus; cependant ce cas est l'exception.
Thérapeutique. — Les compressions et contusions des
NERF
NERV
norfs qui ne s'accompagnent pas de névrite peuvent guérir seuls par le repos, les cataplasmes, les vésicatoires et la compression. Lorsqu'il y a eu écrasement d'un nerf et paralysie traumatique , on électrisera tout de suite jtour euiretenir la contractilité musculaire et empêcher l'atrophie . Il est constant aussi que l'électricité peut avoir une action pour favoriser le rétablissement des fonctions du nerf.
La contractilité, les mouvements volontaires, reparaiss' Ht bientôt ou après un long temps, suivant la réorganisation plus ou moins rapide du nerf. Dans les cas où l'élec- Iricité est appliquée longtemps après l'accident, celle-ci n'a pour prem ier effet que de faire renaître la calorificalion de la partie et la nutrition du muscle ; si ces deux phénomènes manquent après des séances répétées de faradisation, il serait inutile de continuer.
Les séances d'électrisation musculaire ne doivent pas être prolongées au delà de huit à dix minutes.
IV. Distension des nerfs. ■ — La distension des nerfs est une lésion qui, pour ses effets, se rapproche beaucoup de la contusion et est observée dans les luxations ; l'arrachement des nerfs est le résultat d'une distension exagérée.
La paralysie est la conséquence de l'arrachement des : nerfs, et celle-ci entraîne une atrophie des muscles de ji toute une région ou de plusieurs muscles seulement.
Quoique les nerfs soient arrachés, il est des cas exceplionnels o{i la cicatrisation peut se faire.
Thérapeutique. — On aura recours à l'électrisation des muscles pour empêcher leur atrophie et pour favoriser le retour d6 la propriété des nerfs s'ils peuvent se cicatriser.
V. Corps étrangers des nerfs (Denmark, Descot, Dupuy- Iren, Jeffreys, Vernois). — Les fragments de corps étrangers lancés par la poudre à canon, nne mèche de fouet (Dupuytren), une ligature, des fragments de bois ou de porcelaine, ont été trouvés logés dans des nerfs un peu volumineux ou dans des tissus voisins des nerfs.
Ijorsque dans une plaie récente des douleurs vives se font sentir et sont intolérables, il y a lieu de penser qu'un corps étranger est resté dans la plaie et est implanté dans un nerf ou le blesse.
Le tétanos suit souvent les plaies des nerfs compliquées de corps étrangers,
] Thérapeutique. — On cherchera les corps étrangers, dans les plaies récentes, et on les extraira; s'il s'agit d'un corps étranger logé dans un nerf depuis longtemps, ce que l'on ne soupçonne que par l'existence dans les antécédents des malades d'une plaie qui est toujours restée douloureuse (Denmark et Jeffreys), on fera la névrotomie. — On traitera la névrite et le tétanos, s'ils existent, par les moyens appropriés.
VL Ligature des nerfs. — Sauf un cas de Descot (V. Corps étrangers des nerfs) où une ligature était restée dans le nerf sciatique et avait produit une névralgie rebelle, les ligatures des nerfs ne causent pas d'accidents paralytiques très-redoutables. La ligature en effet sectionne le nerf, qui se réunit ensuite bout à bout.
Les ligatures des nerfs causent toujours des douleurs vives, des paralysies momentanées, et il est indiqué de ne point lier ces organes avec une artère dans les ligatures faites sur le trajet d'un vaisseau. Les ligatures des nerfs au niveau de la section dans les amputations doivent aussi être évitées.
On a vu un nerf emprisonné dans un cal et comprimé comme par une ligature (OUier). V. Cal difforme.
Thérapeutique. — Détruire l'agent qui comprime circu lairement un nerfc
l^ÉKIS (Allier). Eaux minérales bicarbonatées sodiques, de 50' à 53°, employées en boissons, en douches et cubains dans le rhumatisme chronique, dans les paralysies, dans l'hystérie , les névralgies et les affections ner veuses FR.
Nom donné à l'huile essentielle tirée de la fleur d'oranger.
l^SERPRUM. Arbrisseau indigène de la famille des rhamnées , dont les baies sont employées comme purgatifs.
F'ig, 477. — Ni'i-pnin.
Elles se donnent en nature au nombre de quinze à trente ou mieux sous forme de sirop à la dose de 20 à 40 grammes dans l'hydropisie [±]. Le sirop de nerprun, à la dose de 5 à 10 grammes par jour, se donne aussi pour prévenir les accès de goutte.
TVERVAL. Nom donné à un baume employé contre les douleurs névralgiques.
■RfERVOSIiSME (NÉVROPATHIE PROTÉIFORME, ÉtaT NER- VEUX, FiÈVRE NERVEUSE, DiATHÈSE NERVEUSE, NÉVROSPAS-
MiE). A côté de l'hystérie et de l'hypochondrie, caractérisées par des symptômes significatifs, il y a un état morbide, indéterminé, nerveux, dans lequel les malades souffrent de troubles fonctionnels variables de l'intelligence, du mouvement et de la sensibilité organique, de façon à former un état nerveux général, qu'on peut appeler le nervosisme.
Le nervosisme, plus commun chez la femme que chez l'homme, est une névrose qui résulte ordinairement de l'action de toutes les causes débilitantes et toxiques, telles que l'état lymphatique et chlorotique, la menstruation trop abondante, l'allaitement prolongé, l'éducation énervante romanesque, les veilles prolongées et les excès de travail, les excès vénériens, les pertes séminales, la convalescence des maladies aiguës, les grandes hémorrhagies, l'abus du tabac, l'influence de la syphilis constitutionnelle et les maladies chroniques.
Il y a quelquefois un état nerveux aigu fébrile qui simule la fièvre continue ; mais ordinairement c'est à l'état chronique qu'on observe le nervosisme.
NERV
NÉVR
Le nervosisnie chronique offre des degrés infinis, depuis l'agacement nerveux qui en est l'origine, jusqu'aux désordres fonctionnels les plus graves et les plus multipliés.
Dans le nervosisme chronique existent les troubles fonctionnels les plus variés, qui sont l'inquiétude et l'impatience morales, le mécontentement de toutes choses, l'insomnie, les hallucinations, les douleurs vagues de la tête et des membres, les étouffements, la toux nerveuse, les palpitations, l'amyoslhénie et quelquefois la paralysie, l'anesthésie et l'hyperesthésie, les éructations et les douleurs gastriques, les vomissements, la constipation ou la diarrhée, quelquefois enfin une dyspepsie acide très-prononcée, amenant une sorte de fièvre nerveuse hectique et la mort.
Il y a différentes formes de nervosisme chronique caractérisées par la prédominance d'un trouble fonctionnel spécial; ainsi j'admets un nervosisme cardiaque, cérébrospinal, gastrique, utérin, paralytique, douloureux, spasmodique, etc., lorsque l'état nerveux des malades est compliqué de troubles fonctionnels plus graves du côté du cœur, du côté de l'encéphale ou de la moelle, ou du côté de l'estomac, de l'utérus, de la motilité ou de la sensibilité des membres.
