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PLEURO-PA'EUMOKIE. V. PNEUMONIE

PUQUE. L'agglutination des cheveux par un liquide fétide, suintant du cuir chevelu et formant un feutrage capillaire, résistant, épais et difficile à couper, forme la plique.

C'est en Pologne et dans le Nord qu'on rencontre la plique, pour cette raison appelée plique polonaise.

Des malaises, une courbature douloureuse et de la fièvre accompagnés de pesanteur, de picotements, de chaleur et de douleur au cuir chevelu, bientôt suivis d'une sueur fétide, épaisse, qui agglutine les cheveux, voilà la plique.

Il faut de quelques heures à cinq jours pour que la plique se développe et ait agglutiné les cheveux.

Le feutrage des cheveux formé par la plique ressemble à une éponge mouillée, dont on fait sortir par incision des gouttelettes de liquide épais et infect.

La plique se montre quelquefois adleurs que sur le cuir chevelu, et elle affecte les poils de la barbe, de l'aisselle et du pubis.

Il ne semble pas que les cheveux malades de la plique soient altérés dans leur structure.

Bien que l'on ignore entièrement les causes de la (ilique polonaise, il ne serait pas impossible que ce soit une maladie parasitaire du cuir chevelu, produisant une sécrétion sudorale, ayant pour conséquence l'agglutination des longs cheveux qu'on a l'habitude de porter dans le pays.

La plique dure de quelques mois à quelques années, et à tout instant il se fait sur la tète des poussées successives qui augmentent l'épaisseur et la fétidité du feutrage formé par les cheveux agglutinés.

Thérapeutique. — Couper les cheveux et mettre à découvert le cuir chevelu, voilà la première indication à remplir dans le traitement de la plique.

Des lotions alcalines, astringentes, sulfureuses ou mercurielles, et l'application de pommades balsamiques, doivent être opposées à la plique.

PLOnB. Métal dont les composés vénéneux sont trèsemployés en thérapeutique, à des doses convenables déterminées par de nombreuses observations.

C'est à la préparation des sels de plomb'et à l'absorption des particules de ce métal qu'on doit la production des maladies saturnines : colique de plomb (V. ce mot.), épilepsie et amaurose saturnine, paralysie des extenseurs des doigts ou des orteils, douleurs rhumatoïdes, anestliésie, etc. Quoi qu'il en soit, l'usage des sels de plomb en thérapeutique est très habituel.

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L'acétate s'emploie à l'intérieur contre les sueurs des phthisiques, contre la phthisie et contre la diarrhée chronique, tandis qu'à l'extérieur on en fait une eau et une pommade astringentes employées contre les brûlures. V. Acétate de plomb.

Viodure de plomb s'emploie en ponunade résolutive des engorgements inflammatoires ou scrofuleux chroniques. On emploie aussi, mais beaucoup moins souvent, le stéarate de plomb.

Les maladies saturnines (V. Colique de plomb) sont la colique saturnine, la paralysie des extenseurs des doigts, Tépilepsie et l'encéphalopalhie saturnine, la rétinite saturnine etc., et elles se montrent chez les ouvriers qui préparent les sels de plomb, particulièrement le blanc de céruse, chez les peintres en bâtiment, et chez tous ceux qui directement ou indirectement sont soumis à l'absorption trop longtemps prolongée d'une grande quantité de sels de plomb.

On prévient les maladies saturnines chez les ouvriers qui travaillent les sels de plomb, par l'usage journalier d'une petite quantité d'iodure de potassium, 25 centigrammes (Michel), et on lesguérit par les préparations de soufre à l'intérieur et à l'extérieur V. Colique de plomb.

plombage: des oei^ts. V. Maladies des dents.

PLOMB.iiGlKE. V. Graphite.

PLOMBIÈRES (Vosges). Eaux minérales salines, sulfatées, sodiques, à quelques sources, et ferrugineuses à d'autres, e;nployées en lioi-son et en bains, dans les maladies chroniques des voies digestives \±\, dans les ihumatismes, dans les névralgies et dans les afl'eclions nerveuses.

Pl^EL'MA. Cinquième élément ajouté à l'air, à la terre, au feu et à l'eau pour les diriger dans leurs combinaisons (Athénée). Ce n'était pas l'air, c'était une sorte d'éther (Thalès) ou une force donnant l'impulsion (Arétée). Dans toute maladie, le pneuma était la première partie aifectée

PIN'EIJTIATIQÏJE. Nom donné à la secte qui adopta les doctrines d'Athénée sur le rôle du pneuma dans les maladies.

PrVELMATISME. Doctrine médicale fondée par Athénée (de Cilicie),au premier siècle de l'ère chrétienne, il considérait le pneuma comme la source de la vie et des changements organiques qui sont te point de départ de toute maladie. C'est une transformation du naturisme hippocralique, car au lieu d'attribuer les opérations physiologiques morbides à la nature, on les attribuait à un cinquième élément plus matériel qui était le pneuma.

PMEU.MATOCÈLE. On désigne sous le nom de pneumatocèle une tumeur formée par un gaz, et qui a pour origine l'introduction d'air plus ou moins pur dans les tissus En un mot, la pneumatocèle est une tumeur qui est la conséquence d'un emphysème.

