PIAN
Eaux suIftii'PAtses de Bonnes, en boisson Pt en inhalations.
Eaux salines du mont Dorr, en boisson, en bains et. en inhalations.
Edu sulfureuse de Lahassère, en boisson.
Eau de Lacaillc
Eau saline de Roy ut, en bains et en boisson.
Eau sulfureuse d'Allevard, en boisson et en bains [+]•
Eau alcaline d'Ems, en boisson et en bains ITl.
Eaux de Soden\ I.
Eaux de Weilbach □.
Eaux de Penticouse
Eau sulfureuse de Saint-Gervais (Suisse), en boisson et en bains.
Eau de la Bourboule légèrement chlorurée, alcaline, arsenicale, un demi-verre à un verre avant chaque repas pendant un mois. (Queneau de Mussy.)
PHTIIISIE BROIVCIIIQUE. V. TUBERCULES.
PIIYLLIRÉE. Plante do la famille des jasminées, dont les feuilles en poudre (1 à 2 gram.), ou eji décoction (20 ;i 30 grammes par litre d'eau), ont été administrées par Jachelli contre les lièvres.
Pllf SOMÉTRIE. La distension de l'utérus par des gaz sous l'influence d'un caillot menstruel, retenu et altéré dans cet organe, ou sous l'influence d'une pneumatose essentielle hystérique et hypochondriaque, constituent la physomélrie.
La physométrie se montre souvent chez les jeunes femmes qui désirent très-vivement devenir mères, et elle simule si complètement la grossesse par ses phénomènes généraux, que des hommes très-instruits ont pu s'y tromper.
Thérapeutique. — Des injections d'eau simple ou d'eau chlorurée et le cathétérisme utérin suffisent pour guérir la physométrie.
PiifTOLAQL'E (Raisin d'Amérique, Épinard des Indes). Celte plante, de la famille des phytolaccacées, fournit plusieurs parties utiles à la thérapeutique : 1^ les jeunes pousses et les feuilles qu'on réduit en pulpe pour déterger les ulcérations cancéreuses □ ; 2° les baies macéréesdans l'cau-de-vie, qu'on donne contre la scrofule □; et 3° la racine qui sert de purgatif.
Le suc de la plante sert à colorer les vins et l'on se sert des feuillps comme aliment en guise d'épinards.
PIIlfTOïOAIRES. Animaux-plantes ou êtres intermédiaires entre les végétaux et les animaux.
PI.4M. Éruption cutanée de tubercules fongueux couverts d'aspérités comme une framboise et qui s'ulcèrent profondément.
Le pian frambœsia, à peu près inconnu en France, s'observe en Améi'ique et en Afrique, où il est plus connu sous le nom de yatv.
De petits boutons écailleux, granuleux, blanchâtres et rouges, grossissant chaque jour lentement en donnant de la fièvre et en amenant sur l'un d'eux un large ulcère profond et sanieux pouvant aller jusqu'aux os, constituent le jnan ou frambœsia ou yaw, ou l'ulcère contagieux de Mozambique. V. Bouton d'Alep.
Thérapeutique — Saupoudrer l'ulcère avec de la pou-
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dre de quinquina et de charbon; — laver avec le vin aromatique ; — compresses de glycérine, d'acide phénique au centième, ou de coaltar saponiné au quarantième ; — ■ application de styrax; — cautérisation au nitrate d'argent, et à l'intérieur le vin de quinquina; • — le sirop d'ar-' séniate de soude, tels sont les moyens à opposer au pian.
PICA. Les appétits bizarres et les goûts singuliers' pour des choses non comestibles, telles que la craie, le' charbon, le café cru, le cornichon, les fruits verts, constituent le pica, qui est l'une des formes de la dyspepsie chlorotique.
Thérapeutique. — Le houblon, la gentiane, l'année elles amers; les préparations de quinquina, les ferrugineux et les reconfortants empruntés à l'hygiène générale sont les moyens de guérir le pica.
PIED BOT. Le pied bot est congénital ou accidentel. Le pied bot congénital est une luxation congénitale du pied et des articulations du tarse, due à la position du fœtus dans l'utérus (Cruveilhier), àdes relâchements des ligaments (Gerdy), à des altérations des muscles consécutives à une altération du système nerveux (Gliaussier, J. Guérin), à une altération de formation des os, incomplets ou manquants (Boyer). — Le pied bot accidentel est une fracture compliquée, consolidée vicieusement, il est lié à une paralysie musculaire, à une rétraction des tendons ou à une cicatrice vicieuse.
I. Pied bot congénital. Le pied bot congénital est une déviation en dedans, avec flexion du pied, varus équin, pied bot poplilé interne (Bonnet, de Lyon), ou une déviation du pied en dehors et extension avec flexion du pied. talus valgus, pied bot poplité externe (Bonnet, de Lyon). Le premier pied bot est de beaucoup le plus fréquent ; le second, très-rare. Dans le premier les malades marchent sur le bord externe et la pointe du pied ; dans le second ils marchent sur le bord interne du pied et le talon.
La seule inspection fait reconnaître les pieds bots; toute l'importance du diagnostic consiste à établir si le pied bot est dû à une rétraction d'un muscle ou à la paralysie de son antagoniste ; l'électricité est le seul moyen de reconnaître cet état (Duchenne, de Boulogne).
Les pieds bots se compliquent, chez les individus qui marchent, de la formation de durillons et de bourses séreuses sur les points où repose le pied sur le sol.
Thérapeutique. — Le pied bot poplité interne congénital, le plus fréquent de tous les pieds bots, est presque toujours dû à une rétraction ou à une brièveté' du tendon i d'Achille. Dans ce cas, le pied bot est curable; lorsqu'il | est dû à une paralysie des extenseurs, il est difficile à I guérir.
a. Contre le pied bot équin varus, on appliquera d'abord la machine de Venel modifiée et rendue plus légère.
Si le pied bot est dû à une paralysie des muscles extenseurs, on électrisera les muscles et on les massera.
Que le pied bot soit dû à une rétraction du tendon d'Achille ou à une paralysie des extenseurs, on pratiquera la section du tendon d'Achille (opération faite pour la première fois sous les yeux de Tilenius ; opération faite en France, à peu près à la même époque, par M. Ant. Petit, de Lyon, pour la rétraction du tendon d'Achille, consécutive à l'opération de Chopart). La ténotomie (V. ce mot), dans le premier cas, guérit le pied bot; elle permet de rétablir une bonne direction du pied, dans le second. Toute autre section que celle du tendon d'Achille n'est pas utile dans le pied bot varus équin.
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Après l'opération delà ténotomie, on place immédiatejiient l'appareil (fig. 5^6).
Fig. biS.i — Modèle d'uppareil à pied bot pour adulte. — D. Engrenage pour porter le pied en debors. — K. Engrenage pour porter le pied dons l'extension. — A. Tige de support. — I. Courroie fixant le coude-pied à la semelle.
h. Pour les talus valgus, on se sert des mêmes machines, avec les articulations et engrenages situés en dedans du membre.
Fig. 547. — Appareil pour pied bot. — E. Courroie destinée à remplacer les extenseurs du pied. — D, E, E. Ressorts pour suppléer les tendons.
La ténotomie du muscle court péroiiier est quelquefois autorisée, lorsqu'il est évident qu'il n'y a pas paraly^^io du triceps sural et rétraction des extenseurs. Les machines valent mieux que la ténotomie. L'électrisation du soléaire ou triceps sural lui est préférable.
Pour le traitement des lésions musculaires qui peuvent
avoir engendré le pied bot pendant la vie intra-utérine.