Le nervosisme est souvent compliqué d'anémie, de chlorose et d'hypochondrie ; mais il peut exister sans aucun autre état morbide, et chez les personnes qui succombent on ne trouve aucune altération organique qui soit de nature à expliquer la mort.
Thérapeutique. ■ — Dans le traitement du nervosisme, il y a quatre indications à remplir ; ce sont : la recherche des causes du nervosisme, — le soutien ci donner aine forces affaiblies, — la guérison des accidents locaux, et enfin la lutte contre les complications que peut engendrer cette névrose.
Il faut prescrire aux malades atteints de nervosisme chronique : la distraction, — les voyages, — l'exercice,
— la gymnastique, — les toniques, tels qu'un bon régime alimentaire et les préparations ferrugineuses, manganésiques ou arsenicales; — les acides et la pepsine, s'il y a de la dyspepsie; — les boissons d'eau tempérée; — les bains tièdes ou salés, les bains de valériane, les bains de mer et l'hydrothérapie ; — l'opium, s'il y a de la douleur ;
— le bromure de potassium, 1 à 2 grammes par jour, contre la surexcitation ; — enfin les antispasmodiques habituellement employés contre les névroses (V. ce mot).
11 faut rechercher avec grand soin les causes locales qui peuvent engendrer sympathiquement le nervosisme chronique, parce qu'il suffit souvent de les détruire pour améliorer ou pour faire disparaître le mal. C'est ainsi qu'en ne négligeant point la gastralgie, la constipation, les vomissements, les entozoaires et les gaz de l'intestin, les névralgies, la spermatorrhée, les affections utérines, etc., dont se plaignent les malades, on arrive à les guérir en les débarrassant de ces incommodités qui étaient la cause du mal.
La préparation suivante est très-utile :
Macération de quinquina 50 grammes.
Bromure de potassium 1 iil.
Deux ou trois fois dans les vingt-quatre heures. La dose peut être portée à 5 grammes (Vigoureux). D'après ce que j'ai observé, le bromure de potassium n'est avantageux que s'il n'y a pas de dyspepsie inflammatoire.
Teinture de chanvre indien , huit à dix gouttes toutes les heures.
l^EDVILLF-LA-niARITÉ (Haule-Saône). Eau sulfureuse calcique froide, peu employée.
KÉVRALCIES. Des douleurs intermittentes ou rémittentes sur le trajet des nerfs superficiels ou dans les organes profonds, sans fièvre et sans altération du tissu nerveux, ne sont pas autre chose que des névralgies.
Quand les douleurs névralgiques sont causées par une lésion des cordons nerveux ou par une lésion du voisinage intéressant les nerfs, elles dépendent d'une névrite.
Il y a des névralgies dans les nerfs de la vie de relation et dans les nerfs de la vie organique ; mais celles-ci sont plutôt des viscéralgies et elles forment la gastralgie, la cardialgie, l'hystéralgie, etc.
Le froid et le rhumatisme, les nosohémies chlorotique, saturnine, maremmatique, mercurielle, syphilitique et scorbutique, les névromes et les lésions des nerfs ou des tissus voisins, sont les causes productrices des névralgies idiopalhiques, sympathiques et symptomatiques. V. Nosohémies.
On ne connaît pas de lésion matérielle constante des nerfs dans les névralgies.
Les douleurs névralgiques cessent par la pression lorsqu'on peut écraser le nerf douloureux sur un os subjacent; mais elles s'exaspèrent lorsque la pression est insuffisante pour amener l'aplatissement des nerfs. A l
La chaleur ou le froid peuvent indistinctement exaspé-^ ' rer les douleurs névralgiques.
Les névralgies produisent à divers degrés, dans les par- ■ ties oîi se distribue le nerf malade, de la rougeur, du gonflement , de l'œdème , des sécrétions glandulaires (larmes, sueur, salive, suc gastrique, mucus utérin), des spasmes et des convulsions partielles, des phlegmasies j cutanées (zona) et, à la longue, des nosorganies viscérales.
Une névralgie intermittente , périodique et régulière doit être considérée comme une fièvre larvée, qu'il faut combattre au moyen du quinquina.
Les névralgies constitutionnelles, et surtout les névralgies chlorotiques, se déplacent avec la plus grande facilité et se montrent successivement sur des nerfs plus ou moins éloignés les uns des autres.
Rien n'est commun chez un malade comme les récidives de ses névralgies.
Thérapeutique. — Première indication : Combattre l'élément palustre. — Aux névralgies intermittentes périodiques et régulières il faut opposer le sulfate de quinine à 25 ou 50 centigrammes, deux heures avant l'accès i-t- -n.
Deuxième indication : Traiter l'affection syphilitique.
— Dans les névralgies syphilitiques, il faut donner de 1 à 3 grammes d'iodure de potassium par jour i-t- -n.
Troisième indication :' Combattre l'anémie ou la chlorose.
— Une névralgie ou une viscéralgie chlorotique se guérit avec les préparations de fer ou de manganèse [+] , avec l'arséniate de soude \±], avec l'hydrothérapie \±], avec les bains froids de la mer ou des rivières enfin avec du quinquina, du vin, et une nourriture très-substantielle (+!•
Quatrième indication ; Combattre la douleur. — Quand on a donné ce qui convient pour détruire la cause des névralgies, il faut combattre l'élément douleur :
1° Par les révulsifs : les applications quotidiennes de ,j teinture d'iode simple ou de teinture d'iode morphinée (| (teinture d'iode, 15 grammes; sulfate de morphine, , 1 gramme) (Bouchut) ; d'acupuncture pendant une heure ;
NÉVR
NÉVR
— de frictions avec parties égales d'huile d'amandes douces et de chloroforme (Bouchut); — de solution de cyanure de potassium, 3 grammes pour 500 grammes d'eau, ou de teinture de chloroforme; — de pommade au chloroforme, 3 grammes pour 30 grammes d'axonge ;
— de ciiloral hydraté, 3 à 5 grammes dans 50 grammes do sirop à prendre en une fois ; — par des frictions d'eau (le mélisse, d'eau de Cologne, d'eau-de-vic camphrée luu'e, d'essence de térébenthine, de baume Opodeldoch, do baume nerval, de baume tranquille ; — par des fumigations de camphre, de myrrhe, de baies de genièvre; — par les vésicatoires volants; — par l'électricité, au moyen de courants continus, le pôle positif étant placé près du tronc, et le pôle négatif vers les extrémités, de façon que le courant aille du centre à la circonférence; — par l'application de plaques d'aimant; — par la cautérisation transcurrente ; — par la cautérisation pointillée avec la douche aqueuse fdiforme d'un appareil pulvérisateur, ce qu'on appelle Y aqita-puncture (V. ce mot) (Mathieu) ;
2° Par les antispasmodiques internes, tels que l'éther, le castorcum, le musc, la valériane et ses composés, l'asa l'ii'lida, la belladone, la codéine, l'opium, l'essence de tcvcli'.'iithine sous forme de perles à la dose de six à douze par jour (Vergnol), etc. ;
3° Par les injections hypodermiques d'opium ou d'atropine, selon la méthode de Wood; — par les vésicatoires ammoniacaux saupoudrés de 1 à 2 centigrammes de sulfate de morphine, et renouvelés tous les jours; — parles inoculations de morphine ou d'atropine sous l'épiderme ;
— par la' pommade de sulfate de morphine, à h grammes par 30 grammes d'axonge, ou par des frictions de poudre de morphine.