L'air contenu dans une pneumatocèle est toujours peu riche en oxygène, car ce gaz est absorbé très-facilement par les tissus. V. Emphysème.

Pneumatocèle du crâne. La pneumatocèle du crâne existe à la région frontale ou à la région mastoïdienne.

La destruction des parois osseuses du sinus frontal ou des cellules mastoïdiennes est la cau?e d'un emphysème qui produit souvent la pneumatocèle.

Une tumeur molle, sonore à la percussion, indolente, réductible et ne présentant pas de battements, qui siège

sur le front ou derrière l'oreille, est une pneumatocèle du crâne.

La pneumatocèle du crâne ne tend pas à s'étendre indéfiniment comme l'emphysème, il semble que des adhérences très-fortes limitent à la longue la prorogation du mal.

Thérapeutique. — La compression, ou la ponction et la compression ont réussi à favoriser le recollement des parties où les gaz séjournaient. On peut aussi ouvrir largement la tumeur, la faire suppurer en y plaçant des bourdonnets de charpie. Une cicatrice solide qui eu résulte empêche la récidive de la pneumatocèle.

P!\EUMATOSE. L'accumulation de gaz dans les organes creux ou dans la trame des tissus constitue la pneumatose.

Les gaz renfermés dans les tissus, et qui forment les pneumatoses, viennent du dehors quand c'est de l'air qui entre dans une partie ou sont exhalés par les parties ellesmêmes.

La rupture d'un organe normalement rempli d'air ou de gaz est souvent l'origine d'une pneumalosc dans les parties voisines. Ainsi la perforation de la plèvre par une caverne ou par un abcès du poumon est la cause du pneumothorax (V. ce mot), comme la l'upture d'une vésicule pulmonaire dans un effort ou dans une secousse de toux est la cause de Y emphysème intcrlobulaire dupoumoji ou de l'emphysème de la peau du cou (V. ces mots), comme la blessure de la peau dans un endroit où il y a du tissu cellulaire, lâche, tiraillé par les mouvements, est la cause d'un emphysème sous-cutané, comme l'ouverture d'une grosse veine du cœur est l'origine de la pneumalose du cœur, etc.

Dans certains cas les gaz se développent d'emblée dans les organes, soit sous l'influence d'une cause nerveuse, conune la physométrie et la fympanite hystérique (V. ces mots), soit sous l'influence de matières putrides ou d'aliments décomposés dans l'estomac qui forment des tympanites plus ou moins considérables. V. Dyspepsie flatulente.

Pneumatose cardiaque. Une perte subite de connaissance, avec douleur et résonuance tympanique de la région précordiale, causée par une blessure des veines jugulaires, indique l'entrée de l'air dans les veines ou dans le cœur et indique une mort prochaine.

Des gaz subitement et spontanément développés dans le cœur produisent une très-douloureuse anxiété précordiale et une syncope rapidement mortelle.

Pneumatose «le l'c!«tomac. V. TympANITE.

Pneumatose de l'intestin. Accumulation des gaz dans le tube digestif. V. Tvmi'ANITE.

Pneumatose du péricarde. V. PNEUMO-PÉFIICAUDE. Pneumatose du péritoine. V. TympaNITE.

Pneumatose de la plèvre. V. PNliUMOTIIORAX. Pneumatose du poumon. V. EMPHYSÈME.

Pneumatose du tissu cellulaire. V. EMPHYSÈME. Pneumatose de l'utérus. V. PlIYSOMÉTRIE.

Pneumatose du vagin. Chez les femmes qui ont eu des enfants et dont l'utérus est très-mobile, le mouvement de se baisser fait que l'utérus remonte vers l'ombilic, aspire dans le vagin de l'air qui son avec bruit lorsque la femme se relève. C'est le rot vuijinuL

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Thérapeutique. — Contre cet état, l'hydrothérapie vaginale, les injections de tannin, d'acétate de plornb, de décoction d'écorce de chêne, de vinaigre aromatique, de sublimé, la cautérisation au nitrate d'argent, etc., sont ce qu'il y a de mieux à employer.

Pl^EUMOi^IE. L'inflammation du poumon constitue la pneurnonie.

La pneumonie se présente sous des formes si variées et si différentes qu'elle constitue autant d'états morbides distincts qu'il faut alors combattre par autant de moyens particuliers.

La pneumonie se présente à l'état aigu ou à l'état chronique.

Quand la pneumonie est primitive, elle est franchement inflammatoire, vésiculaire et fibrineuse ou croupale, et quand elle est consécutive et développée dans le cours d'une autre maladie, elle est catarrhale.

La pneumonie se présente sous forme épidémique, bilieuse, adynamiqve, ataxique, typhoïde ou sous forme de pneumonie fibrineuse, caiarrhale, tuberculeuse et caséeuse.

Il y a la pneumonie des vieillards, des adultes, et des enfants.

Il est rare que deux pneumonies se ressemblent, et il y a presque autant d'espèces de pneumonies que de malades; ce qui permet de dire avec vérité qu'il n'y a pas de pneumonie, et qu'il n'y a que des pneumoniques.

1° Pneumonie des enfants. — Chez les enfants il y a quatre variétés de pneumonie : — l'une primitive, inflammatoire, fibrineuse, lobuire, ayant tous les caractères anatomiques de la même pneumonie de l'adulte, est carac-

Fig. 564. — Coupe passant à travers une partie Ju poumon on pnenuionie lobulaire ou interstitielle. Les cloisons Jes alvéoles sont épaissies partent, mais surtout à la partie inférieure de la figure où les cavités alvéolaires sont complètement effacées. (Grossissement de 40 diamètres.) (Cornil.)

térisée par du râle crépitant, du souffle , de labronchophonie , delà matité, et elle laisse guérir la plupart de ceux qu'elle atteint; — l'autre secondaire, catarrhale, lobulaire, s'annonce par des râles muqueux et sous-crépitanfs, du souffle très-faible, de la matité incomplète, et elle fait périr le plus grand nombre de ceux qui en sont afl'ectés, c'est la broncho-pneumonie ; — la troisième est la pneumonie tuberculeuse, lobaire ou lobulaire, accompagnée de gra-

nulations grises demi transparentes ou de tubercules miliaires, et entraîne tôt ou tard la mort des enfants ; — la quatrième enfin est la pneumonie caséeuse.

La pneumonie lobaire, fibrineuse ou croupale se présente avec les mêmes caractères d'hépatisation rouge et grise que chez l'adulte. V. Pneumonie de l'adulte.

La pneumonie lobulaire est une inflammation catarrhale, qui occupe ordinairement les deux poumons et qui a pour siège un plus ou moins grand nombre de lobules, d'où le nom de pneumonie lobulaire discrète et celui de pneumonie lobulaire confluente.

La pneumonie lobulaire confluente est une bronchite capillaire compliquée de phlegmasie des lobules du poumon.

La pneumonie lobulaire n'est pas une inflammation franche, mais c'est une inflammation catarrhale, car elle produit l'exsudation inflammatoire et la suppuration de l'intérieur des lobules, l'épaisissement des parois et de minces productions plastiques sur la plèvre comme dans la pleurésie.

Dans la pneumonie lobulaire, les lobules présentent de la congestion à divers degrés de l'hépatisation rouge et grise, comme dans la pneumonie lobulaire.

Fig. 5G5. — Alvéoles pulmonaires de la pneumonie lobulaire dont les ]iarois sont épaissies et qui contiennent en outre de grandes cellules distendues et vésiculeuses, de nombreux corpuscules rouges de sang (Grossissement de 200 diamètres.) (Cornil.)

Dans la pneumonie lobulaire ou interstitielle, les cloisons sont épaissies (fig. 564), ce qui réduit ou détruit la cavité alvéolaire, et à l'intérieur de celle-ci il y a des granulations graisseuses, des corps granuleux d'inflammation, des globules de pus, des globules de sang déformés, de grandes cellules vésiculeuses sphériques sans noyau, de 12 à 16 millimètres, contenant un liquide rosé ou sanguin (fig. 565) et des cellules d'épilhélium plus ou moins altérées.

La pneumonie lobulaire est la conséquence tantôt d'une bronchite simple très-étendue, et tantôt d'une bronchite typhoïde, morbilleuse variolique, tuberculeuse, etc.

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La pnonnionie lobulaire est une coiigeslion du j)aroiicliyme lobulaire entraînant une augmentation de volume et de poids du tissu, la suppuration des alvéoles, leur affaissement appelé étnt fœtal, et leur rétrécissement, ce dont on s'assure par l'insufflation des bronches; car si, après avoir gonflé le poumon, on regarde avec une loupe sur la plèvre les lobules sains et les lobules malades, on verra que dans ces derniers les vésicules pulmonaires sont infiniment moins larges que les autres.

f'ig. 566. — Cuiipi; du pomuoD dans m\ cas de piiemiionie iiitcrstitif lie des fondeurs en cuivre. J^es parois épaissies des alvéolaires luontrcrit des corpuscules de tissu conjonctif entourés de pigment noir; leur contenu consiste en globules de pus et cellules spiiériques qui offrent aussi le même jiigment. (Cornil.)

(Ihez les jeunes enfants le décubitus dorsal prolongé engendre la pneumonie lobulaire.

Le sclérème est presque invariablement suivi de pneumonie lobulaire.

Un jeune enfant qui tousse et qui a la fièvre avec la vesiiiratioii expiratricc, c'est-à-dire expiration brusque, gémissante, saccadée, avec dilatation des ailes du nez, suivie d'une inspiration passive et d'un temps de repos, a une pneumonie.

De la toux, de la fièvre, avec respiration haletante et dilatation fréquente des ailes du nez, doivent faire préjuger une pneumonie.

Une convulsion passagère, suivie de fièvre avec de la toux sèche, doit faire craindre l'invasion d'une pneumonie lob aire.

Le frisson, le point de côté et l'expectoration ensanglantée, qui caractérisent les débuts de toute pneumonie franche, n'existent pas chez les enfants du premier âge et ne s'observent que dans la seconde enfance.