4° VavV essence de térébentldnekVmtérleur, 8 à lOgram. par jour, en potion ou en perles gélatineuses.
5° Enfin par le cldoral hydraté, à 8 grammes par jour en une fois dans du sirop de fleurs d'oranger ou dans du [sirop de groseilles. Ce dernier médicament (V. Chloral) donne trois ou quatre heures de sommeil, et, après cinq ou six jours de son emploi, la névralgie est guérie.
6° Par la vératrine. — Frictions avec la pommade de vé-
ratrine opiacée :
Vératrine 40 centigrammes.
Chlorhydrate de morphine 25 id.
Axonge 30 grammes.
Mêlez. Faites trois frictions par jour (Bouchut).
7" Far la section du nerf douloureux. — Dans certains
cas de névralgie rebelle et insupportable par l'excès de la douleur, il faut pratiquer la section ou la résection du nerf malade.
Une névralgie symptomatique d'une affection cancéreuse ou tuberculeuse voisine d'une tumeur comprimant le nerf ou d'un névrome doit être traitée de la même jfaçon palliative; mais il faut enlever le névrome et la tumeur qui cause le mal pour arriver à une guérison définitive.
1 8" Par le sulfure de carbone. — On peut employer la solution suivante à l'extérieur :
Bisnlfnre de carhone 30 centigrammes.
Teinture de camphre 90 id.
Une compresse imbibée de cette solution et appliquée sur le siège de la douleur, lors même qu'il s'agit de coj iques hépatiques, biliaires, etc., les fait cesser après cinq minutes. Cette rapidité est la meilleure preuve de son action et de son avantage sur tous les autres anesthé-
siques, et, après avoir enlevé ce topique au moindre sentiment de brûlure, il convient de le réappliquer de temps à autre pour prévenir le retour de la douleur (Smith). V. plus loin, le Formulaire des névralgies.
IVévralgie de l'anus. Lorsque, sans fistule anale et sans aucune lésion du rectum, il y a dans l'orifice de l'anus des douleurs aiguës intermittentes, avec contractions douloureuses du sphincter et de la vessie, on peut croire à l'existence d'une névralgie (Campaignac).
Thérapeutique. — Par son influence sur la vessie et par l'arrêt momentané qu'elle apporte au jet de l'urine, la névralgie vésico-anale peut faire croire à un calcul de la vessie, et les hommes les plus distingués se sont mépris à cet égard jusqu'au point de faire inutilement l'opération de la taille.
Une incision du sphincter de l'anus, semblable à celle qu'on pratique pour fissure, peut guérir la névralgie de l'anus.
La névralgie de l'anus est horriblement douloureuse et jette les malades dans un état de prostration désespérant.
Des suppositoires opiacés ou belladonés, des lavements narcotiques, des injections hypodermiques de sulfate de morphine ou d'atropine, des inoculations de morphine, des applications froides, des bains et des demi-bains, l'opium à l'intérieur, les perles de térébenthine 6 à 12 par jour, sont les moyens à opposer à la névralgie de l'anus.
Fomentation ou injection narcotique.
Espèces narcotiques 30 grammes.
Eau 1000 id.
Faites infuser pendant deux heures ; passez, pour deux lavements. (F. H. P.)
On prépare de même les fomentations et injections avec les feuilles de belladone, de jusquiame, de morelle, de stramonium.
Les espèces narcotiques sont composées de parties égales de feuilles de morelle et de pavots brisés.
Lotion calmante.
Extrait de jusquiame 30 grammes.
Faites dissoudre dans :
Eau pure • . . . 500 grammes.
Pour lotions sur l'orifice anal \±\.
Liniment belladonisé.
Extrait de belladone 50 grammes.
Éther sulfuriquc 100 id.
En onctions fréquentes. Dans les intervalles, recouvrir l'anus de cataplasmes émoUients et narcotiques 1+1.
(Sordet.)
Lavement belladonisé.
Extrait alcoolique de belladone 10 centigrammes.
Infusion de camomille 125 grammes.
Réitérer toutes les deux heures.
(Ricord.)
Pommade à la belladone.
Extrait do bellndone 5 grammes.
Axonge balsamique • . . 40 id.
Frotter l'orifice de l'anus.
Cérat belladonisé.
Extrait de suc de belladone 5 grammes.
Ajoutez assez d'eau pure pour en faire un liquide de consistance sirupeuse.
Mêlez avec cérat 40 grammes.
Employé comme la pommade précédente.
NÉVR
IVévralgîe cardiaque. V. ANGINE DE POITRINE.
]%'évralgie du cordon sperinatique et du testicule. — Irritabile testis. Des douleurs dans le testicule ou dans le cordon, avec ou sans rétraction des bourses, avec ou sans vomissements, ne dépendant pas d'une lésion organique, sont la conséquence d'une névralgie du cordon. (Pouleau, A Cooper).
La névralgie du testicule débute lentement ou subitement. Des picotements, de la gêne, sur le trajet du cordon, sont les signes précurseurs de la névralgie du testicule; mais ils peuvent manquer.
Les accès de névralgie testiculaire sont extrêmement pénibles ; les malades se roulent dans leur lit, se courbent en deux, perdent tout repos et le moindre attouchement sur le testicule cause une douleur extrêmement vive.
Toutes les lésions traumatiques et inflammatoires du testicule peuvent être une cause de névralgie testiculaire.
La névralgie du testicule coïncidé quelquefois avec la varicocèle. — On ne confondra pas la névralgie testiculaire avec les coliques néphrétiques accompagnées de rétraction du testicule, parce que la présence de graviers dans l'urine, les douleurs de rein habituelles, existent dans les antécédents des malades atteints de cette dernière affection et manquent dans la première ; parce que dans l'accès de colique néphrétique il y a quelquefois suppression complète d'urine ou une urine rouge et rare, ce qui n'existe point dans la névralgie du testicule.
Quand la névralgie testiculaire est régulièrement intermittente, on la guérit par le sulfalte de quinine à haute dose après la fin de l'accès.