Si les pneumonies lobulaire et lobaire se terminent par résolution, il leur arrive quelquefois de passer à Y état dironique, et l'une comme l'autre engendrent facilement ces granulations grises du tissu fibro-plastique qui se convertit en tubercule et produit laphthisie pulmonaire.

2° PneuEnnnic chez l'aduSte. L'inflammation du poumon de l'adulte qui constitue la pneumonie se présente sous une infinité de formes différentes entre lesquelles il faut distinguer la pneumonie franche, fibrineuse, croiipale, primitive, qui est la plus commune (Virchow), et la pneumonie catarrhale secondaire, qui complique une foule de maladies épidémiques.

La pneumonie aigui"" franche est ordinairement unila-

térale et n'occupe qu'un poumon, tandis que la pneumonie catarrhale se développe toujours des deux côtés de la poitrine.

l'i?:. 567. — Coupe «-lu poumon hépatisc montrant au centre de la ligure le moule d'une petite bronche et des alvéoles où elle se rendait. (Grossissement de 49 diamètres.) (Cornil.)

La pneumonie chronique est très-rare, et elle succède à la pneumonie franche ou à la pneumonie catarrhale.

Chez un sujet prédisposé par sa constitution scrofuleuse et lymphatique ou atïaibli par des maladies antérieures, la pneumonie devient souvent la cause de la phlhisie pulmonaire par suite de la transformation caséeuse de l'exsudat inflammatoire.

Il y a des pneumonies de ditférente nature, les unes sont inflammatoires, les autres sont rhumatismales, pernicieuses, typhoïdes, morbilleuses, bilieuses, goutteuses, etcT, et l'on ne les distingue que par la forme de la lésion et la marche des symptômes.

La pneumonie inflammatoire, fibrineuse, primitive, pro duit dans les poumons l'engouement, l'exsudation plastique des cellules aériennes par de la fibrine et des leucocytes (fig. 567 et 568) et la suppuration de ces cellules, d'où résultent trois périodes dites A' engouement , Aliépatisation ronge et à" liépatisation grise.

Le poumon congestionné, rouge, • crépitant, laissant écouler quand on le coupe une notable quantité de sérosité spumeuse, roussàtre, est à la période d'engouement de la pneumonie (Laennec).

Le poumon dur, compacte, friable, sans crépitation, se précipitant au fond de l'eau, formé de tissu rouge, grenu à la déchirure, rempli de bouillie, rougeâire, et dont les vésicules sont obstruées de fibrine et de leucocytes, est à l'état cVhépatisation rouge (Laennec).

Le poumon non crépitant, dur, compacte, friable, se

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précipitant au fond de l'eau, et formé d'un tissu grenu, sanieux, gris, purulent, est à l'état A'hépatisation grise (Laennec) .

La pneumonie est toujours compliquée d'un peu de pleurésie, et si l'inflammation de la plèvre est très-forte avec épanchements, il en résulte un état mixte appelé pleuropneumonie.

Un violent frisson suivi de toux, de fièvre et de l'apparition d'un point de côté annonce une pneumonie franche.

Des crachats visqueux, jaunâtres, aérés, remplis de fragments de fibrine moulée sur les alvéoles (fig. 567), sont caractéristiques d'une pneumonie aiguë.

Vingt-quatre ou quarante-huit heures après l'apparition des premiers symptômes généraux, la pneumonie se révèle par du râle crépitant dans la partie du poumon malade, par de la matité, enfin par du souffle, de la bronchophonie et de la vibration de la voix sur la paroi thoracique (Laennec).

Tant que dure la pneumonie aiguë s'observent la fièvre avec une température de 3^ à ki degrés; l'expectoration visqueuse jaune, rouillée; le souffle et la bronchophonie ; mais, dès que le mal entre en résolution la fièvre diminue, l'expectoration redevient incolore, spumeuse, le souffle et la bronchophonie disparaissent et sont remplacés par du râle crépitant, puis enfin par le murmure respiratoire normal.

L'herpes labialis qui accompagne souvent la pneumonie aiguë, annonce une terminaison favorable.

Le délire du début de la pneumonie aiguë n'est pas si dangereux que celui qui se manifeste dans le cours de la maladie, car ce dernier est ordinairement mortel.

Quand la pneumonie lobaire occupe la base du poumon droit, elle est souvent accompagnée d'ictère.

La prostration, l'adynamie et le délire qu'on observe à la fin de la première septaine d'une pneumonie aiguë en même temps que des crachats sanieux, teints d'une couleur jus de réglisse, indiquent une mort prochaine.

C'est toujours une chose grave que le hoquet dans le cours d'une pneumonie aiguë.

Dans la pneumonie aiguë la persistance de la matité, du souffle et de la bronchophonie, avec des râles muqueux, de la fièvre et un amaigrissement progressif du malade, annoncent le passage du mal à Yétat chronique.

Lorsque dans la pneumonie aiguë persistent la matité, le souffle, la bronchophonie, sans expectoration, et qu'au bout de plusieurs semaines le malade crache du pus, on peut être certain que la maladie s'est terminée par abcès du poumon.

On voit quelquefois survenir dans la pneumonie aiguë la fétidité de l'haleine, des crachats noirâtres, ensanglantés, infects, au milieu d'une expectoration visqueuse, jaunâtre, couleur de jus de réglisse : cela est la conséquence d'un point de gangrène.