La névralgie guérit quelquefois toute seule ; mais, quand elle est violente, elle rend la vie tellement pénible que les malades sollicitent et même se font partiquer la castration.
La castration faite dans les cas de névralgie testiculaire a montré que la glande spermatique n'était pas malade.
La névralgie testiculaire se rattache souvent à une ancienne diathèse syphilitique, et guérit rapidement par l'iodure de potassium à doses assez fortes et longtemps prolongées.
Thérapeutique. — Des bains ou des demi-bains simples ou narcotiques, — des pilules d'essence de térébenthine, 6 ou 12 par jour, — des applications calmantes, — de petits vésicatoires volants avec sulfate de morphine par la méthode endermique, — des applications quotidiennes de teinture d'iode, de chloroforme alcoolisé, selon ma formule (Bouchut); de Uniment à parties égales d'huile et de chloroforme, d'alcool camphré, à l'aide d'un pinceau, sont les moyens à opposer à la névralgie testiculaire.
Les injections sous-cutanées avec une solution de sulfate d'atropine, les cautérisations avec l'acide sulfurique du formulaire , les cautérisations de la peau au fer rouge même, ont été employées contre les névralgies rebelles avec succès.
L'incision des nerfs du cordon, la castration, sont des moyens de traitement qu'il ne faut pas employer, le premier parce qu'il ne peut être sérieusement appliqué, le second parce qu'il est barbare. — Les sangsues sur le trajet du cordon sont quelquefois d'un très-bon rasage : c'est un révulsif qui a été puissant chez les sujets dont la névralgie pouvait être attribuée à un excès de co'it.
Dans ce traitement, le chirurgien ne doit jamais perdre patience, dût-il employer tous les médicaments, car la né-
vralgie pourra guérir à la longue; qu'il soulage seulement, et ce sera assez; mais qu'il n'enlève jamais le testicule, quelles que soient les instances du malade.
L'opium, 5 centigrammes, la jusquiame, la belladone, le datura, le musc pris à l'intérieur, donnent quelquefois de très-bons résultats.
Pilules de mléviaiiate de zinc.
Valéi'ianoti? de zinc 50 centigL'aiiuues.
Extrait do ju^ijuiumo * . 25 id.
Extrait d'opiimi 10 id.
Conserva de roses <[. s.
(Hôp. de Paris.) Pour dix pilules; deux à trois par jour, à quatre heures d'intervalle.
Pilules antinévralgiques.
Extrait de digitale 20 ceutigrimmus,
Musc 10 id.
Extrait tliébaique 5 id.
Mêlez. Pour quatre pilules, deux pendant l'accès.
(Boisron.)
iVé-vralgie crus-aîe. Des douleurs existent quelquefois le long du nerf crural, et elles dépendent d'une maladie de la vessie ou de l'ulérus.
Thérapeutique. — Contre cette névralgie, il faut employer les moyens décrits à propos des névralgies en général, particulièrement les applications de teinture d'iode;.
— l'acupuncture ; — les vésicatoires volants morphines |
— l'hydrothérapie, etc. V. Névralgie.
KévB-aSsîc illo-scrotale. Des douleurs névralgiques existent souvent dans le cordon testiculaire et dans le testicule. V. Testicule douloureux.
Kévralgîe întercostaîe. Lorsque sans lièvre et sans modification des bruits respiratoires il existe une douleur thoracique ayant pour siège la gouttière vertébrale, la partie moyenne ou antérieure d'un espace intercostal, dites : voilà une névralgie intercostale.
La pression augmente toujours la douleur de la névralgie intercostale.
La douleur de la névralgie intercostale n'occupe que les parties antérieure, moyenne et postérieure du thorax, là où le nerf envoie un fdet nerveux à la peau.
Dans la névralgie intercostale, la douleur se présente à l'un ou à l'autre des trois points du thorax où le nerf en voie un filet à la peau.
La chlorose et l'anémie sont les causes les plus ordinaires de la névralgie intercostale; c'est là ce qui explique la fréquence de cette maladie chez les femmes. V. Chlorose.
Chose assez singulière , la névralgie intercostale se montre ordinairement à gauche et elle occupe le cinquième ou le sixième nerf intercostal.
La douleur de la névralgie intercostale continue ou rémittente n'est jamais très-vive, mais elle empêche quelquefois les femmes de s'habiller, tant elle s'exagère par la pression des vêtements.
Gomme la névralgie ophlhahnique amène l'œdème des paupières, le •larmoiement, la congestion et la perte de l'œil, la névralgie intercostale détermine souvent le zona sur la peau qui correspond au nerf malade et dans la plèvre un hydrothorax plus ou moins abondant qui devient le point de départ d'une pleurésie latente.
La névralgie intercostale alterne très-souvent avec les autres névralgies.
NÉVR
NÉVK
La névralgie iiitei'coslale se distingue du rhuiiiatisiiie des parois thoraciques en ce que sa douleur est localisée sur un ou sur les trois rameaux cutanés du nerf, tandis que dans le rhumatisme la douleur est générale et augmentée par le moindre mouvement fait par les malades.
La névralgie intercostale causée par les lésions le la plèvre et des poumons (pleurésie latente, phthisie), se distingue des névralgies essentielles ou chlorotiques par la présence de signes physiques fournis par la percussion et l'auscultation.
Thérapeutique. — Le traitement de l'hépatalgie est le même que celui des névralgies en général. V. Névralgie.
KévrMigie dcniidrc. La névralgie faciale bornée à un seul rameau des nerfs maxillaires supérieur ou inférieur constitue l'odontulgie, il se produit souvent une ftuxion du tissu cellulaire voisin d'une dent malade et un abcès de la gencive, mais la névralgie dentaire peut exister en dehors de toute lésion des dents. V. Odontalgie.
Thérapeutique. — L'extraction des dents malades est le meilleur remède de la névralgie dentaire.
Si l'on ne veut que calmer la douleur de l'odontalgie, il faut appliquer une sangsue sur la gencive, mettre dans les excavations dentaires un peu de coton imprégné de laudanum, de créosote, d'essence de girofle, de chloroforme, d'alcoolat, de cochléaria, ou faire injection d'uu petit courant de gaz acide carbonique V. Dentifrices, Dents [Curie des).
La compression un peu forte du nerf maxillaire inférieur derrière le condyle de la mâchoire au-devant de l'oreille, suffit souvent pour calmer l'odontalgie.
La névralgie dentaire se calme très-bien avec une boulette de coton mise dans l'oreille après avoir été imbibée d'une solution saturée de morphine. V. Odontalgie.
l!VéTraIgle ffîicîale. V. NÉVRALGIE TRIFACIALE.
^'évraïgie du foîc OU Ilépataîgle (Beau). Bien que ce soit rare, on observe des névralgies hépatiques, et alors les malades pris de douleurs lancinantes dans l'hypochondre droit, avec irradiation dans le dos, dans le ventre et dans l'épaule, souffrent plus ou moins, ont des nausées, vomissent quelquefois, mais n'ont jamais d'ictère, ce qui distingue cette névralgie de la colique hépatique.
L'hépatalgie est une maladie intermittente dont les accès sont plus au moins éloignés et qui existe sans lésion appréciable.
Thérapeutique, — Du sirop cl'éther ou de chloroforme, 30 à 60 grammes par jour; — des pilules d'opium, de jusquiame et de belladone, à la dose de 5 centigrammes; — des bains prolongés, — de l'hydrothérapie et des douches sur le foie, — des applications réitérées de teinture d'iode, d'alcool camphré ou chloroformisé, — de chloral hydraté 3 grammes; — des vésicatoires volants saupoudrés de morphine, — les injections hypodermiques, — des préparations ferrugineuses, sont les remèdes les plus utiles à employer contre l'hépatalgie.
niévralgie loinlio-abdominale. Les femmes sont très-sujettes à une douleur lonjbaire, iHaque supérieure ou inguinale hypogastrique, due à une névralgie de la première paire des nerfs lombaires.
Une douleur apyrélique au-dessus de l'arcade crurale, augmentée par la pression, chez une femme qui n'a pas d'engorgement du ligament large, est la conséquence d'une névralgie abdominale.
Si la névralgie abdominale est dans quelques cas la conséquence d'un déplacement ou d'une phlegmasie de l'utérus, dans la plupart des cas elle résulte de la chlorose et guérit par la médication tonique et fortifiante.
La névralgie abdominale s'accompagne souvent d'une leucorrhée utérine qui produit l'ulcération du col, ce qui fait que des médecins, prenant l'ciTet pour la cause, traitent localement la maladie de l'utérus pour guérir la névralgie, tandis qu'au contraire, en guérissant la névralgie par des moyens généraux, on fait disparaître l'alfection utérine locale.
Thérapeutique. — La névralgie abdominale doit être traitée par les moyens ciu'on emploie dans la chlorose, en Uième temps que de la teinture d'iode, des vésicatoires volants saupoudrés de morphine, seront appliqués sur l'endroit douloureux.
Les bains de mer et l'hydrothérapie sont choses excellentes dans la névralgie lombo-abdominale.
Si la névralgie abdominale est symptomatique d'une maladie de l'utérus et de ses annexes, il faut s'occuper de la lésion locale, enlever le polype ou le corps fibreux, cicatriser les ulcérations du col, redresser les inflexions de l'organe, etc. V. Leugokrhée, Utérus.
rSéïraîgâe de la muamcîîc. Des douleurs lancinantes, continues ou rémittentes du sein, avec irradiation dans le cou et dans le bras correspondant, sans tumeur glandulaire, sont la conséquence d'une névralgie.
Quelques médecins confondent la névralgie de la mamelle avec le cancer du sein, parce qu'ils trouvent dans cette glande de petits noyaux durs, glandulaires, qu'ils prennent pour un tissu morbide de nouvelle formation et de mauvaise nature. V. Mamelle [Cancer et Tumeurs imaginaires de la).
Les femmes, nerveuses et irritables, sont souvent affectées de névralgie mammaire, et elles s'en tourmentent parce qu'elles s'imaginent avoir un cancer au sein.
Thérapeutique. ■ — Si de jeunes femmes sont affectées do névralgie mammaire, c'est surtout à l'Age de retour que s'observe cette névrose.
Des frictions opiacées ou belladonécs, — - des emplâtres de Vigo ou d'opium, — des applications quotidiennes d'acétate d'ammoniaque étendu d'eau , — d'eau-de-vie camphrée, — de teinture d'iode matin et soir, — de chlorure alcoolisé, — de sulfate de quinine ou la médication intérieure de la chlorose sont ce qu'il y a de mieux à faire pour guérir la névralgie de la mamelle.
Chez les femmes qui ont la gorge très -volumineuse et déplacée par le corset, il suffit de remettre le sein à sa place et à Taise par un nouveau corset pour guérir la névralgie mammaire.
]>JéwraIgîe occipitale. Des douleurs aiguës intermit' tentes, apyrétiques, sur un côté de l'occiput, vers l'apophyse mastoïde et à la partie supérieure et postérieure de la tête, caractérisent la névralgie occipitale.
Thérapeutique. — Le traitement de la névralgie occipitale est le même que celui des névralgies en général. (V. ce mot). Ici, les applications de teinture d'iode, simple ou morphinée, sont ce qu'il y a de plus utile à employer.
î^évralgîe de la pcaig OU ffici-iualgîe. Une hypéres thésie excessive de la peau, au moindre contact et sous l'influence du froid, ou une cuisson semblable à la brûlure d'un vésicatoire , avec élancements intermittents de la 1 peau, caractérisent la dermaigie.
MÉVR
Les névralgiiis de la peau existent souvent avec des névromes. (V. ce mot.)
Thérapeutique. — Les boissons chaudes sudorifiques, l'alniosplière chaude et la laine sur la peau; la transpiration provoquée par les bains de vapeur; les onctions huileuses narcotiques et stupéfiantes; de petits vésicatoires volants saupoudrés de morphine sur les points les plus douloureux; les applications de chloroforme alcoolisé, sont très-utiles contre la dcrmabie.
IVévralgîc sciatiquc. 11 y a une névralgie sciatique qui occupe l'un ou l'autre de ces nerfs, rarement les deux à la fois, et que l'on observe dans tonte la longueur ou sur une partie seulement du cordon nerveux.
Si quelquefois la névralgie sciatique dépend d'une maladie de l'utérus et de ses annexes, ou des maladies du bassin et du rectum, c'est ordinairement une maladie essentielle, sans altération appréciable du cordon nerveux.
La sciati(jue est aussi souvent rhumatismale que les névralgies intercoscale, abdominale et frontale sont de nature chlorotique.
11 est rare de voir une sciatique occasionnée par la chlorose, tandis qu'il est très-commun d'observer la sciatique rhumatismale.
On reconnaît toujours une sciatique àla douleur qu'elle occasionne à la partie postérieure de la fesse, de la cuisse et de la face externe de la jambe et du pied ; mais les points lombaire, fessier, trocbantérien, fémoral, péronéo-rotulien et sous-malléolaire externe, sont ceux où la douleur se manifeste avec le plus de vivacité.
La douleur de la sciatique, continue ou rémittente, augmente quelquefois par la marche, par le décubilus sur le membre douloureux ; par la toux, par le rire et par les efforts de défécation; mais ordinairement les malades soulagés par le repos au lit boîtent en se levant et marchent plus aisément quand ils ont fait quelques pas.
La sciatique récidive avec grande facilité et alterne souvent avec d'autres névralgies ayant pour siège la cinquième paire ou les nerfs intercostaux.
Une sciatique invétérée empêche le mouvement nécessaire à la marche et amène quelquefois l'atrophie du membre.