3° Pneumonie des vieillards. La pneumonie des vieillards offre les mêmes caractères anatomiques que la pneumonie de l'adulte, et on l'observe à l'état de pneumonie franche et de pneumonie catarrhale.

La pneumonie des vieillards offre ordinairement les mêmes symptômes généraux ou locaux que chez l'adulte, mais dans quelques cas le mal existe à Vètat latent, sans fièvre, sans toux, sans douleur de côté, sans expectoration, cl l'on ne peut le reconnaître que par l'élévation de la

température à ^lO" et par la percussion ou par l'auscultation.

La pneumonie des vieillards est souvent compliquée de phénomènes adynamiques qu'on n'observe pas chez les adultes.

Pneumonie chi'oni(|ue. Après la pneumonie lohairc ou après la pneumonie lobulaire qui ne se terminent pas par résolution, il se forme quelquefois une pneumonie chronique (ju'on appelle aussi pneumonie interstitielle par ce que les parois alvéolaires indurées sont remplies de tissu conjonctif.

La pneumonie chronique peut se montrer d'emblée à la suite d'une bronchite, et elle ressemble beaucoup à la congestion chronique des poumons. V. ce mot.

De la matité du thorax, de l'affaiblissement ou de la dureté du murmure vésiculaire, du retentissement de la voix, du râle sous-crépitant peu nombreux, dans un point du poumon existant depuis plusieurs mois avec de la toux sèche ou grasse et un peu de fièvre caractérisent la pneumonie chronique.

La pneumonie chronique simule beaucoup la tuberculose pulmonaire, mais on l'en distingue par l'absence de gargouillement et de consomption.

Pneumonie caséense. On donne le nom de pneumonie caséeuse à ce que Laennec et avec lui tous les médecins appelaient l'infiltration tuberculeuse. V. Phthisie.

La pneumonie caséeuse est le résultat d'une pneumonie antérieure dont l'exsudation fibrineuse remplie de leucocytes et d'épitliélium pavimenteux, se détruit par régression granuleuse et graisseuse, se ramollit, ulcère les bronches où elle se vide en formant des cavernes pulmonaires.

Par les cavernes pulmonaires qui résultent de la pneu monie caséeuse, le malade s'affaibht et maigrit, tousse et crache du pus, a des sueurs coUiquatives, de la diarrhée et enfin tous les symptômes de la phthisie.

Thérapeutique de la pneumonie aigaè. — Dans la pneumonie primitive et fibrineuse de l'adulte, qui est la pneumonie franchement inflammatoire, ou la fluxion de poitrine, la réaction fébrile est toujours très-vive ; on peut, si les sujets sont forts et vigoureux, employer la saignée à. haute dose, c'est-à-dire une ou deux et trois saignées de 250 à 300 grammes, à vingt-quatre heures de distance. — Toutefois une seule saignée peut suffire pour diminuer la fréquence du pouls et abaisser la température .

Les antiphlogistiques ont été conseillés de tout temps contre cette forme de la maladie, et ils ont pour eux la grande autorité de Sydenham, Huxam, Cullen, les médecins italiens Rasori, Tommasini, et chez nous Broussais et Bouillaud.

Une saignée de 300 grammes le matin, pareille saignée le soir du premier jour ; quelquefois une saignée le deuxième jour, et plus rarement une autre le troisième, peuvent être pratiquées, à moins que le malade ne soit trop affaibli par les premières émissions sanguines.

Dans le cas où un point de côté gêne la respiration, il faut remplacer une des saignées par des ventouses scarifiées ou par des sangsues sur le point douloureux, et l'on peut réitérer pour faire disparaître le point pleurélique.

Quelques médecins se contentent de ce moyen, combiné au repos, à la diète et aux boissons émollientes.

D'autres, et c'est le plus grand nombre, donnent en

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même temps, dans Pintervalle des saignées, les antimoniaux à l'intérieur, le tartre stibié, le kermès ou Voxyde blanc d'antimoine.

Vémétique ou tartre stibié, se donne de 20 à 60 centigrammes et 4 gramme par jour dans un julep (Rasori) ; — le kermès (Laennec) et Yoxtjde blanc d'antimoine (Récamier), de 50 centigrammes à 1 gramme et 1 gramme 50 centigrammes dans un looch.

En ce qui regarde le kermès, je conseille de n'en donner que 50 centigrammes au plus pour éviter les vomissements et l'hyposthénisation. — On peut impunément élever la dose de Voxyde blanc d'antimoine. Voici d'ailleurs mes différentes formules :

1° Jiilep g-ommeux 100 grammes.

Tai-ti-e stibié 20 ii 60 ceutigr.

Par cuillerée à bouclie d'heure en heure.

2° Looch blanc.

Kermès 50 centigr.

Par cuillerée à bouche.

3" Looch blanc.

Oxyde blanc d'antlnioiriu 50 centigr.

Dans le cas où l'on voudrait éviter les vomissements que donne quelquefois le tartre stibié ou le kermès, il faut donner peu de liquide à boire aux malades et ajouter à leur julep \ 5 ou 30 grammes de sirop diacode. Cette addition favorise quelquefois la tolérance du médicament.