Comme il arrive souvent que la sciatique dépend d'une lésion du nerf à son origine dans le bassin, le toucher rectal est indispensable si l'on veut éviter une erreur de diagnostic, et considérer comme une névralgie une néviite symptomatique d'une lésion viscérale intérieure (Chomel).
Thérapeutique. — Des vésicatoires volants sur chaque point douloureux du nerf sciatique, ou une bande vésicante étroite sur le trajet de ce neif, guérissent aisément la névralgie dont il est le siège.
Les frictions rubéfiantes, ammoniacales et camphrées, avec les huiles essentielles, l'huile de croton et notamment avec l'essence de térébenthine, matin et soir, les moxas, dans les cas rebelles la cautérisation cutanée avec le fer rouge, guérissent bien la sciatique.
La cautérisation de la sciatique avec le fer rouge peut être remplacée par la cautérisation avec l'acide sulfurique, promené légèiement avec un pinceau de charpie sur les points douloureux (Lcgroux, Dubourg).
L'éleclrisation, par courants interrompus, du nerf scia-
NEVR
tique, très-douloureuse, est un révulsif qu'on a employé contre la sciatique, mais les autres rubélianls sont préférables. 11 vaut mieux employer les courants continus qui, eux, ne sont pas douloureux et donnent des succès.
Des aiguilles d'acupuncture, placées pendant dix minutes à 5 ou 6 centimètres de profondeur dans la fesse, dans la cuisse et dans la jambe, chez les malades affectés de sciatique, font rapidement disparaître cette névrose. C'est aussi, dans ces cas, qu'on peut recourir à l'aquapuncture. (V. ce mot.)
Des applications d'alcool camphré, de teinture d'iode ou de chloroforme alcoolisé, avec un pinceau, sur le trajet du nerf sciatique affecté de névralgie, font disparaître la douleur.
Cliloi'ol'oi'iiie.
Alcool il 80°
ua 00 crammos.
Mêlez.
En application, matin et soir, avec un pinceau sur les parties douloureuses.
Los bains de vapeur simple ou aromatique, les bains de vapeur térébenthinée, les bains électriques, les douches aromatiques, les fumigations et les douches sulfureuses, les fumigations de cinnabre, sont des moyens très-utiles.
Les inoculations, au moyen de la lancette, d'une solution saturée de morphine ou d'atropine, les injections hypodermiques de ces substances au moyen d'un trocart capillaire et de la seringue de Pravaz (Wood), sont souvent employées pour combattre la douleur; mais, à choisir, l'inoculation narcotique est préférable à l'autre moyen. On peut employer les injections hypodermiques d'une solution de nitrate d'argent au dixième. — Une seule injection peut suffire (Luton).
Pour calmer les douleurs de la sciatique, il faut mettre de petits vésicatoires volants, larges de 1 centimètre, avec de l'ammoniaque ou de la pommade de Gondret, et les saupoudrer avec 1 ou 2 centigr. de sulfate de morphine.
l'ORMULAIRE DE LA NÉVRALGIE SCIATiaUE.
Lillimcnt térébenthiné .
Uiiile bluiiclie 250 grammos.
Essence de térélienthine 75 id.
Ammoniaque liquide 40 id.
Teinture de eantharides 15 id.
Mêlez. Deux frictions par jour [+].
Pommade de Sanchez.
Mfi'onrc • • . 120 gmmmes.
Miel Je Narbonne 15
Triturez jusqu'à extinction du métal, et ajoutez :
Cami.hic en poiidre i'-> grammes.
Beurre de cacao 2i0 id.
Triturez et employez pour frictions 8 à 15 grammes pendant dix minutes sur le malade placé devant le feu H.
Solution d'atropine.
«ulfalo neutre d'atropine 25 centigrammes.
Eau distilh'e 30 grammes.
Pour injections de 10 gouttes au moyen de la seringue de Pravaz, ou pour inoculations épidermiques à l'aide d'une lancette [+]•
Cautérisation de l'hélix.
On guérit quelquefois la sciatique d'une fa(,'on réflexe, en cautérisant la })artie inférieure de l'hélix avec un fer rouge (maréchaux ferrants de Corse).
NEVR
NEVR
Emulsion térébenthinêe.
Térébenthine des Vosges 50 gi'ummes.
Jaune d'œuV n° 1.
Eau de menthe 400 gramnK's.
Trois cuillerées le malin et trois le soir, dans un verre d'eau sucrée.
Potion sciatiqiie.
Essence rie térébenthine \ tn „.„. „,„
n 1 j . • > aa 10 erammes.
Poudre de gomme arabique ) "
Eau de menthe 120 id.
Sucre blanc 15 iJ.
Sirnp de menthe poivrée 30 ul.
Deux cuillerées à soupe, trois fois par jour.
, Liniment tcvébenthiué -
Essence de térébenthine l partie.
Liniment volatil camfihré 2 id.
11 faut pratiquer en même temps des frictions sur les parties endolories, au moyen d'un liniment compose de :
Mixture térébenthinêe opiacée.
ÉmuIsioD 04 grammes.
Essence de térébenthine 30 gouttes.
Sirop diacodc 24 grammes.
A prendre le soir, en se couchant, en une seule dose, dans la scialique.
La quantité de l'huile essentielle peut être portée graduellement à U grammes, sans augmenter la dose du sirop diacode.
Perles d'essence de térébenthine.
Essence de térébenthine q. s.
Pour envelopper dans des perles qui renferment 30 centigrammes; donner 6 à 12 perles par jour.
Miel térébenthine.
Essence de térébenthine 10 grammes.
Miel rosat 150 id.
Mêlez. On augmente progressivement la dose d'essence. Trois cuillerées par jour. Home le conseille dans le lumbago, et Récamier dans les névralgies, et surtout dans la scialique. (Martinet.)
Teinture d'opium ammoniacale.
Opium choisi 8 grammes.
Fleurs de benjoin )
Safran. | «a 12 id.
Huile volatile d'anis 2 id.
Ammoniaque liquide 150 id.
Alcool à 3i° Cartier 350 id.
F. s. a. 2 à U grammes dans une potion. Très-peu usitée on France.
Sparadrap rf' opium .
Les mouches d'opium qu'on prescrit quelquefois pour combattre les névralgies présentant quelques inconvénients, Schœufelle propose de les remplacer par la préparation suivante :
On étend sur une planchette, au moyen de petits clous, du taffetas noir, serré et épais ; on applique sur ce taffetas, à l'aide d'un pinceau, trois couches d'extrait résineux d'opium, auquel on a ajouté un sixième de poudre fine de gomme arabique et suffisante quantité d'eau pour donner à l'extrait la densité d'un sirop trè>-cuit. On conserve ce taffetas dans un endroit sec.
Sparadrap de belladone.
Ce sparadrap, fait comme le précédent, est très-utile dans la sciatiquo (Boulu).
Lotion ou fomentation narcotique opiacée.
Opium brut 8 grammes.
Réduisez l'opium en poudre grossière, versez dessus l'eau bouillante, et laissez infuser pendant deux heures, en ayant le soin d'agiter de temps en temps; passez; laissez déposer et décantez. (F. H. P.)
Lotion ou fomentation narcotique avec le pavot.
Capsules de pavot 30 grammes.
Eau 1000 id.
Ouvrez les capsules, brisez-les après avoir rejeté les semences : faites infuser pendant deux heures et passez.
Cataplasme ischiatique de Willis.
Farine de moutarde. . , 250 grammes.
Poivre blanc t c -j
„ ■ , 1 aa 6 id.
Gingembre i
Oxymel simple ([.s.
Mêlez. Employé contre les sciatiques.
Pois calmants.
Ces pois se mettent en usage lorsqu'on a établi des cautères avec le bistouri sur les points les plus douloureux et alors on les panse avec les pois narcotiques suivants :
Extrait de belladone 2 grammes.
Morphine 50 l'entigraminos.
Mucilage de gomme adragant (j. s.
Pour vingt pois, de volume semblable à ceux des pois à cautère. Un par jour, dans la scialique.
Application locale de feuilles de renoncule pilées [Ranunculus agrarius) ; sous forme d'une boulette grosse comme un œuf, sous la plante du pied du côté affecté. Au bout de vingt-quatre heures, il y a vésication et ampoule que l'on panse avec du cérat, et au bout de trois semaines, le malade peut marcher avec des béquilles. — Ce moyen a réussi dans plusieurs cas de scialique ancienne □. (Roncati.)
Eau minérale tiède., ferrugineuse d'Ogcn, à une heure sud-est d'Oléron. Dans la scialique □.
Eaux minérales sulfureuses d'Enghien, de Baréges, de Bourbonne, de Saint-Amand, du mont Dore, de Néris, de Cauterets, d'Aix en Savoie, etc., sous forme de bains et de douches de vapeur [±].
Névralgie soiis-orbîtaire. V. NÉVRALGIE TRIFA- CIALE.
]\cTraIgie sus-orWtaîre. V. MiGRAINE et NÉVRALGIE TRIFACIALE.
Wé-vralgîc tempoi-ale. V. NÉVRALGIE TRIFACIALE.
IVéviralgic trlfncïalc et Tic douloureux. La névralgie faciale n'occupe qu'un des côtés du visage et a pour siège la cinquième paire ; elle se montre sur l'une ou l'autre de ses trois "principales branches, et quelquefois sur le nerf tout entier, ce qui est rare.
La névralgie faciale occupe de préférence le nerf ophthalmique ou ses rameaux, et la douleur existe à la région temporale, frontale et sous-orbitaire ; mais ailleurs, si le mal occupe le nerf maxillaire supérieur ou inférieur, c'est la région malaire, nasale, alvéolaire et mentonnière qui sont douloureuses.
La névralgie faciale intermittente revient par accès plus ou moins rapprochés et plus ou moins douloureux ; mais chez quelques malades les souffrances sont horribles.
Quand la névralgie faciale s'accompagne de convulsions
NÉVR
NÉVR
très-douloureuses dans les muscles du visage, elle pieud le nom de tic douloureux, et chaque contraction arrache des cris aux malades, tant la douleur est aiguë.
La névralgie faciale orhilaire provoque souvent l'œdème des paupières, leur rougeur, le larmoiement, le coryza de la narine correspondante et quelquefois la fonte purulente de l'œil.
La névralgie dentaire supérieure ou inférieure produit souvent l'hypersécrétion salivaire, Fébraulemeut et quelquefois la chute des dents.
Des dents cariées, non douloureuses, produisent souvent la névralgie faciale, et leur extraction est indispensable à la guérison des malades.
Thérapeutique. — Sauf quelques modifications particulières, le traitement de la névralgie trifaciale est celui des névralgies en général.
Indication en cas de périodicité. — Ainsi, quand la névralgie est périodique, il faut donner le sulfate de quinine, 20 à 30 centigrammes à la fm de l'accès.
Indication de chlorose. — Si elle dépend de la chlorose ou de l'anémie, il faut faire prendre du fer sous toutes les formes.
Indication de syphilis. — Enfin, s'il y a des traces de syphilis, on fera prendre du mercure .ou du protoiodure de mercure ou de l'iodure de potassium.
Indication résultant de la présence de dents cariées. ■— S'il y a des dents cariées, il faut les extraire, et cela suffit souvent pour guérir la névralgie trifaciale. On peut aussi appliquer de petits vésicaloires volants saupoudrés de sulfate de morphine, de petites pointes de feu sur le trajet des nerfs, ou enfin l'incision et mieux l'excision des nerfs. L'excision est surtout applicable dans les cas de tic douloureux.
On peut aussi essayer la cautérisation avec la douche filiforme du pulvérisateur de Mathieu (V. Auuapuncturi;) ; ou les injections hypodermiques de sulfate de morphine avec la solution suivante :
Sulfate de morphine.
Eau distillée
t gramme.
100 id.
De sulfate cVatropine à très-petite dose, un demi-milligramme à 1 milligramme par jour ou en injections hypodermiques, 10 gouttes de la solution suivante au moyen de la seringue de Pravaz :
Sulfate d'atropine, 25 oeDtigrammcs.
Ettu distillée > 30 grammes.
Ou les inoculations de la peau avec une lancette chargée d'une solution saturée de morphine, ou enfin l'acupuncture. V. ce mot.
On a conseillé l'emploi de l'électricité, mais ce moyen est très-douloureux et peu favorable. Ceci ne s'applique qu'à la faradisation, c'est-à-dire à l'électrisation directe par courants intermittents, mais l'électrisation indirecte par bains électriques est souvent utile. 11 en est de même des courants continus qui peuvent être employés avec avantage.
On pourra aussi recourir aux applications de glace, d'éther, de chloroforme sur des compresses, et à l'usage des pilules de Méglin, de valérianate de zinc, 10 centigrammes, de valérianate d'ammoniaque, 20 centigrammes, de noix vomique, 50 centigrammes, de sous-carbonate de fer, 1 gramme, etc. On devra aussi donner le bromure de potassium, 2 à 10 grammes par jour dans de l'eau sucrée.
Poudre d'oxyde de zinc, à prendre dans de l'eau sucrée, de 1 à 5 gr. par jour.
Mélange de ijhi de ijui, mêlée à une certaine quantité de cire jaune. (J>. Hardy.)
Teinture de stramoinum, 8 à 15 gouttes de trois en trois heures. (Fott.)
Prussiate de potasse, 10 à 30 gouttes par jour de la solution suivante :
Prussiate de potasse 8 grammes.
Eau distillée 30 id.
Perles d'essence de térébenthine, à prendre 6 à 12 par jour.
Application d'acj^iapuncture, 6 à 12 piqûres sur le côté douloureux de la face.