Il y a des médecins qui, à l'exemple de l'école italienne, emploient exclusivement le tartre stibié dans le traitement de la pneumonie. Ceux-là considèrent cette substance comme spécifique, et capable de lutter avantageusement contre le stimulus de l'inflammation pulmonaire. Us la regardent comme une substance contro-stimulante ; ils font du contre -stimulisme une doctrine thérapeutique née, comme on le sait, des conceptions nosologiques de Brown.

Rasori est le maître de cette école thérapeutique , et bien qu'il ait employé les saignées à très-haute dose dans le traitement de la pneumonie, il employait aussi le tartre stibié d'une manière exclusive.

Pendant les quatre ou cinq premiers jours de la maladie, il donnait à prendre, par tasses, la solution suivante :

Eau d'orge miellée 1000 grammes.

Tartre stibié 60 centigr. à 1 gr.

Il renouvelait quelquefois cette dose deux fois en vingtquatre heures.

Au cinquième jour, il cessait graduellement ou brusquement le tartre stibié, suivant le degré de l'amélioration.

Rasori a trouvé peu d'imitateurs aussi résolus que lui, et bien que ses succès dussent encourager les médecins, sa méthode n'a jamais été acceptée comme méthode exclusive.

On a, comme je l'ai dit plus haut, associé le tartre stibié aux émissions sanguines, en ayant bien soin de suivre l'état des forces du malade.

Le tartre stibié a ses inconvénients. Ainsi quelquefois, il fait vomir et il purge au delà de ce qu'on voudrait. Ce n'est pas un mal pour les médecins qui attachent une grande importance à ces évacuations, et qui croient que le tartre stibié n'agit jamais mieux que par les évacualions qu'il détermine; mais c'est un mal, au contraire, pour ceux qui le regardent comme contre-stimulant et qui attachent un grand prix à la tolérance. Il vaut mieux, en effet, que cette tolérance s'établisse, et il faut tâcher de l'obtenir à l'aide du sirop diacode, comme je l'ai indiqué plus haut, ou à l'aide de 5 à 10 centigrammes d'opium.

Le tartre stibié détermine aussi une éruption pustuleuse vers la gorge qu'il faut combattre par un gargarisme

astringent. Cependant, si elle devenait trop confluente, il faudrait interrompre le médicament.

Méthode évacuante. — La pneumonie primitive peut cire traitée par les vomitifs et les purgatifs plusieurs fois répétés dans le cours de son évolution ; mais c'est une méthode qui n'a de réels avantages que s'il existe un état bilieux en particulier.

Altérants. — En Angleterre, où le calomel jouit d'une vogue assez méritée comme altérant anliphlogislique, il eût été surprenant qu'on ne l'eût pas conseillé contre la pneumonie. — On l'associe à l'opium cl on le donne à la suite d'une saignée préalable :

Calomel 50 centigrammes.

Opium pulvérisé ^0 id.

Pour six paquets. — A prendre un toutes les quatre heures.

La dose de calomel peut être élevée à 50 et 60 centigrammes par jour. On continue ce médicament jusqu'à ce que l'inflammation des gencives force d'interrompre son usage .

Les narcotiques n'ont guère de motifs d'emploi dans la pneumonie aiguë primitive, autre que celui dont nous avons parlé et qui est relatif à la tolérance de l'émétique. Cependant, si la toux était trop pénible, on devrait y recourir pour donner un peu de repos aux malades.

Les révulsifs cutanés, les vésicatoires, sont très-souvent employés dans la pneumonie aiguë. Ils rendent de grands services. Lorsque les saignées ont été pratiquées, que le malade a pris l'émétique, et qu'on arrive à la fin de cette deuxième période où le mal incertain ne dessine pas encore sa marche ultérieure, on peut précipiter la résolution de la pneumonie par la révulsion cutanée du vésicatoire.

Un vésicatoire sur le devant du thorax, un autre au bout de deux jours, plus en dehors sur le côté malade, sont fort utiles. Ils sont d'autant plus nécessaires que les sujets sont plus délicats et qu'on n'a pu les saigner trop vigoureusement ou les traiter d'une façon trop énergique.

Les diuréticj[ues et le nitrate de potasse en particulier, le sous-carbonate dépotasse, la digitale, ont été employés contre la pneumonie; l'acétate de plomb (Richter) remis en faveur par Strohl en 1870, me paraît un mauvais médicament à employer. Seul il ne réussirait pas, et, d'ailleurs, Strohl l'a employé avec la saignée, les sangsues et les vésicatoires. — Il peut en outre donner lieu à une intoxication saturnine, et il vaut mieux ne rien faire que de s'exposer à nuire aux malades. J'en dirai autant de l'acide prussique, etc. ; mais ce sont des médications que l'usage n'a pas fait prévaloir et sur lesquelles il est inutile d'insister.

U alcool ature de bryone, à 2 et 3 grammes dans un julep, est un bon moyen à employer; et, dans bien des cas, il suffit d'une petite émission sanguine au début de la pneumonie et ensuite de la potion à la bryone.

Dans la pneumonie de la base du poumon droit qui est souvent accompagnée d'ictère, les médications que je viens d'indiquer peuvent suffire, il n'y a rien de spécial et d'utile à mettre en usage.

Dans la pneumonie du sommet des poumons, qui s'accompagne souvent de délire, il faut, à l'exemple de .M. Récamier, donner du musc en pilules ou dans un julep, à la dose de 1 à 2 grammes, ou comme je l'ai fait, l'extrait d'opium, à dose progressive, depuis 10 jusqu'à 50 centigrammes, en augmentant de 5 centigrammes par jour.

La pneumonie bilieuse, celle qui est accompagnée de

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symptômes bilieux gastriques, réclame, outre lu médication antiphlogistique, l'usage des vomitifs et des purgatifs, le tartre stibié, comme il a été dit plus haut, ou l'ipécacuanha, et, comme purgatif, l'huile de ricin à 30 grammes, l'eau de Sedlitz, etc.

Thérapeutique de la pneumonie cliez les sujets débiles ou affaiblis. — Chez les sujets débiles, affaiblis par une diathcse grave, par une maladie adynamique comme le typhus ou la fièvre typhoïde, les émissions sanguines, la diète et les remèdes débilitants ne conviennent guère et sont parfois fort dangereux. — Il vaut mieux employer le vin de Bordeaux, une demi-bouteille par jour avec une demi-bouteille d'eau, — du bouillon ou du tapioca au gras, du quinquina, du sulfate do quinine et des révulsifs sur la peau. Je préfère cette médication à. l'alcool et à la potion de Todd qui renferme de l'eau-de-vie et qui est trop excitante.

Thérapeutique de la pneumonie catarrhale épidémique. — Cette forme de pneumonie a besoin d'être étudiée d'une manière spéciale sous le rapport thérapeutique. 11 faut rechercher la nature du génie épidémique. Telle année, par exemple, la saignée sera généralement utile, qui sera fâcheuse dans l'épidémie de l'année suivante. Quelques t<âtonnements sont nécessaires. Généralement, cette sorte de pneumonie supporte mal les saignées abondantes et elle guérit bien plus facilement à l'aide de la médication vomitive et purgative (V. Grippe), aidée de l'action du vin de Bordeaux et d'un peu de quinquina.

Les pneumonies consécutives qui résultent d'une altération du sang, telle que l'intoxication morveuse, oudiphthéritique, et la résorption purulente, sont tellement graves qu'il n'y a point à compter sur les ressources de la thérapeutique à leur égard. Les malades meurent plutôt encore par le fait de leur maladie première que de la pneumonie consécutive (V.Morye,1nfectionpurulente, Diphthérite). Elles doivent être traitées par les révulsifs, par le vin de Bordeaux avec de l'eau et par l'extrait de quinquina.

Dans les pneumonies typhoïdes, une saignée peut être nécessaire, mais il ne faut se décider qu'avec circonspection ; il faut employer ensuite les révulsifs cutanés, les Ioniques à l'intérieur, tels que le quinquina, le bouillon et l'eau rougie, moitié eau, moitié vin de Bordeaux, et, parmi les antimoniaux, le kermès et l'oxyde blanc d'antimoine. V. Fièvre typhoïde.

Dans les pneumonies ébrieuses, des ivrognes, où Yahoolisme (V. ce mot) vient compliquer le mal, et qui se développent chez des sujets ayant toutes les apparences de la force, dans lesquelles on observe très-souvent du déhre violent, véritable delirium tremens, la saignée ne réussit pas très-bien, non plus que l'émélique. 11 faut aller avec ménagement, car ces malades trop vigoureusement traités succombent quelquefois subitement. Il faut pratiquer une saignée et bien apprécier son résultat avant d'y revenir, et, au lieu de tartre stibié, il vaut mieux employer l'opium à haute dose, le vin de Bordeaux et les vésicatoires volants répétés promenés sur le thorax.

Les complications de bronchite et de pleurésie ne changent rien à ce traitement; il n'y a que les complications cardiaques qui obligent à un traitement spécial, ordinairement borné à des sangsues ou à des ventouses et des vésicatoires à la région du cœur. V. Péricardite, Endocardite, Cœur [Inflammation du).

Thérapeutique de la pneumonie des enfants. — La saignée convient généralement peu chez les très-jeunes enfants. A cette époque, une sangsue au creux de l'estomac

est suffisante et l'on arrête l'écoulement au bout d'une heure avec du perchlorure de fer. A un âge plus avancé, on peut en mettre deux et réitérer le lendemain, si c'est nécessaire. Généralement, chez les enfants, il vaut mieux y revenir que de dépasser le but, et chez eux les émissions sanguines peuvent être fort dangereuses. Elles doivent être repoussées si elles ne sont absolument indispensables. Leur usage jette rapidement dans la prostration, augmente la faiblesse native et favorise l'engorgement des petites bronches, auquel succède presque toujours la pneumonie^ hypostatique.

Il ne faut pas croire qu'elles soient absolument indiquées par la rougeur, la tuméfaction, l'altération de sécrétion d'une partie, c'est-à-dire les lésions attribuées à l'inflammation. Ce serait une erreur. On ignore toutes les conditions favorables au développement de ces lésions, et il y a des cas où pour les faire disparaître, le quinquina vaut mieux qu'une soustraction de sang.