La propylumine a été employée avec avantage d'après ja formule suivante :
Propylamirie Si gouttes,
Eau distillée 180 grammes.
Par cuillerée à bouche toutes les deux heures.
IVcïTalgîc de l'iai-èthrc. V. UrÉTHRALC.IE.
Rlévralgîe utérïnc OU Bïystés-atgic. Des douleurs iiypogastriques et lombaires continues ou intermittentes et lancinantes, sans déplacement ni lésion de l'utérus, indiquent une névralgie utérine, surtout si elles sont accompagnées d'autres névralgies du thorax, de l'abdomen ou de l'extérieur des parties génitales.
Tliérapeutique. — On guérit la névralgie utérine par des moyens semblables à ceux qu'on emploie contre la névralgie lombo-abdominale.
Les bains de mer et de rivière, — l'hydrothérapie, — les douches vaginales d'eau froide, — les bains de Vichy, d'Ems, de Néris, de Saint-Sauveur, de Baden-Baden, de Bagnères-de-Bigorre, sont très-utiles dans l'hystéralgie.
L'incision du col utérin guérit quelquefois la névralgie de l'utérus (Malgaigne).
Liniment calmant.
Liniment campbrù 150 grauimea.
Laudanum 15 id.
Teinture d'aconit 8 id.
Mêlez.
Pour frictions matin et soir sur le bas-ventre, sur la région sacrée et sur les cuisses.
Lavement tous les soirs avec six à dix gouttes de teinture d'aconit, de belladone ou de laudanum.
Application du sulfate de morphine, 1 à 3 centigramm., sur du coton porté sur le col utérin.
On peut aussi faire des douches d'acide carbonique sur l'utérus ou y appliquer des cataplasmes de levùre.
Mcwralgie de la vessie. Cystalgie. — Des besoins fréquents d'uriner, avec ténesme vésical, douleur au commencement et à la fin de la miction, sensibilité plus vive après la fatigue, après les rapports sexuels et la défécation, caractérisent la cystalgie essentielle.
11 y a deux formes dans les manifestations de la névralgie de la vessie : — tantôt il y a des envies d'uriner, du ténesme anal ; la vessie ne peut conserver une goutte d'urine, et, à mesure que celle-ci est expulsée, il y a des sensations de cuisson et de brûlure dans l'urèthre ; l'urine est rouge ; le pénis se gonfle et devient rouge comme s'il était enflammé ; — tantôt il y a un spasme du col de la vessie et une rétention d'urine intermittente avec brusque arrêt du jet de l'urine.
NÉVH
Ce qui caraclérise les névralgies de la vessie en dehors do l'absence de fièvre et de douleurs locales est le retour des douleurs sous forme de crise. On ne peut donc confondre la névralgie de la vessie avec une cystite. ,
Dans les calculs vésicaux, comme dans la névralgie de la vessie, il y a une brusque suspension du jet de l'urine; mais le calhétérisme fera reconnaître s'il s'agit d'un calcul vésical. L'absence d'hémorrhagie par l'urèlhre, du reste, à défaut d'avoir reconnu par le cathétérisme l'absence du calcul, indiquerait encore que les douleurs sont le fait d'une névralgie.
La cystalgie rhumatismale amène toujours, quand elle se prolonge, de la dyspepsie plus ou moins douloureuse, de l'anémie, de la tristesse et un état d'hypochondrie assez prononcé.
Il y a des femmes qui ont une cystalgie dans le cours de la syphilis ou de chancres mous. Cette cystalgie est une cystite ; il suffit de regarder l'urèthre avec un uréthroscope pour en être convaincu; il y a des plaques muqueuses du conduit. D'autres femmes qui ontdes métrites, ont une cystalgie due à une congestion de voisinage ; la masturbation est encore une cause de cystalgie par le même mécanisme.
La cystalgie empêche à ce point les rapprochements sexuels que la puissance virile disparaît, ce qui jette les malades dans une hypochondrie poussée quelquefois jusqu'au suicide.
Les calculs, les maladies inllamniatoires anciennes et organiques de la vessie, de l'urèthre, du rectum et de l'utérus, produisent quelquefois la cystalgie.
Thérapeutique. — La cystalgie symptomatique doit être attaquée localement pour faire cesser la douleur et la combattre dans sa cause organique [Hémorrroïdes internes. Fissures a l'anus. Vessie [Fongtis de lu), Cystite, Prostate {Abcès de la), MÉTRiTE, etc.], si l'on veut en empêcher le retour.
Dans la cystalgie essentielle, le lait et les aliments végétaux doivent prédominer dans le régime, de façon à relâcher le ventre sans avoir besoin de recourir aux purgatifs. Les malades porteront de la flanelle sur le ventre et éviteront les refroidissements.
Les demi-bains de morelle et de pavot, les grands bains simples, les lavements narcotiques, les suppositoires belladones ou opiacés, les pommades d'opium, de jusquiame, do belladone sur le périnée, sur les bourses, les petits visicatoires volants saupoudrés de morphine, les frictions sur le bas-ventre avec la pommade d'Autenrieth, sont ce qu'il y a de mieux à employer contre la cystalgie.
L'essence de térébenthine sous forme de perles, 6 àl2 par jour, réussit quelquefois très-bien.
La cystalgie syphilitique revient surtout la nuit, et avec les calmants indiqués ci-dessus il faut donner l'iodure de potassium, à la dose de 1 à 3 grammes par jour.
S'il y a rétention d'urine, on sondera comme dans le cas de spasme de la vessie. V. Vessie.
Laisser une sonde filiforme à demeure (Mercier) est un moyen que l'on peut employer.
Méwaljgîc de la ^mîvc. La clialeur, la démangeaison de la vulve et la douleur au moindre contact, avec irradiation dans les tissus, indiquent la névralgie de la vulve.
L'hyperesthésie de la Vulve et les douleurs lancinantes des petites lèvres et du vagin sans lésion matérielle sont le symptôme de la névralgie vulvaire.
Souvent les névralgies de la vulve sont liées à un étal
NÉVK 923
congestif dos voies génitales. La masturbation est une cause fréquente de névralgie vulvaire, V. Vaginisme.
Thérapeutique. — Des bains et des demi-bains narcotiques, des pommades opiacés ou stupéfiantes, des vésicatoires sur les grandes lèvres pansés avec la morphine, des inoculations de morphine ou d'atropine, des mèches belladonées dans la vulve, l'hydrothérapie et des bains de mer ou de rivière ; — des applications froides, enfin les préparations ferrugineuses, toniques ou calmantes à l'intérieur, sont ce qu'il convient de prescrire dans la névralgie vulvaire.
Les petites saignées répétées (Lisfranc), la cautérisation au fer rouge des points douloureux (Tanchou), ont été recommandées.
t'ORMULAIRË DES NÉVRALGIES EN GÉNÉRAL.