Les vomitifs administrés avec modération rendent ici de très-grands services, soit qu'on les fasse prendre pour débarrasser les bronches, soit au contraire qu'on les donne comme contre-stimulants. Dans le premier cas, on donne l'ipécacuanha, et dans l'autre le tartre stibié.

\° Pour les jeunes enfants :

Poudre tripécacuanlia 30 centisTauimes.

Sirop (le sucre 30 grammes.

A prendre en une fois.

On peut l'élever jusqu'à 75 centigrammes pour les enfants plus âgés.

2° Tartre stibié .5 eentigraiumes.

Jnlep gommeux 50 grammes.

Tous les quarts d'heure, une cuillerée à café, jusqu'à dose vomitive ; au deuxième ou au troisième vomissement, il faut suspendre et laisser de côté la potion.

On donne aussi avec avantage une potion gommeuse avec 1 ou 2 grammes d'alcoolature de bryone.

Il faut, en outre, employer les vésicatoires volants répétés, promenés sur le côté malade de la poitrine. Cette médication suffit quelquefois à elle seule pour guérir la maladie.

Chez les enfants, on donne aussi le calomel avec avantage, à la dose de 5 à 10 centigrammes par jour. On le fait prendre en pastilles ou dans une cuilleré de bouillie ou de confitures.

Il est bon, en outre, de donner aux enfants des pâtes émollientes, à la guimauve et aux jujubes, des loochs blancs, des potions gommeuses, et, en cas de faiblesse considérable, de légères infusions aromatiques, de gaïac, de mélisse, etc., ou peut-être même la quinine à faible dose.

Thérapeutique de la pneumonie des vieillards. — Les vieillards atteints de pneumonie ne doivent pas être saignés comme les adultes. Une saignée au début de la maladie peut leur être utile, mais il est dangereux de la repéter. Encore chez les sujets très-avancés en âge vaut-il mieux ne pas y recourir.

Prus dit cependant s'être bien trouvé de l'usage des émissions sanguines à haute dose chez les vieillards. Je les ai vues bien rarement réussir. Dans ce cas, on les combine ordinairement à l'usage du tartre stibié de la manière indiquée pour l'adulte. Cette médication est con^ venable chez les vieillards très-vigoureux, mais chez ceux qui sont un peu faibles, dont les forces ne sont pas développées, elle doit être mise de côté.

Il faut traiter ces pneumonies par les vésicatoires volants multipliés sur le thorax, donner à l'intérieur le ker-

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mes et l'oxyde blanc d'antimoine, d'après lestoraudes indiquées précédemment. Il faut prescrire, en outre, des tisanes pectorales émollientes ou des infusions aromatiques, et du vin de Bordeaux, si l'état adynamique tend à se montrer. On donne alors de l'infusion de mélisse ou de menthe, une légère décoction de quinquina.

Si les vieillards ont de la constipation, il faut essayer de la vaincre et donner dans le cours de leur pneumonie un ou deux légers purgatifs, tels que l'eau de Sedlitz, le citrate de magnésie ou l'huile de ricin. Enfin, une chose indispensable, c'est de ne pas laisser les vieillards à la diète; il faut leur donner du bouillon, et dès que l'état local le permet, une alimentation plus forte : de légers potages, au racahout, au tapioca, au salep, etc.

Thérapeutique de la p7ieumonie chronique. — Dans la pneumonie chronique, il faut prescrire les tisanes balsamiques et résineuses, l'huile de foie de morue, les expectorants, les bains d'étuve humide et balsamique, les diurétiques, quelquefois des purgatifs et des cautères, des vésicatoires ou de la teinture d'iode sur la poitrine.

Quand la pneumonie chronique devient caséeuse et ulcéreuse, de façon à former des excavations plus ou moins grandes dans le poumon, il en résulte des symptômes de phthisie contre lesquels il faut prescrire les remèdes que j'ai indiqués à l'article Phthisie. V. ce mot.

Les eaux d'Ems, du mont Dore, de Cauterets? de Saint- Honoré, et les eaux sulfureuses artificielles ou naturelles sont très-utiles aux malades atteints de pneumonie chronique.

Faire des applications fréquentes de teinture d'iode sur la poitrine; — donner le sirop d'arséniate de soude à 5 centigr., sur 300 gr. de véhicule. On peut aussi prescrire :

Styrax, de 10 à 30 centigrammes par jour, dans la pneumonie chronique.

Bains d'air comprimé, dans la pneumonie chronique (Pravaz).

Cure de petit-lait dans la congestion pulmonaire chronique simulant la phthisie.

Eau sulfurée artificielle.

Sulfate de sojium cristallisé ^

jft^ Cai'bonate de sonde cristallisé 5 aa 125 milligrammes.

^W. Chlorure de sodium j

Eau privée d'air 625 grammes.

Dans la pneumonie chronique, deux verres par jour

Tisane de Mascagni.

Bicarbonate de potasse 10 grammes.

Sirop de gomme 60 id.

Infusiou de genièvre 1

hau commune J

Par verrées, dans les vingt-quatre heures I I.

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